• Violaine

Ma première semaine à la Casa de Dom Inácio de Loyola, Abadiânia, Brésil


Arrivée - 1er et 2 oct

Cela fait 5 mois maintenant que, durant mon premier séjour de 2 semaines à la Casa de Dom Inácio de Loyola, j’ai entendu un fort appel intérieur. Un appel m’invitant à faire un grand tri dans mes affaires, à ne garder que ce qui est nécessaire et à revenir à la Casa sans prévoir de date de retour. J’ai alors choisi de suivre cet appel, de me préparer au mieux pour ce nouveau départ. Je me suis senti tellement soutenue dans ce processus de préparation, par les êtres physiques et non physiques et surtout par une force invisible mais très perceptible que j’appelle l’élan du cœur et qui balaye tout sur son passage. Pendant les dernières semaines avant mon départ, j’avais évidement beaucoup de choses à gérer pour vendre ou donner toutes mes affaires et mes meubles, rendre l’appartement et répondre aux sollicitations de mes amis et de ma famille. Quelques personnes me disaient qu’elles me souhaitaient bien du courage car « ce n’est pas facile de tout quitter ». Et pourtant, tout a été fluide et parfaitement orchestré. Alors voila, ce n’est pas grand-chose finalement de « tout quitter » et finalement, je ne quitte rien, je suis toujours sur terre, je m’appelle toujours Violaine Sabatier, même si ce changement me permet de me transformer profondément, je ne quitte rien, ou je quitte une illusion pour en rejoindre une autre.

Grace aux quelques contact que j’avais tissé lors de mon premier séjour à Abadiânia, j’ai pu organiser mon arrivée et réserver un logement sur place.

Une fois arrivée sur place, j’ai eu 2 jours de vide intérieur. Après les dernières semaines bien remplies et socialement intenses, je me retrouve là dans un lieu que je connais à peine, avec des gens qui parlent une langue que je maîtrise peu et sans savoir ce que la vie attend de moi. Ce que je devais faire, c’était juste me remettre de la fatigue du voyage et du déménagement, prendre mes marques, trouver où faire mes courses, etc. Certains points m’ont quelque peu déroutée au début, les déchets partout dans la rue, l’omni présence du plastique, peu d’alternatives écologique à disposition. Alors je me suis dit que j’allais faire de mon mieux avec ce qui est à disposition et que peut être que cette conscience de la préservation de l’environnement est un cadeau que je pourrai apporter. Après tout, c’était mon métier avant, j’ai un gros bagage et une grande expérience sur tous ces sujets.

Mercredi 3 oct

Le premier mercredi est vite arrivé. A la Casa, tous les mercredis, jeudis et vendredis, les bénévoles, les entités (êtres spirituels) et le médium João de Deus se donnent pour aider chacun dans son travail spirituel. Lors de mon premier séjour, les expériences que j’avais vécues m’avaient vraiment enseignées que grace à ma bonne vision intérieure qui me permet de dialoguer facilement avec toute forme de conscience, je n’avais pas forcement besoin du médium pour savoir ce que j’avais à faire. Et il se trouve que là, j’arrive une semaine où il n’est pas physiquement présent car il est en retraite spirituelle pour prendre un peu de repos. Et comme une grande majorité des personnes viennent à Abadiânia pour voir le « médium guérisseur » João de Deus (c’est comme cela qu’il est présenté sur le site web français de la Casa), les bénévoles doivent passer du temps à expliquer que l’efficacité du traitement spirituel et le fonctionnement du site ne sont pas différents quand le médium qui permet aux entités de s’incorporer n’est pas présent physiquement. Et toutes les informations qui ont été données lors de cette explication sont celle que j’avais pré senties lors de ma première visite. Quel cadeau de la vie qui me dit, oui, tes intuitions sont justes !

A moi de goûter avec tous mes ressentis aux protocoles de la Casa sans la présence physique du médium.

Comme j’en ai l’habitude, je reçois juste en temps utile les intentions que j’ai besoin de poser et le protocole que je dois suivre.

Le mardi soir, je n’avais aucune idée de ce que j’allais faire le lendemain et le mercredi matin je savais tout : intentions, planning et protocoles.

Mes intentions :

- œuvrer quotidiennement au service de l’amour

- incarner pleinement, jusque dans mes pieds et dans tout ce qui émane de moi, les valeurs qui me sont chères : amour inconditionnel, sagesse universelle, paix, joie, harmonie, clarté et alignement

- fonder une famille unie autour de ces valeurs.

La clé d’activation : la GRATITUDE et la certitude d’avoir déjà reçu tout ce dont j’ai besoin

Comme vous pouvez le constater, l’intention de guérir mes yeux n’est pas présente car, lors de mon premier séjour, le travail spirituel m’a permit de réaliser que ma vue est différente mais pas mauvaise. Que cette vue est un cadeau que je me suis offert pour apprendre à voir autrement en dépassant l’illusion des apparences. J’ai aussi compris que paradoxalement, c’est en lâchant l’envie de guérir et en aimant pleinement ce qui est là pour moi aujourd’hui que je vais me permettre de le transformer au moment qui sera approprié.

J’ai donc déposé ces intentions dans les boites et les triangles de prière de la Casa puis le mercredi matin, je me suis assise dans le salon de la Casa pour observer et écouter ce qui se passe en moi et à l’extérieur. J’ai compris la grande majorité des informations données en portugais, chose que je n’avais pas compris la première fois et qui sont peu traduites. Certes, notre guide nous avait expliqué beaucoup de choses avant mais , cette fois ci, les explications étaient probablement différentes en raison de l’absence physique du médium João. J’ai beaucoup appris sur le fonctionnement des différents protocoles proposés et sur l’étique de la Casa. Je me suis sentie très en alignement avec ce qui était dit puisque, comme je l’ai mentionné plus tôt, ces informations sont celles que j’avais pré senties lors de mon premier séjour. Lors de cette observation, j’ai senti la présence des entités, j’ai senti la pureté des valeurs portées par la Casa et par João de Deus. Je me suis sentie en famille, à la maison, dans cet amour, cette paix, cette joie, cette gratitude, cette humilité, cette solidarité, non emprisonnées dans un dogme religieux, ouvertes à tous quelque soit nos croyances.

Ce matin là m’a redonné la joie et l’envie de sourire quelque soient les circonstances pour que la vie me sourisse en retour.

L’après midi, je suis allée en méditation dans le courant, là où les entités font monter l’énergie pour amplifier le potentiel de manifestation de chacune de nos intentions. Les personnes qui sont en méditation dans le courant sont là pour aider à stabiliser l’énergie en se concentrant sur l’intention de donner de l’amour. En méditant dans le courant, on donne mais on reçoit aussi beaucoup puisque l’on reste plusieurs heures dans une énergie bienveillante d’amour, de joie, de paix et d’harmonie.

Pendant cette méditation, j’ai senti la vibration d’amour s’incarner pleinement en moi et se diffuser tout autour de moi. Quel plaisir et aussi quel cadeau de pouvoir s’exercer à cet exercice de concentration pendant plusieurs heures. Merci.

Comme souvent lorsque je médite pendant longtemps, lorsque j’ouvre les yeux à nouveau, je suis dans un brouillard visuel épais et j’ai ressenti de la frustration car souvent, je choisi inconsciemment d’expérimenter ce brouillard comme gênant. Une fois rentrée chez moi, j’ai médité à ce sujet en me demandant pourquoi je laisse ces troubles visuels affecter mon humeur et ma joie de vivre ?

Jeudi 4 oct

Puis, le lendemain matin, en marchant pour aller acheter quelques fruits et légumes, j’ai choisi de vivre ces brouillards passagers comme une stimulation pour m’exercer encore plus à percevoir, à être attentive à ce qui est autour de moi pour voir avec d’autres yeux. Par ce nouveau choix, j’ai transformé ma manière de vivre ces moments de flou visuel.

L’après midi, je suis allée de nouveau dans le courant en tant que bénéficiaire (fila de segunda vez). Toujours avec mes intentions en tête. Et déjà, dans la file d’attente, en me concentrant sur mes intentions et en remerciant intérieurement à chaque petit pas, j’ai senti la présence des entités autour de moi. A l’entrée dans le courant, là où les méditants se concentrent pour donner de l’amour, j’ai senti la densité énergétique de l’air augmenter, j’ai senti cette proposition de ne faire qu’un avec l’amour, la paix et l’harmonie. A mesure que j’avançais dans le courant, je sentais l’énergie augmenter jusqu’à la chaise vide du médium. Ensuite lorsque l’on s’est tous assis dans la salle du fond, j’ai senti encore plus fort le bain d’énergie dans lequel nous étions immergés. J’avais l’impression que l’air était électrisé, totalement conducteur, pour permettre à notre pouvoir individuel de manifestation d’œuvrer librement au service de nos besoins, de nos intentions. Quelle expérience ! Je ne me rappelle pas avoir ressenti cela la première fois.

Le soir et la nuit qui ont suivis, j’ai eu pleins d’idées et d’inspirations sur ce que je peux faire maintenant pour aider l’autre, me mettre au service et, dès le lendemain matin, je me suis mise à l’œuvre. Il m’a semblé évident que je devais partager dans le détail mon expérience à Abadiânia, que je devais offrir les belles harmoniques de mes instruments de musique au monde et que pendant le temps que je suis à la Casa, je devais permettre à ceux qui ne peuvent pas venir de déposer aussi leur intentions.

Ce jour là, j’ai aussi vécu quelque chose de fort lorsque je méditais dans le salon de la Casa en attendant le démarrage de la cession de l’après midi.

A un moment où je me promenais dans mon imaginaire intérieur, je me suis retrouvée spectatrice d’une vision dans laquelle je rentrais en France pour voir la famille sans lunette et avec une vue me permettant de lire comme tout le monde. Il m’est passé par l’esprit que cette vision correspondait à mon prochain retour et là un frisson m’a traversé tout le corps et m’a sorti de ma rêverie. Et là, je me suis questionnée intérieurement, est-ce que cette vision et juste ? J’ai senti un grand oui puis j’ai ressenti l’émotion de la joie me submerger en visualisant une scène dans laquelle j’ouvre les yeux et réalise que j’y vois bien. J’en avais les larmes aux yeux. C‘est bien la première fois que mon corps me confirme, via un frisson et une émotion intense, l’imminence de cette situation. Ensuite, je me suis demandée intérieurement : c’est donc le moment approprié pour moi de manifester cette transformation ? Et j’ai senti un grand oui. J’ai demandé : Alors est-ce qu’il faut que je pose cette intention là ? J’ai obtenu comme réponse : Non, la pureté des intentions que tu as posé ces jours-ci est la clé. Concentre toi sur elles et uniquement sur elles, laisse faire et abandonne toi au processus. Soit patiente et sans attentes et la transformation se fera en temps voulus.

Et ce qui est rigolo, c’est que la plupart du temps, ces dialogues intérieurs se font en portugais avec le large vocabulaire passif que j’ai emmagasiné lors de mes 5 mois de préparation.

C’est peut être la première fois que je partage en détail ce qui se passe en moi lors de ces moments de rêverie et de dialogue intérieur. Ce genre de situation fait parti de mon quotidien depuis fort longtemps. J’ai compris seulement récemment leurs portées et l’usage que je peux en faire. Et je suis convaincue que c’est un des cadeaux de ma vue physique atténuée.

Vendredi 5 oct

Le vendredi, j’avais des demandes à déposer dans les triangles de prière de la Casa. Une amie me les avait transmises la veille. Quand je les ai déposées et que j’ai posé mes mains sur le triangle en bois pour remercier, j’ai senti une forte vibration dans mes mains. J’ai posé une main sur le mur derrière le triangle pour comparer et j’ai constaté que seul le triangle en bois vibrait intensément. J’ai compris qu’en déposant les demandes des autres, je demandais également l’harmonisation de la part de moi que l(autre me reflète. Et il m’a paru évident qu‘il fallait que je fasse profiter mon entourage de ma présence dans ce lieu en proposant ouvertement à ceux qui le veulent de déposer leurs demandes, prières ou affirmations. Intérieurement, on m’a précisé que je n’avais pas idée de l’impact positif que cette simple action pouvait avoir dans la vie des autres et dans la mienne.

Dans la journée, j’ai encore appris des choses nouvelles sur le fonctionnement de la Casa en écoutant les différents volontaires s’exprimer au micro. J’ai senti la présence énergétique des entités au niveau de mes joues, de mes yeux, de mon chakra coronal et à quelques autres endroits. Quand je suis rentrée vers 16h, je planais complètement. Marcher et manger m’a ramené sur terre. Cela m‘a rappelé l’importance de l’ancrage. Le fait que ma poussada (là où je loge) soit assez loin de la Casa (env 1 km) et que je fais moi même mes courses et mes repas m’aide à rester ancrée.

Je suis convaincue que pour recevoir pleinement les bienfaits de l’énergie de la Casa, l’ancrage est très important. Donc la prochaine fois, je vais me concentrer sur l’ancrage quand je médite et je vais me mettre dans une position où mes pieds sont bien en contact avec le sol car, comme j’ai les jambes courtes, si je m’assoie pleinement sur les chaises de la Casa en m’adossant au dossier, mes talons ne touchent pas le sol. Donc, la semaine prochaine, je vais expérimenter une autre posture non adossée, le dos droit et les pieds bien posés au sol. Ça ne pourra être que mieux pour recevoir l’énergie des entités et avancer dans la manifestation de mes intentions.

Week end 6 et 7 oct

Samedi, j’ai décidé de me remettre à l’alimentation crue sans la rigidité excessive que j’avais avant. Deux facteurs m’ont poussée à prendre cette orientation : l’abondance de fruits et légumes en tout genre et le fait que mon studio est équipé d’ustensiles de cuisine en aluminium et j’ai pas du tout envie de cuisiner la dedans. Donc je me remets au cru et je me régale avec les mangues, les bananes, les avocats gros comme des melons, les fruits de la passion, les grenades, les goyaves, les papayes, les cocos, etc.

Samedi après midi, je suis allée jouer de mon hang drum à la Casa. Cet instrument se prête vraiment à ce genre de lieu puisque les sons peuvent être très doux et sont toujours très harmonieux. Je suis certaine que j’ai offert un beau moment de méditation à plusieurs personnes et à moi aussi. Deux personnes sont venues me voir après pour me dire que les sons étaient magnifiques et me demander quel est le nom de ce curieux instrument. Quel plaisir de faire plaisir !

Le dimanche matin, il y a une cession de chant à la Casa. J’adore chanter. Et je me suis régalée. C’était un beau moment. Une fois de plus, je me suis sentie immensément reconnaissante envers moi-même pour m’être autorisée à suivre mon cœur en revenant ici. J’ai envie d’y rester longtemps. Même si la contrainte administrative du visa ne me laisse que 3 mois de temps au Brésil, je vais ETRE dans ce lieu comme si j’y étais pour l’éternité.

A bientôt pour d’autres nouvelles.

Violaine



#voyage #transformationdesoi

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