• Violaine

Ma deuxième semaine à la Casa de Dom Inácio de Loyola, Abadiânia, Brésil


J’ai démarré cette semaine avec une belle méditation à la Casa près de la petite chapelle de Sainte Rita. C’était un lundi matin, des personnes étaient entrain de nettoyer les bâtiments, ce qui faisait

pas mal de bruit et puis il y avait aussi le bruit des véhicules qui passaient sur la route. Je me suis dit que ce lieu spirituel est vraiment dans le monde contrairement à d’autres qui sont reculés dans des coins de nature. J’ai commencé à méditer et là un camion est venu stationner près de la clôture de la Casa sans éteindre son moteur. Et au début je l’ai vécu comme une gène, mais petit à petit je me suis demandée pourquoi je donnais à ce bruit le pouvoir de me déranger. Quelles définitions j’ai à propos de ce bruit ? Après tout, c’est un bruit comme un autre, les oiseaux continuent à chanter alors je dois bien pouvoir continuer à méditer. J’ai observé ce bruit, essayé d’entendre ses harmoniques, j’ai apprécié sa régularité et puis finalement, il ne m’a plus dérangé.

Je me suis dit que tout les sons qui me dérangent génèrent ce dérangement car j’ai une définition négative à leur sujet. Et si je change ces définitions, ces bruits n’auront plus le pouvoir de me déranger. Bien sûr je peux préférer certains types de son, mais je peux le faire sans invalider les autres sons.

Et puis après tout, les routes, les camions, les décharges, les grandes villes sont aussi une part de nous, si ce n’était pas le cas, il n’y en aurait pas dans notre réalité. Alors comme n’importe quelle part de nous, il faut l’accepter et l’aimer pour pouvoir la transformer. Alors voilà le cadeau de cette méditation matinale : j’aime toute chose et je choisi ce que je préfère sans invalider le choix opposé. Ainsi je suis en paix avec tout ce qui est et je reprends consciemment mon pouvoir de choisir comment je vis chaque circonstance. Car toute circonstance est neutre et n’a pas de signification propre. C’est moi qui lui donne une signification avec mes croyances et définitions et qui la rend agréable, douloureuse, paisible, irritante, belle, laide, lumineuse, obscure, etc.

Donc finalement, ce bruit de camion a été un excellent support de méditation. Il a durée juste le temps suffisant pour que je comprenne que je peux l’aimer aussi comme n’importe quel autre bruit. Merci aux oiseaux qui m’ont inspirés.

Merci à ce lieu spirituel situé dans le monde car il me reflète mon désir d’être pleinement moi même, d’incarner les valeurs qui me sont chères dans le monde et pas dans un coin reculé.

Ensuite, j’ai testé l’ancrage. Quand je focalisais mon attention sur la forte énergie que je sentais dans mon chakra coronal, cela l’amplifiait et je ne sentais que ça. Quand j’ai déplacé mon attention vers la surface de contact de mes pieds avec le sol, j’ai senti l’énergie dans le corps entier et jusque dans la terre. Et cette méditation m’a fait du bien sans me faire planer alors que l’énergie était puissante.

Et puis l’après midi, j’ai encore fait des heureux avec la douce harmonie de mon hang drum. Il va falloir que je vous enregistre une méditation guidée avec cet instrument pour que vous puissiez y goûter aussi.

Tous les mardis matin à 6h30, on peut aller aider à l’épluchage et la découpe des légumes pour la préparation de la soupe de la Casa qui est distribuée gratuitement à tous les mercredis, jeudis et vendredis matin. Cette soupe fait partie du traitement, elle est bénie par les entités. Ce mardi, j’y suis allée et j’ai épluché et découpé une bonne vingtaine de chouchous. C’est généralement une majorité de Français qui vient là donc c’est une occasion de papoter dans cette langue. Et ce matin là, je n’avais pas de partenaire de bassine mais je pouvais entendre les discussions autour.

Et j’ai entendu une personne qui parlait de quelqu’un qui avait guéri sa vue à la Casa et elle disait « Le médium João l’a guérie. » et son guide qui était à côté d’elle ne l’a pas reprise. Mais moi, quand j’entends cela, je bondit car d’une part, João et les volontaires ne cessent de répéter que ce n’est pas le médium qui guérit mais les entités qui l’incorporent. D’autre part, personne n’a le pouvoir de guérir quelqu’un d’autre, les « guérisseurs » et autres thérapeutes proposent la vibration de la guérison mais ce n’est pas de leur ressort d’accomplir la guérison. Seul le bénéficiaire de cette vibration choisi ou non de s’aligner avec cette vibration pour se guérir lui-même. Ce choix dépend des conditionnements de chacun et aussi du processus d’évolution que constitue toute maladie ou handicap. Si l’enseignement ou la transformation visée par la manifestation de la maladie n’est pas acquise, alors ce n’est pas le moment pour la guérison. En langage chrétien, on dira « tu vas guérir si Dieu le veut. »

Si les guides de la Casa laissent leurs clients penser que c’est le médium João qui guérit, la Casa s’arrêtera avec lui alors qu’elle peut très bien continuer sans lui puisque ce n’est pas lui qui guéri.

Bref ce matin là, j’ai entendu dans diverses bouches pas mal de choses avec lesquelles je ne suis pas en alignement. Cela ne veut pas dire que ce n’est pas vrai, car quand on est convaincu d’une chose, nos expériences nous le confirment, donc c’est vrai dans notre réalité. Pour les personnes qui croient que c’est le médium qui guérit, alors c’est effectivement le médium qui leur sert de "laissez-passer" pour activer leur propre pouvoir de guérison. Et donc, sans le médium, elles sont perdues, croient que ça ne va plus faire effet et donc ne peuvent plus activer leur pouvoir d’autoguérison.

D’où l’importance de prendre conscience que notre seul guérisseur, c’est nous-mêmes, pour permettre à la Casa de ne pas dépendre absolument de la présence du médium qui, forcement, a besoin de se reposer de temps en temps.

Dans la mesure où, aujourd’hui, nous ne sommes pas 100 % convaincu que nous avons ce pouvoir, nous avons besoin de subterfuges pour l’activer. C’est cela que j’appelle des « laissez-passer ». Tout objet, tout rituel, toute technique, tout outil est un laissez-passer qui nous permet d’activer NOTRE pouvoir de transformation. Le pouvoir n’est pas dans l’objet, le thérapeute ou la technique, il est en nous-mêmes. Lorsque nous seront convaincus que nous avons ce pouvoir, autant que nous sommes convaincus d’être capable de marcher par exemple, nous n’aurons plus besoin du tout ces laissez-passer.

Le thème du matin était donc l’exploration de ce qui n’est pas aligné en moi, puisque ce qui n’était pas aligné à l’extérieur m’a fortement attiré l’attention. Et en relation avec cela, je dois admettre que ma vue n’a jamais été aussi flue que cette semaine. Qui dit flue, dit manque de clarté, dit recherche de l’alignement. Donc, cela colle bien.

Dans cette réflexion, j’ai eu envie de ré-écouter une transmission du channel Darryl Anka. L’être qu’il canalise « Bashar » donne des informations avec lesquelles je me sens très alignée. Ce sont d’ailleurs ces informations qui m’ont inspirée dans la rédaction du contenu de mon site web. Et ré-écouter cela m’a remis en tête une intention qui me parle encore plus que celles que j’ai posées la semaine dernière et qui ont déjà commencé à faire leurs œuvres. Il est temps de changer pour passer à l’étape suivante.

D‘abord, j’ai repensé à la notion de foi, dont ils parlent beaucoup à la Casa. Je vais peut être en étonner certains en disant que je suis incapable d’avoir une foi aveugle dans quelques principes que ce soit. Je n’ai tout simplement pas appris, et c’est peut être pas plus mal. Moi, j’ai besoin de comprendre, de savoir, ou, si je ne comprends pas, j’ai besoin que cela raisonne en moi, or la foi religieuse, ça ne raisonne pas du tout pour moi. Quand j’étais ados, je rêvais de tout savoir. Et cette quête de savoir m’a menée à explorer l’histoire, les sciences, puis la spiritualité, puis les religions. Et c’est seulement avec les enseignements de l’entité que canalise Darryl Anka (Bashar), qui sont d’une clarté, d’une simplicité et pourtant d’une très grande profondeur, que j’ai pu entendre le sens des enseignements religieux et le fonctionnement de l’existence. Donc tout ce que je fais, je le fais car je sais que c’est le bon chemin pour moi, car je sais que si je suis les élans de mon cœur, je suis mon chemin de moindre résistance qui me fournira tout ce dont j’ai besoin au moment où j’en ai besoin. je ne fais rien par foi.

Et dans cette lancée, le point commun qui unit toutes les recherches que j’ai faites sur la connaissance des anciens égyptiens et des anciens hindous, sur les esséniens (d’où est issu un certain Yeshua Ben Youssef), sur les alchimistes, les hermétistes, sur les templiers et sur la vie et l’intelligence au-delà de notre chère planète, le point commun de tout cela est la transmission d’une conscience plus large, moins limités, une conscience qui nous permet de faire bien plus que nous nous autorisons à faire aujourd’hui, une conscience qui nous permet de devenir pleinement humain, au meilleur de notre potentiel génétique et spirituel. Et cette conscience là, que l’on pourra appeler comme on voudra (conscience christique, sagesse bouddhique, grand œuvre alchimique, intelligence non humaine, etc) c’est elle que je souhaite incarner pleinement aujourd’hui.

Voilà mon intention clarifiée ! Cela me permettra d’utiliser le gigantesque laissé-passé qu’est la Casa de Dom Inácio de Loyola pour activer mon pouvoir de transformation afin de me libérer de plus en plus des limitations dans lesquelles nous avons CHOISI de nous enfermer pour redécouvrir, avec un regard nouveau, toutes nos facultés illimitées.

Mercredi matin, je suis allée à la Casa avec ma nouvelle intention en tête. Le programme de la matinée c’est d’observer le déroulé des opérations en restant dans le grand hall de la Casa. Ceci pour voir les différences avec la semaine dernière quand le médium João n’était pas présent physiquement.

Au réveil, mon œuf de yoni en cornaline s’est invité pour faire parti de moi durant la matinée. Probablement que les énergies de la matinée ont été enregistrées dans la pierre pour poursuivre leurs œuvres lors du prochain usage de l’œuf.

Avant que la cession commence, le médium João est venu sur l’estrade pour remercier et il a encore redit :

« Eu nunca curei ninguém, o que curou é Deus. » (Je n’ai jamais guéri personne, celui qui a guéri, c’est Dieu.)

Mais comme ce n’est pas traduit, ce n’est pas entendu par les occidentaux, et puis pour être franche, si je n‘avais pas eu les informations données par Bashar, je ne serais pas en mesure de comprendre ni d’entendre cette phrase. C’est peut être pour cela que la majorité persiste à croire que c’est le médium qui guérit.

Ensuite la cession du matin a démarrée avec l’appel pour les interventions spirituelles. Ces interventions se déroulent en groupe et peuvent durer de 5 minutes à 45 minutes selon les cas. Il n’y a pas de contact physique, ce sont uniquement les entités qui interviennent sur les plans spirituel, émotionnel, mental, énergétique et parfois physique. On peut aussi demander à recevoir une intervention visible dans laquelle, le médium incorporé par une entité intervient physiquement avec des instruments physiques. Cela peut être aux yeux, dans les sinus via le nez ou une petite incision sur une autre partie du corps. Ces interventions se passent en public, sur l’estrade du grand hall de la Casa, sans anesthésie et sans asepsie.

Et ce matin, il y en a eu une. Elle s’est déroulée dans une paix incroyable, l’entité était loquace, elle a dit plein de choses à l’opéré et aux personnes qui l’assistaient puis une fois terminé, elle est repartie pour la suite des opérations. Il y a donc, de toute évidence, une anesthésie et une asepsie éthérique réalisées par l’entité car cela se passe sans douleur et sans infection et les temps de cicatrisation battent tous les records.

Ce matin là, j’ai médité pendant 3 heures en me focalisant sur mon intention. Je n’étais pas tout le temps à 100 % dedans car il y avait parfois du bruit autour et les explications données au micro que j’aime écouter pour bien m’imprégner du fonctionnement de la Casa et pour exercer ma compréhension du portugais. Mais je suis restée dans une paix profonde tout le temps et les yeux fermés la plupart du temps. Et bien quand je suis partie, je ne planais pas et j’y voyais assez clair. Donc, c’est un mieux, je constate que quand l’intention que je pose est bien alignée avec le désir de mon âme, l’ancrage et la clarté sont meilleurs.

L’après midi, je suis allée méditer dans le courant pour aider à faire monter l’énergie. Toujours les mêmes mots d’ordre : concentration et amour. J’ai appliqué cela en appelant la conscience pure que je veux incarner en moi pour la rayonner tout autour. Cela a bien marché, je suis restée centrée la dessus pendant 3 heures sans interruption. J’ai senti des mouvements d’énergie à pleins d’endroits de mon corps. Sur la fin, j’avais l’impression qu’un rayon sortait de mon 3e œil et irradiait les personnes qui passaient dans la file devant moi. J’avais les yeux fermés donc je ne voyais pas ce que je faisais mais ma tête bougeait souvent pour viser tel ou tel endroit ou personne. Je suis assez habituée à ce que mon corps bouge tout seul quand je médite, c’est une sorte d’incorporation aussi.

Cet après midi, l’entité était loquace, elle a beaucoup parlé. Lors de ma première visite en avril, j’étais venue une fois méditer dans le courant et j’avais à peine entendu l’entité s’exprimer.

Là, je l’ai entendue clairement même si elle était à 20 mettre environ (à vue d’oreille!). Je ne compte plus les « parabens para você », « parabens pelo trabalho »,… (félicitation). J’ai même l’impression qu’il y a eu des interventions visibles dans le courant. Bref, c’était une chouette expérience qui, une fois de plus ne m’a pas faite planer ni mise dans un brouillard épais.

Je suis sortie de là en pleine forme alors que j’ai eu une sacrée dose d’énergie entre la méditation du matin et celle de l’après midi.

En plus, comme je suis plus ancrée, je comprends mieux quand les gens me parlent en portugais et je m’exprime mieux que la semaine dernière durant laquelle les mots ne venaient pas et mon cerveau mettait 2 minutes avant de comprendre ce qu’on m’avait dit. Alors qu’a mon arrivée, ce n’était pas le cas. Donc l’ancrage et l’alignement des intentions posées, c’est super important.

Jeudi matin, je suis allée en intervention spirituelle (non visible). Avant d’aller dans la salle où tout le monde s’assoie. La file passait dans l’aura du médium incorporé par l’entité. Et bien curieusement, je n’ai pas senti grand-chose. J’étais d’une part un peu distraite et d’autre part peut être un peu moins sensible à cette vibration là, celle de l’aura d’un être incarné. J’ai seulement senti un peu plus de légèreté après le passage prés du médium. Puis je me suis assise sur les bancs avec les autres et l’intervention à durée moins de 5 minutes. Cela a été très rapide et je n’ai pas senti grand-chose.

Par contre, une fois rentrée chez moi, en taxi comme c’est préconisé après une intervention, j’ai senti tout mon corps vibrer puissamment. J’ai dormi 3 heures et après j’ai ressenti de la fatigue pendant 48 heures. Je suis restée allongée pendant cette période de fatigue pour laisser le travail se faire et être bien à l’écoute de ce qui vient intérieurement (visions, prises de conscience).

J’ai donc eu, à un moment, une vision symbolique dans laquelle un homme, dont la vibration est élevé, prenait dans ses bras une femme. La vibration s’est transmise entre les deux êtres et la femme est restée secouée par l’énergie reçue pendant quelques temps. J’ai tout de suite reconnu ma part masculine et ma part féminine. j’ai compris que cette vision me montrait ce qu’il s’était passé pendant l’intervention et après.

J’ai alors compris que mon être était un peu coupé en deux jusqu’alors et cela me rappelle la vision que j’avais eue lors de ma première intervention spirituelle en avril. Dans cette vision, je me voyais coupée en deux avec une part peu vibratoire et une autre part de moi hautement vibratoire et que, pour y voir clairement, il fallait que je réunisse ces deux parts afin d’avoir les yeux en face des trous !

Donc, cette nouvelle vision vient confirmer cela. Je dois réunir mon féminin et mon masculin. Cela peut symboliser la réunification du corps et de l’esprit spirituel mais je pense que cela va au-delà de cela. En effet, je constate qu’en observant le miroir de la vie, je suis bien distante des hommes en général, je ne fréquente quasiment que des femmes et dans mes visions, je me vois avec des hommes inspirants mais souvent inaccessibles. Donc ça colle. Et il y a un élément de plus qui va dans ce sens et qui m’est revenu pendant la période de repos. Je suis née avec une cataracte congénitale aux deux yeux. Une cataracte est une importante chute d’eau, l’eau symbolise le féminin et les yeux sont le miroir de l’âme. Il y a là l’indice d’une chute vibratoire de mon féminin. Et puis qu’a-t-on fait ? On a opéré pour retirer les cristallins qui étaient devenus opaques. J’ai donc perdu dans ma dimension physique le c(h)rist à l’in(térieur). Voilà un autre indice qui en dit long sur ce que symbolise cette maladie. Une chute vibratoire de la matière et la perte de la conscience christique dans la matière. Je suis donc venue expérimenter la réunification de la matière et du spirituel. Voilà l’enjeu, et cela colle très bien avec ce que je vis et ce dont j’ai envie, avec l’intention que j’ai posée, avec ma volonté de rencontrer un homme dans ma vie, avec celle d’harmoniser mon masculin et mon féminin et finalement avec la volonté de voir clair sur tous les plans.

Voilà les messages que j’ai reçus concernant l’intervention.

Ensuite, durant ces deux jours de repos, d’autres thématiques m’ont trottée dans la tête. La première est encore en lien avec la foi et Dieu. Combien de fois, depuis que je suis arrivée, j’ai entendu les Brésiliens dire « Dieu fait tout, il décide tout, il donne tout, tout dépend de Sa volonté ». En gros, ils donnent à ce Dieu tout leur pouvoir.

Pour ma part, depuis que j’ai compris ce qu’est Dieu, je suis capable d’entendre cela bien que je préfère le formuler autrement. Je considère Dieu comme « tout ce que est », et « tout ce qui est » dans ma réalité n’est rien d’autre que le reflet de « tout ce que je suis ». Donc ce Dieu, c’est moi dans toutes les facettes de mon être. (raisonnement valable pour chacun). Donc le pouvoir que je remets à Dieu, c’est en fait à moi que je le remets.

Mais les Brésiliens, comment définissent-ils Dieu ? A qui ou à quoi remettent-ils tout leur pouvoir ? Je n’ai pas encore osé leur poser la question. C’est leur affaire de toute façon. Moi je vais continuer à m’abandonner à mon propre pouvoir en ayant une attitude de responsable par rapport à tout ce que je manifeste dans ma vie.

Et même si à la Casa ils parlent beaucoup de foi en Dieu, ce n’est pas grave, je reste alignée avec ma vision des choses, ce qui ne m’empêche absolument pas d’utiliser l’énergie et la dynamique de ce lieu pour me transformer et avancer sur mon chemin. Car ce lieu est merveilleux, de part son éthique et son efficacité. Je le trouve très bien conçu.

Tous les soins de bases (méditation dans le courant, passage devant l’entité, soupe énergétisée par les entités, cascade) sont gratuits. Les prestations payantes (bain de cristal, traitement de passiflore, eau fluidifiée) sont loin d’être indispensable. La Casa se finance avec les dons volontaires, avec la boutique de cristaux, les bains de cristaux, la vente d’eau fluidifiée et maintenant avec l’espace lounge qui vient d’ouvrir. Donc pour ceux qui ont peu de moyen financiers, les soins peuvent être complètement gratuits. Et même, pour ceux qui n’ont pas les moyens de payer le voyage et l’hébergement sur place, il est possible de passer devant l’entité en photo et de se faire prescrire son traitement de passiflore approprié. Tout ceci étant réalisé par un guide, ou une autre personne, qui ramènera le traitement à son retour pour le remettre à la personne concernée. Cette manière de bénéficier des soins est très efficace aussi.

Ce commentaire autour de l’argent m’amène au deuxième point qui m’a fait pas mal réfléchir ici. Peu avant l’entrée de la Casa, il y a toujours des femmes qui font la manche en vendant des petit sacs ou des chiffons avec pleins de motifs différents. Une fois ou deux, je me suis arrêtée et j’ai donné quelques reais sans prendre d’article car je n’en ai pas besoin.

En faisant cela, je savais que, sur le moment, je le faisais par générosité mais aussi par pitié mais au fond de moi, quelque chose me disait que je ne leur rendais pas service en faisant cela. Cela m’a amené à explorer ma propre relation à l’argent en particulier et à l’abondance en général. J’ai compris que l’argent est une forme d’abondance parmi tant d’autre et que nous sonnes tous naturellement abondant, sauf si nous nous focalisons trop sur la peur du manque, ce qui crée le manque, ou si nous avons une définition de l’abondance qui n’est pas appropriée. Une manière simple de définir l’abondance est la suivante : avoir tout ce dont on a besoin, au moment où on en a besoin. La subtilité réside dans la différenciation entre ce dont notre être a besoin dans notre expérience de vie et ce que l’on désire avec notre égo.

Cette expérience m’a montré que je l’ai compris intellectuellement mais que ce n’ai pas complètement intégré. En effet, j’ai encore un peu la peur du manque parfois et je sens bien que ces femmes ne manquent pas d’argent pour manger mais qu’elles travaillent pour quelqu’un qui veut de l’argent pour satisfaire ses désirs consuméristes.

Je me suis longuement questionnée à ce sujet et j’en suis arrivée à la conclusion que la pauvreté, c’est d’abord un état d’esprit avant d’être un état matériel. Cet état d’esprit peut nous avoir été transmis par nos parents ou même par notre culture quand il s’agit d’un pays tout entier qui est dit « pauvre ». Mais ça n’en reste pas moins un état d’esprit que nous avons tout pouvoir de changer.

Quoi qu’il en soit, moi je vise de consommer le moins possible et d’explorer d’autres formes d’abondance que celle de l’argent. Depuis que je suis arrivée, j’ai très peu dépensé d’argent en dehors du loyer (900 reais/mois) et de l’alimentation (60 reais/semaine) et je me sens très bien comme cela car je me sens très riche de tout ce que j’ai reçu déjà en ce lieu et très abondante de par ce que j’ai à partager et à offrir à travers ce que je suis. Je prends plaisir a expérimenter la Casa en mode sans argent. Je ne suis pas du tout appelée par les bains de cristal, par la boutique de cristaux, et même pour le traitement de passiflore, une voix intérieure m’a suggéré de ne pas le prendre et de le remplacer par l’énergétisation de l’eau que je bois avec mes intentions. Je vais voir ce que cela donne, car de toute façon, prendre un comprimé pour une action spirituelle n’a pas de sens pour moi. Une action spirituelle peut être placée dans n’importe quoi, pas la peine de prendre un médicament pour cela. J’ai gardé l’ « ordonnance » que l’entité donne pour aller chercher le traitement et je l’ai mise sous ma bouteille d’eau avec mes intentions et chaque fois que je bois, je les répète intérieurement. Il va de soit que cette manière de faire est valable pour moi car je me suis complètement détachée de l’idée que le médicament, quel qu’il soit, est la solution.

Dans n’importe quel autre cas, il faut prendre la passiflore sans hésiter. Et puis, il n’est pas exclu que je change d’avis. Je suis juste les élans de mon cœur, je choisis une voix sans invalider l’autre. Je joue avec les différents « laissez-passer » qui sont à ma portée, j’explore et c’est très amusant.

Samedi matin, j’ai enfin un peu plus d’énergie. Mon corps a intégré les changements initiés dans les plans subtils pendant l’intervention spirituelle. Je peux faire quelques trucs et notamment, un ami Brésilien rencontré lors de mon premier séjour à Abadiânia a besoin que je lui avance quelques reais pour financer des soins de santé dont il a besoin absolument. Je dois donc aller à une banque pour déposer la somme sur son compte, puisqu’il est à Belém, au Nord du Brésil. Une fois arrivée dans la petite agence, je fais la queue pour attendre mon tour et là, je sens une angoisse monter dans mon plexus solaire. Je la sens vraiment fortement et je me rappelle d’une technique que l’entité Bashar à partagée pour vivre de manière positive ce genre de situation. J’observe alors la sensation en y portant un regard neutre et en réalisant que ce n’est que ma propre énergie bloquée par des définitions et croyances qui ne sont pas en alignement avec la vibration de l’essence de mon être. J’observe cela et je me dis « ouah, quelle énergie ! » puis j’identifie les peurs qu’il y a derrière : peur de ne pas me faire comprendre, peur de ne pas comprendre ce qu’on me dit et peur de ne pas y arriver. Je laisse là l’exploration pour le moment et mon tour arrive. Et je me suis fait comprendre, je n’ai pas compris les mots que l’on m’a dit mais j’ai compris ce que la personne me demandait de faire et j’ai réussi à faire ce que je voulais. Je sors de là contente de moi.

L’après midi, alors que je repense à cette situation, je réalise que la définition qui sou-tendait cette émotion est : le langage vocal est le moyen principal qui me permet de me faire comprendre et d’échanger. Si je ne le maîtrise pas, la communication passera difficilement.

Or, ce n’est pas du tout le cas. Depuis que je suis arrivée, il m’est arrivé plein de fois de ne pas comprendre les mots mais de comprendre ce qu’on me disait avec pleins d’autres signaux. Cette expérience me montre que mes perceptions sont bonnes et que même en y voyant peu et en comprenant peu la langue, je capte beaucoup d’autres infos. Pour aller plus loin, j’ai crée cette expérience de me retrouver là avec une faible maîtrise de la langue pour stimuler mes perceptions télempatique. La télempatie (l’empathie qui permet d’avoir les mêmes pensées au même moment) est un concept qui me paraît plus juste que la télépathie (lire dans les pensées de l’autre). Plus je me détends et je fais confiance, plus je suis en amour avec chaque situation, plus je m’autorise à percevoir toutes les infos dont j’ai besoin par tous les canaux possibles et imaginables. Et par ailleurs, plus tard dans l’après midi, un complément d’info est venu, me disant qu’il n’y a pas qu’en y voyant peu que je peux développer mes perceptions extrasensorielles. Il y a pleins d’autres moyens de les stimuler donc, je peux me détacher du « besoin de voir peu » pour augmenter mes perceptions. En agissant selon mes passions à chaque instant sans aucune attente particulière, je vais me mettre dans des situations qui vont me permettre de recevoir exactement ce dont j’ai besoin quand j’ai besoin. Donc je laisse aller ce bénéfice secondaire que m’apportait ma vue physique plus basse que la moyenne, j’ai déjà tiré tout ce que je pouvais de cette situation. Ce n’est plus approprié que cela continue.

Et après tout cela, je me dis que la vie m’a déjà remboursé l’abondance que j’ai prêté à cet ami.

Je me sens une personne complètement différente de la semaine dernière qui est déjà très très loin dans ma perception, bien que je n’ai pas vu le temps passer. Bashar dit que chaque petit changent est un changement total et que chaque fois que l’on change, notre passé et notre futur changement aussi. Donc cette impression de déconnexion quasi complète avec ce que j’ai vécu la semaine dernière me confirme que l’intervention spirituelle m’a vraiment fait faire un saut quantique important. C’est totalement excitant d’explorer et d’expérimenter cela, cela m’amuse beaucoup.

Quand j’écris aussi, cela m’amuse beaucoup, je ne vois pas le temps passer et les mots viennent tout seul pour partager ce que je vis. Et je sens bien que l’impact de ce travail peut être très grand et dépasser ce que j’imagine. Et je perçois aussi que c’est parce que je partage ce que je vis que j’autorise de très belles choses à se manifester, puisque cela va profiter à un grand nombre de personnes en plus de moi.

Dimanche matin je suis encore plus en forme. En allant à la cession de chant de 9h, au passage du portail de la Casa, quelqu’un a prononcé distinctement le mot « cachoeira » (cascade). Il n’y a pas de hasard, ça y est, la cascade m’appelle, c’est le moment de retourner à cet endroit magnifique. J’irai demain matin à la première heure.

La cession de chant commence toujours par l’Alléluia. Je ne sais pas vraiment ce que cela signifie mais quand je chante cela, ça me met en joie, je célèbre et remercie la beauté et la perfection de la vie, de tout ce qui est. En chantant, j’ai senti mon corps vibrer partout. C’est une sensation nouvelle, quel plaisir. Et puis on finit par « Let it shine ». J’adore ce chant qui dit que, peu importe où je suis, je vais rayonner et sourire à la vie et que je vais le faire jusqu’à ma mort. J’adore chanter cela, c’est tellement juste, simple et puissant.

Après, je suis allée méditer dans le jardin de la Casa. Quel bel endroit, les arbres, les plantes, les beaux bancs en bois avec des messages inscrits dessus dans toutes les langues, le chant des oiseaux... C’est magnifique, c’est un régal pour tous les sens.

En m’asseyant là quelques instants, j’ai vu, j’ai senti ce qui se trame pour moi dans cette nouvelle tranche de vie. Les différents éléments ont commencé à se poser cette semaine. Les pièces du puzzle se mettent en place. Et je ne sens que du bon venir… surprise. Ce qui est sûr, c’est que avant de venir, je n’avais pas la moindre idée de ce qui se tisse en ce moment. J’ai dû faire confiance aux élans de mon cœur, et je vois qu’ils ne m’ont pas trompée.

A bientôt pour d’autres nouvelles.

Violaine



#voyage #transformationdesoi

Posts récents

Voir tout

Retour à Abadiânia, semaine 5

En début de semaine, j’ai poursuivi mon enquête intérieure et j’ai fait un lien entre plusieurs faits récurrents dans ma vie. J’ai souvent l’impression d’être observée et je n’aime pas ces regards. Ce

Retour à Abadiânia, semaine 4

Lundi a été une journée bien tranquille mais pleine d’introspection. Cette journée m’a montrée que j’avais encore pas mal de peurs en lien avec la relation aux humains et que ces peurs s’amplifiaient

Retour à Abadiânia, semaine 3

Lundi matin, mes réflexions intérieures ont continuées. Puisque à travers l’autre, c’est soi qu’on explore, je repensais à tout le cheminement que j’ai fait avec cette histoire d’abus sexuels à la Cas

L'Antre Soi / Créé par Violaine Sabatier avec Wix.com

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now