• Violaine

Ma 4e semaine à la Casa de Dom Inácio de Loyola, Abadiânia, Brésil


Dimanche après midi, je me rends compte que ça fait un moment qu’il y a de la musique fort dans les environs. Ça dure depuis hier après midi et il y en a eu toute la nuit. Et finalement, ça commence seulement à me déranger un peu maintenant. Je le prends comme une invitation à aller me promener. En sortant de chez moi, je me rends compte que le temps montre des signes évident d’une pluie imminente mais j’y vais quand même. Depuis début octobre, c’est la saison des pluies qui dure jusqu’en mars, il pleut donc régulièrement.

En chemin, en passant devant le Frutti’s, une dame me regarde avec insistance. Je m’arrête et lui demande si on se connaît. Elle me dit qu’elle m’a vu jouer de l’instrument qui fait de très beaux sons. Et puis on commence à discuter. A sa table, il y a la dame qui m’a prise dans ses bras l’autre jour quand je sortais du massage assisté par les entités. Cette dame s’appelle aussi Violaine, comme par hasard. J’ai discuté pendant 2 heures avec ces gens à la terrasse du Frutti’s pendant que la pluie tombait. Il se trouve que la Violaine en question allait aussi pour un massage avec quasiment la même intention que moi. L’explosion extatique de synchronicités continue ! On s’est donnée rendez vous le lendemain après midi, à la Casa et avec le hang drum. Quand la nuit a commencé à tomber, il ne pleuvait plus et je suis rentrée. Je suis passée entre les gouttes aujourd’hui.

Dire que j’ai failli ne pas emmener mon hang. C’est lui qui m’a interpellé et m’a dit qu’il n’y avait pas moyen que je le laisse dans un carton chez ma mère. Il voulait absolument faire parti du voyage et il avait bien raison car il me connecte avec les gens et me permet de donner tant. Merci à lui.

Lundi matin, j’ai commencé la journée en regardant si des amies avaient réagi à ma newsletter de la veille. J’ai trouvé l’email d’une amie qui m’expliquait qu’elle ne pouvait pas être d’accord sur le fait que nos circonstances sont neutres et que c’est ce que l’on projette sur elles qui leurs donne leur couleur. Elle me citait, entre autre, l’exemple de tous les gens qui meurent de faim et celui des migrants. Elle trouvait mes propos et cet état de fait révoltant. J’ai répondu à ce mail en restant en paix et en citant brièvement les expériences de vie qui me confirmaient cette notion de circonstances neutres et d’expériences teintées par nos définitions. J’ai aussi partagé le fait qu’en restant en paix, je me trouvais beaucoup plus efficace pour aider les gens en grande difficulté. Puis je l’ai remerciée de m’avoir offert son point de vue.

Ensuite, je suis allée à la cascade avec l’intention suivante :

J’honore l’énergie masculine puissante qui circule en moi. Je l’aime, je l’accepte et je la valorise en la mettant totalement au service du bien commun.

En route vers la Casa, je repensais au mail de mon amie et je me disais qu’il était intéressant car il me reflète la part de moi qui a encore envie de changer le monde pour mettre fin aux guerres, aux inégalités, à la pollution, etc. Du coup, j’ai eu un échange intérieur entre la Violaine qui a compris que la vie est un jeu de miroir et que c’est en me changeant moi que le monde va me refléter ce changement, et la Violaine qui s’efforce de changer le monde extérieur.

Puis en arrivant à la Casa, au moment où j’ai commencé à descendre le chemin vers la cascade, j’ai répété trois fois mon intention et j’ai commencé à faire une marche Afghane en calant mes pas sur ma respiration et des valeurs. 4 pas à l’inspir (gra-ti-tu-de) et 4 pas à l’expir (paix-et-a-mour). J’ai fait ça jusqu’en bas. Arrivée à la cascade, j’ai reposé mon intention et j’ai remercié. Je suis allée sous le jet, qui était très fort car il avait beaucoup plu la veille et pendant la nuit.

Je n’ai pas eu de ressenti corporel particulier. En remontant, j’ai refait la marche Afghane en modifiant le calage des pas puisque ça montait donc j’étais plutôt en mode 2 pas à l’inspir et 2 pas à l’expir.

Sur le chemin de retour, alors que je continuais la marche Afghane même après la Casa, tous les chiens que j’ai croisé sont venus à moi et un chat aussi qui a commencé à miauler 20 m avant que j’arrive à sa hauteur. Je l’ai caressé longuement et puis je suis repartie mais il aurait aimé que je reste plus avec lui.

En arrivant chez moi, je me suis allongée pour laisser faire le travail de la cascade.

J’ai repensé au mail de mon amie. Je me suis dit qu’il y avait encore un trésor caché là derrière et qu’il fallait que je le trouve. Il a certainement un lien avec mon intention.

J’ai pensé à l’énergie masculine qui représente la Volonté de se connaître ou la Volonté du Père qui met les choses en forme et en mouvement. Je me suis dit, quand une circonstance me dérange et que je veux la changer ou la voir disparaître, je m’oppose à cette Volonté, j’invalide une part de Tout ce qui est. Et part conséquent, j’invalide une part de moi-même.

Nous sommes sur terre pour vivre des expériences nous permettant d’évoluer et tout ce qui est a sa raison d’être. De même que chaque personne a sa raison d’être et a le droit d’être ce qu’elle est, chaque circonstance a sa raison d’être et répond à un besoin de croissance et d’évolution. Dans le TOUT, il y a tout, du plus positif au plus négatif et tout a sa raison d’être, sinon ce ne serait pas le TOUT.

Lorsque je me transforme et que certaines circonstances (situations tendues, situations de handicap, situation de dépendance, situation de conflit, situation de manque, etc) n’apparaissent plus dans ma réalité (= les expériences que je vis), cela ne veut pas dire que ces circonstances n’existent plus sur terre. Elles existent toujours mais elle ne sont plus dans ma réalité (la version de la terre sur laquelle je suis).

Cela m’a pris du temps à comprendre cette notion de réalités parallèles et de faire la part des choses entre les circonstances et l’expérience que j’en fait. Mais ce sont des notions importantes qui m’aident énormément à avancer et à aider les autres.

Bref, pour conclure, l’enseignement de la cascade, honorer l’énergie masculine qui circule en moi, c’est ne plus gaspiller une once de cette énergie en résistant à ce qui est, c’est à dire :

- je reconnais que chaque circonstance, chaque expérience, chaque être, a sa raison d’être.

- si ces circonstances et l’expérience que j’en fais ne sont pas à ma préférence, je ne commets pas l’erreur d’essayer de les changer. C’est peine perdue, c’est du pur gaspillage d’énergie. Je regarde la part de moi qui se reflète dans ces circonstances et dans mon expérience, je saisis ce qu’elles me montrent en moi qui n’est pas à ma préférence et c’est cela que je change. Ce changement là ne demande aucune énergie puisque j’ai tout pouvoir de me changer moi alors que je n’ai pas le pouvoir de changer le monde. Et d’ailleurs, ce serait une atteinte au libre arbitre du monde que de vouloir le changer.

- lorsque je fais quelque chose, que ce soit pour aider l’autre ou pour m’aider moi même, je le fais sans aucune attente de changer quoi que ce soit. Je le fais pour ce que c’est et parce que le cœur me pousse à le faire. C’est en attendant rien que l’on reçoit tout.

Par conséquent, je respecte ce que vit mon amie et je cesse de vouloir absolument qu’elle comprenne ce que j’exprime. J’ai partagé ce que je sens au plus profond de moi et ce que je vis dans ma réalité mais je l’autorise à ne pas être d’accord, je l’autorise à être révoltée par mes propos sans en faire une affaire personnelle, c’est son droit. Et j’ai le droit de voir les choses autrement. Je l’aime autant que si elle avait été d’accord et je ressens beaucoup de gratitude pour le cadeau qu’elle m’a fait en partageant son ressenti. Cela m’a fait beaucoup avancer et cela s’inscrit parfaitement dans mon travail de développement personnel.

Cela clarifie les intentions que je vais poser lors de ma prochaine intervention spirituelle.

Comme tout à l’heure, je vais jouer du hang à la Casa, cela me permet de clarifier également quelle intention je pose lorsque je joue et dans ma vie en général :

Père, je m’abandonne à ta Volonté. (Père = volonté de se connaître pour évoluer)

Je mets la matière sacrée que la Mère m’a donnée à ton service. (Mère = le UN)

Guide mes pas, guide mes mains, guide mes mots, guide mon attention

pour que je sois un canal pur de ta Lumière aimante et bienveillante.

Il y a encore une semaine, les notions de Père, de Mère et de lumière étaient complètement vides pour moi, hormis le sens basique. Je n’arrivais pas à mettre une définition sur ces concepts et je ne les comprenais pas. Aujourd’hui, c’est différent, j’ai compris ce qu’ils représentent donc je peux les utiliser en sachant ce que je demande.

Cette petite intention nouvellement posée me paraît complètement juste bien que, pour être tout à fait honnête, il y a encore une petite partie de moi qui dit : « mais qu’est ce que c’est que ces bondieuseries ! ». Ça me fait bien rire car c’est juste une question de mots. Si j’utilisai d’autres mots non associés à la religion en conservant le même sens, cette part de moi resterait silencieuse. Alors je continue.

Comme prévu, l’après midi, je suis allée à la Casa jouer du hang. J’ai ravi plusieurs cœurs. J’ai rediscuté avec les gens rencontrés hier. C’était un chouette partage d’expériences.

J’ai partagé ce que j’avais compris de l’existence avec deux personnes. Une pour laquelle ces concepts étaient nouveaux et un peu indigestes, et une autre qui était complètement d’accord et qui n’avait jamais entendu ces concepts expliqués comme cela, avec mes mots. C’est intéressant que les mêmes éléments de sagesse s’expriment différemment d’une personne à l’autre. Cela augmente les chances que ce soit compris et intégré. Si ça ne passe pas avec les mots de l’un, cela pourra peut être passer avec les mots de l’autre. Et ce qui est le plus important, c’est de ne pas avoir d’attentes concernant ce que l’autre fait avec nos mots.

Merci à la vie. En lâchant totalement mes attentes sur les effets de ma musique, je joue de mieux en mieux avec plus de spontanéité et avec le sourire.

En revanche, je constate que j’ai encore l’attente d’être comprise quand je partage ma vision de la vie et que parfois, quand je parle, je ne suis plus présente dans le regard. Et du coup, ma vue se floute. Mais en fait, chaque mot est une graine plantée. Elle peut ne pas pousser tout de suite si les conditions ne sont pas propices. Viendra un moment où elle poussera. Je n’ai pas a attendre que ce moment soit au moment où je plante la graine.

Ça, c’est quelque chose qu’il faut que j’intègre dans tout mes actes. Je vais utiliser le laissez-passer d’une intervention spirituelle pour cela car c’est fondamental que j’arrête totalement d’avoir des attentes pour laisser circuler librement l’énergie en moi.

Le soir venu, j’étais bien fatiguée, je me suis couchée avant 20h. J’avais sans doute besoin de digérer toutes les énergies et les prises de conscience de la journée.

Mardi matin, je me suis réveillée tôt et j’ai repensé à cette histoire de nettoyer le passé qui ne me parlait pas du tout. J’ai senti que je pouvais aller plus loin que le début de reformulation que j’ai fait dimanche matin.

Je me suis dit, puisque notre perception linéaire du temps est un effet secondaire du fait que l’on se déplace de réalité parallèle en réalité parallèle des milliards de fois par seconde, chaque moment présent est comme chaque image de la pellicule d’un film. Elles existent toutes maintenant et chaque changement d’image est un changement total même si la différence de l’une à l’autre est faible. Cela veut dire, qu’à chaque moment, je suis libre d’être l’image que je veux. Je ne suis pas obligée de laisser le passé ou les images précédentes influencer la nouvelle personne que je suis à chaque instant.

Du coup, le nettoyage de mon passé devient la transformation de la croyance « mon passé influence ce que je suis aujourd’hui » en « Je suis une personne complètement nouvelle à chaque instant et je suis totalement libre de choisir ce que je préfère être, quelque soit ce que je perçoit comme mon passé. ». En gros, je veux nettoyer ma croyance dans le fait que mon passé a le pouvoir d’affecter mon présent. NON, il ne l’a pas, c’est moi qui lui donne en entretenant cette croyance. Ça aussi, il faudra bien une intervention spirituelle pour détricoter tous les schémas et les comportements associés. Ainsi, je conserverai tout mon pouvoir pour être ce que j’ai besoin d’être à chaque instant.

Ensuite, je suis allée à l’épluchage des légumes et je me suis retrouvée en binôme avec une guide Française. Encore un signe en faveur de mon projet d’être guide. Puis j’ai revu Anne Sophie, ma guide du mois d’avril. On s’est prise dans les bras longuement, quel bonheur. Elle m’a présentée à son groupe et j’ai rencontré plein de nouvelles personnes. J’ai eu l’info qu’en investissant sur place pour construire une maison par exemple, on obtenait un visa longue durée. Donc rien que le fait de monter un projet de permaculture me donne droit de rester sur place. Quelle bonne nouvelle, c’est une grosse interrogation de levée. Ainsi, les entités de la cascade ne m’ont pas seulement invitée à faire quelque chose ici, elles m’ont aussi donné la solution pour pouvoir rester habiter au Brésil. Merci à la vie.

Après manger, je suis allée à la Casa pour déposer mes dernières intentions dans un des triangles.

- Je suis une personne complètement nouvelle à chaque instant, totalement libre de choisir ce que je suis. Je ne laisse plus au passé le pouvoir de déterminer mon présent.

- Quand j’agis selon les élans de mon cœur, je le fais pour le plaisir de le faire. Je lâche toute attente.

- j’incarne pleinement, dans tout ce qui émane de moi, la Volonté du Père

Puis, j’ai médité un peu. Pendant cet espace de dialogue intérieur, j’ai confié à mon être intérieur et aux entités qu’une part de moi avait du mal à s’abandonner au moment présent car j’associe encore le fait d’avoir un projet et la nécessité de prendre les devants pour qu’il voit le jour. Les entités m’ont rappelé que je me suis déjà retrouvée face à ce questionnement quand en j,uillet 2017, j’ai senti que j’allais partir vivre à l’étranger et je me demandais s’il fallait que je prenne les devants. Cette expérience m’avait déjà montré que non, il fallait juste que j’attende que l’opportunité se présente. Et cette opportunité est arrivée en avril 2018 au moment parfait. Le message intérieur a continué (c’était Dom Inácio de Loyola) : maintenant, c’est la même chose, on t’informe de ce qui t’attend pour que tu te prépares en calant ta vibration avec cette réalité là, comme un aiguillage. Ce n’est pas pour que tu prennes les devants. Tout viendra en son temps. Vis pleinement ce que tu as à vivre aujourd’hui et ouvre toi aux opportunités que nous allons te tendre.

Ce message m’a bien détendue car finalement, je me mettait un peu la pression avec cette histoire et je le sentais au niveau de la clarté. Et d’ailleurs, l’entité à dit, concernant cette clarté qu’il ne faudra pas que je m’étonne si la clarté baisse avant que ma vue s’améliore. Cela fait partie du processus et cette expérience là a toute sa raison d’être. Il faudra que je savoure cela comme tout le reste et que je n’y résiste pas.

Pendant ce moment d’échange, j’avais l’impression d’avoir un casque sur la tête, un casque physique, je me demandais même régulièrement si je n’avais pas laissé mes lunettes de soleil sur ma tête. Mais non, elles étaient à côté de moi. J’étais donc branchée en haut et j’ai demandé à être branchée en bas aussi. L’entité m’a dit que ce n’était pas son boulot alors j’ai appelé intérieurement les êtres de la cascade et instantanément j’ai senti une énergie tournoyer autour de mes pieds et j’ai senti le branchement en bas. Je suis restée comme cela environ 20 minutes.

Ensuite, je suis allée à la pousada du groupe d’Anne Sophie, ma guide du mois d’avril, pour me joindre à eux lors de la promenade jusqu’à une autre cascade. C’était un chouette moment, son groupe est très sympa. Même si on était en mode détente, je n’ai pas oublié de poser mes intentions pour demander aux esprist de la nature du coin de m’aider.

Sur le chemin du retour, j’ai discuté avec une personne du groupe qui m’a dit avec émotion et larmes à quel point elle me trouvait lumineuse et rayonnante. Cela m’a touché car c’était profondément sincère et cela m’a montré que mes demandes d’incarner la lumière du monde se réalisent. Et puis, ça ne m’est pas venu sur le moment mais je lui dirai la prochaine fois que je la vois : On ne peut percevoir que les vibrations que l’on a en nous. Donc, ce qu’elle a perçu, c’est sa propre lumière à travers le miroir que je suis. C’est toujours comme cela, ce que l’on expérimente de l’autre, c’est tout ce que l’on a en commun avec lui. C’est pour cela qu’une même personne peut être perçue de manière complètement différente par deux observateurs.

Ensuite nous sommes allés au chant et à la fin, j’ai croisé pleins de gens que je connaissais et j’ai discuté encore et encore. Une telle que j’ai connu en stage d’énergétique, une autre qui m’a vu jouer du hang, une autre que j’ai rencontré à l’épicerie, etc.

Quand je suis rentrée chez moi, j’ai repensé au médium João. Je pensais qu’avec ce qu’il faisait, en étant totalement incorporé par des énergies représentatives de la pleine santé au moins 15 heures par semaine, je m’imaginais qu’il était lui aussi en peine santé. Hors, j’ai appris aujourd’hui qu’il a eu un cancer et d’autres soucis de santé. Je me suis rappelée qu’il est totalement inconscient quand il est incorporé par les entités et que donc il y a vraiment deux personnages :

- le corps du médium incorporé par l’entité. La personnalité du médium est complètement shuntée ce qui permet à l’entité de manifester un corps en pleine santé,

- le médium João et sa personnalité et les problèmes de santé qui vont avec.

Je m’explique : toutes maladie ou douleur est liée à une résistance à ce que nous sommes. Et cette résistance prend sa racine dans nos conditionnements et schémas mentaux. Donc, à chaque personnalité est associée la santé qui lui correspond. Et à ce sujet, j’ai repensé que Bashar dit qu’il y a de nombreux cas, observés par les médecins, de personnes souffrant de troubles de la personnalité multiple dans lesquelles, dans une personnalité la personne a une tumeur ou un cancer et dans l’autre personnalité, elle ne l’a pas.

Cela montre, qu’a la seconde où il est incorporé, le corps du médium est en pleine santé puisqu’il n’y a plus sa personnalité qui est présente. En fait, son inconscience est nécessaire pour que le processus fonctionne.

Cela confirme aussi que le passé n’a aucune emprise sur le présent, sauf si nous croyons le contraire, car dans le cas du médium comme dans le cas du trouble de la personnalité multiple, le corps passe instantanément d’un état à un autre juste par le changement de la personnalité (= les conditionnements).

Par comparaison, le channel de Bashar n’est pas inconscient lorsqu’il canalise. Il n’est pas conscient de ce qui se dit, mais il vit sa propre expérience dans un état modifié de conscience. En fait comme Bashar ne fait pas de soins de santé, il n’a pas besoin de faire du corps du channel un exemple de parfaite santé, il envoie juste 5 % de son énergie pour ne pas trop interférer avec la biologie de son corps. Toutefois, le channel est pleinement en contact avec leur manière de penser et d’agir ce qui a un impact très fort et très positif dans sa vie.

C’est intéressant tout cela et cela me rappelle qu’a l’intérieur, ce qui me pousse, c’est le besoin d’être un channel pleinement consciente de cette Lumière, de cette harmonie et de cet amour. J’ai besoin d’expérimenter l’alignement total de ma personnalité avec cette vibration pour ne faire qu’un avec elle en permanence. J’ai du pain sur la planche ! Ça doit être pour cela que pendant 10 ans, avant de m’intéresser aux énergies subtiles, j’étais passionnée par la panification et j’avais souvent du pain sur la planche.

Ce besoin fait aussi écho avec ma conviction que le monde matériel et le monde spirituel ne font qu’un. C’est comme la glace et la vapeur, cela paraît être deux mondes différents mais cela reste de l’eau dans les deux cas. Et puis Thot le confirme quand il a gravé sur les tables d’émeraude : Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour le miracle d’une seule et même chose.

Encore une très belle journée d’écoulée, quel bonheur. Merci à toi João d’être ce que tu es pour me permettre d’observer le champ infini des possibles.

Mercredi matin, je me suis levée tôt pour aller méditer dans le courant. Je savais que la cession allait être longue étant donné le monde qu’il y avait hier à l’épluchage et au chant. Abadiânia est complet cette semaine.

En attendant dans la file avant de rentrer dans la salle, j’ai encore eu le plaisir d’aider une amie avec de simples mots. J’aime beaucoup cela. Merci.

La cession de méditation a durée 5 heures et heureusement que l’entité qui est venue n’était pas bavarde sinon, cela aurait duré encore plus. Je me suis concentrée pour incorporer la conscience christique et la rayonner. Je ne peux pas dire que je suis restée là dessus pendant tout le temps. Il y a eu des moments de vagabondage mais c’était toujours positif. Je restais donc dans cette énergie de paix à l’intérieur. Lors de l’un de ces petits vagabondages, je me suis vue, une fois de plus, visualiser le moment où je constate que j’y vois parfaitement, il y avait beaucoup de joie dans cette visualisation. Quand je suis revenue dans ma concentration, j’ai constaté que, cette fois ci, il n’y avait pas d’attentes derrière. Je me suis fait plaisir à visualiser cela peu importe si ça arrive ou pas.

Ensuite, je suis allée prendre la soupe et je me suis préparée pour l’intervention spirituelle de l’après midi. A un moment, j’ai regardé l’heure et je suis tombée sur 13h33. J’aime bien ces petits clins d’œil qui arrivent très souvent en ce moment.

Je me suis remémorée mes intentions :

- j’aime toute chose

- je suis la lumière du monde

- j’agis à chaque instant selon les élans de mon cœur en ayant AUCUNE attentes

- je SAIS que je suis une personne complètement nouvelle à chaque instant, totalement libre de choisir ce que je suis, indépendamment de ce que je perçois comme étant mon passé.

J’insiste sur le verbe SAVOIR car pour moi savoir c’est agir. Lorsque j’ai seulement une compréhension intellectuelle d’un concept, je n’agis pas forcement selon ce concept, ce n’est donc pas intégré. J’ai donc besoin de le SAVOIR pour que cela s’imprègne en moi jusque dans mes os, pour que cela soit présent dans tout ce qui émane de moi.

Lors des interventions spirituelles, les entités demandent de placer la main droite sur le cœur pour un soin général ou sur la zone à traiter en particulier. J’ai donc placé ma main droite sur mon cœur et je me suis concentrée sur mes intentions. Le temps passait et au bout de 10 minutes environ, j’ai senti la demande intérieure de déplacer ma main droite pour la mettre sur les yeux. J’ai donc projeté mes intentions dans mes yeux et j’ai senti l’énergie se concentrer sous ma main. Le temps passait encore puis au bout de 10 minutes, j’ai senti qu’il fallait que je remette ma main sur le cœur. L’intervention a dû durer 30 minutes environ. Ensuite, je suis rentrée en taxi et je me suis allongée sur mon lit.

Comme la dernière fois, je me suis sentie toute vibrante puis j’ai dormi un peu.

Pendant l’après midi, j’ai eu peu de visions ou de prises de conscience. Je me suis laissée portée par cette énergie en laissant le temps passer sans trop voir les heures défiler.

Dans une vision symbolique qui mettait en scène mon côté féminin et mon côté masculin, j’ai vu une femme prendre soin de son homme amoindri par des soucis de santé. Il y avait beaucoup d’amour inconditionnel et de dévouement chez cette femme et l’homme était profondément touché par cela. C’est bien nouveau pour moi car, dans toutes les autres visions que j’avais avant, c’était l’homme qui prenait soin de sa femme et rarement l’inverse.

Cela m’indique qu’il y a eu un basculement, un rééquilibrage des énergies. Cela fait écho à ma volonté de m’abandonner à la force masculine qui s’écoule en moi et à m’y dévouer inconditionnellement. Je suis contente de ce que cette vision me montre.

J’ai eu une deuxième vision dans laquelle le médium João était présent. J’utilise parfois ce personnage comme « laissez-passé » pour discuter intérieurement avec les entités ou avec la part de mon âme qu’elles me reflètent. Dans cette vision, je jouais du hang à la Casa et il est venu écouter. Ensuite, il a pris l’instrument pour l’observer et il l’a béni ainsi que mes mains. Il a dit que je pouvais jouer autant que je voulais à la Casa, que ces sons étaient bienvenus et aidaient les entités dans leur travail. C’est donc une confirmation de quelqu chose que j’avais déjà pressenti puisque je leur demande toujours l’autorisation avant de jouer et je sens qu’elles aiment ça. Cette vision le confirme pleinement et peut être qu’il y aura quelque chose de plus qu’avant étant donné la bénédiction de mes mains qui a fait quelque chose sur le plan énergétique. On verra la prochaine fois que je joue.

La nuit est passée, je ne me sentais pas fatiguée comme la dernière fois. J’ai d’ailleurs peu dormi.

Le matin, j’ai ressenti un profond élan d’amour envers tout ce qui est, les personnes comme les situations. J’ai repensé à ma vision d’hier dans laquelle la femme s’occupait de son homme. Elle savourait pleinement ce moment même si l’homme était très affaibli et en déclin.

Ce matin là, j’étais convaincue que chaque situation révèle un trésor et est digne d’être vécue pleinement avec la paix et la joie dans le cœur. C’était évident que maintenant, j’allais arrêter de donner au passé et aux circonstances le pouvoir de déterminer comment je me sens et ce que je suis.

Je me suis levée et j’ai eu l’élan de faire le ménage. C’était pas très sale mais j’ai laissé faire. J’ai utilisé ce moment de nettoyage comme un laissez-passé pour me transformer car quand on lave le sol de sa maison, on lave aussi la dimension physique du corps.

En passant le balai, cela m’a paru évident que le plus important pour moi, c’était d’être la paix, la joie, l’amour, l’harmonie, la gratitude et ce, peu importe que j’y vois ou que je n’y vois pas, peu importe que je mange à ma faim ou pas, peu importe que j’ai un compagnon ou pas. Tout cela est secondaire. A partir du moment où j’ai la joie, la paix, l’amour inconditionnel, l’harmonie et la gratitude, j’ai tout ce dont j’ai besoin, peu importe la forme que cela prend. J’ai programmé l’eau pour laver le sol avec ces intentions, avec cette joie de réaliser cela et j’ai passé la serpillière en restant dans cette énergie. J’étais bien, je me suis dit que l’opération avait été efficace !

Puis, je me suis allongée et j’ai continué à rire toute seule de cette libération. Je me sentais légère d’avoir lâché toutes ces attentes et de choisir d’être la paix, la joie, l’amour inconditionnel, l’harmonie et la gratitude en toute circonstance. Je me suis même dit que je peux rester en paix si je constate que parfois, je ne suis pas dans la joie, car c’est une opportunité de m’aligner encore plus en déconstruisant le schéma mental qui me coupe momentanément de ma joie naturelle. De même, je peux rester dans la joie si je constate que par moment, ma paix naturelle me quitte. C’est encore une opportunité de grandir.

Après cela, j’ai mangé et j’ai écrit noir sur blanc tout cela sur un papier pour que mon inconscient l’enregistre bien.

Maintenant, je choisis d’être la joie, l’amour, la paix, l’harmonie, la gratitude quelque soit ce qui est. Je récupère tout mon pouvoir que je dédie à 100 % à ce que je choisis d’être ici et maintenant. Je le laisse couler librement à travers moi pour qu’il œuvre au service du bien commun.

Cela ressemble beaucoup à mon intention de la première semaine, mais il y a beaucoup plus de conviction et de conscience derrière. Cela me paraît beaucoup plus tangible maintenant. En fait, c’est déjà là, je dois juste continuer à l’amplifier.

Puis, je me suis allongée et j’ai du recevoir un deuxième shoot des entités car j’ai somnolé pendant 3 heures jusqu’à 15h51 ! Quand j’ai mis mes lunettes, j’ai vu que c’était flou, mais je m’en foutais complètement, c’était comme ça et je n’allais pas laisser ma vue influencer ma joie et ma paix.

Après cela, il y a eu une grosse pluie qui a duré assez longtemps. Encore un nettoyage et une bénédiction !

Vendredi matin, au réveil, j’ai eu un autre message intérieur : Ce que tu ressens quand tu visualises que tu retrouves une vue normale, qu’est ce qui t’empêche de choisir cet état d’être en permanence, quelque soit ta vue ?

Je me suis dit, mais oui ! Qu’est ce qui m’en empêche ? Rien en réalité. C’est juste un choix en fin de compte.

C’est juste le choix permanent d’être dans une joie intense et profonde, d’être en émerveillement devant tout ce que je vois, devant la beauté et la diversité du monde physique, comme si je le voyais pour la première fois. D’ailleurs, c’est toujours la première fois puisque je suis une personne complètement nouvelle à chaque instant. Je découvre donc toujours une nouvelle perspective de tout ce qui est. C’est aussi le choix permanent d’être certaine que tout sera plus facile et que rien ne pourra me limiter ou m’arrêter. C’est le choix permanent d’une immense gratitude et de l’envie d’aider, de partager ce cadeau avec d’autres.

Tout cela, je peux choisir de le vivre à chaque instant, indépendamment de la qualité de ma vue. Je vais demander de l’aide aux entités pour l’intégrer pleinement et en faire ma réalité.

C’est remplie de joie que je suis restée encore un peu au lit. Puis je me suis levée et j’ai décidé d’aller à la Casa pour méditer et mettre en pratique mes diverses prises de conscience. J’ai déposer ces intentions dans un des triangles pour que les entités m’aident à concrétiser tout cela.

Je me suis assise sur un beau banc en bois dans le jardin de la Casa. J’ai gardé les yeux bien ouvert et j’ai contemplé la beauté des arbres et des oiseaux qui étaient autour de moi. J’étais en joie avec un beau sourire sur le visage.

Puis, je me suis laissée emplir de gratitude pour ce lieu, pour les personnes qui l’ont fait naître et pour toutes celles qui le font vivre. J’ai pensé au médium João bien sûr mais aussi à tous les autres. Cela m’a fait penser au livre « L’homme qui plantait des arbres » de Jean Giono. Ce lieu fait la même chose. Il plante des graines de paix, de joie, d’harmonie, d’amour, de gratitude et bien plus dans le cœur des gens. C’est près de 2000 personnes par semaine qui passent ici et qui disséminent ces graines dans le monde entier. Et des lieux comme cela, il y en a certainement pleins dans le monde. Que c’est beau ! Que la condition humaine est admirable ! Que c’est inspirant, j’ai envie moi aussi de planter des graines qui deviendront ce qu’elles doivent devenir. Que c’est épanouissant d’ »œuvrer pour » plutôt que de « lutter contre ». Merci, merci, merci. Et merci aussi à moi même pour avoir fait le nécessaire pour être là.

Ensuite, je suis allée prendre la soupe, toujours aussi délicieuse et en rentrant, j’ai croisé Anne Sophie. On s’est fait un grand hug et on a discuté un peu. Que de bons moments. Que d’opportunités de partager des sourires, de partager la joie et la beauté de la vie. Cet après midi, je vais aller jouer du hang pour son groupe. Encore de beaux moments de partage en perspective.

En début d’après midi, j’ai pensé à la mort car j’ai appris qu’une personne, que j’ai croisé en avril a Abadiânia et qui souffrait d’un cancer, ne va pas bien du tout. Je me suis dit : Qu’est ce que je ferais de plus si je savais que la fin de ma vie en tant que Violaine se termine bientôt. Les réponses qui sont venues, c’est que je ferais de cette expérience une opportunité de plus de mieux me connaître et d’apprendre à rester dans la joie et la paix quoi qu’il arrive. J’utiliserais l’énergie qui me reste pour partager cela avec les autres pour que cette expérience profite à tous. Et puis je crois que je resterais là, à Abadiânia peu importe les histoires de visa. Les contraintes administratives imposées par les pays passeraient bien au-delà de mes préoccupations si je n’avais plus que quelques mois ou quelques semaines à vivre.

Je me suis dit que, à quelques détails près, je fais ce que je ferais si j’allais mourir bientôt. Je me suis dit à ce moment là qu’aider les autres en partageant ce que je vis et en les accompagnant dans leur chemin d’évolution était quelque chose d’important pour moi. Je me suis demandée comment je pouvais le faire encore plus qu’aujourd’hui. Et là, j’ai réalisé que je n’avais pas besoin d’attendre une amélioration de ma vision pour commencer à être guide de la Casa. Je peux très bien commencer aujourd’hui, je me sens prête. Je vais faire ma demande officielle à l’entité la semaine prochaine en passant dans la file de révision.

Après cela, toujours le sourire sur le visage, je suis allée jouer du hang à la pousada du groupe d’Anne Sophie. J’ai passé un très bon moment à jouer, partager, discuter. Merci à cet instrument extraordinaire qui est entre mes mains bénies. Le jeu était très fluide, plus qu’avant. Cet instrument est magique, nous avons beaucoup à faire ensemble. Merci à la vie.

Samedi matin je suis allée faire quelques courses. Sur le trajet, je suis allée chercher une personne du groupe d’Anne Sophie pour faire le trajet ensemble et échanger. C’était chouette.

Ensuite, j’ai eu un temps d’échange avec une autre amie au sujet des entités négatives, de la manipulation, la magie noire, etc. Que ces choses me semblent loin de moi, je ne côtoie pas du tout cela dans ma réalité. Pourtant, elle me racontait ses expériences et cela avait l’air bien réel dans sa vie. J’ai écouté ce qu’elle me disait puis je suis allée méditer pour faire le point intérieurement à ce sujet. J’étais d’abord émerveillée par la perfection de la création car dans son histoire, on voit clairement que chacun de nos choix impacte fortement notre réalité et les différents personnages qu’elle met en scène. J’ai ressenti de la gratitude pour être autorisée à observer cela sans que cela vienne me toucher personnellement dans ma vie. Cette observation me suffit à comprendre que cette amie me reflète la part de moi qui cherche à comprendre inlassablement le lien entre les circonstances, l’expérience que j’en fait et les croyances et définitions qui sous tendent cette expérience.

Cette personne me racontait, entre autre, que dans sa vie, elle avait l’impression d’être victime d’attaques extérieures de gens qui voulaient l’empêcher de rayonner sa lumière. Et que ces attaques devenaient tellement concrètes qu’elle commençait vraiment à croire aux forces de l’ombre. C’est aspect là de son histoire qui a particulièrement attiré mon attention.

Au fond de moi, je sens que tout ce que l’on vit, c’est nous, qu’il n’y a pas d’extérieur. On vit dans notre conscience. Tous les personnages qui entrent en scène sont le reflet de certains aspects de nous même. Plus je reconnais que tout ce que je vis, c’est moi, plus je m’autorise à pouvoir le changer. Cette notion d’attaque extérieure ne me parle donc pas du tout, bien que je ne nie pas ce qu’elle vit, mais je suis convaincue que ce n’est pas extérieur. C’est dans son expérience, c’est donc dans sa conscience. C’est peut être tellement bien emmêlé dans le fond de l’inconscient que c’est très difficile à trouver.

En écoutant les enseignements de l’entité Bashar, j’ai vraiment réalisé que pour vivre une expérience, nous avons d’abord besoin d’avoir une croyance. Ce n’est pas l’expérience qui crée la croyance, c’est la croyance qui génère l’expérience qui ensuite, renforce la croyance et ainsi de suite jusqu’à ce que l’on dise STOP, cela ne me plaît pas, je vais aller chercher la croyance et la changer pour changer mon expérience. Et c’est là que repose la magie de la vie car, ce que l’on vit nous reflète ce que l’on est et nous permet de le changer si ça ne nous plaît pas. Encore faut il avoir l’information que cela vient de dedans, l’envie d’aller se changer et la croyance que c’est possible et facile.

Croyez moi, c’est possible et c’est comme un sport, au début cela demande de l’attention et de la discipline puis, cela devient un véritable tour de main. Toutefois, cette conversation me montre que parfois, la vie se montre très coquine et et que les réponses ne sont pas forcement évidentes à trouver. Cela me montre aussi que je peux accepter de ne pas tout comprendre absolument. Je suis en chemin, ce qui n’est pas clair aujourd’hui le sera peut être demain. Qui sait ?

Et là, j’ai encore ressenti de la gratitude pour le chemin que j’ai choisi, dans lequel les apparences (circonstances) n’apparaissent pas très clairement, ce qui me permet de trouver plus facilement le chemin vers l’intérieur pour transformer mes croyances, ce qui transforme mes expériences et ma vie. J’ai ressenti de la gratitude car, grâce à mes perceptions différentes, je peux apprendre beaucoup, sans que la vie ait besoin de me bousculer. J’ai ressenti de la gratitude pour cet élan que j’ai eu, sur mon chemin, de chercher les règles de base du fonctionnement de la vie, ou en d’autres termes, j’ai cherché à visiter les coulisses de la grande scène qu’est la vie. Cela m’aide énormément à développer mon discernement et à apprendre de chaque expérience, même une simple discussion avec une amie. Merci.

Tout ça, ce sont les cadeaux de ce que je croyais être ma plus grande faiblesse et qui en fait se révèle être ma plus grande force. Et je vais l’offrir au monde, à qui voudra voir et entendre cette façon de voir la vie, un simple jeu de miroir.

En poursuivant ma discussion avec cette amie, je disais que je faisais attention à ce que je dépense car pour le moment, il n’y a pas d’argent qui rentre.

Et puis en rentrant chez moi pour manger, cette phrase m’est revenue. « il n’y a pas d’argent qui rentre » Et puis j’ai senti les entités qui me disaient : « Mais tu as vu tout ce que tu apportes aux gens, tout ce que tu donnes, comme ça leur fait du bien ? Combien te l’on dit ? Ça n’arrête pas depuis 2 semaines . Comment ce fait il qu’il n’y ai pas d’argent qui rentre ? Et ce que tu ne crois pas que tu mérite de l’argent en retour ? » Et puis j’ai dit que je ne voulait pas que l’argent soit une limite pour les gens et que j’aimerais beaucoup incarner un monde basé sur la gratuité.

Elle m’a répondu que demander de l’argent n’est pas incompatible avec mon éthique si j’utilise le prix libre ou le prix conscient en fixant éventuellement une base fixe. Elle m’a dit aussi que j’avais un blocage avec l’argent que je projetais sur les autres. Je n’ai pas résisté, j’ai admis que c’était vrai. Et donc, en faisant ma lessive à la main, j’ai lavé ce blocage pour ouvrir pleinement les portes de l’abondance. J’ai eu pleins d’idée de ce que je pourrai proposer comme service avec ma musique, ma présence, etc.

L’après midi, je suis allée jouer du hang à la Casa. J’ai émerveillé plusieurs personnes dont une à qui j’ai proposé d’aller jouer pour son groupe dans sa pousada le lendemain. Ensuite, un jeune homme d’Équateur qui parlait anglais est venu. Il a lui aussi beaucoup apprécié ma musique et je lui ai dit, à un moment, que je pourrai organiser des concert de hang et gagner de l’argent. Il a validé et s’en est allé. Quelques minutes après, il est revenu et m’a conseillé, pour pouvoir gagner ma vie dans tout ce que je fait de m’apprêter et notamment d’enlever les poils que j’ai sur le visage. Je lui ai répondu que je m’aimais inconditionnellement et que j’avais le droit d’être moi même. Il s’est en allé de nouveau. Puis, il est revenu en me disant qu’il avait un message des entités. D’après lui, elle me disait que je peux m’aimer inconditionnellement et m’appréter (il a employer le terme « to groom » ce qui signifie panser ou préparer). Et d’après lui m’appréter c’est enlevé mes poils au visage. Je lui ai répondu que mes poils n’avaient pas le pouvoir de m’empêcher de faire ce que j’aime et gagner de l’argnt, que je les aveais accepter et qu’ils font même partie de ce que je suis aujourd’hui. Alors il est parti.

Après cela, je suis allé méditer pour faire la part des choses entre le véritable message des entités et ce que ces croyances et définitions ont distordu.

Les entités m’ont dit qu’elles ne m’avaient jamais demandé d’enlever mes poils mais que la part importante du message est « to groom ». Ceci dit, l’histoire des poils était un test pour bien percevoir que c’est autre chose qui me bloque dans la démarche de gagner de l’argent avec ma musique et ce que je suis. Cela a mis en relief un manque de confiance et encore un blocage vis à vis de l’argent. J’en ai discuté avec les personnes du groupe d’Anne Sophie que j’ai croisé après. Et cette discussion a été suffisament stimulante pour me permettre de me dire qu’avec toutes les cordes de mon arc, toutes mes expériences, je pouvais gagner ma croute partout où je vais et que j’allais le faire.

Le soir, on est allé manger au frutti’s. On a passé une super soirée, il y avait de la musique, j’ai encore rencontré des gens super, j’ai parlé de mon projet et j’ai trouvé d’autres gens intéressé avec des idées complémentaires. Et puis il y avait la personne qui a guéri sa tumeur au cerveau de stage 4 à la Casa. Elle a raconté son histoire avec pleins d’autres détails très amusant et pleins de merveilles. C’était génial. En rentrant chez moi, bien qu’il était tard, je n’ai pas pi résister à l’appel d’aller voir ce que le verbe « groom » signifie exactement. Puis j’ai vu soigner, panser (un cheval) ou préparer (pour un emploi). Effectivement, cela n’a pas forcement un lien avec se faire souffrir pour rentrer dans le moule occidental de la beauté, sauf dans la tête du jeune homme visiblement.

Je le prends donc comme se cocooner et aussi il y a une notion de préparation. Je laisse le jours qui viennent pour clarifier ce message.

Au réveil, dimanche matin donc, on m’a soufflé la structure d’un voyage intérieur guidé au son du hang. Une voyage pour découvrir les trésors qui se cachent derrière les challenges qui amènent les gens à la Casa. Je me suis dit que j’allais la proposer cet après midi à prix libre.

Après m’être levée, je me suis bien occupée de mon corps puis je suis allée à la Casa pour déposer une demande d’aide aux entités afin de m’ouvrir pleinement à toute forme d’abondance sans projeter de négativité sur l’abondance financière. De toute évidence, avant que j’arrive à manifester le monde de gratuité dont je rêve, il va bien me falloir un peu d’argent pour habiter, manger et financer une part de mon projet.

Puis j’ai rencontré une amie et on a discuté jusqu’au démarrage de la cession de chant.

Je me sentais remplie de joie car je me suis rappelée que la veille, j’avais appris que l’on pouvait faire renouveler les 3 mois du visa touristique pour rester 6 mois d’affilée. Je me suis dit que je pouvait faire 6 mois au Brésil puis 6 mois en France, en attendant mieux. Cela m’a remplie de joie, j’avais le sourire jusqu’aux oreilles, même en chantant.

Après le chant, j’ai vu le groupe pour lequel j’avais prévu de jouer l’après midi même et tout était OK pour eux. J’ai ensuite discuté avec un femme que j’avais rencontré en stage de géobiologie de l’habitat. Je lui expliquais que j’allais faire ma demande officielle à l’entité pour être guide et elle m’a dit entre autre, qu’elle ne savait pas pourquoi mais qu’elle me voyait plutôt « fille de la Casa » c’est à dire médium guérisseur travaillant avec les entités. Elle m’a expliqué qu’il y avait une préparation pour faire cela. Et là, j’ai tout de suite repensé au message du jeune homme d’hier avec cette notion de panser et préparer. Et puis j’ai senti un petit quelque chose au fond de moi, comme une sensation encore plus forte d’être à ma place et franchement bienvenue pour travailler ici.

J’ai ensuite retrouvé mes copines de Suisse et on est allé visiter des pousada pour repérer des endroits plus à notre préférence. Elles m’ont offert une coco, une poire, j’ai reçu plein d’abondance. On a bien discuté et trouvé des super pousada moins chères et pas si loin de la Casa avec des environnements plus calmes. Elles m’ont même emmenée dans une pousada « éco-village » pas très chère et située dans un environnement super. C’est presque la pousada permacole dont je rêve. Comme il n’y a pas beaucoup de chambre, il faut donc réserver plus de 6 mois à l’avance mais, pour les prochains 6 mois ici, je n’hésiterai pas une seconde à venir là.

Puis je suis rentrée chez moi pour manger et écrire un peu. En chemin, j’ai trouvé sur ma route une mangue et un citron. C’est l’abondance qui arrive.

A bientôt pour la suite des aventures.

Merci pour le cadeau que vous êtes.

Violaine


#voyage #transformationdesoi

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