• Violaine

Ma 5e semaine à la Casa de Dom Inácio de Loyola, Abadiânia, Brésil


Dimanche après midi, je me suis rendu à la pousada Furlan pour jouer du hang pour un groupe de Français. C’est à ce groupe que j’avais proposé, le matin même de faire une méditation guidée à prix libre en plus que de simplement jouer du hang.

En arrivant, le portail de la pousada était fermé à clé, ce qui est rarement le cas en pleine journée.

Quelqu’un m’a ouvert et je me suis installée pour jouer même si les gens du groupe étaient afférée avec leur téléphone à savoir si on avait changé d’heure ou pas. J’ai senti un petit quelque chose de fermé mais je ne savais pas trop ce que c’était. Puis la guide est arrivée et les gens du groupe aussi. On a commencé à discuter et la guide m’a dit au nom du groupe, que cela ne leur paraissait pas forcement juste que je demande une participation financière pour une méditation guidée. Même si cette déclaration m’a troublée intérieurement, j’ai trouvé intéressant et juste qu’il y ai cette discussion. En effet, ce mal aise ressenti dans le groupe me reflète le mal aise avec lequel j’ai fait ma proposition. Du coup, je n’ai pas exprimé vraiment ce qui était juste pour moi, du coup cela a était mal compris, etc. C’est donc très intéressant, d’autant plus que cela me montre que je dois présenter les choses autrement. Cette méditation guidée accompagnée au hang est en fait un voyage intérieur qui permet de transformer son regard sur les challenges que l’on vit. C’est vraiment un partage de ma manière de voir le monde et de l’expérience que je suis venue vivre sur terre. Je la transmet à travers une expérience intérieure ce qui est bien plus impactant que de simples mots. C’est donc quelque chose d’unique et pas une simple méditation que tout le monde peut faire tout seul.

Ensuite, j’ai commencé à jouer pour faire entendre le son de cet instrument. Au début, j’étais un peu crispée car encore entrain d’intégrer les leçons de l’échange précédent, puis je me suis plongée dans la musique en jouant pour le plaisir de l’instant, sans attentes. Même si j’étais pleinement dans ma musique, mes oreilles, toujours alertes, entendaient les bâillements signes de détente, les bruit de pieds, de clés, les raclements de gorges, etc. Tout cela ne me dérangeait pas, au contraire, cela me donnait la température de ce qui se passait à l’extérieur. Comme le temps passait, à un moment j’ai eu envie de dire que s’ils avaient envie de vaquer à leurs occupations, ça ne me dérangeait pas, mais je me suis dit qu’ils étaient assez grand pour partir faire autre chose s’ils avaient envie. Quand j’ai senti que c’était assez, j’ai arrêté et j’ai eu de très bons retours. Ils ont tous fait un lien avec les bains de cristaux en me disant que ce serait bien que j’enregistre ma musique pour passer en musique de fond dans les bains de cristaux. Ils m’ont dit que mes mains semblaient danser et que cette musique étaient très apaisante et douce.

Après cela je suis allée retrouver ma copine Suisse qui était venue écouter aussi. Elle m’a invitée au Frutti’s boire un açaï pour me remercier. J’ai découvert le goût de cette baie d’Amazonie méga chargée en anti-oxydant. Et puis on a encore passé un chouette moment à discuter. Elle me racontait que quand elle et sa famille étaient partis en voyage itinérant, ils utilisaient le système du chapeau pour recueillir l’argent nécessaire pour leur cheminement. Je me suis dit que c’était une bonne idée pour inviter les gens à contribuer sans leur forcer la main.

Ensuite je suis rentrée chez moi et je voulais finir la rédaction de la semaine mais, une force me poussait à aller m’allonger pour méditer sur les leçons de l’expérience de l’après midi.

Je n’ai pas résisté. Après un rapide tour d’horizon de tout ce que cette expérience m’a reflété, j’en suis arrivée à la conclusion suivante : Si je suis mal à l’aise avec le fait de demander de l’argent, ce n’est pas un problème d’éthique mais un problème d’égo. Ma conception de cette forme d’abondance est trop rigide et fermée, je prends tout cela trop au sérieux. Je n’ose pas demander car je n’ai pas encore saisi ce qui se passe quand je joue, je n’ai pas saisi l’impact que cela peut avoir sur ceux qui écoutent et sur moi même. Cette compréhension a duré 5 minutes ensuite les infos que je recevais sont passées directement à l’explication du potentiel de ma musique. Il m’a été dit que ce n’est pas sur le fait d’enregistrer qu’il faut que je porte mon attention car je fait partie de l’instrument, il se passe quelque chose avec mon aura quand je joue et cela participe à l’effet de la musique. Un enregistrement ne restituerait que le trognon du fruit qu’est ma musique, autant dire pas grand-chose. L’info qui est venue est que l’essence des retours qui m’ont été fait repose dans le fait que tout le monde a fait le lien avec les bains de cristaux. L’immersion sonore et ce qui se passe dans mon aura créent un autre genre de bain, c’est un bain cristallin. Et je me suis rappelée que l’endroit où je me mets pour jouer à la Casa est à proximité des bains de cristaux et ce n’est pas par hasard. Plusieurs personnes qui sortaient des bains de cristaux et qui se sont assises pour écouter un peu m’ont dit qu’elles avaient l’impression que le bain continuait. C’est donc une vibration très proche.

Ensuite, on m’a soufflé le texte que je pourrais utiliser pour accompagner le chapeau et expliquer ma démarche. C’était un chouette moment. Après cela, mon énergie est revenue, j’ai donc écrit ce texte puis j’ai vaqué à mes occupations du soir.

Lundi matin, je me suis réveillée tôt et j’ai décidé d’aller à la cascade au levé du jour. En chemin, l’intention est tombée : le monde cristallin et la conscience christique s’unissent en moi.

Je me suis concentrée là dessus en marchant. Sur le chemin entre la Casa et la cascade, je sentais que ça travaillait déjà. En arrivant à l’espace de méditation situé avant l’accès à la cascade, j’ai voulu attendre un peu que quelqu’un d’autre arrive car, pour des raisons de sécurité, il est interdit d’y aller seul. Mais, j’ai entendu intérieurement « vas-y maintenant ». Je me suis laissée faire.

J’ai donc descendu le petit chemin vers la cascade et ce faisant, les mots de mon intention ne venaient plus dans le bon ordre. Je disais le monde christique et la conscience cristalline s’unissent en moi. Ça a continué pendant les 2 minutes que j’ai passé sous le jet. J’ai senti que ça voulait dire que la réunification était faite et que ça avait un lien fort avec ce qui s’exprime quand je joue du hang. En m’éloignant de la cascade, juste après la première passerelle, qu’est ce que je vois au milieu du passage ? Un chien noir couché qui me regardait avec un regard aimant. Je n’ai pas vu de chien en arrivant, d’où il sort ? Et puis je me suis dit que c’était un signe car pour moi, les chiens représentent l’amour inconditionnel et le noir représente le UN. Je l’ai caressé quelques secondes puis je suis allée me rhabiller pour laisser la place aux suivants. En remontant, j’ai vu deux autres chiens. Il y en avait un marron et un blanc. Puis en passant le portillon, j’ai vu qu’il y avait deux hommes qui attendaient leur tour. Je me suis dit que ce n’était pas anodin.

En remontant, je me suis dit que j’avais un lien fort avec tout ce qui concerne les cristaux, le monde cristallin, en lien avec la grille énergétique cristalline qui est apparue sur terre récemment, et la conscience christique. Ceci est confirmé par ma cataracte congénitale, maladie des yeux affectant le cristallin. C’est quand même pas courant que ça arrive dès la naissance, c’est donc un signe fort concernant ce que je suis venue expérimenter sur terre. J’ai aussi bien senti que je ne faisais qu’effleurer le sujet pour le moment et que l’avenir m’en dirait plus.

Après cela, la tête pleine de rêves, je suis rentrée chez moi pour manger un peu et écrire.

Après avoir écrit, je suis allée m’allonger et j’ai pensé à plusieurs personnes que j’ai eu l’occasion de croiser et qui me disaient qu’après 3 semaines ici, elles n’avaient pas perçu le moindre changement dans leur condition physique. Et je me suis rendue compte de la chance que j’avais de percevoir tout cela car ça m’aide énormément à avancer même si ma vue n’évolue pas pour le moment. D’ailleurs je considère l’évolution de ma vue comme un effet secondaire de tout ce que je viens chercher en ce lieu. Et puis une scène intérieure est apparue dans laquelle j’étais devant l’entité incorporée dans le médium João. Celle-ci me disait : Tu as une excellente vue, n’est-ce pas ? Ce n’est pas toi qui y voit presque rien, ce sont les autres. Reste ici et partage ce cadeau avec les autres. Ouvre leur les yeux. Il n’y a personne de mieux placé que toi pour faire cela. »

Cela m’a émue. Je me suis dit que c’était vrai et que c’est ce que j’avais envie de faire.

Puis j’ai somnolé pendant 3 heures. Des fois, je me réveillais avec le rêve précédent au bout de la langue mais il s’effaçait instantanément de ma mémoire consciente. Encore un shoot des entités de la cascade. Quand je suis sortie de cette phase de demi sommeil, ma vue était super claire, ce qui change des fois précédentes. J’ai célébré.

J’ai mangé et je suis allée à la Casa pour méditer dans le jardin. Je n’ai pas voulu fermer les yeux, je me suis autorisée à être oisive durant les 3 heures que j’ai passé sur ce banc. Il m’est passé pleins de trucs par la tête mais toujours positif. J’étais bien. Je me suis dit que ma dernière intervention spirituelle me paraissait bien loin alors qu’elle ne date que de 5 jours. Le temps n’est plus aussi rigide qu’avant dans ma nouvelle réalité. C’est rigolo.

Je suis rentrée et j’étais bien, comme très souvent maintenant que je le choisi à chaque instant. Le fait de proposer aux gens de m’aider financièrement lorsque je joue du hang me fait encore un peu mouliner le mental mais au fond, je devrais arrêter de me prendre trop au sérieux, c’est ça qui me fait me poser tant de questions. Et puis je peux choisir de voir les choses autrement : j’offre une opportunité d’aider. Moi j’aime aider les autres alors je peux facilement imaginer que c’est pareil pour les autres. A partir du moment où je m’ouvre à toutes les formes d’aide et que je ne force pas la main des gens, mon éthique est respectée.

Ensuite j’ai encore trouvé dans ma boite mail des remerciements suite à la publication du récit de mes aventures de la semaine dernière. Ça fait plaisir de voir que ce que je partage aide les autres. Et le fait d’écrire m’aide aussi car parfois, en écrivant, j’ai des éclaircissements sur ce que j’ai vécu, des compléments et même parfois, je n’écris pas ce que j’avais en tête. Sur le moment, je ne m’en rends pas compte. C’est quand je me relis le lendemain, pour corriger les fautes, que je suis parfois surprise d’avoir écrit exactement l’inverse de ce que je voulais dire. Je ne prends jamais cela comme une erreur mais plutôt comme une indication précieuse ! C’est pour cela que je me relis toujours le lendemain, car ayant déjà pris des distances par rapport au vécu que je partage, je savoure d’autant plus ces petites perles de synchronicité.

Mardi matin, je me suis préparée pour aller à l’épluchage comme d’habitude et, une fois arrivée à la Casa, je croise une amie qui me dit qu’ils ont déjà fini, ou presque. Je me dis, comment c’est possible ? Ça veut dire qu’on a changé d’heure. Mais en fait non, on a pas encore changé d’heure. Après, j’ai eu l’info comme quoi l’épluchage commence à 5h30 maintenant. C’est bizarre.

Ensuite, j’ai discuté un peu avec les gens du groupe d’ Anne Sophie et à un moment, on parlait des animaux totem et je me suis rappelée que lors d’un voyage chamanique, j’avais rencontré le lynx et l’araignée. J’ai fait le lien entre l’œil de lynx et ce que l’entité m’a dit hier à propos de ma vue. Mais oui, ça colle, j’ai un œil de lynx !

Ensuite nous sommes allés visiter la Casa da sopa (maison de la soupe). C’est un lieu financé par les bénéfices de la Casa qui, tous les jours, sert la soupe gratuitement aux personnes qui manquent de moyens. On peut aussi déposer des vêtements, des cahiers et toute sorte de choses qu’ils redistribuent au gens qui sont dans le besoin. Cette maison est vaste et très bien entretenue, il y a des portraits des entités partout. C’est beau, on voit bien l’éthique de la Casa et le respect qu’ils ont pour les plus pauvres. J’ai encore été touchée par la générosité et le dévouement de João. J’ai été prise d’un immense respect pour cet homme tellement simple qui a porté ce projet. La comparaison avec Elzéar Bouffier de « L’homme qui plantait des arbres » de Jean Giono m’est encore venue. Je trouve que le lien entre ces deux hommes est de plus en plus frappant. Cela m’inspire énormément en tout cas. En plus, dans la salle de réception, quand je suis passée devant le portrait de Saint Ignace de Loyola, il m’a fait un clin d’œil ! Elles ne manquent pas d’humour ces entités.

En discutant avec des amies, je me suis rendue compte que maintenant, je mangeais assez peu par rapport à avant et en plus, il me semble que je pourrais manger encore moins si je respectais ma faim. C’est un indice que je suis mieux connectée à l’énergie universelle.

Je suis rentrée manger et j’ai fait une petite sieste. En me réveillant, ma vision était très claire. J’étais contente.

Après je suis allée au chant et je me suis éclatée comme d’habitude. A un moment, j’ai perdu la clarté et je me suis rendue compte que c’était à cause d’un léger mal aise par rapport à ma pilosité au visage qui finalement me travaille encore un peu. Je me suis dit qu’à chaque fois que je pers la clarté dans la journée, c’est qu’il doit y avoir une émotion qui me trouble. A moi de les accueillir et de les transformer.

Et justement, à propos de ma pilosité, il m’est encore venu que je me prenais trop au sérieux. On m’a dit plusieurs fois que j’avais une âme de saltimbanque et on me l’a redit quand je jouais du hang. Et c’est vrai, j’ai habité 1 an en roulotte et j’aime l’esprit du cirque. Alors, si je suis saltimbanque et en plus j’aime ça, mes poils font partie du personnage. Non seulement ils donnent l’opportunité aux gens d’apprendre à voir au-delà des apparences, comme je fais tout le temps et en plus ils me poussent à m’aimer inconditionnellement et à ne pas me prendre trop au sérieux. Au final, je me suis dit que je pouvais être fière d’être comme ça maintenant et que cela fait parti du cadeau que je suis.

En attendant l’heure du chant, j’ai aussi eu un questionnement sur les mots que j’utilise concernant ma vue et mes yeux. A chaque fois, je dis que ma vue physique est basse au lieu de dire que j’ai une mauvaise vue. Mais ça ne va pas encore puisque je suis œil de lynx ! En fait, j’ai réalisé que ma vue n’a aucun problème. Ce sont mes yeux qui sont très abîmés. C’est donc cela que je dois dire : mes yeux sont très abîmés. Cela me paraît tellement plus juste et cela me permet d’arrêté de sceller dans mes mots un jugement négatif sur ma vue.

Ensuite, j’ai retrouvé mon amie Suisse et elle m’a présentée à une Brésilienne super qui tient une petite boutique dans la rue Frontale. Elle porte en plus le même nom que ma petite cousine, fille de mon cousin ex saltimbanque roulottier ! Quelle belle rencontre. Elle nous a dit qu’il y avait un projet de permaculture qui démarrait en ce moment à Abadiânia. Elle aussi était bien branchée permaculture, écologie et compagnie. Elle veux apprendre le Français et on va faire un échange d’apprentissage de langue. Je sens qu’elle est ma première porte vers le Brésil et les Brésiliens. On a passé 2 bonnes heures a discuter et on s’est donné rendez vous samedi prochain pour se faire un petit moment de musique flûte et hang et passer un bon moment ensemble. Je suis enchantée de cette rencontre, cette femme me semble vraiment super. La veille, j’avais demandé aux entités de me mettre en lien avec les Brésiliens pour que je puisse bien apprendre leur langue et mieux les connaître. C’est désormais chose faite.

Merci à la vie.

Mercredi matin, je suis partie de bonne heure pour aller à la Casa et aller méditer dans le courant. En patientant dans la file, je sentais que mes mains se mettaient à bouger toute seule. Je me suis dit que les entités testaient mes différents circuits musculaires pour que je puisse canaliser des gestes. Ça a duré au moins 30 minutes. J’étais déjà en paix et en méditation en faisant la queue. Puis, nous sommes entrés et je me suis placée sur le premier banc en face du siège de l’entité. J’ai tout de suite commencé à fermer les yeux et à me concentrer sur mon intention : Je suis un pont entre le monde cristallin et la conscience christique. Ces deux univers sont unis en moi et rayonnent leurs bienfaits à travers tout ce qui émane de moi.

J‘ai senti la connexion au ciel et à la terre. Au début, comme j’avais enlevé mes chaussures, j’avais un peu froid aux pieds. Dès que la cession a été ouverte, j’ai senti l’énergie circuler à travers moi et d’un coup, je n’ai plus eu froid aux pieds. L’énergie était intense ce jour là et la fin est arrivée très vite. A 9 heures, c’était déjà fini et pourtant, il y avait du monde. J’ai su après que c’était le Dr Augusto qui avait incorporé le médium et qu’avec lui, cela ne traînait pas.

Ensuite, je suis allée manger la soupe, j’ai discuté un peu avec des amies puis je suis rentrée chez moi.

L’après midi, j’allais passer dans la file de révision et demander officiellement si je pouvais être guide de la Casa. Et là, j’ai ressenti du stress et de la peur. Je me suis questionné : quelles peurs je projette sur l’entité ? La peur de ne pas être à la hauteur, la peur qu’elle me dise non, etc.

En méditant la dessus, je me suis dit, encore une fois, que quelque soit la réponse que j’obtiens, ce sera la meilleure réponse pour moi et que si c’est non, c’est qu’il y a peut être quelque chose de mieux pour moi. Dans ma tête cela tournait pas mal entre être fille de la Casa et guide de la Casa. Je ne savais plus ce que je voulais. C’est clairement ce stress qui me fait ne plus savoir ce que je veux.

Après un bon moment à écouter et accueillir ce stress, je me suis dit que l’intention du jour était d’avoir pleinement confiance en moi et conscience de mes potentiels pour pouvoir les offrir au monde. En effet, si j’avais pleinement confiance en moi, je n’hésiterais pas une seconde à valoriser ce que je peux donner aux autres et demander quelque chose en retour et je n’angoisserais pas rien qu’à l’idée de poser une question à l’entité. Donc, je veux faire bouger cela pour pouvoir me donner encore plus sans limites.

Ensuite, j’ai mangé et je suis retournée à la Casa pour passer dans la file de révision. Une fois, installée dans le grand hall de la Casa, une Brésilienne m’a posé des questions. Elle était un peu perdue et ne semblait pas vraiment connaître le fonctionnement de la Casa. Je me suis improvisée guide pour elle et je me suis très bien débrouillée avec le portugais. C’est un signe positif pour moi. Au début de la cession, une dame a fait un témoignage en portugais que j’ai bien compris et qui m’a touché. Elle parlait de son expérience à la Casa et auprès du médium João. Elle disait qu’il avait une grande sagesse et qu’il savait lire dans le cœur des gens. Et elle a partagé notamment qu’il lui avait appris ce qu’était la véritable élégance. L’élégance, ce n’est pas être super bien habillé avec des vêtements de marque, mais c’est les attitudes que l’on a dans la vie, le sourire que l’on offre à chaque personne que l’on croise, une main posée sur l’épaule en soutien, la gratitude que l’on choisi face à chaque situation, etc. Et là, d’un coup, je me suis sentie super élégante. J’ai aussi réalisé que, certes je ne me tartine pas le corps de crème de jour ou de nuit, je ne vais pas chez le coiffeur pour que ma coupe de cheveux soit parfaite, je fais peu attention à mon apparence physique, mais, je fais attention à ce que je mange, je fais attention à mon sommeil, je souris le plus possible, je choisi ce que je donne à manger à mon mental. Et en fait, c’est une autre façon de prendre soin de moi, je prends soin de ce qui ne se voit pas mais qui, au final est très important et me permet de rester en forme et en bonne santé. J’étais contente de réaliser tout ça.

A la fin de la cession, ils ont appelé la file de révision et je suis allée me mettre presque à la fin de la file pour bien avoir le temps de répéter mentalement mes intentions et la question que je voulais poser à l’entité. J’ai encore senti des sensations dans mon corps, signes d’un léger stress. Cela me montre que j’ai encore quelques schémas à déconstruire pour être vraiment à l’aise face à l’entité incorporée. En m’approchant de l’entité, j’ai fait signe à Sandra, la traductrice et je lui ai dit la question que je voulais poser à l’entité et elle m’a dit que je ne pouvais pas la poser dans la file de révision. Il faudra donc que je revienne demain matin dans la file de 2e fois pour faire ma demande. L’entité ne m’a rien dit et m’a prescrit une boite de passiflore pour la confiance. Et là, j’ai senti que c’était mieux que je la prenne car j’en avais besoin pour cette demande là.

J’étais contente d’avoir jaugé l’évolution de mon aisance par rapport à la dernière fois où je suis passée devant l’entité. J’étais quand même moins tendue alors qu’il y avait le petit challenge de lui demander si je pouvais être guide. Ce n’est donc pas totalement réglé mais, il y a un progrès. Je verrais ce qu’il en est demain.

Ensuite, après avoir acheté la passiflore à la pharmacie, j’ai retrouvé des amies et on est allée boire un jus de fruit au café de la Casa. Cet endroit est nouveau, il a moins d’un an. Une amie nous a invitées. En m’approchant du café, je ne le sentais pas, mais je n’ai pas osé le dire car j’étais invitée. Plus on s’approchait pour faire la queue, plus je me disais que ce serais mieux que je ne lui fasse pas dépenser de l’argent pour quelque chose que je ne vais pas apprécier. Mais, je n’ai rien dit et j’ai commandé un açaï. Sur le trajet pour aller payer, j’ai vu toute la nourriture industrielle qu’ils vendaient. Ça m’a grandement étonnée. Je me suis vraiment demandée si les entités cautionnent la ventre de cette nourriture qui d’une part n’est pas éthique pour la plan-te et l’humanité et, d’autre part, ne va pas dans le sens de la santé.

L’açaï a coûté le même prix que celui du Frutti’s mais il ne lui arrivait même pas à la cheville. Mon pré-sentiment était juste. Et j’en ai parlé à mon amie, en me disant que j’aurais dû m’écouter et partager mon ressenti. Elle m’a dit : bien oui, c’est toi qui voit mieux que nous ! On partageait le même avis concernant l’éthique de ce coin de restauration et la qualité des produits qu’ils vendent. On s’est dit, qu’il y aurait beaucoup à faire, rien qu’à la Casa, pour réduire l’impact environnemental. C’est bien qu’il y ait pleins de pistes de progression. En tout cas, je ne remettrai pas les pieds dans ce café. Je n’y trouve pas l’éthique que je cherche.

Ensuite, elles m’ont montré où se situe le petit magasin bio du quartier et je suis rentrée chez moi. J’ai commencé le traitement de passiflore et j’ai écrit le récit de ma journée.

J’ai vraiment envie d’aller de l’avant et de transformer tous les schémas qui me bloquent dans mon élans pour aider les autres.

Le soir, en méditant sur la journée. Je me suis rendue compte que j’étais encore dans le schéma de la petite fille qui attend le moindre signe d’attention du Père tout en ayant peur de lui. Je me suis demandé d’où ça venait. Je n’ai pas manqué de l’attention de mon père et je n’ai pas eu peur de lui. Ça ne vient donc pas de là. En cherchant, j’ai admis que je me mettais la barre bien haut, que j’avais envie d’être parfaite, voire, sous certains aspects, mieux que les autres. Je me mets donc la pression, mais pourquoi ? Depuis que je suis à Abadiânia, je n‘arrête pas d’avoir des compliments et retours super positifs me concernant. Pourquoi cela ne suffit pas à me donner la pleine assurance que je peux me lancer et oser demander quelque chose en retour ? Pourquoi je recherche, sans l’admettre vraiment, la validation du Père, représenté symboliquement par l’entité incorporée, tout en ayant peur de son jugement (mon propre jugement que je projette sur lui).

Après m’être posé ces questions, j’ai eu un élément de réponse qui est venu.

Quand j’étais au lycée, alors que j’étais au fond du trou et que les moqueries et humiliations de mes chers camarades de classe allaient bon train, je me suis réfugiée dans le travail scolaire et je me nourrissais, par compensation, des compliments des profs sur mon travail sérieux et sur mes excellents résultats. J’ai toujours fait tout mon possible pour faire mieux que les autres et pour avoir la validation, voire la préférence, de la personne qui représentait l’autorité. J’en ai fait une question de survie. C’était ma manière de me sentir aimée et valide aux yeux des autres. Et en fait, en y réfléchissant bien, je pense que ce schéma est bien plus vieux que l’époque du lycée et je crois que je l’ai entretenu jusqu’à aujourd’hui. Évidement, je l’avais déjà bien déplumé, mais il est revenu en force ces derniers jours pour que je le transforme totalement.

Maintenant que j’ai identifié ce schéma et que je le trouve vraiment vide de sens, d’autant plus que je ne suis plus en milieu hostile dans mes relations, je choisis de le laisser, je choisis de m’aimer même imparfaite et d’arrêter de me mettre la pression pour être ce que je ne suis pas. Certes, ce schéma a été stimulant et m’a poussé à explorer de multiples domaines de compétence et à apprendre vite, mais à quel prix !

Je veux arrêter cela. Je veux être moi-même, tout simplement, et me sentir parfaite comme cela. Je veux arrêter de me comparer aux autres et de me juger. Je veux m’autoriser à ne pas atteindre mes objectifs, à être faible parfois et à en rire. Je veux apporter plus de légèreté dans ma définition du service aux autres. Je suis aimée et soutenue inconditionnellement par l’existence dans tout mes choix. Je veux sentir cet amour et ne plus attendre de validation de la part de ce qui représente l’autorité pour me sentir apte à faire ce que j’aime faire.

Whouaaa ! Ça fait du bien de poser tout ça. Ça va changer pas mal de choses. Une bonne nuit de sommeil là dessus et c’est parti pour une autre réalité.

Justement, cette nuit, la suite est arrivée. Une suite qui m’éclaire concernant la vrai stimulation qui me pousse de l’avant depuis toujours.

Pendant la nuit, je me voyais encore recevoir l’attention de l’autre et cet autre prenait cette fois la forme du médium João. Je me suis dit qu’il y avait encore un trésor a trouver la dessous car maintenant, ce n’était plus la validation d’un aîné que je cherchait mais autre chose.

Je me suis demandée ce que représente vraiment ce personnage pour moi. Et là , j’ai réalisé que je perçois en lui la sagesse, la douceur, la générosité, le dévouement, la gentillesse, la simplicité et l’humilité. Et même, je pense que c’est cela qui m’attire ici car ces valeurs m’inspirent beaucoup et j’ai envie de les intégrer pleinement dans mon être. Je me suis dit que j’aimerais vraiment qu’il partage plus ses qualités d’homme car elles sont aussi précieuses, à mes yeux, que sa faculté d’incorporer les entités. Mais j’ai laissé cela de son côté du miroir pour revenir du mien.

Cette expérience me reflète que je suis en recherche avide de ma propre sagesse que je perçois dans certaines personnes. Et surtout j’ai besoin de la partager avec le monde. Et pour cela, il faut vraiment que je transforme tout ce qui me limite dans mon élan de partage et dans la reconnaissance de cette sagesse qui est déjà en moi puisque je la perçois chez les autres. C’est la recherche du trésor qu’il y a en moi (et en chacun de nous) et l’envie de le partager qui me pousse et me stimule.

Voilà une bonne chose d’identifiée. C’est la raison pour laquelle je suis ici.

Jeudi matin, je me suis préparée pour passer dans la file de 2e fois. J’étais très sereine ce matin là. Comme la file de 2e fois a été appelée en dernier, j’ai eu le temps d’écouter tout ce qui s’est dit au micro. Il n’y a rien eu de vraiment nouveau. Lorsque ma file a été appelée, je suis allée à la queue et j’ai répété mes intentions mentalement :

Je partage sans retenue le trésor que je suis et je reconnais sa valeur unique.

En avançant et en remerciant, il m’est venu que ce faisant, j’allais être en mesure d’aider les autres a reconnaître le trésor qu’ils sont et à le partager. J’en étais ravie. Je me suis rappelée que chaque personne est un cadeau qui a sa juste place dans notre monde. En entrant dans le courant, je me suis dit que j’entrais en contact avec l’amour inconditionnel, la joie, la paix et l’harmonie et j’affirmais intérieurement l’ouverture de tout mon être pour recevoir cet amour. Ainsi, j’ai eu très peu d’émotions négatives et de peurs. J’avais encore un tout petit peu d’appréhension, mais presque plus rien. J’étais contente de ce progrès.

En arrivant devant l’entité, Sabrina a posé la question pour moi. Elle a dit en portugais « elle veut être guide de la Casa. » alors que moi, j’aurais demandé « Est ce que je peux être guide de la Casa. »

L’entité à dit un truc que je n’ai pas compris et Sabrina m’a traduit : « il n’a pas répondu. La bénédiction pour toi. ». Je suis donc allée dans la pièce où l’on reçoit la bénédiction après chaque passage devant l’entité. Je suis restée longtemps ici les yeux fermés car ils attendaient de remplir la pièce pour faire les prières. C’était la première fois que j’attendais vraiment dans ce contexte. Pendant l’attente, j’ai repensé à ce qu’a dit l’entité. Je l’ai vu faire un signe de la main quand elle a parlé donc sa réponse était, la bénédiction. Sur le moment, je l’ai interprété comme une validation puisque Sabrina n’a pas posé de question, elle a juste dit que je voulais être guide. Donc pour moi, c’était positif. J’étais contente. En sortant, j’ai croisé Anne Sophie et je lui ai expliqué la situation. Elle m’a dit que c’était ambigu et qu’il fallait que je parle à Sabrina pour lui demander ce qu’elle en pense.

En attendant de trouver Sabrina, la vie m’a offert plusieurs opportunités d’aider et en quelque sorte de guider momentanément, deux personnes. En plus, j’ai revu la guide du groupe pour lequel j’ai fait un concert de hang dimanche dernier. Elle m’a dit qu’ils préparaient une enveloppe pour que je lance le projet d’enregistrement de ma musique. Cela m’a refait penser à cette idée, et j’ai aussi constaté que ces gens me donnaient quelque chose avec une attente derrière. Je me suis dit que cette information n’arrivait pas à ce moment précis par hasard. On aurait pu se croiser des dizaines de fois entre dimanche et aujourd’hui. Cela m’a refait penser à ce qu’a dit l’entité « la bénédiction pour toi ». J’ai donc reconsidéré cette idée d’enregistrer. Je sais que le fabriquant de mon hang vend un kit spécialement conçu pour enregistrer ce genre de son. Il est très facile à installer sur l’instrument. J’ai donc écrit au site pour leur demander la référence de ce matériel et le prix. On verra ce qu’ils me répondent car, si j’enregistre, il faut que la qualité de l’enregistrement restitue au maximum la qualité des sons. Affaire à suivre.

Plus tard, j’ai recroisé Anne Sophie qui, entre temps avait vu Sabrina et lui avait posé la question pour moi. Elle m’a dit qu’elle interprétait la réponse de l’entité comme un « tu n’est pas encore prête ». Et en y réfléchissant, je me dis que la réponse est ambigu car la question n’était pas vraiment une question mai,s ce qui s’est passé est juste car, s’il est vrai que je suis complètement prête pour accompagner des gens dans leur processus d’évolution à la Casa, je ne suis pas encore 100 % à l’aise quand je passe devant l’entité. Il me paraît essentiel, que je règle cela avant et que je pose la question moi-même.

Après cela, j’ai encore partagé ma vision des choses sur le temps et l’espace avec une amie, sans avoir d’attentes particulière, juste pour le plaisir de partager cela. Et j’ai eu une validation de plus de ma capacité à transmettre ma vision différente mais excellente.

Ensuite, je suis rentrée avec le sourire, contente des expériences de la journée.

Après avoir mangé et écrit un peu, j’ai eu envie de retourner à la Casa avec mon hang. Sur les coups de 16h, je suis donc repartie. Quand je suis arrivée à la Casa, la cession de l’après midi venait de se terminer. Je me suis posée dans le jardin mais une bonne pluie s’annonçait. Alors, j’ai eu l’idée d’aller m’installer sur le côté du bâtiment principal, à côté du triangle. J’ai déposé une demande et je me suis mise à jouer en signe de gratitude. En même temps, il a commencé à pleuvoir. J’étais à l’abri donc j’ai joué quand même. Et puis deux Brésiliens sont venus s’asseoir près de là. Puis une personne est venue faire une prière au triangle et ensuite elle m’a interpellée pour poser des questions sur l’instrument. C’était une Brésilienne aussi, et son compagnon est venu après. Du coup, j’en ai profité pour pratiquer le portugais. Ils m’ont dit que je le parlais très bien et je les comprenais bien. On s’est échangé les contacts Facebook. Je lui ai parlé de mon projet d’enregistrer et elle m’a dit que si elle pouvait aider d’une manière ou d’une autre, ça lui ferait plaisir. Ils sont de Brasilia, ce n’est pas si loin. L’autre couple qui était assis à côté a pris mon contact aussi. Ma demande d’entrer en contact avec le Brésil a bien été entendue ! Et finalement, je trouve que cette idée d’enregistrer un disque est très bien. C’est un bon début. Je n’ai pas encore croisé quelqu’un qui n’ait pas apprécié ma musique. Donc, je vais foncer.

En rentrant, entre deux averses, j’ai rencontré ma voisine Brésilienne et j’ai discuté avec elle. Encire une fois, je m’en suis bien sortie. Quelle belle journée ! Merci à la vie.

Vendredi matin, j’ai encore eu quelques réponses. En fait, j’ai réalisé que ma vieille timidité était entrain de revenir pour que je la transmute. Et cette timidité vient du fait que je projette mon égo sur les autres et sur l’entité incorporée. Or, mon égo contient encore des définitions inappropriées sur les relations humaines. Dorénavant, je vais faire avec les humains comme j’ai fait avec l’entité hier, c’est à dire que je vais choisir de projeter l’amour inconditionnel sur les autres et je vais choisir de m’adresser à leur âme plutôt qu’à leur égo.

Ce faisant, je réalise que chaque conversation anodine que j’ai eu depuis que je suis arrivée ici contient un indice précieux. En effet, une personne m’a parlé de timidité, une autre m’a parlé de manque de confiance, une autre me parlait de ses difficultés relationnelles et je lui ai dit de changer ses définitions à propos des autres, etc. Cela confirme ce dont je suis persuadée depuis quelques temps maintenant à savoir que tous les indices nécessaires à notre évolution, notre guérison et notre bien être se trouvent dans notre quotidien. Même si nous ne savons plus trop discuter avec les mondes spirituels, tout ce que nous avons besoin de savoir se manifeste dans nos expériences quotidiennes. Notre quotidien est notre médium dans lequel s’incorpore notre âme. Encore faut il la reconnaître et prendre ses messages comme des pépites d’or indispensables à notre cheminement.

Hier, j’avais prévu pour ce matin d’aller méditer dans le courant, mais ce matin, je sens le besoin d’aller au contact direct avec la vie et d’aller jouer du hang à la Casa. Je me suis donc installée dans la jardin, à ma place habituelle. La cession du matin n’avait pas encore commencée. J’ai commencé à jouer et rapidement, des gens sont venus s’asseoir et écouter. Je jouais pour la gratitude et pour demander que tous les besoins des personnes présentes soient satisfaits. J’ai envoyé ma musique dans le courant pour soutenir le travail de l’entité et faire ma part.

J’ai eu pleins de retours positifs encore et puis j’ai discuté avec des Brésiliens. Il y a pleins d’enfants qui ont aimé ma musique aussi.

Après avoir joué 2 bonnes heures, je suis allée prendre la soupe avec Anne Sophie et une personne de son groupe.

Je n’ai pas parlé beaucoup mais le peu qui a été dit était essentiel. Je ne me rappelle plus dans quel ordre c’est venu mais à un moment, j’ai dit que maintenant, j’y voyais plus clair concernant ce que mes yeux ont besoin (réparation des yeux physique et pas de la vue) donc, je vais pouvoir faire une demande précise là dessus. Plus tard, Anne Sophie m’a dit que peut être que les entités voulaient me faire travailler la patience mais la manière dont elle l’a exprimé ne me parlait pas. Toutefois, j’ai bien retenu la notion de patience et un peu plus tard, j’ai compris que cela voulait dire : patience avant de demander la réparation des yeux physique, il y a une autre demande à faire.

Et en méditant là dessus, il m’a paru évident que la première demande à faire concernant les yeux physique est la libération de toute la pression inutile que je mets sur eux et sur mon âme. Ceci ayant pour effet de traiter le glaucome. De plus Anne Sophie me disait que l’entité a guéri sa tendinite en une semaine. Ça fait donc plusieurs fois que je vois des demandes très simples être réalisée comme ma demande d’entrer en contact avec les Brésiliens. J’ai donc envie de jouer un peu plus avec cette stratégie. Jusqu’à présent, j’ai fait des demandes plutôt vastes et du domaine du spirituel, ce qui était certainement nécessaire. Cela a abouti à une résurgence de tout ce qui me serre la vis dans le plan physique (timidité, …) car finalement, j’ai demandé l’ouverture des vannes en haut mais pas en bas, ce qui a généré un embouteillage ! Les changements dans le plan physique sont plus lent que dans le plan spirituel. Je vais donc m’aligner sur le plan le plus lent et faire des demandes depuis le plan physique. Ce dernier illustre toujours clairement ce qu’il est nécessaire de changer sur les autres plans

Ma prochaine demande sera donc :

Je me libère de toute la pression que je mets sur mes yeux et sur mon âme.

En écrivant ces lignes, je me rends compte que j’ai tendance à trop intellectualiser les choses, à trop vouloir savoir et comprendre. Or, il y a des choses qui dépassent ce que notre mental peut concevoir et c’est donc là que la simplicité d’esprit, la foi et l’abandon sont de précieux alliés car ils nous permettent d’activer notre pouvoir d’autoguérison sans avoir la maîtrise consciente de la situation. Et en fait, je voulais avoir la maîtrise consciente de la situation, mais il me faudrait des dizaines d’années et une immense patience avant d’atteindre ce niveau de conscience. Mais si j’accepte de ne pas maîtriser consciemment ce que je transforme en moi en m’abandonnant simplement et avec foi à l’aide des entités, je peux m’autoriser davantage à faire entrer le miracle dans ma vie.

En fait, le fait de tout vouloir savoir et comprendre est une des causes de la pression que je mets sur mon âme. Je vais donc me calmer avec ça. Tout vouloir comprendre me limite à vivre ce que le mental peut concevoir, c’est donc une énorme limitation. Maintenant, je vais me laisser surprendre par les possibilités immenses de l’existence.

Suite à cela, je vais aller déposer 3 demandes dans le triangle, en attendant mercredi prochain.

1 J’ai besoin d’aide pour me libérer de toute la pression inutile que je mets sur mes yeux et sur mon âme

2 J’ai besoin d’aide pour rencontrer l’amour inconditionnel dans le plan physique.

3 Merci de m’envoyer un homme avec lequel je puisse fonder une famille et avoir des enfants.

Je suis donc retournée à la Casa pour déposer ces demandes et aptès, j’ai retrouvé le groupe d’Anne Sophie pour passer ensemble leur dernière soirée ici.

Et là, une énorme opportunité m’a été servi sur un plateau et cette opportunité vient éclaircir l’ambiguité de la réponse de l’entité quand Sabrina lui a dit « Elle veut être guide de la Casa. ».

Une des personnes du groupe d’Anne Sophie a senti l’appel de rester une semaine de plus. Cette personne est en fauteil roulant et est venu à Abadiânia pour remarcher. Elle est venu vers moi complètement perdue face au choix qu’elle devait faire (rester une semaine de plus ou pas). Je l’ai aider à reconnaître la voix indiquée par la boussole du cœur et du coup, elle a choisi de rester. Je vais donc avoir ma première opportunité de guider une personne la semaine prochaine. Je vais me concentrer la dessus et ce sera ma médecine de la semaine. Je vais apprendre énormément, je le sais.

Ensuite, nous sommes allé manger dans une pizzeria, bien que j’aurais préféré que l’on aille au Frutti’s. C’était bon, mais la digestion a été difficile.

Samedi matin, je me suis réveillée avec une douleur au ventre. J’ai une zone dans le ventre qui s’irrite quand je mange un repas trop acidifiant. La douleur était légère, j’ai connu pire. Mais bon, je me suis dit que je vais éviter d’aller à la pizzeria, d’autant plus que manger des pizzas ne m’attire pas plus que ça.

Je vais aussi déposer une demande aux entités pour qu’elles m’aident à apaiser cette zone de mon corps. Il doit certainement y avoir un lien avec la pression que je mets sur mes yeux.

Le matin, je suis allée faire mes courses et ensuite, j’ai rejoint la pousada du groupe d’Anne Sophie pour leur dire au revoir. Puis, je suis rentrée pour manger et faire une sieste.

Vers 15h, je suis retournée à la Casa pour déposer la demande concernant mon ventre. Je suis partie avec mon hang pour éventuellement jouer et aussi parce qu’à 17h, je dois rejoindre mes amies Suisses pour aller chez Thais, une Brésilienne qu’elles m’ont présentée.

Une fois arrivée à la Casa, j’ai déposé ma demande, puis, comme il commençait à pleuvoir, je suis allée m’installer dans le grand hall à côté du grand tableau représentant Jésus Christ sur un bateau. Ce tableau m’intrigue et surtout le regard de Jésus. Je trouve que ses yeux sont immenses et cela m’interpelle. Ça me rappelle aussi que toute les personnes qui ont croisé João ont été interpellée par son regard profond et intensément présent. Tout cela me rappelle que je suis souvent absente dans mon regard, je n’ai plus le réflexe de regarder les gens dans les yeux quand je discute avec eux, même si j’écoute vraiment ce qu’ils me disent.

Sur ces pensées, je me suis assise et j’ai commencé à méditer. J’ai tout de suite senti une chaleur intense au niveau des mains et une énergie circulant dans mon ventre et aussi dans tout mon corps. Je me suis dit que les entités devaient être en train de faire quelque chose sur moi. Après cela, je commençais à somnoler sur mon banc et je sentais fort le besoin d’aller me reposer. Mais j’avais ce rendez vous à 17h. J’ai regardé l’heure et il était 16h. J’avais donc encore le temps. J’observais le tableau du Christ, toujours attirée par son regard et aussi par ses mains. Je me demandais quel message se cachait derrière l’expression de son visage, la position de ses mains, les couleurs de ses vêtements, etc. Puis je suis repartie en méditation et à un moment, j’ai demandé aux entités si c’était dans mon intérêt de poser beaucoup de demandes. La réponse a été clairement non. J’ai demandé si j’en avais trop posées et la réponse a été oui. Puis j’ai demandé : si je devais me focaliser sur une demande, quelle serait-elle ? Et la phrase qui m’est venue est : voir à travers les yeux du Christ.

Cette phrase tournait dans ma tête et puis j’ai réalisé qu’elle était le point commun de la majeure partie des demandes que j’ai faites jusque là. C’est certainement l’expression la plus juste et la plus simple du besoin de mon âme. Je vais m’abandonner à cela.

Quand j’ai regardé l’heure à nouveau, il était 16h52. Il fallait que j’y aille. En partant, je suis passée devant une affiche qui a attiré mon regard. Il y avait marqué » :

João De Deus O silêncio é uma prece (le silence est une prière)

Puis en dessous, j’ai vu que c’était l’affiche d’un film.

Cette phrase du médium João– O silêncio é uma prece – m’avait déjà interpellée mercredi dernier lors d’un témoignage. Et elle s’est mise à tourner dans ma tête à mesure que je marchais vers la pousada dans laquelle je devais retrouver mes amies.

En arrivant à la pousada, elles n’étaient plus là. J’ai pas cherché trop longtemps, je suis rentrée pour me reposer.

Je me suis allongée et il y avait toujours ces deux phrases qui tournaient dans ma tête : Voir avec les yeux du Christ et O silêncio é uma prece. Je me suis endormie vers 18h et je suis restée au lit jusqu’au lendemain matin.

Dimanche matin, Les deux phrases d’hier étaient toujours bien présentes dans mon esprit. Cela m’a fait repenser à ma rencontre de vendredi quand je jouais du hang à la Casa. A un moment, un Brésilien s’ est assis en face de moi puis il a écouté et quand d’autres Brésiliens se sont assis à côté de moi, il s’est mis à commenter la musique, à parler de ses voyages, à parler de la musique classique Française et de l’histoire de France et même de politique. Moi, je jouais sans vraiment écouter mais je trouvais cette attitude un peu déplacée. Puis il m’a posé des questions et plus tard dans la matinée, il est revenu vers moi et on a discuté. J’avais l’impression qu’il en savait plus que moi sur l’histoire de France. De toute évidence, c’est quelqu’un de très cultivé et qui a beaucoup voyagé. Il m’a parlé de Ravel, de Victor Hugo, d’Allan Kardec, de Khalil Gibran, etc. Et sa conclusion c’était que le plus important, c’était l’amour car nous sommes tous un et donc tous frères.

Quand je compare cet homme très instruit, qui n’a pas su garder le silence pour écouter ma musique, avec la sagesse authentique du médium João qui est allé à l’école seulement 2 ans et qui, d’après ce que dit Anne Sophie, sait à peine lire et écrire sa langue maternelle, je me dit que la vie est une grande enseignante. C’est vraiment dans les attitudes que l’on voit si la sagesse à pénétrer un être humain et pas dans son instruction ou son intelligence. Bien que je respecte mon ancienne volonté de tout savoir et de le partager, je suis bouche bée devant la simplicité d’esprit, l’humilité et la sagesse de João. Cela m’inspire beaucoup et cela va m’aider à trouver le juste milieu entre le savoir et la sagesse, entre parler ou garder le silence. Je sens que quand la sagesse fait totalement partie d’un être, les mots deviennent secondaires. Ce qui émane de la personne et ses attitudes parlent pour elle.

Après cela, je suis allée au chant et j’ai encore eu des frissons partout. Je pensais à mon intention centrale : je vois à travers les yeux du Christ et je me sentais bien. Des personnes du public sont venues chanter leur chant. Ça changeait de d’habitude et c’était très beau. J’étais très calme et je sentais dans mon énergie que le travail d’hier continuait son œuvre. Alors je suis rentrée pour me reposer au calme.

Dans les heures qui ont suivies, j’ai ressenti un vide, comme après une pression qui saute. Un nouvel espace s’ouvre pour moi, plus vaste, plus ouvert, un nouvel espace à explorer.


#voyage #transformationdesoi

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