• Violaine

Ma 7e semaine à la Casa de Dom Inácio de Loyola, Abadiânia, Brésil


C’est reparti pour une nouvelle semaine avec une nouvelle énergie.

Lundi matin, j’ai commencé par écrire car je ne l’avais pas fait ces deux derniers jours. Je voulais finir le récit de la semaine passée aujourd’hui et le poster sur mon blog. Pour la première fois, j’ai relu le récit de toute la semaine et j’ai été étonnée de me rendre compte que tout ce qui s’était passé en début de semaine me paraissait déjà très loin.

Ensuite, je suis allée à la pousada Catharinens pour 10h car il y avait un monsieur qui venait partager son vécu ici à Abadiânia. C’est un homme en fauteuil roulant qui habite à Abadiânia depuis 26 ans et qui a développé un trésor de sagesse grâce à son handicap. Je faisais la traduction pour une guide Française qui ne parlait pas très bien anglais. Ce n’était pas une tâche facile car il y avait beaucoup de bruits parasites et le monsieur ne pouvait pas parler trop fort. Je m’en suis pas trop mal sortie.

Lors de cette réunion, j’ai entendu beaucoup de mots qui faisaient écho à ceux de Bashar. L’homme a commencé son discourt par : « Lorsque vous venez ici, vous devez vous libérer de vos attentes et vous abandonner à votre âme. Vous êtes parfaits tels que vous êtes et vous êtes aimés inconditionnellement par les entités. » Ce n’était pas exactement formulé pareil, mais c’est le sens que j’ai perçu en tout cas.

Ensuite quelqu’un, dans une question a dit : « Je suis ce que je suis pour une raison (mais ...) ». Cette phrase est exactement la première affirmation de la méditation d’ancrage de la paix proposée par Bashar dans sa dernière retransmission. Ensuite, quelqu’un a posé une question sur l’éternité et à un moment, quelqu’un a dit pour lui répondre : « Le temps n’existe pas ». Je me suis dit whoua, je n’ai jamais autant entendu ces phrases dans la bouche des autres. Ça fait plaisir, je me sens moins seule.

Après cela, j’ai croisé Mélusine, on a discuté un peu puis on a vaqué chacune à nos occupations. Je suis rentrée, j‘ai mangé et j’ai fait une bonne sieste. Cela m’a fait du bien. Ensuite, j’ai écouté la dernière partie de la retransmission de Bashar. C’était bien, il y a encore eu des éléments en synchronicité avec ce que je vis. Après la méditation de la fin, j’avais très envie de prendre une grande douche et de me laver les cheveux. Cela m’a fait un bien fou. Je pense que je n’ai pas fait que nettoyer le corps physique car je me sentais toute fraîche et régénérée après.

Puis je suis allée à la Casa pour méditer un peu dans le jardin. J’ai pensé aux animaux, à l’amour que j’ai pour eux, à ce qu’ils représentent pour moi. Et puis là, j’ai vu qu’il y avait un coq noir qui se baladait entre les bancs du jardin. C’est pas courant. Je me suis rappelée que quand j’étais enfant, je rêvais d’avoir plein d’animaux chez moi, de toute taille et de tout type. Je me suis rappelée aussi qu’une fois, j’ai guéri avec mon magnétisme un bébé coq qui s’était fait défoncer le crane par le coq de la basse cour dans laquelle j’essayais de l’intégrer. Je le croyais condamné mais j’avais quand même essayé de l’aider et, à ma grande surprise, il s’était vite remis de sa blessure sévère au crane. Ce petit coq s’était ataché à moi et me suivait partout comme si j’étais sa mère. A la tombée du jour, il voulait se glisser dans mes vêtements pour dormir dans la chaleur de mon duvet. Quelle histoire. Cela m’a ramené au souvenir que plus tard dans mon adolescence, je voulais être vétérinaire. Peut être que je peux soigner les animaux sans avoir recours au bistouri. En tout cas, j’ai envie d’être prés d’eux mais je me suis dit que je ne voulais pas les posséder. Je voulais les avoir dans mon environnement comme des amis qui sont libres d’aller et venir, comme les liens d’amitié que je tisse avec des humains. S’ils veulent rester à mes côtés, comme souvent les chiens aiment être avec leur maître, je les accueillerai avec plaisir. S’ils veulent juste être de passage, ce sera avec plaisir aussi.

En m’imaginant dans de telles relations avec le monde animal, des larmes me sont venues tellement j‘ai besoin de leur présence à mes côtés et c’est vrai qu’à chaque fois que je croise un animal, que je lui offre mon attention et des caresses, il semble apprécier grandement. Le besoin doit donc être réciproque, comme deux aimants qui s’attirent.

Après cela, j’ai entamé le chemin du retour. Je suis passée par la pousada de Mélusine pour voir si elle était là. Je ne l’ai pas vu et elle n’était pas chez elle. Mais, à quelques pas de là, j’ai rencontré un chat qui m’appelait pour m’inviter à le caresser. Il semblait tellement apprécier que je me suis assise un instant pour rester avec lui. Il s’est installé sur mes genoux et je l’ai caressé un bon quart d’heure. Ensuite je l’ai laissé pour continuer ma route. En chemin, j’ai décidé de m’arrêter pour prendre un açaï au café central (l’açaï est une baie d’Amazonie très nutritive et ils en font un excellent smoothi. Juste avant d’arriver au café, j’ai croisé de loin deux Français qui discutaient et l’un disait « La vie est un miroir... » encore un écho des enseignements de Bashar que je partage moi aussi dès que j’en ai l’occasion. Décidément, je suis dans un nouveau monde, je n’ai jamais autant entendu ces principes dans la bouche des autres.

Ensuite, j’ai décidé de manger là. A la table d’à côté, il y avait une femme seule qui semblait être Française. J’ai franchi le pas et j’ai osé entamer la discussion avec elle. On a passé un bon moment d’échange ensemble. Elle m’a parlé de la femme qui s’occupe, toute seule, des animaux abandonnés d’Abadiânia. Je me suis dit que je pourrais aller la voir pour l’aider et aider les animaux. Ça a l’air d’être le thème de l’après midi.

Ensuite, je suis rentrée et j’ai passé un petit moment à caresser Belinha, la chatte de la pousada et ses trois petits bébés. Elle a apprécié aussi.

Encore une belle journée qui se termine. Merci.

Mardi matin, je suis allée à l’épluchage des légumes à la Casa. J’ai bien discuté avec ma binôme de bassine de chouchous. Ensuite, je suis passée à l’épicerie et je suis rentrée pour déjeuner. Pendant que je me reposais un peu, plusieurs idées me passaient par la tête, aller à la petite cascade pour commencer mon cycle de méditation proposées par Bashar ou aller jouer du hang à la Casa. Finalement, j’ai reporté la cascade pour cet après midi et je suis allée jouer du hang à la Casa. J’ai passé un chouette moment et je pense que je ne suis pas la seule. Cela a sans doute été une bonne alternatives aux bruits ambiants de la Casa le mardi matin, à savoir, les compresseurs des personnes qui font le ménage et aussi la scie circulaire des personnes qui font des travaux.

Sur le coup de 11h30, j’ai senti l’élan de rentrer pour manger afin d’aller, dans la foulée, à la petite cascade perdue dans la nature. J’ai senti l’appel de prendre des bouteilles d’eau pour recueillir de l’eau de la cascade. En chemin vers elle, il y a une clôture avec un portail habituellement ouvert mais là, il était fermé. Je suis passée dessus mais quand même, une part de moi était un peu gênée de faire cela. En descendant, j’entendais des bruits de moteur et de tronçonneuse. J’espérais qu’ils n’étaient pas en train de faire une coupe là où j’allais. Intérieurement, cela m’a dit non et en effet, en descendant, j’ai dépassé le bruit et l’ai laissé derrière moi. A un endroit sur le chemin, proche de l’arrivée, il y a un vestige de clôture et de portillon. A cet endroit, un cheval gris se tenait sur le chemin et à mon arrivée, il s’est décalé pour me laisser passer puis il a henni lors de mon passage à sa hauteur. Ensuite, il m’a suivi, avec une certaine distance, jusqu’au ruisseau. Sur le moment je n’ai pas fait le lien, mais en fait, c’est la représentation de la licorne, la gardienne de la cascade, qui m’a ouvert la porte énergétique du lieu et m’a accompagnée jusqu’à la cascade. Donc même si les Hommes avaient fermé le passage, les esprits de la nature me l’ouvraient.

Ensuite, j’ai cherché un endroit approprié pour faire ma méditation. Je l’ai trouvé en remontant un peu le cours d’eau. Je me suis installée entre un arbre et le ruisseau, assise sur un beau rocher qui me permettait d’avoir les pieds dans l’eau.

Je me suis donc connectée au bruit de l’eau, au bruit du vent dans les arbres, à ma respiration et au battement de mon cœur. Ce n’était pas si facile de maintenir mon attention sur ces quatre éléments mais je vais m’améliorer. Je me suis mise à bâiller encore et encore, c’est un signe que quelque chose se passe. Ensuite, j’ai repensé à l’invitation que les êtres de la cascade m’avaient faite, à savoir, boire l’eau recueillie au pied de la cascade. Je me suis demandée si ce n’était pas risqué avec les polluants qu’il pouvait y avoir dans l’eau. Et j’ai l’impression que ça a fait rire les éléments autour de moi. J’ai perçu :

Et tu crois que votre eau du robinet ou votre eau en bouteille est moins polluée ? Vous les humains vous voyez tout à l’envers. L’eau de ce ruisseau n’est pas plus polluée que votre eau du robinet ou vos eaux minérales. Mais elle est vivante et elle est donc capable de neutraliser cette pollution car elle n’est pas minérale, elle est végétale, c’est une eau végétale ! Si je ne me trompe pas, vous vous nourrissez de végétaux et pas de pierre n’est ce pas ? Votre eau du robinet et vos eaux minérales sont polluées et mortes. La charge de pollution est donc pleinement active. Sauf que vous, vous avez peur de ce qui est vivant et vous êtes rassuré quand vos aliments sont morts. C’est le monde à l’envers. Si vous voulez la vie, nourrissez vous avec ce qui est vivant et évitez le plus possible de consommer ce qui est mort !

N’ayez pas peur des bactéries et autres micro-organismes. Ce sont eux qui soutiennent la vie. Quand ils apparaissent en excès, c’est pour corriger un déséquilibre dans votre terrain. Ils ne sont pas la cause des problèmes, ils en sont la conséquence. Les micro-organismes, où qu’ils soient, sont les petites mains de la création et ils donnent corps à vous croyances, définitions, peurs, intentions, prières, etc. Une eau vivante est donc capable de porter vos intentions au cœur de votre être, ce que ne pourra pas faire une eau morte. Mais pour pouvoir la boire, il faut éliminer toute peur en lien avec ce type d’eau, sinon, ce sont vos peurs que vous allez boire.

Suite à cela, j’ai donc rempli deux bouteilles d’1,5L au pied de la cascade après que l’eau ai été bien oxygénée par les remous des différents petits sauts.

Après je suis remontée pour aller au chant. Puis je suis passée chez Mélusine pour voir si elle était là, sans succès. Je suis rentrée. J’ai lu et je me suis reposée encore en savourant tous les bons moments que je passe ici.

A un moment donné, j’observais mes pensées qui cherchaient à planifier les différentes activités des jours qui allaient venir en prévoyant telle régularité pour telle activité, etc. A un moment, j’ai dit stop. Je verrai au jour le jour, il est inutile de planifier à l’avance et d’imposer une régularité. C’est le cœur qui va faire le planning et pas la tête. Tout ce que je sais, c’est que demain matin, je vais aller méditer dans le courant et faire la méditation d’ancrage de la paix proposée par Bashar. Ensuite, on verra au fur et à mesure. Je serrai une personne totalement nouvelle (comme à chaque instant) demain après midi, donc il est parfaitement inutile que la Violaine de maintenant fixe un planning pour la Violaine de demain après midi, car ce planning sera très probablement inapproprié.

Mercredi matin, je me suis levée tôt pour aller méditer dans le courant. En arrivant à la Casa, j’ai vu Mélusine qui faisait la queue aussi. Nous avons discuté un peu. Je ne savais toujours pas ce que j’allais faire cette après midi là. Ils avaient mis les décorations de noël, déjà, 1 mois et demi à l’avance. Ça fait bizarre dans ce contexte climatique d’été.

Une fois dans la salle, j’ai fait le calme intérieur pendant un certain temps, cela a été facile. Puis, quand la cession a commencée, j’ai fait la méditation d’ancrage de la paix proposée par Bashar et, en effet, elle permet d’établir une paix profonde est extrêmement stable en soi. Elle dure 1 heure et je l’ai faîte 3 fois. Pendant que j’étais dans cette paix intense, je sentais une énergie intense dans tout mon corps et je rayonnais cette énergie pour que tout les gens autour et dans les files en profitent. J’ai rarement senti l’énergie aussi intensément dans mon corps, je l’ai déjà sentie à l’extérieur mais pas à l’intérieur. Comme nous avons les yeux fermé dans le courant, j’ai remarqué que, plus que jamais, je voyais les bruits, ils avaient des formes et des couleurs différentes. Plus ils étaient intenses, plus c’était flagrant. A un moment, les gens qui sont dans le grand hall ont applaudi, je ne sais pas pour quelle raison, et là j’ai senti un frisson me traverser complètement, cela m’a fait monter le sang à la tête et j’ai senti la pulsation du flux sanguin sous mes cuisses dans la zone en contact avec le banc.

Pendant les 3 tours de ma méditation d’une heure, j’étais très concentrée. Après, je me suis centrée sur cette paix que j’avais invitée en moi et que je rayonnais autour de moi. Quelques pensées sont venues détourner mon attention, après quoi, je revenais au présent sans me juger. A 11h30, la cession était terminée, cela fait 4h30 de méditation.

En sortant, j’ai salué Mélusine et je suis allée prendre la soupe. Elle ne la prend pas car elle s’est mise 100 % à l’alimentation crue pour se donner toutes les chances de guérir son cancer.

Ensuite, je suis rentrée ne sachant toujours pas ce que j’allais faire l’après midi. En mangeant, la réponse est venue. Il y a en effet encore une part de moi, une part de ce qui me passionne, que je garde à l’intérieur par peur de passer pour une illuminée. Or, cela ne peut plus durer, je dois nourrir cette passion, elle fait partie de moi et elle n’est pas plus ridicule qu’une collection de timbre, de petite voiture ou de construction en allumettes.

Cette passion, je l’ai déjà abordée timidement la semaine passée mais je vais en parler ouvertement maintenant. En fait, j’ai toujours été friande des échanges de cultures d’un pays à l’autre car cela permet une grande ouverture d’esprit et un échange de sagesse qui me faisait grandir. Aujourd’hui, cette gourmandise prend une autre tournure car j’ai très envie de rencontrer nos frères galactiques. A travers les enseignements de Bashar, qui représente une civilisation extraterrestre avec laquelle nous avons un lien génétique, je goûte au trésor que pourrait constituer cet échange et cela me met l’eau à la bouche. Ils ont évolué à un tel point qu’ils n’expérimentent plus de déséquilibre donc plus de maladie ni de conflit, ils vivent en harmonie totale avec toutes les formes de vie qui habitent leur planète, ils n’ont plus de système monétaire ni de gouvernement, chacun agit selon les élans de son cœur et tout est orchestré par les synchronicités. Ils viennent vers nous avec un respect total de notre libre arbitre en proposant leur sagesse et en nous laissant libre de l’adopter ou non.

Et bien moi, j’ai envie de les rencontrer, j’ai envie de m’aligner avec leur sagesse car elle me paraît totalement alignée avec ce qui résonne dans mon cœur. Voilà ma passion : me préparer à la rencontre directe. C’est encore ma soif de sagesse qui me conduit et quand je regarde le chemin que j’ai suivi jusque là en disant oui aux élans de mon cœur, je me rends compte que je me prépare déjà depuis longtemps, sans en être consciente.

Alors donc, pour nourrir cette passion et la laisser transparaître au grand jour, il m’a parut évident que cet après midi, il fallait que j’aille en intervention spirituelle volontaire avec les intentions suivantes :

- Je prends part, en pleine conscience, au plan d’évolution commune avec notre famille galactique

- Je m’aligne avec la vibration de la réalité parallèle dans laquelle, j’ai des contacts ouverts avec mes frères galactiques

- Je parle ouvertement de cette passion autour de moi car elle fait partie de ce que je suis.

Je suis donc allée en intervention avec cela en tête. En chemin, un Français m’a accosté pour me poser des questions sur mon hang. On se recroisera certainement un autre jour.

Dans la salle d’intervention, je me suis retrouvée à une place qui était complètement au coin des salles d’intervention, contre le mur extérieur avec personne devant. Cela a duré 20 minutes environ. J’ai senti une énergie intense partout dans mon corps. Ensuite, je suis rentrée en taxi. Je ne me sentais pas fatiguée, bien au contraire. Au bout de quelques heures allongée sans dormir, j’ai fait une petite sieste. Je ne sentais pas mon corps vibrer comme les autres fois. Au bout d’un moment, deux informations me sont venues :

Cette passion est le chemin de plus grande fluidité me permettant de manifester les intentions qui constituent le fil rouge de mon cheminement ici, à savoir incarner la conscience christique et voir à travers les yeux du christ, œuvrer au service de l’amour et vivre dans un monde qui respire l’amour, la joie, la paix et l’harmonie.

Je n’ai pas été opérée par les entités de la Casa mais par mes frères galactiques et notamment un type en particulier que je connais. C’est pour cela que synchronistiquement, j’étais dans un coin pour que la présence de ces êtres impacte peu les autres personnes.

C’est aussi la raison pour laquelle je ne suis pas fatiguée, leur façon de procéder est différente. C’est aussi pour cela que, avant que je reconnecte avec cette intention, une intervention spirituelle classique ne m’appelait pas du tout.

En écrivant ces lignes je me rends compte d’un des premiers effet de l’intervention, c’est à dire que je parle sans crainte de ce sujet alors qu’avant, j’aurais été très mal à l’aise par peur de perdre certains amis. Aujourd’hui, je choisi d’être moi même sans crainte des conséquences. Certes il y en aura mais je sais que j’ai plus à gagner en me montrant telle que je suis.

Je sens que grâce à ce choix, des portes vont s’ouvrir, je ne sais pas quelle forme cela va prendre, mais je suis sûre que ça va arriver. Cela me ravit le cœur. Merci à la vie.

Jeudi matin, j’ai pris le temps de me lever et de commencer la journée en douceur. J’ai rapidement constaté que je n’étais pas fatiguée. Comme il y avait une belle pile de linge salle, j’ai fait un peu de lessive. Constatant que cela ne m’avait pas fatiguée, j’ai fait le point intérieurement pour jauger s’il était raisonnable que j’aille prendre la soupe à la Casa. La réponse a été oui bien que j’étais encore dans les 24 heures de repos post opératoire durant lesquelles il est recommandé de ne pas sortir de sa pousada.

Je suis donc allée prendre la soupe puis je suis passée chez Mélusine pour voir si elle était là et je l’ai trouvée en train de préparer son repas de fruit. Nous avons mangé ensemble, elle a partagé son abondance avec moi et nous avons bien discuté. Ensuite, nous sommes allées méditer dans le courant du belvédère. Il s’agit d’un espace extérieur de méditation connecté au courant intérieur. En principe, après une intervention, on n’est pas sensé retourner dans le courant avant quelques jours et donc, quand j’ai réalisé que cet espace de méditation était connecté au courant, je me suis questionnée intérieurement pour savoir si c’était approprié que je reste là. La réponse que j’ai obtenue est : tu es là où tu dois être. Alors, je suis restée.

Durant la méditation, j’ai fait plusieurs choses à la fois, j’ai fait la méditation d’ancrage de la paix de Bashar, j’ai écouté la musique diffusée en fond, j’ai écouté ce que disait la médium qui encadrait l’espace et j’écoutais aussi un peu ce qui se disait au micro dans le grand hall car cela venait jusqu’à nous. Comme je n’avais pas prévu d’être là, je n’avais pas emmené mon coussin et au bout d’un moment, les bancs en bois ont commencé à être très dur mais quelque chose me disait de tenir jusqu’au bout. J’ai ensuite reconnecté par la pensée avec mes amis de l’espace, ce qui m’a bien replongé dans la méditation. J’avais l’impression qu’ils étaient en train de me remplir de leur énergie pour que je sois leur ambassadrice dans cette réalité terrestre. La cession de l’après midi s’est terminée peu de temps après avec une visualisation proposée dans un environnement naturel qui m’a comblée de joie.

Ensuite, nous avons retrouvé Issa dans ce même espace et nous sommes allés boire un açaï tous ensemble. Ce moment a permis de belles discussions profondes et constructives.

Et notamment, en ce qui me concerne, Issa, qui est un peu médium, a partagé ce qu’il percevait de moi et c’est très intéressant car cela m’a permis d’identifier clairement une carapace que je porte encore et qu’il est temps que je transforme.

Il m’a dit qu’au delà de mon allure de femme très masculine, il me perçoit comme une femme très féminine, très douce, très aimante, très sensible et que ce côté très masculin que je donne à voir par mon apparence est un montage et que ce n’est pas moi. Cela m’a permis de voir que je teinte ma force intérieure avec un masque très masculin de force physique pour masquer ma faiblesse et ma sensibilité. J’ai rapidement reconnu l’évènement qui pourrait être à l’origine de ce montage et en tout cas qui l’a renforcé. Quand j’étais petite, je jouais déjà la dure en refusant d’admettre quand j’avais mal même si je sautillais de douleur. Je disais « même pas mal, même pas mal ! » Cela vient probablement de mes expériences très précoces des joies de l’hôpital et de vouloir se montrer forte pour ne pas donner de la peine à ses parents face à ce genre de défi. Ensuite, je me suis identifiée à cela car je voyais que mon papa était fier de moi. Il disait : « Elle est costaude Violaine ». Et ces vrai que cette force que j’ai déployée à ce moment là m’a protégée un temps lors des moments pas franchement tendre de mon enfance (opérations des yeux maintes fois répétées) et de mon adolescence (moqueries, rejet, humiliation).

Ce schéma m’a suivie et je me suis encore pleinement identifié à lui lors de mes années de permaculture dans lesquelles je jouais la femme forte et j’épatais tout le monde avec ma capacité de travail. Dès que j’ai découvert la bio-énergie et les énergies subtiles, j’ai voulu lâcher cette part de moi qui trouve la reconnaissance dans l’affichage de sa force de travail physique. Je me suis donc éloignée de la permaculture pour reconnecter avec la douceur que j’avais enfoui bien profondément en moi.

Maintenant que ce schéma est bien conscientisé, je souhaite le laisser aller et pour cela, la clé est de redéfinir la force, car cette force intérieure, je l’ai, c’est indubitable. En changeant ma définition de la force, je vais pouvoir l’exprimer autrement qu’à travers la force physique, la pilosité et la dureté.

En méditant à ce sujet, quand je suis rentrée chez moi, je me suis rappelée encore de la phrase de mon amie Corinne : « La douceur est une force qui vous rend puissance au-delà de tout combat. »

Donc voilà, j’ai ma réponse, cette force que j’ai en moi peut tout aussi bien se déployer de manière subtile pour diffuser ma douceur et mon amour à tout ceux qui m’entourent. Elle peut se déployer dans mon aura pour que celle-ci repousse la négativité plutôt que de se rétracter à son contact.

Au final, la force est ni plus ni moins que la capacité à garder son intégrité spirituelle, mentale, émotionnelle, énergétique et physique quelques soient les circonstances. Elle permet de proposer le cadeau de l’essence de notre être à qui que ce soit, de la manière la plus douce et subtile qui soit.

De plus, cette difficulté que nous pouvons rencontrer à maintenir notre intégrité face aux circonstances extérieures fait partie des sujets de discussion abordés aussi avec Issa et Mélusine. Je suis donc sur la bonne piste.

Je sens que je vais passer une bonne nuit, suite à cette conscientisation. Demain, je vais retourner méditer dans le courant du belvédère pour ancrer tout cela.

Vendredi matin, j’avais envie de rester au lit. J’ai donc modifié mon plan de la veille. J’ai encore médité sur la prise de conscience d’hier. Ce qui est venu c’est qu’il n’y a pas que la définition de la force que je devais changer. Il y a aussi la définition de la femme et de l’homme, car finalement, j’ai sans doute encore le stéréotype suivant dans ma tête : la femme est fragile et faible, elle a besoin de l’homme qui est fort pour la protéger. Et puis je suis en réaction face à ce stéréotype en me disant mais moi je ne veux pas dépendre de qui que ce soit, je veux être forte et autonome.

Que de beaux conditionnements.

Ces schémas sont complètement fabriqués et changent selon les cultures. Dans les sociétés matriarcales, ce sont les femmes, parfois, qui sont associées à la force de travail. Il n’y a donc pas de règles fixes. Les critères de beauté sont aussi très variables d’une culture à l’autre.

La force physique et la force de l’aura (charisme) peuvent être aussi bien une qualité féminine que masculine. Tout cela peut paraître évident mais cela me fait du bien de l’écrire pour bien l’intégrer car les schémas culturels ont la peau dure.

Ensuite, il m’est venue une autre explication pour tout cela. Il semblerait que je perde mon temps à chercher une origine précise pour la création de cette carapace masculine. En fait, mon âme l’a choisie dans un soucis de discrétion ou de protection de l’être que je suis avant que le moment soit venu pour m’exposer au grand jour. Quoi qu’il en soit, tout arrive au moment parfait et si cette compréhension arrive au moment où je décide pleinement d’assumer mon attrait et mon lien avec notre famille galactique, c’est que les deux choses sont liées.

Ensuite, je me suis levée et j’ai fait la méditation d’ancrage de la paix de Bashar et puis j’ai posé l’intention de transformer ma carapace masculine pour laisser voir ce que je suis vraiment, comme une mue de serpent. J’ai envoyé beaucoup d’amour et de gratitude à cette carapace qui m’a servie jusque là et qui n’est plus nécessaire maintenant.

Après cela, je suis allée à la Casa pour déposer cette demande dans le triangle et pour aller prendre la soupe. Après, j’ai senti l’appel de la nature et de ma petite cascade. Je suis donc rentrée pour finir le repas et me préparer à partir dans la nature.

En chemin, j’ai croisé des chevaux et des vaches qui m’ont gentiment laissée passer. Je me suis assise sous un grand bosquet d’arbres qui enjambait la rivière et j’ai commencé à méditer. J’ai mieux réussi la méditation que la dernière fois. J’ai discuté avec les arbres et la rivière pour savoir le meilleur moyen d’effectuer ma mue.

Ils m’ont répondu : « Viens le plus souvent possible dans la nature pour être entourée d’êtres qui sont pleinement eux-mêmes. C’est parmi nous que cette vibration est la plus pure. On a en effet jamais vu un pin essayer d’être un sapin pour être mieux aimé dans sa communauté ! Les arbres ne se font pas de carapace pour paraître ce qu’ils ne sont pas. Alors que chez vous, c’est une seconde nature, même chez les gens les plus éveillés. Donc, en passant du temps en notre compagnie, tu vas t’imprégner de cette vibration et redevenir ce que tu es vraiment. »

Et c’est vrai que je me sentais bien sous ces arbres. J’étais en harmonie avec eux. Quelques temps après, des vaches sont arrivées pour boire et elles sont venues sous le bosquet aussi. J’étais toujours assise parterre contre la berge. Elles sont passées à 30 cm de moi sans broncher, comme si je faisais partie du décor. Cela me montre que la méditation a été efficace, elle m’a fondue dans la vibration de la rivière et des arbres.

Ensuite, je me suis levée, tout en douceur et je n’ai pas effrayé les vaches.

J’ai pris le chemin du retour après environ 2 heures passées sur place. J’ai encore croisé des vaches qui ont préféré garder leur distance et se sont donc écartées du chemin.

En arrivant chez moi, j’ai mangé un fruit puis je suis allée me doucher car j’avais bien transpiré durant la remontée, étant donné que le soleil était revenu en force. Pendant cette douche, des peaux mortes ont commencé à partir sur mes pieds et puis j’ai aidé un peu pour faire tout le corps. La mue commence ! Une page se tourne encore.

Le lendemain matin, vers 10h, je suis partie en direction de la Casa avec mon hang pour jouer un peu. J’ai pris avec moi, de quoi partager un repas avec Mélusine. En chemin, j’ai fait un petit crochet pas chez elle pour voir si elle était là. Et je l’ai trouvée ainsi que le chat que j’ai caressé la dernière fois. Nous avons passé un bon moment ensemble à discuter, à être à l’écoute l’une de l’autre et à s’entraider. Le temps de midi est vite venu et nous avons partagé un repas ensemble. Ensuite, je l’ai laissée faire sa valise car elle rentre en Suisse le lendemain matin.

Je suis allée jouer du hang à la Casa. Cela me fait beaucoup de bien car j’exprime par la musique ma douceur, ma délicatesse et je donne à entendre l’être véritable que je suis. C’est une vrai thérapie pour moi.

Au bout d’un moment, j’ai entamé le chemin du retour dans l’idée de rentrer chez moi. En route, j’ai croisé Mélusine et d’autres personnes qui me disaient qu’à 15h, il y aura une cession de récit de guérisons en français. J’ai passé un bon moment à discuter avec elles. Il y a eu quelques mots échangés tout simples mais très vrai. Une guide m’a demandé mes coordonnées en me marquant dans ces contacts comme guide. Je lui ai dit que je n’étais pas guide et elle a eu un air étonné, un peu sur le ton de l’humour et elle a dit, je le laisse quand même, je le mets entre parenthèse.

Ça n’a l’air de rien comme cela, mais, la vie étant orchestrée par les synchronicités, je le garde dans le coin de ma tête.

Ensuite, on est allée écouter les témoignages. Cela a duré presque 3 heures. Parallèlement à l’écoute de ces récits, j’ai reçu des informations intérieurement.

J’ai réalisé qu’en ayant ouvert psychiquement ma carapace de femme qui doit se montrer forte, j’entendais ces témoignages d’une autre oreille. J’ai réalisé que jusqu’à présent, j’avais tellement envie de m’aligner avec la vibration transmise par les enseignements de Bashar que je voulais les appliquer et les intégrer dans la minute en passant en force sur mon cheminement naturel. Cette tentative de passage en force m’empêchait de les vivre et les expérimenter à mon propre rythme pour les intégrer et pouvoir les partager. Cela m’empêchait de m’abandonner aux protocoles de la Casa car j’avais en tête que ce n’est que moi qui a le pouvoir de me changer, ce qui est vrai, mais pour le moment, mes limitations me l’empêchent. Or, si mon cœur m’a menée jusqu’ici, c’est que ces protocoles sont ceux qui peuvent me permettre de me transformer. Mais pour que cela marche, je dois me laisser accompagner par les entités.

Donc, après avoir laisser cette carapace qui me faisait vouloir passer en force sur mon propre chemin, je ne faisais que me heurter à mes propres résistances. J’ai donc décidé d’accueillir ce qui est pour moi aujourd’hui et de faire des demandes très précises aux entités concernant ma pilosité, mes yeux et ma vue. En faisant ces demandes, les entités me mèneront, avec beaucoup plus de recul que moi-même, sur le chemin de plus grande fluidité me permettant de me transformer.

A la fin des témoignages, j’ai revu Mélusine et Issa. Il m’a reparlé un peu de ce qu’on avait dit il y a deux jours à propos de cette carapace que je suis entrain de laisser aller. Il est clair que dans son discourt, il y a des points qui me parlent mais, il y a aussi pas mal de choses sur lesquelles je ne suis pas en alignement. Il me fait travailler mon discernement car sur le moment, je l’écoute et il a beaucoup de charisme dans ses propos mais je sens aussi des petits détails qui viennent de ces définitions et qui m’indiquent que je dois faire du tri dans ce qu’il me dit. La force de son discourt fait que les mots ne me viennent pas à la bouche pour entrer en discussion avec lui sur les points qui ne me paraissent pas alignés. Par contre, quand je ne suis plus en sa présence, je ressens clairement ce que je dois prendre de ce qu’il dit et ce que je dois laisser.

Nous sommes allés ensuite jouet un peu de musique ensemble (flûte, guitare, hand drum...) ce qui était très agréable. Puis nous sommes allés manger ensemble. Issa parlait beaucoup à Mélusine pour l’aider dans la gestion de son retour en Suisse. J’ai peu parlé et je dois avouer que par moment, j’étais las du discourt d’Issa, même s’il y avait des infos intéressantes dans ce qu’il disait à Mélusine. Plus je l’écoute, moins je me sens alignée avec ce qu’il dit car plus je discerne ses propres blessures et croyances dans ces mots. Au bout d’un moment, j’avais envie de rentrer car j’étouffais un peu et donc, je les ai laissé.

Je sais que dans ce personnage, il y a un trésor que la vie veut m’enseigner mais je n’ai pas encore bien identifié quoi.

En tout cas, mon ancienne habitude de choisir le passage en force est en train de tomber de jour en jour de façon très perceptible. Elle a pu être perçue comme de l’impatience par certain ou comme de l’égo spirituel par d’autres, mais au fond c’était encore mon avidité pour la sagesse et l’incarnation de cette sagesse qui s’exprimait. Je sais que je ne peux pas prendre de raccourci sur ce chemin là et en plus que ce n’est pas dans mon intérêt d’en prendre, chaque étape a son importance et je vais les savourer maintenant, je vais même savourer le fait de ne pas être aussi sage que je voudrais l’être, cela fait partie du chemin.

Dimanche matin, je me suis réveillée très tôt et je repensais à la difficulté que j’avais a accepter ma pilosité au visage et en même temps à mon refus de me faire violence pour les enlever. Je demandais l’aide des entités, et notamment celle de Sainte Rita et de Yeshua pour m’aider à accepter cela et laisser voir sur mon apparence physique la douceur que j’ai a l’intérieur. Et là Sainte Rita m’a dit : »Mais qu’y a t’il de plus doux que d’oser laisser ton corps tel qu’il est et cesser de le passer au rasoir ou d’arracher des parts de toi ? « Et là, j’ai senti une émotion venir que j’ai laissée sortir sous forme de larme en me disant « oui, c’est vrai, mais c’est dur parfois pour moi ». L’émotion m’a traversée environ 1 minute et je me suis apaisée. Ce simple message m’a confortée dans mon choix alors que le discourt d’Issa était venu le bousculer un peu, certainement pour que je me pose toutes ces questions. Ces poils ne sont pas repoussant, c’est moi qui choisi de les voir comme cela. Il est vrai qu’ils sont la preuve matérielle de ma volonté de m’accepter telle que je suis et de cesser de mutiler mon corps en résistant à ce qui est. J’accepte de ne pas encore totalement les accepter. Ceci va apporter plus de douceur et d’indulgence dans ma relation avec moi-même.

Suite à cela, je ne me suis pas rendormie tout de suite car les voisins faisaient du bruit. Cela m’a un peu agacée puis, au lieu de râler, j’ai demandé aux entités d’apaiser les voisins pour qu’ils se calment et fassent moins de bruit. Quasi immédiatement, le silence est revenu. Je me suis rendormie.

Le matin, je me suis levée et j’ai écrit un mot que je vais déposer dans le triangle dans la chapelle de Sainte Rita :

Sainte Rita et Yeshua, j’ai besoin de votre aide pour accepter pleinement ma pilosité, pour me sentir bien dans ma peau quelque soit mon apparence physique et pour donner à voir et à percevoir dans mon apparence physique le véritable être que je suis en retirant toute les carapaces que je porte.

Je suis allée à la Casa pour déposer mon papier puis je suis allée au chant. Pendant le chant, je n’arrivais pas très bien à chanter et je n’ai pas forcé. Des émotions me sont venues. J’ai réalisé que j’avais immensément besoin de douceur et de tendresse. J’ai compris un peu plus en profondeur d’où vient cette carapace. Tous les symptômes de peur des hommes que j’ai ne viennent pas d’un viol sexuel que je n’ai jamais subi dans ma vie présente mais ils viennent des multiples interventions médicales que j’ai subie depuis mes premiers mois à cause de mes problèmes aux yeux. J’ai vécu cela comme un viol médical quand 5 infirmières me tenaient pour pouvoir me mettre des collyres dans les yeux, quand elles me courraient après dans les couloirs de l’hôpital pour m’ausculter, quand elles me piquaient pour faire des analyses, quand les médecins me mettaient leur machine dans les yeux des heures durant pour me regarder le fond de l’œil et que tous les internes en formation voulaient voir cela car j’étais un spécimen de choix pour leur études, quand on m’endormait pour m’opérer, etc. Je ne leur en veux pas, je sais qu’ils ont fait ce qu’ils pensaient être le mieux pour moi, mais j’ai certainement vécu tout cela comme un viol de mon corps, un viol de ma volonté, un viol de mes yeux, un viol de mon âme. En plus, assez rapidement je n’ai plus accueilli cette souffrance car j’ai décidé de me montrer forte pour ne pas faire plus de peine à mes parents et pour ne pas me sentir trop coupable de leur pourrir la vie avec mes problèmes au yeux.

Je n’ai jamais vraiment accueilli et reconnu cette souffrance. J’ai l’impression de la regarder en face pour la première fois. Cela m’a fait monter les larmes aux yeux encore pendant tout le chant. Car ce langage de la dureté et cette volonté d’afficher ma force et mon courage en endurant tout sans rien dire a été mon mode de fonctionnement jusque là. Comment j’ai fait pour tenir toutes ces années comme cela ? J’ai crié intérieurement aux entités, mais surtout à moi-même, mon besoin de tendresse et de douceur. Je leur ai demandé de m’aider à changer cette façon de fonctionner pour être d’une infinie douceur avec moi-même, comme je le ferais avec une personne toute fragile et cassée suite à un traumatisme. C’est vraiment ce dont j’ai besoin maintenant pour me transformer et recevoir la tendresse de la part des autres et puis recevoir la tendresse d’un homme.

Merci à la vie, même si cela secoue, cette prise de conscience a quand même été douce comparée à toute la souffrance qu’elle met en jeu. Tout le chemin parcouru avant a certainement aidé à ce que cela se passe en douceur. Il est évident que cela va changer beaucoup de choses dans ma vie. Je m’en réjouis d’avance. Merci encore.

Vers midi, je suis retournée à la Casa pour dire au revoir à Mélusine et passer un dernier moment de partage avec elle. En arrivant à sa pousada, il pleuvait beaucoup et je ne l’ai pas trouvée. Par contre, j’ai trouvé la guide avec qui j’ai eu un chouette échange l’autre jour. On a rediscuté et c’était encore un bel échange. Elle a spontanément proposé de me prendre dans ses bras après que je lui ai raconté ma guérison émotionnelle de ce matin. Elle doit être bien connectée car elle m’a offert la tendresse que j’ai demandé aux entités. Ensuite, elle s’en est allée et je suis retournée à la chambre de Mélusine qui n’était toujours pas là. J’ai attendu un peu puis elle est arrivée. On a passé un bon moment ensemble en partageant un repas. Elle m’a donné pleins de choses qui ne rentraient pas dans sa valise. Ce sont pleins de cadeaux de la vie qui maintient mon abondance sous toutes ces formes. Notre ami le chat était là aussi. Il était triste que l’on parte. Je repasserai de temps en temps pour voir s’il est là et le caresser.

Après, j’avais promis à une amie rencontrée l’autre soir au Café Central de venir jouer du hang pour elle. J’y suis donc allée et en plus, c’était juste en face de la pousada de Mélusine. Je l’ai trouvé et on a discuté, puis deux autres personnes de Belgique nous ont rejointes. On a discuté, échangé et puis j’ai joué pour elles. Elles étaient ravies. On a parlé d’abondance car une des dames Belges donnait des ateliers sur la loi d’attraction et je pense que cet échange était mon cadeau du jour en plus du sac à dos entier de nourriture et autres petites choses que Mélusine m’a donnée. En fait, il suffit de demander pour recevoir, c’est pas plus compliqué que cela ! Et ce n’est pas forcement les personnes à qui je donne de mon temps, de ma musique ou autre qui vont me donner en retour, l’abondance peut venir de multiples façons si l’on cesse d’avoir peur de manquer. Je crois que je suis entrain de vraiment apaiser ma relation à l’argent et à toutes les formes d’abondance et je sens qu’elle vient à moi sous de nombreuses formes et que j’aurai toujours ce dont j’ai besoin quand j’en ai besoin.

Je suis ensuite rentrée chez moi et j’ai discuté avec ma voisine en caressant son chat. C’est celle qui est là pour s’occuper de sa maman qui n’a plus toute sa tête et ses moyens physiques. Elle m’a demandé si plus tard, je pourrai jouer du hang pour apaiser sa maman car elle aime beaucoup cette musique. Je lui ai dit que ce serait avec plaisir et qu’il ne fallait pas qu’elle hésite à venir me demander.

Comme elle n’est pas venue ce soir là, j’ai joué chez moi et je me suis fait beaucoup plaisir et j’ai senti que cela apaisait tout mes voisins puisque les sons passent très facilement d’un appartement à l’autre. J’ai joué un bonne heure puis je suis allée me coucher.

Quelle semaine ! Que de transformations ! Que la vie est belle ! Merci.


#voyage #transformationdesoi

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