• Violaine

Ma 9e semaine à la Casa de Dom Inácio de Loyola, Abadiânia, Brésil


Lundi, j’y suis allée tout doux car je sentais que j’avais encore besoin de me reposer. Alors j’ai joué avec les bébés chats. Ils sont tellement mignons. Ils sautent dans tous les sens pour apprendre à se battre en s’amusant. Avec ma voisine, on s’est occupé du mâle adulte Príncipe (prince) car il avait un œil tout rouge et fermé. On lui a mis du sérum physiologique pour nettoyer, ce qui n’a pas été une mince affaire.

Cette voisine est là pour sa maman. Elle s’occupe d’elle avec une patience et un dévouement qui inspirent le respect. Je lui ai proposé mon aide à de multiples reprises pour qu’elle puisse se libérer un peu et aller à la Casa pour elle. Aujourd’hui, elle m’a dit que sa maman avait mal aux cervicales et qu’elle voulait aller à Anapolis pour acheter des choses pour améliorer le confort de sa maman. Elle m’a donc demandé si je pouvais être présente le lendemain de 8h à 14h pour que sa maman ne soit pas seule. J’ai accepté avec plaisir et elle m’a remercié grandement ainsi que pour l’attention que j’apporte aux chats qu’elle considère comme ses enfants. Lundi était un jour de soleil et cela fait du bien car je commence à en avoir marre de la pluie.

Ce jour était tranquille, tout en douceur. J’ai repensé à mon désir de vie de couple et je me suis dit que j’idéalisais un peu trop le partenaire idéal. Peut être que le partenaire le plus approprié est quelqu’un qui n’est pas du tout branché spiritualité ou développement personnel, qui sait ? Je me suis rendue compte que je mettais pas mal de conditions, moi qui prône l’amour inconditionnel. Je me suis dit que les personnes les plus simples sont parfois les plus épanouissantes. Cela me reflète vraiment la pression que je me mettais pour être parfaite et pour satisfaire les gens. Je lâche cette exigence là sur moi et sur les autres.

Mardi matin, je me suis levée tôt pour aller à l’épluchage des légumes. J’y ai retrouvé mes 2 copines Belges et j’ai passé un bon moment. Ensuite, je suis allée faire mes courses avant de rentrer pour être présente auprès de la maman de ma voisine. Elle avait juste besoin que je sois là au cas où il y aurait un soucis, elle avait tout prévu pour elle. Donc, j’ai passé du temps avec les chats. La mère Belinha m’a vraiment confié ses petits. Elle me les laissait et allait se reposer tranquillement. Ils jouaient comme des fous autour de moi puis ils se sont endormis sur mes genoux. C’était vraiment mignon. Ils me font vraiment confiance. J’ai observé leur réflexes et leurs comportements ainsi que celui de la mère et j’ai appris encore quelques petits trucs sur les bébés et leur mode d’expression. Quand ils se sont endormis sur moi, il y avait une paix profonde en moi et autour de moi. Il n’y avait pas un bruit. Quand ma voisine est rentrée, tout s’est remis à bouger dans tous les sens, Belinha s’est mise à miauler, les petits sont repartis courir dans tous les sens, etc. C’est rigolo comme une atmosphère peut changer du tout au tout en un clin d’œil.


L’après midi, je suis allée au chant puis j’ai joué du hang dans le jardin de la Casa. Cela a attiré à moi deux personnes, une Française et un Québecois. On a commencé à discuter et voilà encore 2 super rencontres. Deux parcourts de vie inspirant, deux personnes simples et sympathiques. Ils m’ont encouragé à enregistrer ma musique, oui, à oser le faire. Puis mes deux copines Belges se sont jointes à nous et on a continué à discuter sur nos expériences et sur la Casa.

On a discuté notamment du transfert affectif qu’il y a entre de nombreux habitués de la Casa et le médium João. On entend encore dans de nombreuses bouches João a guéri ceci, João a prescrit cela, João m’a dit ceci, etc. Alors que c’est l’entité qui fait tout cela et qui aide chaque personne a activer son propre pouvoir de guérison. La Casa semble préparer un autre médium pour prendre la relève et quelque soit l’homme qui est incorporé, le potentiel de transformation sera le même. Mais, peut être que je me trompe, l’avenir le dira. Peut être que cela marche mieux si le médium a un bon charisme et une aura qui ne se rétracte pas au contact de l’autre. Je fais référence à cette force dont je parlais l’autre jour, cette capacité à garder son intégrité énergétique en toute circonstance.

J’ai aussi croisé Thais qui m’invite samedi prochain à son annibersaire. Je vais emmener mon hang pour lui offrir ma musique.

Je suis rentrée comblée par ces belles rencontres et ces beaux miroirs que la vie m’offre.

L’amie Française que j’ai rencontré est bien branchée sur l’alimentation vivante, elle en fait, elle aussi, une aide précieuse pour la guérison et je suis également convaincue que c’est une aide importante. C’est rigolo que cette synchronicité arrive à un moment où je me remets à manger cuit par pure gourmandise et certainement aussi pour compenser des impression de manques affectifs.

Je suis ensuite rentrée pour retrouver mon petit chez moi et la famille chat. J’ai rencontré une autre voisine Brésilienne qui parlait de son allergie au gluten et de son addiction aux pâtes, pains et autres produits contenant du gluten. C’est encore une fois rigolo que cela arrive à un moment où je viens juste d’acheté des pâtes pour la première fois depuis que je suis ici pour me faire un petit plaisir.

Je lui ai dit qu’il fallait qu’elle cherche ce qu’elle compense à travers cette addiction, elle m’a répondu que ça lui rappelle son enfance.

Et bien voilà, cette discussion est pour moi aussi car pourquoi j’aime manger des pâtes de temps en temps ? Parce que cela me renvoie à des moments de réconfort chaleureux et de convivialité de mon enfance. Je vais méditer la dessus pour voir comment je peux m’apporter cela autrement qu’en mangeant des pâtes.

La vie est merveilleuse, elle nous amène exactement tout ce dont on a besoin au moment approprié, encore faut il le voir. Je dis cela pour moi également, bien sûr.

Merci pour cette belle journée.

Mercredi, je me suis levée bien tôt (5h30) pour aller prendre ma place dans la file de la méditation dans le courant. J’avais envie d’être au premier rang. J’étais bien consciente que c’était mon égo qui avait cette envie là. Mon cœur, lui, avait juste besoin d’être dans la salle n°2. En méditant en attendant l’entrée dans la salle du courant, j’observais ma posture et j’ai constaté que j’étais un peu courbée ce matin là au lieu d’être la tête haute et droite dans mes chaussures. J’ai observé aussi les attitudes autour de moi des gens dans la queue. Au début, j’avais 6 personnes devant moi quand je suis arrivée et au moment d’entrer dans la salle, il devait y en avoir 20. C’était des gens qui n’étaient pas là en personne et qui avaient demandé à d’autres de les représenter dans la file. J’observais mon égo rouspéter un peu à ce sujet en disant : « Ce n’est pas normal, ils devraient être présents physiquement dans la queue, je vais perdre la place que je convoite. » Et cela me faisait rire d’observer cela en moi. J’ai observé cela en l’accueillant et cela n’a pas trop perturbé ma paix intérieure.

Ensuite, dans le courant, il s’est passé un phénomène assez inhabituel pour moi. J’étais bien installée et j’ai expérimenté le flou intérieur. Alors que je tentais de faire la méditation d’ancrage de la paix, j’observais que deux parts de moi se livraient bataille. L’objet du débat était : Qu’est ce que je dois faire pour aider l’autre et pour contribuer à ce lieu qui m’apporte tant ».

Et là, j’avais plusieurs aspects de moi que je n’avais peut être pas vraiment écouté jusque là qui sont entrées en scène me disant « Tu peux utiliser ta musique. Demande à l’entité si tu as le droit d’enregistrer à la Casa pour offrir ta musique pour les bains de cristaux. »

Et puis ma part rebelle qui n’aime pas qu’on lui dise ce qu’elle doit faire répondait « Depuis quand il faut demander la permission pour faire un cadeau ? L’entité n’a pas le droit de vie ou de mort sur tout ce qui se fait à la Casa.» Et finalement ma part « Bashar » de conclure : « Agis selon tes passions sans avoir d’attente particulière. L’entité est le reflet de ton âme, elle te dira oui si c’est une action alignée que tu proposes. Détends toi ! » Et puis bien sûr, il y avait la part timide qui disait timidement « Tu es sûre que tu es prête ? Qu’est ce qu’ils vont en penser, j’ai peur de proposer ma musique. » et la part « Bashar » répondait « Tu offres un bel aspect de toi en proposant ta musique et tu sais qu’elle est appréciée. De plus, ce n’est pas ton affaire de savoir comment elle est reçue, ça c’est l’autre côté de la relation. Occupes toi de ton côté de la relation en donnant ta musique sans attentes sur la manière dont elle va être reçue. »

Et voilà, pendant toute la méditation, alors que je faisais l’ancrage de la paix, j’observais ces différents aspects de moi débattre intérieurement et tourner en rond. Et pendant tout le temps où j’étais dans le courant, je ne parvenais pas à prendre du recul et de relativiser tout cela. C’était présent en moi et je ne trouvais pas d’issue. C’était une agitation relative toutefois qui n’est pas venue agiter mon plan physique ni émotionnel. J’observais ce petit jeu, un peu surprise du manque de clarté de cet instant. Mais au fond, c’était clair ! J’observais juste les différentes forces qui s’exercent en moi et qui tentent de m’emmener dans des directions opposées.

Et ce qui m’a le plus surprise, c’est qu’aussitôt sortie du courant, c’est passé et j’ai retrouvé l’unisson sur ce que j’avais envie de faire et comment.

Est-ce que les énergies du courant aurait fait vibrer certaines cordes qui ne sont pas sollicitées ou pas entendues habituellement pour me permettre de mieux ré accorder ma harpe ? C’est probable.

En tout cas, cela m’a permis, une fois de plus de voir que le côté idolâtrie que je ressens à Abadiânia n’est pas du tout en alignement avec mon être intérieur. Et en plus, je suis sûre que ni le médium João, ni les entités, souhaitent cette idolâtrie à leurs égards. Et pourtant, je la perçois chez de nombreuses personnes et c’est peut être un effet secondaire de l’empreinte religieuse dans laquelle on idolâtre une représentation de Dieu. Chacun tente de se rapprocher de cette idole et d’être bien docile, ce qui génère parfois des petites batailles d’égo. Et même si je trouve que ça n’a pas de sens, je suis quand même obligée de constater que j’adopte parfois ce genre d’attitude inconsciemment car sinon, je n’expérimenterais pas de mal aise face à l’entité incorporée.

L’idolâtrie nous éloigne de notre divin inyérieur car elle nous pousse à le voir comme quelque chose d’extérieur.

Toutes ces idées venaient à mesure que je prenais ma soupe et que je rentrais chez moi.

La différence était flagrante entre l’expérience de la semaine dernière et celle d’aujourd’hui. Cela me montre à quel point les énergies environnantes peuvent me toucher si je porte en moi le germe de ces énergies et que je choisi de les laisser affecter mon intégrité énergétique. Et pour ne pas qu’elles m’affectent, il est bon que je reconnaisse la présence de ces germes, que je leur donne mon amour pour les transformer en un germe qui est plus à ma préférence.

Pendant le temps de midi, j’ai complété mon repas et j’ai passé un bon moment avec les petits chats qui sont venus faire leur sieste près de moi. J’avais retrouvé ma paix et ma clarté d’esprit habituelle. Il est clair que je fais déjà pleins de choses qui aident la Casa en partageant ce que je vis dans ces écrits, en jouant du hang et en discutant avec les personnes que cela me fait rencontrer. Maintenant, puisque ce hang affecte positivement les gens, comment je peux pousser l’expérience plus loin ? Et bien, je vais acheter ces micros conçus exprès pour enregistrer ce type de son. Il va falloir que je trouve une personne qui fait le voyage France – Abadiânia pour me les amener car je ne pense pas pouvoir les faire livrer au Brésil. Une fois que j’aurai ces micros, là, je pourrai penser à enregistrer. En attendant, je vais continuer à jouer pour le plaisir à la Casa en proposant des concerts de hang à prix libre quand j’en ai l’occasion.

Sur les coup du 15h, je suis repartie à la Casa pour jouer du hang. Les petits chats voulaient partir avec moi, c’était chou.

En chemin, j’ai croisé la guide du groupe pour lequel j’avais fait mon premier concert de hang. Elle m’a donné l’enveloppe contenant les dons des différents participants et ceux d’autres personnes qui aimeraient que j’enregistre pour la Casa. Elle m’a parlé aussi d’une autre dame qui aimerait que je lui donne un cours de hang. J’ai donc gardé en tête son prénom et sa pousada pour aller lui rendre visite un peu plus tard.

Je me suis installée sur un banc encore à l’ombre pour jouer. Je me suis fait plaisir et j’ai récolté pas mal de merci, dans toutes les langues.

Puis, je suis allée voir cette personne qui veut recevoir un cours de hang. Mon amie m’a précisé qu’elle est en fauteuil roulant. Je suis donc allée à sa pousada et je l’ai trouvé en compagnie de mon amie la guide justement. Puis elle nous a laissé et je lui ai montré comment jouer, ou plutôt comment laisser ses mains jouer. On a aussi discuté beaucoup au sujet du handicap mais aussi sur d’autres sujets. C’est une fois de plus, une belle rencontre.

On a discuté aussi du côté religieux de la Casa et de la manière dont le processus de guérison est présenté. On n’avait pas forcement les mêmes mots mais nos points de vue se rejoignaient pas mal.

C’est entré en résonance avec ma réflexion de ce matin sur l’idolâtrie. J’ai exprimé avec mon amie qu’au début, je voulais être guide de la Casa mais maintenant, j’ai l’impression que ma manière de voir ce qui se passe ici est tellement en décalage avec le discourt officiel de la Casa que je ne sais pas si c’est vraiment ce que je dois faire. Toutefois, mon point de vue est intéressant et il mérite d’être partagé. Peut être que c’est cela que les entités attendent le plus de moi.

Je suis rentrée, ravie de toutes les rencontres que mon hang me fait faire.

Jeudi matin, je suis allée à la Casa pour passer en révision. Je suis arrivée juste à l’heure du démarrage et j’ai trouvé une place assise dans le hall secondaire. Les gens étaient très dissipés et une personne est venue faire réciter les prières pour faire le silence. Elle disait, en portugais, de ne pas réciter machinalement les mots mais de sentir l’énergie de la prière et se connecter à son sens profond. Et cela a en effet calmé l’atmosphère. Ceci dit, il y avait toujours quelques bavardages çà et là. Ce matin là, j’ai l’impression que les entités ont voulu me faire comprendre qu’elles aiment et soutiennent ma manière de voir les choses. J’ai l’impression qu’elles ont voulu me montrer que ce que j’entends et perçois à droite et à gauche sont les croyances de certaines personnes mais ce n’est pas l’éthique de la Casa et des entités.

Dès le début de la cession, le son était faible dans le hall secondaire, on entendait pas bien ce qui se disait au micro mais, à un moment, ils ont augmenté le volume et j’ai pu entendre le discourt de la dame qui parle au micro chaque cession. Ce qu’elle a dit m’a touché. D’abord, elle a dit que la Casa n’était pas un lieu de miracle où on peut venir avec une maladie, être guéri et retourner à sa vie d’avant puis revenir quand cela ne va pas de nouveau. Elle a ré expliqué que c’est un hôpital spirituel dans lequel on reçoit un traitement spirituel qui nous permet de nous transformer et guérir la cause profonde de la maladie. La guérison nécessite une transformation de l’être.

Et ces quelques mots m’ont rappelé que, bien avant de m’intéresser à la spiritualité et de sortir de ma conception purement matérielle du monde, j’ai ressenti très fort l’élan de me transformer pour être mieux dans ma peau et être une meilleure personne chaque jour. Cet élan a commencé vers mes 18 ans et il n’est pas resté figé dans mes pensées, je l’ai mis en acte en changeant ma manière d’être, chaque jour un peu plus. Cette démarche qui est le moteur de la guérison et de l’évolution spirituelle, je la pratique finalement, sans le savoir, depuis plus de 16 ans maintenant. Je peux donc être contente de moi et de mon chemin, je n’ai pas a rougir de mes 28 premières années de matérialisme pur et dur car, même dans ce système de croyance très réducteur, j’ai œuvré à ma transformation et mon évolution spirituelle de manière très efficace. Et je remercie les personnes qui m’ont mise sur la voie au début, notamment la maman de ma meilleure copine d’enfance qui se reconnaîtra si elle me lit. Merci infiniment.

Ensuite, dans le même discourt, elle a parlé des entités et de leur amour tant inconditionnel. Cela a fait monter une émotion en moi et j’en avais les larmes aux yeux. J’étais touchée par cet amour que j’appelle en moi. S’il me touche, c’est qu’il est déjà bien installé et qu’il me soutient dans mon choix d’être moi même aussi pleinement que je le peux. Je me sentais extrêmement soutenue par les entités, à cet instant, dans mes choix et mes aspirations.

Je me sentais bien sur mon siège, je sentais la présence énergétique des entités. Je sentais qu’elles travaillaient sur moi alors que je patientais en attendant l’appel de la file de la révision.

Ensuite, l’entité a fait un appel très spécial qui m’a encore aidé à comprendre quelque chose. Habituellement, l’entité fait un appel pour les personnes qui sont déjà en traitement à la Casa et leur propose de passer en intervention spirituelle volontaire, c’est à dire de prendre cette initiative, sans que cela ai été prescrit. Et là, elle a ouvert cette proposition aux personnes qui sont à la Casa pour la première fois et qui ne sont jamais passées devant elle dans la file de première fois. Elle a fait cette proposition en disant : « Pour ceux qui sont ici pour la première fois et qui ont la foi, donc qui n’ont pas besoin des mots pour croire, s’il vous plaît, vous pouvez saisir cette opportunité et entrer maintenant pour recevoir votre intervention spirituelle volontaire. »

Et là, d’un coup, j’ai compris qu’il pouvait y avoir une autre raison pour laquelle l’entité ne me dit jamais rien. J’ai en effet une confiance totale dans l’efficacité des traitements et des protocoles de la Casa. Grâce aux transmissions de Bashar, je comprends le phénomène de l’incorporation et les procédés à l’œuvre qui rendent toutes les guérisons possibles. Grâce aux formations que j’ai suivi à l’école Ovilôrôi, je suis familière avec les mondes subtils et avec les entités de la lumière. Je n’ai donc pas besoin de mots pour croire ce qui se passe ici et l’entité incorporée dans le médium n’a donc pas besoin de me dire quelque chose. J’ai compris que chaque mot offert à travers la bouche du médium est pesé pour économiser l’énergie du médium tout en répondant aux besoins des quelques 1000 personnes qui passent dans les files chaque mercredi, chaque jeudi et chaque vendredi. Cela m’a réconforté de donner ce sens là au silence de l’entité. Cela m’a paru tellement juste sur le moment, comme si c’était une évidence. J’en ai même conclu que cette fois, dans la file de révision, je ne ferais pas signe à Sabrina pour une éventuelle traduction. Je me suis dit que j’allais me concentrer sur l’accueil de l’énergie d’amour inconditionnel présent dans le courant. Si éventuellement l’entité dit un truc, soit je le comprends sur le moment, soit je recevrai le message intérieurement dans la salle de bénédiction. Mais de toute façon, tout a été dit pendant le déroulement de la cession alors il n’y a probablement rien à ajouter.

Je me sentais encore plus soutenue dans ma manière de vivre la Casa. Ces dernières semaines, je m’étais senti un peu vilain petit canard avec mon héritage athée et ma vision terre à terre de ce qui se passe ici et finalement, ce matin, je me rends compte que les entités aiment cela et me soutiennent dans mon point de vue.

Lorsque la file de révision a été appelée, j’y suis allée sereinement sans me presser pour prendre ma place à la fin de la file. Quand je suis arrivée à la hauteur de l’entrée dans le courant, j’ai donné mon ticket au volontaire qui comptait les gens et il m’a dit dans l’oreille « Jesus te acompanha » (Jésus t’accompagne). Cela m’a encore plus conforté dans la légitimité de ma vision des choses.

Je me sens très proche de Yeshua (Jésus) depuis que j’ai compris la teneur de son discourt et depuis que je sais qu’il n’a rien à voir avec les religions qui ont été fondées sur son dos.

Dans le courant, j’ai encore eu une émotion qui m’a mis les larmes au yeux en respirant l’amour inconditionnel et la sagesse universelle des entités. Plus j’avançais vers le médium incorporé par l’entité, plus je sentais fort cette énergie d’amour et je sentais qu’elle venait titiller mes résistances internes dans mon corps physique. Je n’avais plus peur de l’entité, j’étais juste touchée profondément, jusque dans ma structure physique, par la vibration d’amour qui émane de l’aura du médium incorporé.

En arrivant devant l’entité incorporée, j’ai mis ma main dans la sienne et elle m’a tendu le papier de la passiflore en prononçant très légèrement un petit « Tem » (tiens). Je suis allée dans la salle des bénédictions sans regarder s’il s’agissait d’une prescription de passiflore ou d’une prescription pour une intervention. J’étais heureuse de cette nouvelle expérience et de l’évolution qu’elle me reflète. Je suis allée prendre ma soupe et puis je suis rentrée.

C’est seulement en rentrant que j’ai regardé le papier que l’entité m’a donné. C’était un papier avec 2 unité de passiflore ce qui signifie intervention spirituelle. Je me suis dit que j’aurais pu sentir par moi même s’il fallait que je retourne en intervention sans avoir besoin de passer devant l’entité, mais toutes les expériences de ce matin étaient nécessaires et riches d’informations.

Durant cette matinée, j’ai aussi reçu un message des entités pour ma voisine. Un message la félicitant pour son dévouement pour sa maman mais lui rappelant aussi l’importance de ne pas s’oublier elle-même. Et du coup, en rentrant, je lui ai proposé de rester à la pousada pour elle, une demi journée par semaine pour qu’elle puisse prendre du temps pour elle tout en sachant qu’il y a quelqu’un si sa maman a un soucis. Elle était touché et m’a remerciée en me disant que c’était pas souvent qu’on rencontrait des gens comme moi, elle était pleine de gratitude.

L’après midi, nous sommes allées à la Casa ensemble. Elle allait passer pour représenter sa maman et moi j’allais recevoir mon intervention spirituelle. En chemin, on a discuté de la conscience christique et de nos éducations respectives en lien avec la religion. Elle a reçu une éducation religieuse catholique et a fait des recherches sur les autres religions et avec deux parcourts bien différents, nous en arrivions au même point de vue sur Jésus Christ et ce qu’il représente. Elle m’a dit que souvent, les athées qui font des recherches par eux-même sur la spiritualité et les religions se retrouvent finalement avec une foi plus grande que ceux qui ont reçu une éducation religieuse et qui ne sont pas allés chercher ailleurs. C’était encore des mots qui allaient dans la suite de mes ressentis de ce matin. Décidément, les entités voulaient vraiment que j’arrête de me sentir en décalage avec l’éthique de la Casa. C’est plutôt une part de la conscience collective humaine qui n’est pas en alignement avec l’éthique des entités et de la Casa.

L’intervention spirituelle a été très longue. C’était la première fois que j’étais dans la file des interventions programmées. J’ai senti très clairement des manipulations énergétiques au niveau des yeux et des sinus. C’était tellement fort, que cela ne pouvait pas être une mouche, c’était vraiment un travail énergétique qui se produisait. J’ai visualisé énergétiquement que toutes les parties abîmées de mes yeux se régénéraient et j’ai vu 3 faisceaux de lumière arriver par mon troisième œil et par mes yeux physiques. Là je me suis dit que j’avais encore beaucoup à développer dans ma vision spirituelle et dans ma manière de voir le monde physique.

Je suis ensuite rentrée en taxi et je me suis reposée. Dans l’après midi, j’ai dormi un peu et je n’ai pas eu d’autres prises de conscience.

Vendredi matin, je ne me sentais pas trop fatiguées. J’ai mangé des fruits et j’ai joué avec les chats. Puis, sur les coups de 10h, je suis retournée m’allonger et j’ai dormi jusqu’à 14h.

L’après midi, j’ai continué à me reposer mais je n’avais pas de prise de conscience. Puis, je commençais à en avoir mare de rester enfermée, alors j’ai décidé d’aller manger au Frutti’s pour sortir un peu.

Et c’est en mangeant que j’ai eu des infos qui sont arrivées. C’est souvent qu’en me faisant plaisir avec un repas gourmand, je me retrouve dans un état de réceptivité accrue.

Je me questionnais sur l’évolution de l’âme en me demandant si sur ce plan là aussi, il y avait une évolution et des prises de conscience. La réponse était oui. Et cette question était en lien avec mes yeux puisque, un fois de plus, une image est venue, me montrant ma personnalité physique, descendue bien profondément dans le maillage des limitations, très éloignée de mon âme, déjà bien avancée dans son cheminement. Le grand écart entre les deux génère le dysfonctionnement de mes yeux. Les entités m’ont alors clairement indiqué que, pour rétablir la santé et l’intégrité de mes yeux, il fallait que j’élève la vibration de mes corps physiques, et pour ce faire, il fallait tout simplement que j’agisse selon mes passions et que je ne laisse plus mes peurs et mes croyances limitantes bloquer l’élan d’amour que je ressens dans mon cœur. Cela entre totalement en résonance avec ce que j’ai fait en allant au Frutti’s : en allant vers les autres et en me faisant plaisir, j’ouvre les vannes du canal qui me maintient en vie et en santé.

J’ai donc regardé tout ce que j’aimais faire et j’ai vu que le point central est que j’aime aider l’autre, quelque soit la forme que cela prend.

En sortant du Frutti’s, j’ai croisé deux copines Belges. On a discuté et elles m’ont invitée à manger le lendemain car elles sont sur le départ et elles apprécient ma présence et moi aussi, j’apprécie la leur.

Je suis rentrée en pensant à tout ce que j’aime faire pour aider les autres et pour m’aider moi-même. Je me suis dit que j’allais mettre tout cela sur un schéma pour que cela soit représenté clairement.

J’ai compris que quand mes peurs me retiennent dans mon élan d’aider, c’est en fait que je pose mon attention sur l’autre côté de la relation. Cela m’a fait penser à Jacques Salomé que j’avais vu en conférence et qui représentait la relation entre deux personnes par une écharpe tendue entre les deux. Il enseignait que pour que la communication passe bien et que la relation soit pleine et entière, il fallait s’exprimer depuis son côté de la relation (son côté de l’écharpe). Et en fait, j’ai compris que lorsque ma timidité apparaît, c’est parce que je m’imagine ce que les autres vont vivre de leur côté de la relation et je projette mes peurs sur eux. Mais en fait, cela n’a rien à voir avec ce qui se passe pour eux, de leur côté de la relation. Je vais donc désormais m’occuper seulement de mon côté de la relation et proposer ce que je peux offrir en laissant l’autre accueillir ou non cette aide, la trouver adaptée ou pas, sans interférer avec ça car ce n’est pas de mon ressort et cela ne me concerne pas. C’est bien au contraire une marque de respect profonde du libre arbitre d’autoriser l’autre à refuser ou à ne pas vouloir entendre ou comprendre ce que j’ai à partager ou même de l’autoriser à juger ce que j’ai à offrir comme non satisfaisant sans en faire tout un fromage. Si j’ai quelque chose à offrir, c’est qu’il y a sur terre, des gens qui en ont besoin. A moi de les trouver et de laisser ceux qui n’en ont pas besoin passer leur chemin.

Samedi matin, j’ai donc mis sur le papier les différentes voies qui s’offrent à moi pour aider l’autre en faisant les choses que j’aime faire.

J’ai aussi listé ce qui me nourri en plus du fait d’aider les autres.

Il y a donc ma musique avec laquelle je peux faire des massages sonores, des séances de relaxation profonde et des rêves éveillés, j’aimerais aussi faire des massages car je sens que j’ai du magnétisme dans les mains et que cela peut aider, j’aime aussi transmettre le fruit de mes expériences et la sagesse qui en a découlé, j’aime écrire pour partager ce que je vis et aussi pour partager mon monde intérieur, j’aime accompagner les gens sur leur chemin, éventuellement en étant guide de la Casa car j’ai de nouveau senti cet appel hier, j’aime mettre au monde des projets, des idées, j’ai une grande créativité pour cela. Et puis ce qui me nourris c’est principalement la rencontre avec l’autre, le partage des expériences et des savoir-être, les transmissions de Bashar, le fait de vivre sur un lieu énergétiquement porteur, le fait d’être proche de la nature et la nourriture physique que j’apprécie bien aussi.

Ce matin là, je me suis de nouveau perdue dans mes questionnements et puis, d’un coup, c’est passé. J’ai réalisé que je me posais trop de questions et que cela me coupait de l’élan de passer à l’action. J’ai envie de m’abandonner à ces élans d’action pour me laisser porter par le flot de mon âme. Elle me mènera à bon port par le chemin le plus fluide pour moi.

A midi, j’ai rejoint mes amies Belges pour passer un bon moment d’échange avec elles autour d’un repas. C’était chouette, j’ai observé, chez l’une d’elle le fait que l’action vient quasiment tout de suite après l’idée avec peu d’hésitation apparente et je me suis dit que j’avais envie de m’en inspirer car pourquoi limiter l’élan créateur qui nous traverse ? Chez l’autre, j’ai senti une forte connexion. Je ne parviens pas à mettre de mots dessus, mais c’est fort. J’ai aimé sa présence et ces expériences.

On a passé une bonne partie de l’après midi a discuter mais je n’ai pas vu le temps passer. Le soir, j’étais invitée à l’anniversaire de Thais. J’y suis allée avec mon hang, toute de vert vêtue mais je ne l’ai pas trouvée ni chez elle, ni dans sa boutique. C’est assez mystérieux. Par contre, quand j’attendais devant chez elle en l’appelant, une magnifique chatte est venue me voir. Elle était noire tachetée de multiples couleurs avec des yeux d’un vert émeraude impressionnant. J’ai pris le temps de la caresser un moment puis je suis rentrée. Ce n’ai pas plus mal car au fond, j’avais besoin de me reposer.

Dimanche matin, je suis allée au chant et j’avais la joie dans le cœur, j’avais le sourire. J’ai chanté avec grand plaisir en savourant ce moment béni. Ensuite, après avoir salué quelques amis Québecois, j’ai senti qu’il fallait que j’aille à la cession de récit d’histoires de guérison à la Casa. Je connais ces histoires car je suis allée plusieurs fois à ces cessions mais bon, je me suis laissée porter par cet élan là. Et en fait, pendant cette cession, j’ai réalisé encore un peu plus que je venais de lancer un grand processus de transformation en demandant aux entités leur aide pour la régénération de mes yeux et l’amélioration de ma vue physique. J’ai constaté que j’avais tout les symptômes qui apparaissent dans ce genre de processus : aggravation des symptômes physiques (j’ai en effet jamais aussi mal vue que depuis que je suis à la Casa) et réapparition de nombreux vieux schémas issus de mon passé (j’ai en effet une remontée de ma timidité, des mes jugements et ces derniers jours j’ai la joie de ré expérimenter ma tendance boulimique).

Tout cela fait parti du processus et me montre que le chemin vers la guérison est bien entamé. Réaliser cela m’a beaucoup confortée et m’a permis de vivre le retour de ces vieux schémas, que je croyais réglés, avec plus de légèreté. Je me dit que c’est là pour que je l’accueille avec tout mon amour d’aujourd’hui pour vraiment le transformer. Il est évident que pour réparer une malformation qui est apparue à la naissance (cataracte), c’est tout ce qui est en moi aujourd’hui et qui me lie à mes expériences du passé depuis ma conception que je dois apaiser et aligner avec la vibration de l’amour pur. C’est aussi la stimulation que j’ai choisi de vivre en manifestant cette maladie là. Elle me pousse vraiment de l’avant et j’aime beaucoup cela. Merci à la vie pour cela. Merci à mes yeux, merci pour le cadeau permanent que vous m’apportez. Je vous aime tel que vous êtes et chaque jour, j’accueille de plus en plus positivement les expériences que vous me faîtes vivre. C’est un cadeau inestimable que je peux déjà partager avec les autres.

A midi, j’ai mangé chez moi, mais j’ai encore mangé trop. Ma vielle addiction aux féculents refait surface. Je sais maintenant que c’est pour mieux comprendre ce qu’elle me montre et pour mieux la transformer. Je ne me suis donc pas jugée, comme j’aurais pu le faire par le passé. J’ai juste constaté la présence de deux envies plutôt contradictoires : l’envie de me remplir et l’envie de respecter les besoins physiologiques de mon corps.

Je suis ensuite allée retrouver mes amies Belges pour passer un dernier moment avec elles avant leur départ et récupérer les affaires qui ne rentrent pas dans leurs valises. On a encore eu de chouettes discussions sur nos projets respectifs en lien avec le respect de l’humain et de la terre. Au fil des discussions, une synchronicité m’a rappelée que ma petite boulimie passagère de féculent est en fait une réminiscence de l’addiction au sucre. Addiction en lien avec la sensation de manque affectif. Et c’est rigolo car en écrivant cela, je fait le rapprochement avec le fait de récupérer les trucs des autres qui pourrait éventuellement servir alors qu’au fond, pour certaines choses, je sais très bien qu’elles ne serviront pas. Je me dit que, des fois, je me comporte comme une poubelle. C’est juste quelque chose qui revient ces jours-ci et je l’ai beaucoup fait par le passé. Récupérer les vieux trucs car on ne veut pas jeter, finir les plats pour ne pas jeter alors que je n’ai plus faim, etc.

J’y ai repensé l’après midi alors que j’étais rentrée chez moi. Le fait que, quand je mange des féculents, cela me met dans un état de détente qui génère un état de réceptivité plus grande. C’est vraiment le même mécanisme qu’une drogue et je suis convaincue que le sucre en est une, une drogue largement autorisée et qui fait beaucoup de dégâts.

Je vais demander aux entités de l’aide pour me libérer de cette addiction. J’aimerais aussi ressentir plus concrètement l’amour de la création pour ne pas le chercher dans le sucre. Et là, une rêverie s’est imposée à moi. Elle mettait en image que les émotions refoulées forment une espèce de carapace qui empêche la perception de cet amour et de ce soutien inconditionnel présent en permanence.

Pour résumer les enseignements de cette semaine, je dirais simplement que je suis en plein cœur de ma guérison et de la transformation nécessaire pour la manifester et ma médecine est d’agir selon mes passions en aidant les autres à travers tout ce que j’aime faire, à savoir, jouer du hang, discuter, partager mes expériences oralement et par écrit, m’occuper des animaux, ouvrir mon cœur à l’amour et la douceur offerte par la vie sous d’autres formes que la nourriture, réconforter, apprendre à être en amour avec moi-même et avec la vie, etc. C’est un beau programme !

#voyage #transformationdesoi

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