• Violaine

Ma 10e semaine à la Casa de Dom Inácio de Loyola, Abadiânia, Brésil


Lundi matin, j’ai commencé la journée en finissant la rédaction du récit de la semaine dernière. Ce faisant, je réalisais que toutes les émotions que j’ai refoulée dans mon enfance, et que je continue de refouler sans m’en rendre compte car c’est devenu une seconde nature, m’empêchent de percevoir correctement les mondes subtils et surtout me coupent de l’amour inconditionnel dans lequel nous baignons tous. J’ai donc écrit une demande pour les entités afin qu’elles m’aident à mieux accueillir mes émotions et mieux percevoir l’amour de la création.

Une heure après, ma voisine vient me voir pour me demander si les petits chats sont avec moi car ils ne sont pas dans leur niche. Les petits chats ne sont plus là. C’est sans doute le propriétaire de la pousada qui les a pris pour s’en débarrasser ou autre. Et voilà, l’occasion d’accueillir une émotion se présente ! Au début, j’ai fait comme d’habitude, j’ai commencé à résonner pour me convaincre que c’est comme ça et que c’est peut être mieux pour eux, etc. Et puis j’ai arrêté et je me suis abandonnée à ma tristesse. J’avais des pleurs qui venaient de temps en temps pour une ou deux minutes et puis ça s‘arrêtait. Les larmes étaient piquantes, j’ai eu les yeux bien irrités toute la journée. Il se trouve que, dans les affaires que m’avaient données mes amies Belges la veille, il y avait un paquet de mouchoir. Les entités avaient tout prévu !

J’ai donc accueilli cette tristesse sans la juger, ou le moins possible. Je sentais bien que je comprenait le propriétaire, car les chats, ça se multiplie vite et il faut bien poser des limites. Et en même temps j’étais triste que le monde soit si dur avec tout ces animaux et avec les humains aussi. Je trouvais que ce n’était pas juste. Et là, cela m’a rappelé mes émotions de l’adolescence. Les rares fois où je m’autorisais à « craquer », je m’insurgeais contre l’injustice et la rudesse du monde.

Au bout de quelques heures, ça commençais à passer et cela revenait de temps en temps quand j’allais dehors pour consoler Belinha qui appelait ses petits. J’ai mis en pratique les cours de communication animale que j’ai suivi l’année dernière pour discuter avec elle, pour la réconforter, pour lui expliquer la situation et pour la remercier de tout ce que j’ai appris en l’observant s’occuper de ses petits.

Plus tard, elle m’a dit merci elle aussi et elle m’a dit qu’elle m’aimait.

Aussi, j’ai repensé à une retransmission de Bashar dans laquelle il explique que notre vision de la « hiérarchie » entre les minéraux, les végétaux et les animaux est totalement inversée. Il explique que ce sont les minéraux qui dirigent le monde car c’est eux qui sont majoritaires. Ensuite, il explique que les végétaux décident quel environnement ils nous offrent pour vivre, ce n’est pas nous qui décidons ! Et en observant Belinha, chaque jour, je vois sa sagesse. On dit que l’être humain a le libre arbitre et que les animaux ne l’ont pas. Mais cet après midi là, je me suis offert un autre point de vue : et si ils l’avaient mais qu’ils sont tellement avancé dans leur évolution qu’ils sont toujours sur le chemin de moindre résistance et dans l’abandon à l’énergie de vie qui les traverse, si bien qu’on a l’impression qu’ils ne l’on pas. On dit que les animaux n’ont pas d’âme individuelle et qu’ils sont directement connectés à leur âme groupe, alors que nous, humain avons une âme individuelle puis, au dessus une âme groupe. Et si ils étaient tellement avancés qu’ils ont déjà réunifié leur personnalité physique avec leur âme individuelle et forment un tout directement connecté à l’âme groupe. Tout cela m’a traversé l’esprit et je me sens vraiment humble par rapport aux minéraux, aux végétaux et aux animaux que je ne regarderai plus de la même manière désormais. Tout Être est une expression de la nature et est égal en beauté et en intelligence. Nous nous croyons plus intelligent que les pierres, les plantes ou les animaux car nous ne les comprenons pas. Lorsque nous deviendrons pleinement humain, nous les comprendrons et nous saurons qu’ils nous sont égaux et qu’ils expriment le génie de la création d’une autre manière que la notre.

Je vais tâcher d’être plus à l’écoute de ce que les arbres, les pierres et les animaux ont a m’enseigner maintenant. Cela me rappelle mon adolescence, durant laquelle les relations humaines me faisaient tellement souffrir que je m’étais réfugiée auprès des animaux, mes vrais amis. Et je me sentais tellement leur égal que je pouvais communiquer facilement avec eux et il y avait une réelle amitié entre nous, même avec des chats mâles non castrés qui courraient les chants et venaient régulièrement me trouver. Et si je n’étais pas là, ils pleuraient devant la porte de ma chambre.

En fin d’après midi, j’ai regardé le film « La Belle Verte » de Coline Serreau. Cela m’a changé les idées en m’aidant à prendre du recul, car j’avais suffisamment donné d’espace à ma tristesse, il était temps de voir ce qui s’est passé avec un regard positif car je commençais à tourner en rond dans l’émotion et à me noyer dedans.

Dans ce film, le personnage principal, qui vient d’une autre planète, peut déconnecter les gens qu’il croise et les ramener à leur intégrité d’être. Et c’est comique. J’aimerais bien pouvoir déconnecter tout ce qui m’éloigne de mon être moi aussi. Au fur et à mesure du film, je me suis aperçue que j’ai déjà bien entamé le travail. C’est juste que cela prend du temps alors que dans le film, c’est instantané.

Quelle journée !

Mardi matin, je voulais aller à l’épluchage des légumes mais quand le réveil a sonné, j’ai décidé de rester me reposer. J’ai pris mon temps puis je me suis levée, j’ai pris une bonne douche et j’ai fait de la lessive et du ménage. Je me sentais mieux ce matin, l’émotion ne se présentait plus. J’allais soutenir Belinha quand elle miaulait. Puis j’ai croisé ma voisine en lui rappelant qu’elle pouvait me demander si elle voulait prendre un peu de temps pour elle. Elle m’a proposer d’aller à la cascade ensemble l’après midi même puisqu’il faisait soleil. Et je me suis dit, oui, c’est vrai, c’est une bonne idée pour finir de laver notre chagrin de la veille. Elle était encore bien peinée et m‘a encore remerciée avec les larmes aux yeux, car la veille, durant son absence, sa maman est sortie car elle était inquiète. Alors, je suis resté avec elle jusqu’à ce que mon amie revienne. Je sens que c’est beaucoup de poids sur ses épaules la charge de sa maman et parfois, c’est dur pour elle. Elle me disait que tous les jours elle remerciait Dieu de m’avoir mise sur son chemin pour l’aider. Je l’ai remercié de me donner l’opportunité d’aider. Et puis on est allée manger chacune de notre côté.

Ce jour, Rodrigo a amené le change des serviettes et des draps. Décidément, c’est un jour de renouveau.

Je me suis posée un peu pour trouver l’intention approprié pour la cascade et voilà ce qui est venu :

- chers esprits de la nature, esprit des minéraux, des végétaux et animaux de la cascade, merci de m’aider à déconnecter les systèmes de croyances qui me font refouler mes émotions, mes ressentis, mes mots et mes élans d’agir. Merci de m’aider a rétablir la clarté et l’alignement dans mes émotions et les systèmes de croyances sur lesquelles elles reposent. Tout cela me permettant d’être plus à l’écoute et de mieux pouvoir percevoir la grande diversité d’êtres qui peuplent la création.

En début d’après midi, il faisait encore beau alors, je suis allée toquer chez ma voisine pour aller à la cascade et elle m’a dit qu’elle ne pouvait pas venir car elle devait s’occuper de sa maman qui était un peu agitée et tendue. Je lui ai proposé de jouer un peu du hang pour elles pour les aider à se détendre et elle m’a dit peut être plus tard. Donc je suis partie à la cascade toute seule. Je me suis dit qu’elle me reflète ma tendance à refuser l’aide des autres. Toutefois, j’ai observé que j’ai respecté son refus sans en faire une affaire personnelle. Je ne suis pas dans sa tête et elle sait mieux que moi ce dont elle a besoin.

Je suis donc retournée à la cascade pour la première fois depuis plusieurs semaines. Sur le chemin, j’ai répété mes intentions intérieurement. En marchant, j’ai réalisé que manger des féculents ou du sucre est une technique de refoulement d’émotion car, quand j’étais petite, ma maman m’a sans doute consolé avec de la nourriture, en tout cas, je l’ai vu faire avec mes neveux. Toutefois, je ne la juge pas pour cela, je sais qu’elle a fait ce qu’elle pensait être le mieux pour moi. Voilà une bonne chose de clarifiée ! Une fois en bas, en attendant mon tour, je sentais l’énergie tellurique du site. J’ai encore répété mes intentions et j’ai remercié tous les êtres qui habitent le site pour leur aide. Sous le jet, je me suis massée tout le corps avec la force de l’eau. Il y avait la dragonne de la cascade qui me soufflait dessus en même temps pour retirer les carapaces inappropriés. En remontant vers la Casa, j’avais l’impression que ça n’avait rien fait. J’ai commencé à nier cette impression (comme souvent) puis, très rapidement, j’ai arrêté et j’ai accueilli ce qui était là en me disant sur le ton de l’humour, ils me testent !

En marchant, je commençais à comprendre qu’il y avait un gros bouchon en moi et que je l’abordais part différents angles, avec différentes intentions, et qu’il allait finir par lâcher. Ce bouchon, c’est mon âme qui a choisi de le mettre et maintenant, c’est le moment pour qu’il lâche, c’est le moment pour que je fasse sortir les bulles de mon vin spiritueux intérieur.

Là, j’ai vu qu’il y avait des gros nuages noirs à l’horizon. Un orage se préparait. C’est là aussi que j’ai réalisé que mes oreilles, bouchées depuis mon passage sous la cascade, ne le sont pas par hasard. Cela m’indique de porter d’avantage mon attention à l’intérieur plutôt qu’à l’extérieur.

Une fois remontée à la Casa, je suis allée au chant. La cession avait déjà commencée et j’ai vraiment réalisé que j’entendais mal les bruits extérieurs. Au bout de quelques minutes, la pluie a commencé à tomber et le tonnerre à gronder. Quand le chant s’est terminé, je sentais que la pluie allait durer alors, je me suis lancée, en me disant que c’était une bénédiction, une deuxième cascade. J’ai dit oui aux larmes et aux cris du ciel (pluie et tonnerre). J’étais la seule à marcher sous la pluie. Les routes parallèles à la grande rue se transformaient en ruisseau et j’étais de plus en plus mouillée au fur et à mesure de mon avancée vers chez moi. Heureusement, j’avais mon chapeau qui me protégeait le visage.

J’ai pris plaisir à marcher sous la pluie. Après tout, je ne suis pas en sucre !

Je suis arrivée chez moi trempée. Je me suis changée et j’avais envie de danser. J’ai changé la disposition des meubles de ma chambre pour faire une piste de danse. Et j’ai dansé un peu mais j’avais surtout besoin de me reposer maintenant. Alors je me suis allongée en me promettant de satisfaire ces besoins qui arrivaient. Le besoin de danser, de chanter, d’écrire des poèmes ou des textes inspirés, de jouer de la musique, etc.

Plus tard, j’ai eu le message : Canalise ta propre entité au lieu de chercher à communier d’avantage avec les entités de la Casa. Ton entité a des choses intéressantes à dire et elle le fait déjà un peu à travers toi. Mais invite là plus fréquemment et plus consciemment à s’exprimer. Elle va t’aider à prendre de la hauteur pour avoir les yeux en face des trous et mieux y voir physiquement.

C’est vrai que j’avais commencé à le faire ça, il y a quelques temps et puis j’étais passée à autre chose. C’est donc quelque chose que je sais déjà faire un peu. Je vais repartir de là où je m’étais arrêtée.

Finalement, après m’être mise sous le jet des eaux de la terre, mon ressenti que ça n’avait rien fait n’était pas complètement faux. Ce n’était pas fini, il m’a fallu me mettre sous le jet des eaux du ciel pour finaliser le travail ! J’aime la vie, elle est pleine de surprises.

Merci à l’élément eau qui est d’ailleurs souvent associé aux émotions. Quelle belle orchestration !

Mercredi, je me suis levée tôt pour aller méditer dans le courant. Au moment où je passais le portail de la pousada, une autre femme sortait aussi. On a discuté en chemin, et c’était une chouette rencontre, une opportunité de parler portugais et de rencontrer quelqu’un qui partage la même vision que moi sur les maladies : elles sont des cadeaux et des messagers qui nous rappellent qui nous sommes.

La cession a été rapide ce matin, alors qu’il y avait du monde. Ça devait sans doute être Dr Augusto qui incorporait le médium. Il est rapide et organisé.

J’ai plus ou moins bien réussi à me concentrer. J’ai constaté que ma capacité de concentration dans le courant était meilleure quand je mangeais cru. J’ai senti les énergies du courant dans tout mon corps et aussi dans certaines zones spécifiques du visage.

En sortant, je suis allée manger la soupe puis, je suis rentrée chez moi. Sur le chemin du retour, je me sentais un peu perdue, je n’avais envie de rien. J’ai accepté cela et, une fois rentrée chez moi, je me suis allongée et j’ai dormi pendant 2 heures. Je devais en avoir bien besoin. Après cela, j’ai mangé quelques fruits en constatant que mes envies de dévorer des féculents s’étaient calmées.

J’ai ensuite décidé d’aller jouer du hang à la Casa. Finalement, je sens régulièrement cet appel et je me dis que c’est une forme de remerciement pour tout ce que je reçois dans ce lieu. De nombreuses personnes ont apprécié. Vers la fin, le Jacquier sous lequel je me trouvais a fait tomber une de ses feuilles pile sur le centre de mon hang. J’étais honorée. En repartant, j’avais l’intention de garder la feuille comme cadeau de l’arbre mais il m’a dit : Non, le cadeau, c’est la chute de la feuille sur le hang. Laisses la feuille vivre sa vie de feuille morte au pied de mon tronc. »

En repartant, j’ai croisé la personne qui témoigne chaque dimanche de la guérison de sa tumeur au cerveau de stade 4. Elle m’a remerciée pour la musique et m’a posé, très innocemment, une question pour savoir pourquoi j’avais des poils au visage. Elle me disait qu’elle connaît une amie qui les enlève. Et je lui ai dit que je l’ai fait par le passé mais qu’aujourd’hui je ne voulais plus me faire souffrir pour ressembler à tout le monde. Dans son témoignage de guérison, elle dit que c’est l’amour pur qui lui a permis de guérir et que maintenant, elle s’aimait. Alors, j’ai ajouté que ces poils étaient mes enseignants en amour inconditionnel, qu’ils étaient l’amour pur dont elle parle dans son témoignage. Elle m’a remercié pour ces mots car elle me disait que parfois, elle perdait cet amour pur. Je lui ai dit que moi aussi et on était d’accord sur le fait que quand la leçon serait comprise et pleinement intégrée, l’enseignant s’en irait. Après cela, elle m’a dit que j’étais extraordinaire et magnifique. Peut être qu’elle ne l’avait pas vu avant car on n’avait pas encore vraiment discuté. Il y avait beaucoup de douceur dans cet échange qui passait par la voie et les mains. Cela m’a donné encore plus le sourire et l’envie de parler d’avantage, de partager encore plus les enseignements de mes expériences de vie. Je réalise que mes mots aident et qu’ils ouvrent des portes.

En rentrant chez moi, j’ai compris que je tirerai mon abondance en partageant ce que je vis et ce que la vie m’apprend. J’étais vraiment sereine quand à la capacité de ces partages à subvenir à tout mes besoins. Et justement, par cette expérience à Abadiânia, j’étais en train de construire ce que je vais pouvoir partager. Pleins d’idées me sont venues sur les différentes formes que cela pourrait prendre, livre, blog, conférences, accompagnement, stages, guide de la Casa, etc. Cela m’a rendue une sérénité que j’avais quelque peu perdue depuis quelques semaines. Et aussi, par rapport à la permaculture, j’ai compris qu’il fallait que je l’accomplisse en moi d’abord et ensuite que je rejoigne un projet existant car, ma mission est de transmettre le fruit de mes expériences et pas forcement de prendre la pelle et la pioche pour faire sortir un projet de terre. Ça, je l’ai fait il y a quelques années pour les projets des autres, c’était génial, j’ai beaucoup appris, mais ce n’est pas ce que l’élan créateur attend de moi maintenant.

Encore une belle journée qui se termine. Ce soir c’est la nuit de la révision. Depuis que j’ai changé la disposition des meubles de ma chambre, je me sens d’avantage comme dans mon petit nid, mon cocon, mon chez moi. C’est très agréable. J’ai demandé l’aide des entités pour que le renouvellement de mon visa soit facile. Et dans l’idéal, si elles pouvaient changer la date du tampon sur mon visa, ce serait encore plus simple pour moi. Et puis c’est simple pour elles aussi, il suffit qu’elles réarrange quelques atomes d’encre pour changer quelques chiffres. C’est un jeu d’enfant pour elles ! Mais bon, peut être que l’expérience d’aller à Brasilia pour accomplir ces formalités est important pour moi. On verra bien ce qui se passe.

Jeudi matin, je suis allée méditer dans le courant du belvédère, le courant extérieur. Les énergies sont quasi les mêmes que dans le courant intérieur mais les horaires sont plus souples et il n’est pas nécessaire d’arriver tôt pour avoir une place.

Dès que je me suis assise, alors que la cession n’avait pas commencée, j’ai senti les énergies des entités à travers des picotements intenses sur ma peau. J’ai bien réussi à me concentrer aujourd’hui. J’étais bien et vers la fin, lorsque le médium qui encadre cet espace de courant à proposer une visualisation pour faire un grand nettoyage, j’ai eu pleins de sensations d’allègement dans le corps. J’étais pleine de joie et de sérénité.

La cession du matin s’est terminée vers 10h. Je suis ensuite allée prendre la soupe avant de rentrer chez moi. Là je me suis reposée un peu avant de compléter le repas. Ensuite, je suis repartie pour m’installer en attendant le démarrage de la cession de l’après midi dans laquelle je dois passer en révision.

En m’asseyant dans le grand hall, je sentais les énergies aussi. Il y avait peu de monde cet après midi. Les périodes des fêtes approchent, cela ce sens dans la fréquentation de la Casa.

Au début de la cession, l’assistante du médium João a parlé au micro pour faire une prière pour le remercier pour son extraordinaire dévouement. Elle a dit que certes, c’est Dieu qui guéri et pas João mais que sans lui, tout cela serait impossible. Et intérieurement, j’ai demandé au entités si c’était vraiment le cas, si João était indispensable au fonctionnement de la Casa. Elles m’ont dit que aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Certes, 40 ans en arrière, c’était le cas car il fallait une personne de charisme et bien alignée pour construire et incarner cette possibilité de guérir ainsi. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas. Elles m’ont précisé que comme Dieu est totale acceptance, il laisse les gens vivre leurs croyances et donc, il laisse les volontaires et la conscience collective du lieu vivre cette croyance dans l’indispensabilité de ce médium là. Il se crée toutefois des opportunités, çà et là de changer cette croyance lorsque, en octobre, le médium a eu des problèmes de santé et que la Casa a dû tourner sans lui de manière imprévue. Mais si les gens croient que sans ce médium là, cela ne marche pas, alors c’est ce qu’ils vont expérimenter. Car c’est en expérimentant nos croyances que l’on peut voir si elles nous conviennent ou pas. Et si elles ne nous conviennent pas, alors, nous avons toute la liberté de les changer pour améliorer notre vie.

Lorsque la file de révision a été appelée, je me suis levée sans me presser et j’étais presque à la fin de la file, qui n’était pas très longue. Je répétais mes intentions et remerciait à mesure de mon avancée vers l’entité. Je n’ai jamais été aussi sereine dans ce contexte. Je n’ai pas senti de tremblement corporel à l’approche de l’entité incorporée. Quand mon tour est venu, j’ai mis ma main dans celle du médium incorporé. Elle a prononcé tout bas « pode sentar » (tu peux t’asseoir) en faisant un signe de la main. Cela signifie que je peux aller m’asseoir dans la salle de bénédiction avant de sortir et que je n’ai pas besoin de traitement supplémentaire pour la guérison et la régénération de mes yeux. Dans la salle de bénédiction, j’ai senti que le sens de cela est que j’ai compris ce que j’avais à comprendre et j’ai les informations nécessaires pour avancer sur le chemin de la guérison. Ces informations sont, comme je l’ai écrit hier, d’agir selon mes passions en me mettant au service de la vie et en partageant abondamment le cadeau qu’est ma vue et mes expériences de vie.

Alors, je me suis dit, il n’y a plus qu’à ! La balle est dans mon camp et les semaines qui vont suivre, je vais vivre ma vie pleinement et partager le cadeau que je suis sans retenue, ce sera mon traitement. Je ne vais pas retourner dans les files pour d’autres demandes importantes avant d’en sentir l’appel.

Pleins de possibilités s’offrent à moi pour agir selon mes passions, je peux jouer du hang à la Casa, je peux rencontrer des gens et partager avec eux, je peux contacter la personne qui s’occupe des chiens errant d’Abadiânia pour lui proposer mon aide, etc.

Je suis rentrée chez moi. Et j’ai senti la fatigue et le besoin de me reposer. C’est sans doute le travail du matin et le passage dans le courant l’après midi qui font leur effet.

Vendredi matin, je me suis levée vers 6h30 et j’ai écrit sur un papier toutes les idées que j’avais eu pour partager le cadeau de ma vue. Ensuite, j’ai pris mon petit déjeuner et je suis partie à la Casa avec mon hang. Je me suis installée à ma place habituelle sous le jacquier. Quand j’ai commencé à jouer, pleins de Brésiliens se sont émerveillés et disaient que c’était très apaisant, déstressant, que cela ressemblait à la musique de la pluie. La plupart n’avaient jamais vu ce genre d’instrument. J’ai donc eu l’occasion de rencontrer pleins de gens et de discuter en portugais. Puis une Française est venue. Elle a beaucoup apprécié aussi, puis à un moment, elle a soupiré et a dit « Qu’est ce qu’on se sent bien avec toi ! ». Je dois rayonner encore plus la paix quand je joue et ça fait son effet autant que les sons en eux-mêmes.

Ensuite, je suis allée prendre la soupe et puis en faisant la queue, j’ai retrouvé mon amie de l’autre jour, je vais l’appeler Nora pour garder son anonymat. Elle a été presque aveugle pendant quelques années et a retrouvé la vue grâce au traitement spirituel de la Casa. On a pris la soupe ensemble puis, elle devait rejoindre d’autres personnes donc on s’est donné rendez-vous l’après midi pour pouvoir converser plus longuement. Quand elle m’a quitté, vers 11h30, j’ai pris le chemin du retour et par un concourt de circonstance, je me suis retrouvée à faire demi tour et a me trouver avec un groupe de personnes que je ne connaissait pas. Une des personnes, que je vais appeler Lucie, était très triste et en colère de son expérience à Abadiânia. Je lui ai proposé de jouer du hang pour l’aider à accueillir et à exprimer son émotion. Elle a accepté. Elle commençait un peu à s’autoriser à pleurer avant que je joue et quand j’ai commencé à jouer, d’avantages de larmes sont venues. Je lui ai dit de laisser l’émotion sortir. J’ai jouer environ 20 minutes alors qu’elle pleurait à côté de moi. Il y avait un homme aussi qui écoutait. Le vendeur de coco est passé et il nous a offert une coco à chacune. Je me suis dit, chouette, mon dessert. Quand j’ai arrêté de jouer, j’ai ouvert un espace de discussion et elle a pu exprimer ce qu’elle n’aimait pas et ce qu’elle vivait très mal à Abadiânia. Et justement, cela avait un lien total avec l’écart qu’il y a entre la conscience collective du lieu, les croyances des gens et l’éthique des entités. J’ai donc partagé ma vision du fonctionnement du lieu et cela lui a fait beaucoup de bien. Elle m’a dit que j’étais la première personne qui lui paraissait sensée qu’elle croisait et que c’était le premier moment de douceur qu’elle vivait depuis une semaine qu’elle était là.

J’ai essayer de lui dire que ce qu’elle vit ici fait partie de son évolution et que cela lui reflète une part d’elle qu’elle n’a pas vue jusque là puisque dans sa vie quotidienne, elle ne vit pas cela. Mais je n’ai pas insisté car j’ai senti que ce n’était pas le moment. Elle a déjà été grandement soulagée de pouvoir exprimer ce qu’elle vie ici et de se sentir écoutée mais pas jugée. Elle m’a remercie et on se reverra probablement dans la semaine qui lui reste à vivre ici. J’ai perçu que sa guide est très directive et impose le programme, ce qui est très étouffant pour Lucie. De plus, elle a partagé les situations dans lesquelles elle disait s’être faite agresser verbalement et j’ai constaté que moi, dans la même situation, je ne l’aurais pas vécu comme une agression. Cela m’a permis, encore une fois, de faire la différence très clairement entre les circonstances et l’expérience que l’on en fait. L’agression verbale qu’elle a vécu n’est pas dans les circonstances (les mots qui lui ont été dit) mais elle est dans son expérience car ces mots ont fait vibrer en elle la corde de la souffrance, de l’injustice, etc. Elle n’a donc pas été agressée mais elle a bel et bien vécu une expérience d’agression. La différence est subtile mais avec ma vue différente, je la vois clairement.

Là, c’est bien les entités qui m’ont mise là où je devais être.

Ensuite, je suis retournée à la Casa pour jouer un peu plus. Je me suis d‘abord installée près de la chapelle de Sainte Rita car c’était la seule place à l’ombre. J’ai joué doucement pendant 1 heure et je sentais cette paix infuser tout le bout de jardin environnant. Tout le monde a respecté ce moment sacré et personne n’est venu m’interrompre pour me poser des questions. Ensuite, le soleil gagnait donc je suis allée ailleurs. Et là, j’ai croisé la femme que j’ai rencontré mercredi dernier, celle de ma pousada. Je lui ai fait écouter le hang et toutes les personnes autour ont adoré. Ensuite Nora est arrivée et on est allée dans sa pousada pour pouvoir discuter sans gêner le silence de la Casa.

J’ai passé toute l’après midi avec elle et elle m’a beaucoup parlé de son vécu, de son histoire. J’ai écouté, c’était intéressant. Elle m’a tendu l’opportunité d’aller avec elle et d’autres personnes sur un autre haut lieu énergétique situé à 500 km de là. Ce lieu s’appelle Alto Paraíso (haut paradis). Cette sortie est prévue pour dimanche. On partira très tôt pour profiter des énergies de ce site toute la journée. Puis un des gérants de sa pousada est venu car il s’était renseigné sur le prix du taxi. Quelques minutes après son arrivée, alors qu’il disait que peut être, ce serait lui qui nous conduirait là bas, le vent a commencé à se lever pour annoncer la pluie. Je me suis dit que ça n’arrivait pas maintenant par hasard. Je l’ai senti comme un signe positif qui montre que nous avons, tous les trois, un rendez vous cosmique important là-bas. Il a dit que là-bas, il y a une statue d’un extraterrestre et là, j’ai bondit et j’ai dit, oui, je dois aller là-bas. C’est sorti tout seul. Ensuite, Nora lui a parlé de mon hang et m’a dit de jouer un peu pour lui montrer. Quand il l’a vu, il a proposé que je l’emmene dimanche et quand j’ai commencé à jouer, il a commencé à pleurer mais il ne voulait pas pleurer car il était encore au travail là donc ça le gênait. Il est sorti et on s’est dit à demain pour confirmer tout cela.

Quelle journée !

On a encore discuté pendant 1 heure avec Nora jusqu’à 18h30 puis on s’est quitté.

Je suis rentrée pleine de gratitude et d’émerveillement pour la journée écoulée, pour les rencontres, les échanges, les opportunités. Wouah, que de surprises. En plus, la pousada où loge mon amie Nora est exactement la pousada permaculturelle que j’imaginais il y a 1 mois. Il n’y a pas besoin de la faire, elle existe déjà. Je le vois aussi comme un signe, comme une porte qui s’ouvre. Un beau programme s’annonce.

Samedi matin, plusieurs phrases et conseils entendus ça et là, au sujet de ma pilosité, tournaient dans ma tête et finalement, j’ai choisi, pour la première fois de demander aux entités de l’aide pour la supprimer définitivement sans agresser mon corps et en honorant l’apprentissage qu’elle vient m’offrir.

Puis, à mesure que je m’autorisais à ne pas accepter cela sur mon visage et que j’affirmais ma préférence pour un visage sans pilosité, tout en affirmant vouloir incarner de plus en plus l’amour inconditionnel, plusieurs pensées me sont venues. Premièrement, cette pilosité là n’est pas ma pilosité naturelle, elle est le fruit d’une psychose intense de ma part sur les poils ce qui leur a donné beaucoup de place dans ma tête et donc sur mon corps. Et deuxièmement, elle a été stimulée par les effets secondaires des collyres que j’ai mis dans mes yeux pendant plus de 25 ans. Et en plus, je me suis dit que puisque je n’arrive pas a l’accepter totalement et que effectivement, je lui donne le pouvoir de freiner mes relations sociales car le visage, c’est le premier contact qu’on a avec une personne, alors il vaut mieux que j’accepte de demander un changement pour être plus à l’aise et pouvoir mieux aller au contact de l’autre pour agir selon mes passions.

Je suis donc allée à la Casa pour déposer ma demande dans le triangle. Ce faisant, j’ai eu un fort ressenti au visage puis en partant de la Casa, à peine 200 mètres après la Casa, alors qu’il commençait à pleuvoir, une cycliste s’arrête et me demande comment je m’appelle. Puis elle me demande, sans jugement, qu’est ce que j’ai pour avoir cette pilosité au visage. Puis elle me dit qu’une de ses amies s’est fait épiler au laser au Portugal, car ce n’est pas cher là-bas, et que cela n’a jamais repoussé. Elle m’a proposé de demander à cette amie quelle technique elle a utilisé exactement et de me faire passer l’info par mail. Voilà une réponse immédiate des entités ! Il est vrai qu’avant, je ne voulais pas utiliser le laser car me faire irradier le visage pour 6 mois d’efficacité ne me convenait pas, étant donné que j’avais fait cela durant mon adolescence et cela n’avait pas tenu plus longtemps que ça.

Mais là, c’est différent, je sens qu’avec le soutient des entités, cela va marcher définitivement et elles vont protéger ma peau. Donc d’un coup, je m’ouvre a cette possibilité alors qu’avant, c’était hors de question.

Je me suis dit, wouah, quelle synchronicité. Je fais une demande et immédiatement, j’ai une réponse. C’est fascinant.

Une fois rentrée chez moi, tout cela tournait dans ma tête. Je suis allée lire sur internet un article sur l’épilation définitive. Cet article comparait les différentes techniques et disait que ce n’était pas recommandé de le faire pendant l’adolescence quand le système hormonal n’est pas mature. Hors, c’est dans cette période là que je l’ai fait la première fois, cela explique pourquoi cela n’a pas duré et puis, c’était tout au début de la technologie laser. Ils ont dû bien progresser la dedans maintenant.

Tout cela a contribué à ce que je change d’avis et que j’envisage de faire cette démarche avec l’accompagnement des entités de la Casa.

Puis petit à petit, je me suis dit : pourquoi pas aller au Portugal pendant 4 mois à la fin du mois en utilisant le billet retour qu’on m’a forcé d’acheter à Marseille. Cela m’évite le carcan du renouvellement de visa et puis j’ai une super copine au Portugal. Après cela, je peux revenir à la Casa. J’ai senti l’excitation intérieure du cœur qui se soulève pour me dire un grand OUI !

Ensuite, j’ai mangé puis je suis allée à la Casa avec le hang pour jouer un peu et retrouver Nora pour confirmer l’organisation de notre excursion du lendemain.

La Casa était quasi déserte. J’ai joué un peu et je me suis fait plaisir. Puis je suis allée au point de rendez-vous. J’ai retrouvé Nora qui m’a dit que tout était confirmé pour le lendemain. Puis une personne est venue nous interrompre. Elle disait être journaliste et voulait nous poser quelques questions car, le jour même à 1h du matin, un reportage est passé à la télévision dans lequel 4 femmes accusent le médium João d’abus sexuel. Elle nous a donc interrogé sur la raison de notre présence ici et ce que l’on pensait de cette accusation. Comme on parlait en portugais, j’ai pu m’exprimer un peu mais pas avec la fluidité que j’aurais aimé.

Dès qu’elle a parlé de cette accusation, la première pensée qui m’est venue en tête, c’est que c’est encore une attaque mensongère de personnes qui n’apprécient pas les lieux qui stimulent l’éveil de l’humanité. Car, au-delà de la guérison physique que la majeure partie des personnes viennent chercher ici, les protocoles de la Casa réveillent les gens et leur rappelle qui ils sont vraiment, et ça, c’est pas bon pour la société de consommation, pour le modèle métro/boulot/dodo et pour d’autres lobbies aussi, car même s’ils rabâchent à longueur de cession qu’il faut surtout continuer son traitement médical classique, de nombreuses personnes que j’ai croisées ont réussi à s’affranchir de la médecine allopathique grâce à l’aide des entités.

Ensuite, je me suis dit que ces accusations étaient vraiment douteuses car, bien que je ne connaisse pas João personnellement, je suis quasi certaine que ce genre de comportement est incompatible avec le fait d’incorporer des entités de très haute énergie et très haute conscience 3 jours par semaine. Même si sa conscience dort pendant l’incorporation, il faut quand même un minimum d’équilibre mental et émotionnel pour faire cela. Ce qui n’est pas le cas d’une personne qui fait des abus sexuels.

Et puis aussi, le nouveau président du Brésil souhaite établir la religion catholique évangéliste comme religion d’état. Il ne doit donc pas voir d’un très bon œil ce qui se passe à la Casa.

Tout ces fait montrent que ce qui se passe à la Casa dérange et purrait motiver des fausses accusations de ce genre. Toutefois, cela ne prouve rien.

J’avais de la peine pour João car cela va être un challenge de faire face à ces accusations. Mais, au fond de moi, quelque chose me disait que ça allait faire grandir la Casa.

Je suis rentrée chez moi. J’avais toujours cette histoire en tête et je me suis rappelée de la rencontre d’hier avec Lucie qui avait vécu une réelle expérience d’agression dans des circonstances qui n’était pas vraiment agressante en elles mêmes. Et cela m’a montré que les ressentis sont parfois relatifs et il suffit que les femmes en question aient été un peu encouragées à voir certains fait comme des abus et hop, le tour est joué. En écrivant cela, je me dit que mes propos pourront être mal compris et blesser certaines personnes, surtout celles victimes d’abus sexuel, car cela pourrait être interprété comme un sérieux parti pris et un déni du vécu de ces femmes, mais ce n’est pas ce que j’écris.

Et puis, pour finir, j’ai tendance à voir la réelle qualité d’une personne en observant ces actes. Et avec João le profil d’abuseur sexuel ne colle vraiment pas avec tout ce qu’il fait pour rendre service et pour aider les plus pauvres. On pourra toujours dire que cela ne prouve rien, mais moi, je sens que ce sont de fausses accusations.

Toujours est il que le recourt à ce genre de combine pour ternir l’image de João et celle de la Casa, qui est de plus en plus connue du grand public grâce à la sortie du film « O silêncio é uma prece » en 2018, est un aveu d’impuissance de la part de certaines institutions qui préfèreraient que les humains continuent à dormir bien gentiment.

Après toutes ces réflexions, je sentais qu’il fallait que je retourne à la Casa. Je sentais l’appel, sans trop savoir pourquoi. Une fois là-bas, je suis allée devant la statue de Dom Inácio car je me demandais s’il fallait que je partage cette histoire dans mon blog. Je me posait cette question car je ne veux pas alimenter une fausse accusation en en parlant. Et il m’a dit par télépathie : « Pour guérir le mensonge, seule la vérité est efficace. Parles, partages ton ressenti en respectant les deux parties. »

Après cela, je suis repartie sur le chemin du retour et au Frutti’s, j’ai croisé plusieurs personnes rencontrées cette semaine dont la Française de jeudi matin. Ils m’ont invité à boire quelque chose et j’ai passé un bon moment à discuter et à partager. C’était chouette. j’ai partagé quelques infos et quelques unes de mes expériences avec l’enseignement associé et cela a aidé. Sans le savoir, j’ai apporté des réponses à des demandes faîtes aux entités. Et puis, au fil des discussions, j’ai appris que le Portugal était un pays génial, pas encore trop cher et que le renouvellement de visa ne marchait vraiment plus à tous les coups. Donc, cela appuyait mon nouveau plan du jour.

Ce moment m’a permis de me changer les idées. J’ai fait ce que je pouvais pour aider João mais ma vie continue et cela ne va pas l’aider que je me fasse du soucis pour lui.

Sur le chemin du retour, j’ai croisé Lucie avec la deuxième personnes de son groupe. Et il se trouve que c’est elles les 2 autres personnes qui vont avec nous demain à Alto Paraíso. Et là, je me suis dit : Quelles synchronicités ! Quelle orchestration merveilleuse de la vie !

Depuis mon passage en révision jeudi dernier, les évènements et les rencontres se bousculent, les jours sont intensément synchrones. Et je sens que ce n’est qu’un début !

Dimanche matin, je me suis levée à 3h3à pour retrouver mes amies et partir à Alto Paraíso. En route, j’ai discuté avec Lucie et elle m’a donné plus de détails sur le comportement de sa guide. Cela m’a permis de prendre conscience qu’il y a vraiment un problème avec cette guide, elle abuse de son autorité de guide et quand ses clients font quelque chose qui ne lui plaît pas, elle sous entend que la personne est influencée par les forces du mal et que les entités vont la punir. Dans la voiture, il y avait une autre personne qui vient de passer 3 semaines avec cette guide et les deux témoignent avec vécu un séjour horrible et qu’elles ne croit plus à la capacité de ce lieu à les aider et ne reviendront jamais. Lucie qui a encore une semaine à passer ici me dit même que si elle avait les moyens, elle changerait son billet d’avion pour partir tout de suite. Je vous passe les détails. Je suis tombée des nues en entendant cela. En plus, elle est complètement fermé au dialogue donc Lucie n’arrive pas à se sortir de ce carcan. On me donne encore une opportunité d’aider et j’ai fait tout ce que j’ai pu pour qu’elle réalise que l’expérience très négative qu’elles ont faites de la Casa vient de l’énergie de leur guide qui n’est pas du tout alignée avec l’éthique des entités. Au fur et à mesure de la journée, avec les partages d’expériences de chacun, nous avons réussi à leur faire percevoir que les entités de la Casa ne punissent pas, qu’elles sont dans l’amour inconditionnel, que la Casa est un lieu d’apaisement et de ressourcement et que leur guide leur a fait vivre ce lieu sous un angle très restrictif, punitif et contrôlant.

La journée s’est bien passée. Alto paraíso est un lieu de nature merveilleusement beau avec de nombreuses cascades. Ceci dit, c’est clairement un lieu touristique, de premier abord en tout cas. Tout est payant et cher, même l’accès aux cascades est payant. L’éthique environnementale est bien plus présente qu’à Abadiânia, mais l‘éthique sociale beaucoup moins.

Nous sommes allés à une cascade qui en comprenait 7 en enchaînement. C’était magnifique, un coin de nature d’une beauté époustouflante. Quelques uns d’entre nous sont allés se mettre proche du jet, les pieds dans l’eau pour recevoir l’énergie. Il pleuvait un peu et ne faisait pas très chaud mais l’eau n’était pas froide. Quel bonheur, je suis très fière de moi car, je n’avais pas pris mes affaires de baignade avec moi étant donné le temps. Et bien, malgré le fait qu’il y avait un homme avec nous, j’ai dépassé ma peur du jugement, que je projette plus sur les hommes que sur les femmes, j’ai enlevé mon pantalon en me disant que ma pilosité n’allait pas me priver de prendre ce bain de cascade et d’énergie cristalline. Cela paraît peut être anodin mais pour moi, c’est un grand pas !

En sortant, l’homme qui nous accompagnait et conduisait le véhicule, qui est en passant très gentil, m’a dit que maintenant, j’avais les yeux bleus. Cela fait plusieurs fois qu’on me dit que j’ai les yeux bleus. Avant, ils étaient marrons et depuis que j’ai eu un œdème à la cornée, elle est très épaisse et on voit pas bien clairement la couleur de mes yeux.

Ensuite, j’ai joué du hang quelques instants. La cascade faisait du bruit mais les sons avaient une portée impressionnante dans cet environnement.

Nous sommes ensuite remontés jusqu’à la voiture, nous sommes allés manger dans un restaurant puis nous sommes rentrés. A un moment, j’ai joué du hang dans la voiture lorsque nous étions arrêtés et moteur éteint, mais cela n’avait rien à voir, les sons ne sortaient pas. Il y a vraiment des environnements plus propices que d’autres pour jouer cette musique.

Lucie était très fatiguée ce jour là, elle avait mal à la gorge et était presque aphone. Sur le chemin du retour, elle s’est mise à parler de ces passions pour la première fois depuis que je l’ai rencontré. Cela a changé son énergie, la femme souffrante a laissé place à la femme passionnée. C’était flagrant.

J’ai appris qu’autour de Brasília, il y avait pleins de traces de contact avec d’autres civilisations non terrestres. Je me suis dit que c’était encore un élément qui pouvait expliquer pourquoi la vie m’a amenée ici.

Parfois, je repensais intérieurement à mon changement de plan d’hier. Et je me disais que le fait de m’être autorisée à écouter cette part de moi, qui préfère ne plus avoir de poils sur le visage, fait qu’elle est moins présente aujourd’hui. Je ne suis plus certaine d’avoir envie de faire ce choix. Mais ces pensées étaient passagères et je revenais dans ma présence avec mes amis.

Nous sommes rentrés à Abadiânia vers 9h du soir. On a convenu avec Lucie que l’on se retrouverait lundi à 14h pour faire le point sur ce que l’on fait pour sa deuxième semaine à Abadiânia. Cela lui donne le temps d’aller tenter une dernière fois le dialogue avec sa guide pour lui demander d’arrêter leur collaboration lors de cette deuxième semaine car elle ne veux pas revivre le cauchemar de ma semaine passée.

Une fois rentrée chez moi, j’ai croisé ma voisine et je lui ai parlé un peu de Alto Paraíso. Je lui ai dit aussi que je comptais finalement partir à la fin du mois car le renouvellement de visa était plus qu’incertain. Elle était triste et m’a suggérée de tenter quand même en allant à l’ambassade Française pour demander conseil. Parfois, ils peuvent être arrangeant.

Les différentes options qui se présentaient étaient dans ma tête mais je suis allée dormir car j’en avais bien besoin.

Le lendemain matin, au réveil, j’ai eu de belles prises de conscience à ce sujet. J’ai réalisé que je suis toujours libre de choisir et que quelques soient mes choix, je suis soutenue par la création.

En effet, même si c’est vrai que mon âme souhaite expérimenter cette pilosité pour apprendre en accéléré l’acceptation inconditionnelle de soi, je suis libre, à tout moment, d’en avoir assez et de vouloir faire une pause. Je serai soutenue et aidée quoi qu’il en soit. Cela me montre la qualité de l’amour de la création et cela m’illustre que Dieu n’a pas de volonté, il est acceptation totale. L’âme a un plan de route mais nous pouvons le parcourir de multiples manières.

Et j’ai réalisé à quel point toutes mes expériences récentes étaient en lien avec cela. La notion de obéissance et de punition illustrée dans l’expérience de Lucie, la notion de mission et de dévouement à l’extrême illustrée par le médium João, la notion de dette karmique à corriger présent dans de nombreuses bouches.

J’y vois désormais plus clair dans tout cela. Je perçois que personne ne naît avec une dette. Tout ce que nous faisons, nous le faisons car notre âme souhaite vivre cette expérience et car cela nous passionne. Mais comme il n’y a rien à « payer » et personne à « sauver », si nous sommes fatigués de notre soit disant « mission », nous avons toute la liberté de faire une pause. Nous n’allons pas être jugé ou puni, nous n’offensons pas notre âme.

En comprenant cela, j’ai repris contact avec la véritable raison pour laquelle j’ai l’appel de laisser cette pilosité hors norme sur mon visage et sur mon corps. Je suis tellement passionnée par le fait de grandir en sagesse, en acceptation inconditionnelle de moi même, en conscience et en alignement que je fais cela pour vivre des expériences qui me stimulent. Et là, et bien je n’avais plus du tout envie d’arrêter. J’avais envie de continuer en épilant mes poils dans mes pensées car c’est là qu’est le véritable frein ! Et pour faire cette épilation, il n’y a pas besoin de laser ou de lumière pulsée, ou bien si, mais la lumière pulsée de la conscience, de la sagesse et de l’amour.

J’étais remplie de gratitude et je me sentais plus légère car vraiment libre de choisir les expériences que je veux vivre dans ma vie.

Merci.


#voyage #transformationdesoi

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