• Violaine

Ma 12e semaine à la Casa de Dom Inácio de Loyola, Abadiânia, Brésil


Lundi matin, je me suis levée assez tard car la nuit avait été mouvementée.J’ai relu tout mon récit de la semaine passée pour le publier. En relisant, j’ai remarqué que j’avais bien été préparée à faire face à l’envers du décor tout beau tout propre du médium João. Je me rappelle qu’après chaque jour d’écriture, jusqu’à vendredi dernier, je me demandais si je n’étais pas allée trop loin dans mes propos et finalement, je réalise que non. J’ai juste demandé aux entités à voir aux delà de l’illusion des apparences en général, et il m’a été donné de rencontrer l’envers du décor d’Abadiânia. Tout ce que je raconte ici ne se base pas sur des news de journalistes et d’internet. Cela se base sur des rencontres physiques avec des personnes qui habitent là depuis longtemps et qui sont en contact avec l’autre Abadiânia. Celle qui est de l’autre côté de l’autoroute et qui est soit disant dangereuse et hors de la zone énergétique bénie par les entités. Ceci dit, je peux toujours me tromper et de toute façon, mon propos ne vise pas à démontrer ceci ou cela mais juste à partager avec vous ce que je vis à travers cette histoire.

L’après midi, j’ai croisé ma voisine qui était complètement perdue dans la tristesse et dans l’incertitude de savoir ce qu’elle doit faire. Toute ces histoires la perturbent profondément. Elle n’est plus sûre que le travail spirituel continue et elle est perturbée par l’ambiance qui règne à Abadiânia ces jours-ci.

Je l’ai aidé comme j’ai pu en jouant du hang longuement pour elle et sa mère. Elles étaient contentes. Sa maman est très sensible, il suffit d’un petit évènement et hop, elle repart dans ses angoisses et n’arrive pas à exprimer ce qui se passe en elle.

Elles m’ont invitée à partager leur repas et je suis restée à discuter avec ma voisine car en fait, c’est cela qui lui manque le plus ici. Les gens vont et viennent et elle n’a pas d’amitié stable. Elle se sent profondément seule. En discutant avec elle, j’ai réalisé que pour l’aider, une des choses que je pouvais faire était d’amener des sujets de discussion guais pour la sortir de son quotidien. Ensuite, plus elle se confiait, plus je réalisais à quel point elle est coincée dans une situation où les possibilités qui s’offrent à elle sont barrées par des peurs ou par des limitations en lien avec le handicap de sa maman. Le moyen par lequel elle se console, c’est en allant faire les boutiques et en fumant des cigarettes.

Et là, je me suis dit que j’étais heureuse de m’être libérée de tout cela et que je lui faisait du bien simplement en partageant ma liberté pour lui montrer un autre possible sans rien forcer sur elle. Le paradoxe de la situation, c’est que malgré qu’elle donne toute sa vie pour s’occuper de sa mère, elle trouve encore le moyen de ressentir de la culpabilité de ne pas avoir son autonomie financière et d’être obligé de vivre sur les économies de sa maman. Quand elle m’a dit cela, je lui ai rappelé qu’elle faisait de son mieux et que la culpabilité ne lui rendait pas service. Mais, cela reste des mots. C’est déjà super pour elle qu’elle ai pu exprimer cela. Lui offrir mon écoute et ma présence est le plus que je puisse faire pour l’aider.

Mardi matin, je me suis levée tôt pour aller à l’épluchage des légumes mais, une fois arrivée sur place, j’ai trouvé un mot qui disait que les congélateurs étaient pleins et qu’il n’y avait pas besoin de couper d’autres légumes. C’est vrai qu’avec tout ce qui se passe ici, la fréquentation baisse et il y a de nombreuses annulations. J’ai rencontré une Québecoise qui était venue aussi à 6h et on est allée s’asseoir sur un banc du jardin pour discuter. Puis, Nora nous a rejoint. Évidement, un des sujets de discussion était cette histoire d’abus sexuels.

Sans être dans le déni, mes deux amies exprimaient qu’elles ne croyaient pas que cela puisse être vrai car, d’une part elles pensent que si le médium fait des bêtises, les entités de la lumière lui retireraient son don d’incorporer les entités (croyance dans le schéma récompense/punition), et d’autre part elles pensent que pour faire cela, le médium doit être pur.

Moi, j’ai l’impression que ce sont des clichés largement répandus dans la mouvance spirituelle.

Un médium qui canalise en conservant sa conscience a besoin d’être hyper aligné pour ne pas déformer l’information avec son système de croyances (conditionnement). C’est comme cela que je vois la pureté : l’alignement du système de croyance avec la vibration de l’âme.

Par contre, lorsque le médium n’est pas conscient lors de son incorporation, son mental contenant son système de croyances est débranché. Il n’y a donc pas d’interférences, le message n’est pas distordu et le corps du médium s’aligne avec la conscience qui s’exprime à travers lui. Donc, même si l’homme est malade, lorsqu’il est incorporé de la sorte par une énergie d’amour et d’harmonie très grande, le corps reflète cette énergie pendant l’incorporation.

Je remercie mille fois Darryl Anka et l’entité qui canalise (Bashar) car les informations non conditionnées qu’ils donnent me permettent d’avoir ce recul là. Sans quoi, je serais, comme les autres, dans une dissonance cognitive me poussant à être dans le déni ou la désillusion.

Alors qu’en fait, plus je m’ouvre à la possibilité que João ait sérieusement déconné, plus tout ce que je percevais avant prend du sens.

Au cours de notre discussion, Nora parlait de différentes personnes de son entourage qui étaient enfermées dans le modèle métro/boulot/dodo et qui refusaient de se transformer (malgré ses tentatives d’interférer avec le libre arbitre de ces personnes) et à plusieurs reprises, ces propos collaient exactement avec ce que je commence à percevoir de João. C’était bizarre comme sensation car Nora parlait de cette personne de son entourage et moi, je faisais le parallèle avec João et ça collait parfaitement avec ce que l’on peut observer de son comportement à la Casa. C’est la première fois que cela m’arrive d’avoir une conversation double comme cela. Comme je restais silencieuse car je n’avais pas grand-chose à dire en lien avec leur discussion, ce phénomène s’est reproduit plusieurs fois à travers les propos de Nora. C’est comme si elle était canal d’informations subtiles au-delà des mots sans le savoir. Et en plus, en faisant cela, elle me transmettait des informations qui allaient à l’encontre de sa conviction personnelle. À plusieurs reprises, je pensais les laisser à leur discussion mais j’étais aussi curieuse de ce phénomène nouveau.

Comme Nora parlait des 5 blessures et des comportements associés, c’est comme si, à travers elle, les entités continuaient de répondre à mon interrogation principale du moment : Mais comment João en est arrivé là ?

Je suis au cœur de l’exploration de la nature humaine dans cette histoire et c’est peut être ce que je suis venue chercher à travers cette expérience.

Plus j’explore, plus je réalise à quel point João est allé loin dans l’abus de toute sortes. évidement, je n’exclus pas que je me trompe. J’accueille simplement les indices qui viennent jusqu’à moi à plusieurs reprises et je m’occupe de ce qu’ils viennent secouer en moi.

L’évocation de l’inceste a généré de la lassitude en moi. Je me suis demandée jusqu’à quel point il faut souffrir pour en arriver là. Cela m’a plongée dans un état de doute. Je me demandais ce que je fais là car je ne me reconnaissais pas dans cet état émotionnel. Pourtant, si je suis capable de m’aligner avec cette vibration, c’est qu’elle fait partie de moi et qu’elle mérite d’être explorée.

Je me demandais jusqu’à quel point il a trompé son monde et il s’est trompé lui même.

Cela me reflète que parfois je me fais croire que quelque chose est mieux pour moi quand en fait, mon cœur m’indique un autre chemin qui me fait peur. Par exemple, partir d’ici et aller vers l’inconnu dans un autre pays d’Amérique latine m’effraye un peu et je m’invente des raisons pour faire autre chose. Cela entre aussi en résonance avec l’histoire de ma voisine.

Pour dénouer tout cela, l’après midi, je suis allée à la cascade de la Casa avec l’intention de déposer toutes les parts de moi qui entrent en résonance avec cette histoire d’abus afin de laisser plus de place à la joie et la légèreté.

Sur le chemin du retour, j’ai croisé ma voisine et son amie qui est venue la voir pour la soutenir. Je me suis retrouvé dans un autre monde. Ils étaient en plein dans le monde de la consommation et étaient certains que João allait revenir et que tout redeviendrait comme avant. Ce point de vue est intéressant.

Plus le temps défile, plus je me détache de ce lieu et de cette histoire. Après tout, s’ils ont envie de faire dépendre leur avancée spirituelle de la présence d’un seul homme, c’est leur droit. Moi je préfère continuer ma route et laisser ma vie m’enseigner et me faire grandir. Je ne veux plus d’un monde aux structures très verticales comme à la Casa où c’est João qui décide de tout. Je veux un monde aux structures horizontales dans lequel les gens sont autonomes et ne donnent pas leur pouvoir à une figure extérieure présentée comme extraordinaire, généreuse, dévouée et hors de tout soupçon.

C’est une belle leçon que la vie m’offre (notez que j’avais tapé ‘la vue’ mais je voulait dire la vie. Les fautes de frappe ne sont pas toujours anodines.).

En plus, ces temps-ci, je cherche à ce que la vie me montre le chemin que je dois prendre. Mais, elle m’enseigne, à sa manière qu’il n’y a pas de « je dois » ou « il faut ». En effet, elle me propose plusieurs choix possibles simultanément pour que je choisisse celui que je préfère. C’est la politique en acte de Pierre Rabhi dans laquelle, je vote pour le monde que je préfère à travers chacun de mes choix et chacun de mes actes.

Mercredi matin, j’avais prévu d’aller méditer dans le courant mais, quand le réveil a sonné, je n’avais plus envie. Je suis restée au lit pour me reposer un peu plus. Finalement, j’ai décidé de ne pas participer à la cession de ce matin et d’aller jouer du hang dans le jardin de la Casa. C’était vraiment calme et il n’y avait pas beaucoup de monde. J’ai écouté un peu ce qui se disait au micro et puis cela ne m’a pas appelé. Je dirais même que cela me lassait car il disaient que João était connecté avec nous peu importe où il se trouve et qu’ils attendaient sa validation pour démarrer le travail et faire l’appel des files. Je trouvais qu’ils se noyaient encore plus dans des clichés de la mouvance spirituelle pour expliquer le déroulement de la cession. Ils n’essayaient même pas d’initier une transformation dans le fonctionnement pour que les gens se réapproprient leur pouvoir de transformation. Peut être qu’ils ne sont pas prêt. En tout cas, je suis las de baigner dans cet égrégore qui ne me convient pas. Je suis contente d’être restée droite dans ma vision des choses et de ne pas m’être fondue dans la masse. Mais il est peut être temps que je passe à autre chose.

Après cela, j’ai joué un peu de hang et je suis allée prendre la soupe. J’ai croisé Sylvie qui m’a invitée à passer chez elle pour qu’on discute de notre projet de voyage.

Après avoir pris la soupe, je suis rentrée chez moi pour compléter mon repas et j’ai fait une sieste. J’ai réfléchi à ce qui m’attachait encore ici. J’ai clairement identifié que c’était l’espoir de guérir mes yeux. Et puis je me suis rappelée que la dernière fois que je suis passée devant l’entité incorporée dans le médium, elle m’a rien dit et rien prescrit. Ce qui peut être interprété comme « tu as compris ce que tu devais faire » (agir selon mes passions et partager ma vision des choses) ou, « je ne peux rien faire de plus pour toi pour le moment ». Et en fait c’est les deux. Je n’ai donc plus rien à faire ici. Je reviendrai peut être un jour, si je me sens appelée.

Après ma sieste, je suis allée chez Sylvie et on a rêvé notre projet. On a décidé d’aller en Bolivie pour 3 mois et de faire du volontariat ou d’aller là où le vent nous porte. Elle fait de l’origami et adore aller vers les gens. Elle a déjà fait ce genre de voyage. On va grandir ensemble en apprenant l’une de l’autre. Ça va être génial. On est sur la même longueur d’onde dans l’art de ne rien attendre et de se laisser guider par la vie. Quel bonheur d’avoir rencontré cette personne dans ce contexte. Rien n’arrive par hasard !

Nous sommes allées ensuite à notre petite réunion de femmes. On a dansé, joué de la musique et chanté ensemble. Que cela m’avait manqué depuis que j’étais à Abadiânia. Cela m’a fait beaucoup de bien. Se retrouver comme cela sans objectif à part celui d’être ensemble et dans l’horizontalité et la transparence la plus totale avec 6 femmes de 6 nationalités différentes. Je me suis régalée.

Cela m’a remis dans ma joie et mon enthousiasme habituel.

On a partagé un repas ensemble et on a discuté jusqu’à 9h du soir. Je suis maintenant plus dans l’excitation de mon prochain départ que dans les remous liés à la Casa. Je m’en éloigne déjà et me sens moins attirée par les cessions du mercredi, jeudi et vendredi.

Jeudi matin, je ne suis pas allée à la Casa. J’ai écrit le récit de mes aventures depuis lundi. En écrivant, plein d’informations me sont venues encore.

Le rappel que la vie est l’enseignant et le médium le plus fiable. Seulement, cela demande d’avoir un minimum d’informations sur le fonctionnement de l’existence et cela demande d’apprendre à lire son langage. Mais ce n’est pas bien difficile. Puis, je me rappelle que depuis quelques années, j’aimerais avoir un enseignant qui me montre le chemin et que celui-ci ne s’est jamais présenté. J’ai appris par moi même en piochant à droite et à gauche sans me lier pendant plus d’un an avec une méthode ou une personne en particulier. Maintenant, je suis reconnaissante pour cela. Je préfère être enseignée par la Vie qui me guide temporairement vers certaines personnes puis me fait changer de cap en utilisant les élans du cœur comme GPS. Et cela me rappelle que depuis quelques temps, au lieu d’entendre dans mon prénom les mots viol et haine, j’entends « Vie, ô l’aînée ». Notre vie est le canal de notre plus grande sagesse et elle répond à toutes nos questions. Encore faut il connaître son langage et vouloir voir et entendre ce qu’elle nous dit à travers nos expériences quotidiennes. Je progresse encore chaque jour sur ce chemin, ce qui me donne une indépendance d’esprit et un recul très utiles.

Et finalement, en observant le fonctionnement de la Casa, la séparation entre les deux parties d’Abadiânia, le comportement moyen des gens qui y viennent, la conscience collective et bien d’autres petits détails, cela donne la couleur sur la nature de l’homme qui a été l’initiateur de tout cela. Ces choses là ne mentent pas et ne peuvent pas être acheté pour cacher la vérité. Même si tout est revêtu de blanc et lavé au karcher chaque semaine, la vie continue de s’exprimer à travers le langage vivant de la nature, le langage des hermétistes et des alchimistes. Merci à la vie pour cette bonne leçon !

J’ai compris, je peux partir ! Mais puisqu’il me reste encore 2 semaines, c’est qu’il y a encore quelques subtilités à saisir.

Malgré tout ce qui m’a été donné de savoir à propos de cette histoire, je ne veux pas entrer dans le jugement car je ne sais pas ce que j’aurais fait à sa place. La chanson « Né en 17 » de Jean Jacques Goldman illustre bien le fond de ma pensée.

Tout ce qui s’est passé avait sa raison d’être et la justesse divine fera des réajustements s’il y a lieu pour que nous grandissions tous à travers notre expérience de cette situation.

Dans la matinée, j’ai croisé ma voisine qui m‘a dit qu’elle irai à la Casa cet après midi et je ne sais pas trop pourquoi, j’ai répondu que j’irai aussi et que l’on pourrait y aller ensemble. Ce n’était pas mon intention à la base mais bon, peut être qu’il faut que j’y retourne. Alors je me suis dit que j’irai pour remercier la vie de tous les cadeaux qu’elle m’a offerts durant mon séjour ici.

J’ai fait une grande sieste avant de me préparer pour aller à la Casa.

Depuis que le scandale a éclaté, il ne pleut plus et la chaleur est intense. J’ai l’impression de prendre des coups de soleil sur la tête malgré le port constant de mon chapeau ! Ou peut être que c’est mon chakra coronal qui se réveille et qui me brûle !

La Casa était bien vide et calme cet après midi là mais les cessions se déroulaient comme prévu. J’ai moins senti l’énergie aujourd’hui pourtant je sais que les entités étaient là mais la conscience collective, elle, était moins forte et elle joue un rôle importante, j’en suis certaine. Toutes ces histoires m’ont sans doute limitée dans ma capacité à aligner mon énergie avec celle des entités pour que je puisse bien les sentir physiquement.

Je suis sortie de mon passage dans la file de 2e fois avec la certitude que c’est mon état d’esprit qui détermine ce que je vis à la Casa. Si je me méfie suite à toutes ces histoires, je vais vivre des expériences me reflétant cette méfiance et cela va renforcer ma méfiance. Si je n’associe pas l’expérience que je fais de la Casa avec ce qu’a fait ou pas le médium João, alors, il n’y aura pas d’interférence.

Avec ou sans médium, la Casa est un laissez-passer puissant pour activer tout nos potentiels. Si elle vous appelle, allez-y, quelque soit les circonstances. Moi, j’y ai vécu exactement ce que j’avais à y vivre et c’est ainsi pour toute personne qui y va, quelque soit la raison. Même si ma vue physique n’a pas progressé d’un centimètre, sur bien des plans, j’ai fait des progrès immenses. J’ai vécu ce que j’avais à y vivre et si la vue n’a pas encore bougé, c’est que ce n’est pas encore le moment approprié pour que je savoure ce cadeau le plus pleinement possible.

Ce passage m’a aussi renforcée dans le fait de ne pas me laisser perturber par l’issue que prendra cette histoire. Car si je me laisse perturber par mes circonstances, je perds ma connexion et ma capacité à y répondre de manière créative et constructrice. J’ai demandé le meilleurs pour toutes les parties, le lieu et la région et je fais confiance dans le fait que ce qui arrivera aura un sens positif même si, en apparence, cela paraît être le contraire.

Après être rentrée chez moi, j’ai continué d’écouter le livre « L’alchimiste » de Paulo Coelho et je le trouve passionnant. Il y a tant de messages dans ce livre. Cela me donne encore des réponses sur le fonctionnement de l’existence et sur ce que j’observe à la Casa. Décidément, parmi tous les écrits que j’ai lu, ce sont les écrits alchimistes que je trouve les plus justes par rapport à ce que transmet Bashar qui donne, pour moi, les informations les plus justes que j’ai jamais rencontrées. Je vis cela car j’ai un lien fort avec cette source d’information (source extraterrestre). Quelqu’un qui n’a pas ce lien ne ressentira pas forcement cela et sera attiré par d’autres écrits. Comme ils disent dans « L’alchimiste », chacun a sa légende personnelle à suivre et selon cette légende, nous allons être attiré par des choses différentes. C’est pour cela que toute idée à sa place. Si elle germe dans l’esprit d’une personne, c’est qu’il y a quelqu’un d’autre qui en a besoin. Alors, faites confiance dans vos idées et donnez leur vie.

Vendredi, je suis restée chez moi. J’ai continué d’écouter le livre « L’alchimiste » et j’ai écouté les nouvelles retransmissions de Bashar.

Cela m’a rappelé que personne n’a le pouvoir de m’affecter négativement ou positivement sauf si je lui donne mon accord consciemment ou inconsciemment. Le corollaire de cela est que dans toute expérience que je fais, ce que je ressens n’est rien d’autre que mon énergie que j’ai choisi d’aligner ou pas avec le contexte ou les personnes qui m’entourent.

Cela fait écho avec ce qui se passe à la Casa. On entend souvent parler du pouvoir du médium ou de celui des entités, ce que je ne remets pas en cause. Jamais les choses sont présentés comme le dit Bashar. Peut être que l’Homme a encore besoin de croire que le pouvoir est à l’extérieur de lui pour se permettre de faire des miracles dans sa vie.

Ensuite, cela fait aussi écho avec la peur ou la méfiance que j’ai perçu chez certaines personnes vis à vis de la Casa et surtout du médium suite à cette histoire. Je me suis demandée si l’abus de pouvoir est possible sur une personne qui ne croit pas dans le pouvoir de la personne qui tente l’abus. Comme je l’ai déjà lu auparavant, le pouvoir n’existe que par l’obéissance. Cette petite réflexion m’a permit d’aller explorer mes propres peurs. Et en regardant en moi, j’ai vu qu’il y en avait un peu. Peur d’avoir des ennuis en écrivant publiquement ce que je ressens au sujet de cette histoire. Cela pourrait ne pas plaire à tout le monde. Ceci dit, ces peurs sont très légères puisque j’ai publié mes expériences sans trop hésiter. En plus, comme je ne cherche pas à prendre partie mais seulement partager ce que je vis et l’attitude que j’adopte face à ces circonstances, au final, cela ne perturbera personne. Par ailleurs, je saurai vivre de manière positive tout ce qui pourrait m’arriver par suite de cela donc, la petite peur s’est effacée.

Encore une fois, les circonstances n’ont pas d’importance et sont fondamentalement neutres. C’est mon attitude vis à vis d’elles qui leur donne leur saveur et qui crée ma réalité. Donc, je me sens peu vulnérable. Toute tentative de me nuire me rendra plus forte, plus sage, plus connectée… !

C’est aussi pour cela que j’arrive maintenant à me détacher de cette histoire et de l’issue qu’elle prendra car j’ai fait ce que je pouvais en soutenant les deux parties et en en tirant le plus d’enseignements possibles à mon sujet.

L’après midi, j’ai eu une conversation via skype avec ma mère. On en a discuté et elle m’a demandé si je n’étais pas désillusionnée par ce qui se passait. Et j’étais heureuse de constater que non. Je suis contente d’avoir réussi à transformer toutes les émotions que cette histoire a révélées en moi et d’être maintenant en paix avec ça.

J’ai même visualisé plusieurs fois que je me retrouvais face à face avec le médium pour observer qu’elle attitude j’adopte. Je me suis vu le remercier pour la leçon qu’il m’a offerte.

Aujourd’hui, je suis restée chez moi et je constate quand même que quand il n’y a pas de contact humain, la journée est moins riche, même si je lis un super livre ou si j’écoute une retransmission de Bashar. J’aime aller vers l’autre, que ce soit la nature, des humains ou des animaux. Cela me montre que c’est important et que j’en ai besoin car si je ne le fais pas, je tente de compenser avec la nourriture.

On a tous nos moyens de compensation quand on ne donne pas la nourriture appropriée à notre âme. Fort heureusement, mon moyen de compensation à moi ne fait du tord qu’à moi-même. Enfin, ce n’est pas si sûr si je regarde l’impact de la production de nourriture sur l’environnement.

Samedi matin, j’ai traîné au lit et j’étais bien. J’avais le sourire et en allant faire mes courses, j’ai remarqué que j’avais retrouvé ma paix profonde. Toutes les émotions que cette histoire d’abus sexuel et d’abus de pouvoir a révélées en moi ont été accueillies et transformées. Je suis désormais en paix avec tout cela quelque soit l’issue de l’histoire.

En revenant, j’ai vu cette situation avec encore plus de recul, ce que ne me permettaient pas mes émotions auparavant.

En fait, dans cette histoire, tout le monde a eu l’expérience qu’il avait besoin d’avoir. Il n’y a pas de victime, pas de bourreau et pas d’observateurs désabusés ou intéressés. Il y a que des personnes qui ont expérimenté une part d’elles mêmes à travers l’autre. Parfois, c’est dur d’admettre que c’est nous même que l’on expérimente et on a tendance à chercher un responsable extérieur pour se soulager mais cela ne soulage pas vraiment en vérité.

En fait, quand on vient à la Casa, on va faire face à des parts de nous-mêmes que l’on n’avait pas vu. Elles vont être magnifiées pour apparaître clairement. Cela fait partie du processus de guérison. Et finalement, sans doute que João a le même effet. En incarnant toute la palette des possibles, il donne à chaque personne qu’il rencontre le reflet dont elle a besoin pour grandir. On fait tous plus ou moins cela, mais il y a des gens chez qui c’est plus fort. Et cela me paraît logique que chez un médium, ce soit plus fort. Moi même parfois, en face de certaines personnes, je dis des choses que jamais je n’aurais dites naturellement. Mais au fond, c’est exactement ce que la personne a besoin d’entendre.

Alors voila, la justesse divine est toujours fiable alors que la justice des hommes est influençable.

C’est pour cela que, ayant utilisé ces circonstances de manière positive pour voir certains aspects de moi que je n’avais pas vu jusque là, je laisse les choses se dérouler en confiance. Je sais que la justesse divine sera respectée même s’il semble que la justice n’a pas été faite.

Et puisque cette histoire a touché, via les médias, un très grand nombre de personnes, révélant le plus grand impact que peut avoir João, alors, c’est que ce scandale fait partie intégrante de ce que son âme veut offrir au monde. Car plus j’observe ce personnage, plus je trouve qu’il nous reflète notre monde actuel : grande dualité ombre/lumière, grand soin des apparences, fuite pour ne pas faire face à nous même, conditionnement emprisonnant, addiction sexuelle entre autres, abandon de son pouvoir à l’autre. Et c’est peut être dans ce contexte qu’il est le plus dans sa « mission » en offrant ce reflet et ce questionnement à toutes les personnes touchées de près ou de loin par cette histoire.

En fait, on ne peut pas vraiment être hors de sa mission. C’est parfois quand on ne pense pas être dans sa mission que l’on y est le plus ! C’est encore le paradoxe de la vie. En tout cas, moi je dis bravo et merci à tous les acteurs de cette histoire car la vivre depuis l’intérieur m’a fait beaucoup avancer.

Je me sens bien plus en sécurité dans le monde car, je sais que, quoi il arrive, je fais face à moi même et si cela ne me plaît pas, c’est une opportunité de grandir. Je me sans bien plus en conscience de mon propre pouvoir de choisir ce que je préfère ou pas. Je me sens plus en confiance avec mes perceptions et avec la lecture du langage vivant de la nature. Je me sens en paix avec ce qui EST et capable d’utiliser tout ce qui m’arrive de manière positive. Bref, je me sens plus libre et plus alignée.

Après avoir constaté cela, j’ai fait une longue sieste, comme si cela venait transformer ma structure physique. Ensuite, je suis allée faire un tour à la Casa pour méditer un peu. J’y ai trouvé un espace de calme et de soutien inconditionnel. J’ai senti l’énergie des différents endroits où je me suis assise. En rentrant, je suis allée toquer chez Sylvie mais elle ne semblait pas être là. L’espace d’un instant, l’idée m’est passée par la tête qu’elle serait allez chez moi pour discuter. Je n’y ai pas attaché plus d’importance et je suis rentrée. J’ai trouvé Sylvie devant chez moi. Elle n’allait pas super bien et avait besoin de parler. La thématique de son mal être est la cohabitation avec quelqu’un qui n’est pas sur la même longueur d’onde qu’elle, qui veut toujours avoir raison et qui est dépendant d’elle.

C’est intéressant puisqu’on a pu se mettre d’accord sur le fait que si on voyage ensemble, on ne veut pas établir cette dépendance l’une vis à vis de l’autre. Et justement, ces derniers jours, une appréhension que j’avais par rapport au voyage qui se prépare est tombée. Je me sens donc sereine et capable de le faire seule. C’est parfait comme les choses s’organisent, comment la vie change les plans tirés d’avance. Moi, j’ai juste un dernier engagement pour la semaine prochaine. Belinha va être castrée lundi prochain et je vais m’occuper d’elle pendant la semaine de rémission. Je suis donc totalement libre à partir de lundi 31 décembre. À moi le monde ! À moi l’immensité de mon être !

Une heure après, Sylvie est revenue car elle avait une grosse émotion à exprimer suite à une médiation avec son amie. Au début, je me suis demandée qu’est ce que je peux faire pour aider et puis en fait, j’avais juste besoin de créer un espace de bienveillance pour qu’elle se sente en sécurité pour faire sortir son émotion. Ensuite, on a discuté pour aller voir les croyances et définitions qui sou-tendent cette émotion. Cela nous a permis de mieux nous connaître.

Puis elle s’en est allée, pleine de gratitude. Moi aussi je ressentais de la gratitude pour l’honneur qu’elle me fait en choisissant d’être elle-même en ma présence, même si dans ce moment là être elle même signifiait fondre en larme pendant quelques minutes.

Dimanche matin, je suis allée au chant avec mon hang. J’étais un peu en retard. Cela m’a fait plaisir de chanter la joie et l’amour. À la fin, on a fait une prière pour João, sa famille, ses proches et tous les volontaires de la Casa, et en oubliant bien les femmes qui l’accusent, qu’elles mentent ou disent la vérité. C’est un sujet tabou à la Casa, officiellement en tout cas. Moi, je les ai ajoutées dans mes intentions.

Ensuite, je suis allée jouer du hang dans le jardin. J’étais bien, j’avais le sourire jusqu’aux oreilles. J’ai rencontré pleins de Sophie et de Lucie (la sagesse et la lumière de la conscience), c’est rigolo. En quittant la Casa, j’ai croisé Nora et notre amie Québecoise de mardi matin. Elles m’ont dit que j’avais une chenille dans les cheveux. Elle a dû vouloir écouter la musique de près ! Du coup elles m’ont dit que je suis la chenille qui est en train de se transformer en papillon. C’était rigolo comme petit signe de la vie. Oui, je me transforme pour incorporer plus de sagesse et de conscience. Ensuite, en rentrant, j’ai croisé Sylvie et son amie puis j’ai décidé de me joindre à elles pour déjeuner. C’était sympa, c’était la première fois que je mangeais au buffet de l’hôtel St Raphaël. Les légumes cuits étaient extrêmement salés mais à part cela, c’était bon.

Ensuite, je suis rentrée chez moi et j’ai poursuivi la préparation de mon prochain voyage en cherchant un endroit qui accueille des volontaires pour aider en échange du gîte et du couvert. J’ai trouvé un ashram chamanique de culture Quechua. La description du site et de son fonctionnement me convenait parfaitement. J’ai partagé avec Sylvie pour voir si ça lui plaît. En faisant ces recherches, j’ai réalisé à quel point la dimension spirituelle est importante pour moi. Bien sûr, je peux vivre ma spiritualité dans n’importe quel lieu mais mon cœur est beaucoup plus emballé quand ce plan là est intégré et a une place dans le lieu où je suis. C’est ce point là qui me lie à la Casa, car je me sens encore un peu attachée à ce lieu que j’ai beaucoup apprécié et que j’apprécie toujours.

On s’est ensuite retrouvé au café central avec Sylvie, son amie et une autre personne qu’elle a rencontré à la Casa. C’est un américain qui vis là depuis un an et qui avait pleins d’histoires à raconter. Il y avait beaucoup de bruit et j’avais du mal à me concentrer sur les histoires qu’il racontait. Je me suis assez vite lassée même si ce qu’il racontait était intéressant. À un moment, il a dit qu’il était un médium et donc que, pour utiliser son talent, il devait étudier tous les écrits d’Allan Cardec (le fondateur du spiritisme) et la bible pour l’utiliser au mieux. Et là, il a commencé à partager sa vision de ce qu’est Dieu, l’esprit… Et là, j’ai vu que ce n’était pas du tout aligné avec ma façon de voir les choses. En plus, tout ces concepts sont expliqués dans 5 énormes livres alors que c’est si simple au fond. Bashar explique cela dans un monologue de 20 minutes et c’est clair et profond. Tous les secrets de l’alchimie reposent dans 3 phrases gravées sur les tables d’émeraude. Je ne sais pas pourquoi l’esprit humain a besoin de tout compliquer. C’était toutefois intéressant d’avoir cet aperçu du spiritisme.

Lorsque l’on s’est séparé, il a dit que l’une de nous trois était médium aussi. J’ai dit que peut être je l’étais un peu et il m’a dit que je devais alors étudier les livres d’Allan Cardec. Je lui ai gentiment dit que j’avais une autre source d’information qui était bien plus alignée avec la résonance de mon cœur.

Ensuite, je suis rentrée et j‘ai discuté un long moment avec ma voisine au sujet des esprits de la nature. C’était agréable. On avait les deux chats autour de nous.

Les choses les plus simples sont souvent les plus proches de ma vérité intérieure.


#voyage #transformationdesoi

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Retour à Abadiânia, semaine 4

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Retour à Abadiânia, semaine 3

Lundi matin, mes réflexions intérieures ont continuées. Puisque à travers l’autre, c’est soi qu’on explore, je repensais à tout le cheminement que j’ai fait avec cette histoire d’abus sexuels à la Cas

L'Antre Soi / Créé par Violaine Sabatier avec Wix.com

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