• Violaine

Ma 14e semaine à la Casa de Dom Inácio de Loyola, Abadiânia, Brésil


Ce matin du 31 décembre 2018, dernier jour de l’année, je suis restée tranquillement chez moi pour finaliser mon récit de la semaine dernière et prendre soin de Belinha. L’attitude de ma voisine m’offrait un sujet de réflexion intéressant. Quand elle dit se mettre à la place de l’autre et faire le meilleur pour l’autre, elle fait en fait le meilleur pour la part d’elle qu’elle projette sur l’autre. Mais est-ce vraiment le meilleurs pour l’autre ? Je peux observer ce schéma dans sa relation avec sa mère et avec Belinha, qui sont toutes les deux dépendantes d’elle. Et j’observe à quel point ce schéma là peut créer des non-dits. En effet, la maman de ma voisine veut rentrer à São Paulo où elle a une maison depuis longtemps. Mais ma voisine veut rester là car elle préfère l’énergie d’Abadiânia et elle pense que c’est mieux pour sa mère. Du coup, elle ne veut pas lui dire la vérité sur ce qui se passe en ce moment à la Casa et avec João car elle a peur qu’elle veuille vraiment rentrer et qu’elle lui fasse des crises pour cela.

Et bien tout cela m’est très utile car je souhaite aider les autres moi aussi, mais je ne voudrais pas qu’il y ai de dépendance affective, comme c’était le cas pour le médium João et je veux arriver à donner le meilleur dont la personne a besoin, et pas ce que moi, je croix être le meilleur pour la personne.

En lien avec cela, je repense à Bashar qui, à chaque fois qu’une personne lui demande ce qu’elle devrait faire, lire ou être pour atteindre tel ou tel objectif, donne toujours la même réponse à savoir, le manuel de fonctionnement de l’existence :

Agis selon tes passions aussi souvent que tu le peux, en faisant toujours de ton mieux et en ayant aucune attente particulière sur ce que c’est supposé apporter.

Et c’est vrai que c’est une très bonne réponse qui fonctionne pour moi mais je n’ai pas encore le réflexe de dire cela dans ce genre de circonstance.

Souvent, les gens disent : encore faut-il avoir une passion. Mais il faut entendre le mot passion comme un élan du cœur qui peut être petit ou grand. Agir selon ses passions c’est choisir à chaque instant, dans le panel d’activité possible à votre portée, celle qui vous attire le plus. Nos conditionnements peuvent avoir une grande influence sur ce que l’on s’autorise à avoir envie de faire. Mais cela fait partie du jeu de faire face à cela pour se déconditionner et reprendre notre liberté et notre pouvoir d’être illimité.

Ensuite, ma voisine est venue me voir pour me dire que ce matin, sa mère avait très mal aux yeux et pour me demander de prier pour elle et de demander conseil aux entités pour savoir ce qu’elle doit faire. Cela m’a un peu fait bizarre. Elle me voit comme son médium maintenant. Je me suis demandée quelle légitimité j’avais pour parler au nom des entités. Quand c’est pour moi, je le fais volontiers car, je sais que c’est un jeu et que je ne prends pas au pied de la lettre les infos que je reçois. Mais quand c’est pour quelqu’un d’autre, c’est une autre affaire.

J’ai déposé une demande d’aide pour ma voisine et sa mère sur mon cœur de gratitude et sous mon cristal. Puis j’ai essayé de me connecter pour voir ce que je captais comme info en relation avec cette problématique, mais d’autres rêvasseries venaient à la place. Est-ce parce que ce n’était pas approprié que je fasse cela ou parce que mon esprit n’était pas assez calme. Peut être un peu des deux. Et ensuite, j’ai senti que ce qu’il fallait que je lui dise, je l’avais déjà perçu et c’est ce que j’ai écrit dans le paragraphe précédent. Mais comment lui dire cela en étant sûre de l’exprimer correctement dans une langue que je ne maîtrise pas encore très bien, surtout pour ce genre de conversation. Je le tenterai quand je le sentirai.

L’après midi, je me suis préparée pour aller à notre repas partagé de réveillon avec mon cercle d’amies. J’ai choisi de ne rien cuisiner et d’emmener un melon d’eau.

Encore une fois, cette soirée était géniale. Quel mélange de vécus, de cultures, de sensibilités, de caractères et bien plus encore. Mais quelle unité dans l’éthique et les idéaux de vie. C’est une grande richesse de faire partie d’un tel groupe. Je me suis régalée sur tous les plans. Puis, sur le coup des 10h, on est allée au Frutti’s pour danser. Je me suis bien défoulée à danser pendant 2 heures en rigolant, sautant, criant. Ça fait du bien. Il y avait une joie perceptible dans les cœurs de ceux qui dansaient, hommes et femmes. Ensuite, peu avant les coups de minuit, on a fait une photo de tout le monde pour la page facebook du Frutti’s puis, on est allé sur le parking en face de la Casa pour assister au feu d’artifice offert par le Frutti’s. C’était beau, bruyant et rigolo. Puis la première seconde de l’année 2019 est venue montrer son bout du nez et alors Bonne Année À Tous !

C’était une chouette soirée. Cela fait bien longtemps que je n’ai pas pris autant de plaisir lors du réveillon du nouvel an.

Le lendemain matin, j’avais oublié de couper mon réveil pour l’épluchage des légumes du mardi, il a donc sonné à 5h30 puis ensuite, la minette a réclamé à manger et de l’attention. Bref, la nuit a été courte.

Le matin, je suis allée jouer du hang à la Casa et c’était bien. À un moment, une guide Anglaise est venue avec son groupe à quelques mètres du banc où j’étais pour faire la présentation de la Casa. Je jouais et écoutais en même temps. Cela m’a permis d’entendre comment elle présente les choses en cette période particulière où la Casa n’a plus de médium.

C’était intéressant car elle disait simplement que le médium n’était pas là, sans entrer dans le débat et insistait sur l’opportunité d’être à l’écoute de ses intuitions pour savoir ce qui est le mieux adapté aux intentions posées. Et c’est un superbe exercice pour appliquer la formule de Bashar sur le choix de suivre ses élans du cœur à chaque instant. Cela offre un cadre sécurisé pour le faire.

Moi, j’ai encore plus envie d’être guide, dans ce contexte. Mais on verra ce qu’il en ai après l’expérience de la Bolivie.

L’après midi, on est allée à ma cascade avec Sylvie et son amie.

En sortant de chez elles, on a croisé une des ces voisines, elle est résidente permanente ici et est boulangère. Elle fait du très bon pain. Elle avait l’air triste puis elle a fini par dire qu’elle voulait que tout redevienne comme avant, que João revienne car elle était là pour lui. Sa détresse était perceptible. On lui a parlé en quelques mots de nos expériences positives de ce changement mais là, la porte de communication s’est fermé. Il doit quand même y avoir un paquet de gens qui vivent cela comme ça. Pour eux, si le médium n’est plus là, tout est fini ici. C’est leur choix de vivre la situation ainsi, choix fortement orienté par leur compréhension de ce qui se passe à la Casa. Je préfère ma vision positive des évènements !

Après cette rencontre furtive, nous nous sommes mises en route. On a eu le soleil sur le chemin de descente, puis après 10 minutes dans l’eau, il s’est mis à pleuvoir doucement mais sûrement. On recevait la bénédiction des eaux de la terre et des eaux du ciel !

Dans ce contexte, j’ai posé mon intention pour cette nouvelle année :

Découvrir l’intégralité de mon trésor intérieur et l’offrir au monde sans retenues en me libérant de toutes les peurs, croyances et définitions qui retiennent les élans de mon cœur.

On a attendu que la pluie cesse avant de se rhabiller mais, elle durait et je commençais à avoir froid. Alors, on s’est rhabillée puis on est partie. 5 minutes après notre départ, la pluie s’est arrêtée, c’est rigolo !

On est ensuite allée chez elles et Sylvie m’a montrée l’interview de Marianne Sébastien réalisée par Lilou Macé. C’est une francophone qui a réalisé plein de centre d’aide en Bolivie basés sur l’expression et la libération de la voix. Wouah, cette femme est géniale ! On s’est dit qu’on irai dans ces lieux pour proposer notre aide et participation bénévole. Quelle femme ! Voyez par vous même, si cela vous intéresse sur le lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=i7vooEjhteQ

J’ai envie de jouer avec la vox et les sons comme outils de guérison et de transformation, cette vidéo m’a donc enchantée. On est à mille lieues d’imaginer tous les trésors qui nous attendent dans ce voyage.

Ensuite on est allée manger au buffet de la pousada Luz Divina, il pleuvait des cordes et on était les seules à marcher sous la pluie, les pieds dans l’eau. Mais cela valait la peine et c’était très rigolo.

On a pris une table trop grande pour nous exprès pour inviter des inconnus et discuter avec eux. Un Allemand s’est installé, puis un Autrichien. C’était chouette. Ils m’avaient tous les deux vue jouer du hang au cours des dernières semaines.

Après avoir encore bien mangé, je suis rentrée pour donner de l’attention à Belinha puis j’ai eu l’opportunité de discuter avec ma voisine. Elle est en demande de conseils et donc, après lui avoir raconté ma journée, j’ai essayer d’exprimer ce que je percevais de son fonctionnement, sans être intrusive. On a discuté ainsi pendant 20 minutes. Elle était contente.

Puis, je suis allée me coucher.

Mercredi matin, je suis allée voir plus en détail le site internet de Marianne Sébastien (www.voixlibres.org). C’est impressionnant le nombre de personnes que cette organisation touche et aide, sur de nombreuses thématiques. Et en plus, c’est une aide qui ne rend ps les gens dépendants, bien au contraire, elle vise l’autosuffisance. C’est vraiment bien plus sain et équilibré que ce qui se passe à Abadiânia. Mais bon, pour l’instant, je suis en contact avec les apparences extérieures donc, je reverrai la comparaison sur place. Mais pourquoi chercher à comparer, me direz vous ? Je sais que cela ne sert à rien mais c’est plus fort que moi.

L’après midi, je suis allée à la Casa pour passer dans la file de deuxième fois avec l’intention suivante :

Je découvre l’intégralité de mon trésor intérieur et je l’exprime pleinement par tous les moyens qui me passionnent pour que toutes les personnes qui en ont besoin puissent le recevoir.

Une fois installée dans le grand hall de la Casa, Luciana a commencé à parler au micro. Elle disait que, avant de partir, João avait mis la statue de Sainte Rita sur la chaise de l’entité car cette sainte, qui avait eu une vie de femme avant d’être religieuse, était réputée pour sa grande capacité à pardonner. Luciana a raconté l’histoire de sainte Rita et a fait tout un discourt sur le pardon. Et j’ai réalisé que, dans l’hypothèse où João a franchement déconné, hypothèse qui se confirme de jour en jour de par toutes les informations qui viennent à moi, je l’ai pardonné et je ne ressens pas le besoin qu’il « paye » ou qu’il soit « puni ». Je suis certaine qu’il se puni bien suffisamment lui même par la souffrance qu’il cache en lui et les problèmes de santé sérieux qui en découlent.

Ensuite, elle a expliqué le déroulement de la cession et a dit que chacun devait trouver dans son cœur et avec sa propre connexion, l’orientation appropriée pour sa demande, orientation qui, avant, était donnée par l’entité incorporée dans le médium. Elle a expliqué que les entités n’ont jamais voulu créer une dépendance, bien au contraire, elles veulent qu’on apprenne à trouver nos réponses par nous-mêmes.

Là je me suis dit que avant, il y avait clairement une dépendance énorme entre nombre d’utilisateurs de la Casa et le médium. D’une manière ou d’une autre, il fallait que cela cesse, soit par l’initiative du médium lui-même, ce qui visiblement n’a pas été possible, soit par des évènements qui s’imposent d’eux-mêmes. J’imagine aisément pourquoi João n’a pas voulu lâcher l’affaire mais je ne m’étendrai pas sur ce sujet.

Ensuite, ils ont appelé la file de la 2e fois et je suis allée me mettre dans la file. L’énergie était très douce ce jour là. Cela n’a rien à voir avec mes précédentes expériences. Une fois en face de la statue de sainte Rita, j’ai répété mon intention intérieurement puis, j’ai déposé mon papier dans le panier. Ensuite j’ai pris un verre d’eau fluidifiée. Le monsieur qui portait le plateau m’a dit quelque chose mais, ne m’y attendant pas, je n’étais pas très attentive et je n’ai pas compris ce qu’il a dit. Après coup, j’ai su qu’il est médium et que parfois, il donne des orientations. De toute façon, je sais que j’ai toujours l’information dont j’ai besoin quand j’en ai besoin et que je ne vais rien rater, donc, c’est très bien comme cela.

Je n’ai rien senti de particulier dans la salle de bénédiction, mais quand je suis sortie de là, je planais bien. J’étais sur un petit nuage.

Je suis rentrée tout de suite après pour me reposer.

Puis, j’ai vu qu’un autre repas partagé s’organisait avant le départ de Sylvie le lendemain soir. J’ai proposé d’être l’hôte de ce repas. C’était comme une impulsion qui venait de dedans, et j’ai senti que cela faisait jaillir pleins de peurs du genre : c’est trop petit, les gens ne vont pas être bien, est-ce que ce sera assez propre pour les autres, etc. J’ai accueilli tout cela et je me suis dit que c’était bien des petits détails sans importances qui ne nous empêcheront pas de passer une bonne soirée, alors, je me suis jetée à l’eau et j’ai ouvert mon antre aux autres.

C’est intéressant de voir que, par analogie, j’ai encore peur de m’ouvrir aux autres. Je me reconnais bien dans cela car, je n’ai pas souvent reçu chez moi à cause de ces peurs. Mais là, elles ne m’ont pas arrêtée dans l’élan de proposer d’être l’hôte de ce repas. Cela montre que j’ai progressé.

Jeudi matin, je me suis levée tôt pour aller méditer dans le courant. Il y avait foule dans la queue. Le courant reste plein malgré la forte diminution de la fréquentation de la Casa. Dans la file, je me suis retrouvée derrière Nora. On a donc discuté un peu. Je lui ai raconté tout ce que l’expérience de ces dernières semaines m’avait apporté. Elle était contente pour moi mais elle continue de penser que João est victime d’accusations mensongères. Et c’est vraiment curieux car, en écoutant ses arguments, je réalisais que pour moi, ils allaient dans le sens de sa culpabilité ou il ne prouvaient rien. C’est vraiment rigolo comme tout est relatif. J’ai constaté, chez elle, deux orientations principales à savoir la croyance dans la théorie du complot et la croyance que João doit être pur pour faire ce qu’il fait. Ces deux orientations influencent l’interprétation de tous les autres faits. Et dans mon cas, c’est pareil finalement, je n’ai aucune preuve tangible, j’ai seulement des contacts avec des gens locaux qui en savent bien plus que ce que l’on nous montre à voir à la Casa. Ceci donne une orientation à l’interprétation de tous les indices que je glane à droite et à gauche.

Mais au fond, je n’ai nullement le besoin de me positionner, j’ai juste le désir d’observer ce qui se passe pour explorer la nature humaine. C’est cela qui guide ma curiosité et mon envie de glaner des indices. C’est aussi pour faire travailler mon discernement et savoir trier ce qui a du sens et ce qui n’en a pas.

C’est un terrain de jeu idéal pour cela, je me régale.

En écoutant les médiums parler dans le courant, je triais ce qui me convenait de ce qui ne me convenait pas et j’ai appris que le médium était à l’hôpital et plus en prison car il était souffrant.

Parallèlement à cela, je faisais la méditation d’ancrage de la paix proposée par Bashar et je répétais mes intentions de la veille. Vers la fin, je n’écoutais plus ce que disait la médium à côté de moi car je trouvais que c’était vide de sens et je me suis concentrée sur ma méditation.

En sortant de là, je suis allée prendre la soupe et j’étais à côté de quelqu’un qui disait à son amie qu’elle était très triste de ce qui arrivait au médium. Encore une qui est prise dans ce mélodrame.

En sortant de la Casa, j’ai croisé Sylvie. On est allée se promener ensemble. Elle me disait que le médium avait été empoisonné et qu’il crachait du sang. Je lui ai fait part de mes doutes sur cette rumeur d’empoisonnement encore issue de la théorie du complot. Je sais, je sens que, contrairement à ce que l’on nous dit, la santé de João est plus que vacillante. D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi ils persistent à dire, au micro, qu’il est en parfaite santé alors que rien qu’à le regarder, c’est évident qu’il ne l’est pas. Mais bon, c’est un autre sujet. Il n’y a rien d’étonnant pour moi que, dans ce contexte, il crache du sang. Il n’y a pas besoin d’un empoisonnement pour justifier cela.

Et si il était pur ou saint, comme certains le pensent encore, il ne serait pas dans cet état et saurait vivre cette expérience avec la plus grande sérénité.

Je suis allée manger au buffet de la pousada Luz Divina avec Sylvie et deux de ses amies. L’une d’entre elle habitait là depuis un certain temps et disait que les personnes pleinement investies dans le processus spirituel à la Casa ne sont pas devenues dépendantes du médium et ne sont pas affectées par ce qui se passe en ce moment. Elle était au courant des agissements du médium depuis longtemps et avait utilisé cela pour grandir. Comme les autres, elle était passé par la phase de la colère puis avait dépassé cela. Elle nous a dit que cela a été prédit que la fréquentation de la Casa allait chuter pendant quelques années pour repartir de nouveau bien plus largement ensuite. Il semblerait qu’on y soit en plein dedans !

En tout cas, cette discussion était très intéressante. Je me sens appelée à œuvrer dans cette transition, ce nettoyage, ce changement de réalité.

Ensuite, je suis rentrée chez moi et j’ai commencé à faire le ménage très sérieusement pour accueillir mes amies. Cela m’a fait du bien. J’ai ensuite pris une bonne douche et j’ai réfléchi à comment organiser l’espace restreint à ma disposition pour que les énergies circulent bien et que les huit personnes qui vont venir se sentent bien.

Et bien cela a été une réussite. On s’est vraiment bien amusée, il y avait beaucoup de rires, de chouettes discussions, de chouettes petits plats. Même la chatte Belinha n’a pas été trop perturbée par tout ce monde.

On a vraiment passé un bon moment. À la fin, on a fait un petit exercice qui visait à s’entraîner à regarder avec l’œil de l’âme. Et cet exercice m’a fait perdre la clarté visuelle comme lorsque je médite ou me détends profondément. En fait, il m’a permis de voir autrement ce changement de vision puisque, d’après la personne qui encadre cet exercice, voir comme à travers un nuage blanc est ce qui arrive quand on réussi bien cet exercice. Donc, au lieu de dire que je perds la clarté, je vais dire que je vois à travers l’œil de l’âme. Et je vais jouer avec cela pour explorer ce que je vois quand je suis dans ce mode de vision là.

De plus, ce soir là j’ai donné tout ce que je ne veux pas emmener avec moi dans ma valise. Thais a récupéré tout le reste puisque mon intention de départ était de le donner à la Casa da Sopa, l’édifice construit à l’initiative des entités et financé par João pour aider les habitants de la région, mais elle m’a dit qu’ils n’y allaient pas, et j’ai pu le constater par moi-même. Elle fera la distribution.

À la Casa, on parle élogieusement de la générosité du médium et de la Casa da Sopa mais cette générosité est boudée par les locaux. Ça aussi, c’est curieux. Cela dit, la manière dont cela fonctionne crée clairement une dépendance et n’aide en rien les gens à gagner leur vie par eux-mêmes.

Avec tout ces indices, je commence à mieux percevoir qui est João Teixeira de Faria. Le mythe João de Deus s’effrite de jour en jour et je perçois autant ses aspects positifs que ses aspects négatifs. Mais, je garde ma compassion pour lui sachant que tout ses aspects négatifs reposent sur de la souffrance et la recherche de l’amour de soi et de son propre pouvoir. Et ça, cela ne s’achète pas, même avec une mine d’or, des terrains et des immeubles, et tout le reste.

Vendredi matin, je suis allée faire un dernier au revoir à Sylvie, que je retrouverai dans 8 jours, et à son amie. On a passé un bon moment ensemble avant qu’elles partent. À un moment, une des convives d’hier soir est passée pour leur dire au revoir, les remercier et leur faire un petit cadeau. Et j’ai observé dans ma tête la voie de mon égo qui disait : Et moi alors !

Il y a donc encore une part de moi qui est en recherche d’attention de la part des autres.

Ensuite, je suis allée jouer du hang à la Casa et j’ai passé un bon moment. Ensuite, je suis rentrée pour manger.

Puis j’ai écrit un peu et je n’arrêtais pas de penser à Sainte Rita, si bien que je suis allée voir sur internet quelle vie elle avait eu. Avant mon départ au Brésil, elle était venue me voir pour me dire que je portais son énergie. Puis, à la Casa, je sentais un lien avec elle. En écoutant sa biographie, je me suis un peu reconnue en elle. Elle est associée au symbole des roses rouges et il se trouve que hier, une de mes amies m’a offert un encens de rose rouge. Et depuis qu’il est parti, João a dit que c’est elle qui garde la Casa.

Alors suite à cela, je suis retournée faire un petit tour à la Casa pour méditer dans le jardin. J’ai senti l’énergie, j’ai senti des frissons me traverser tout le corps. J’étais bien. J’ai pensé à la file de bye bye qu’il y avait avant, quand le médium était là. Je me disais que c’était vraiment une vision humaine des entités qui nous faisait faire cela car on ne les quitte jamais les entités. Et comme je suis humaine, je suis allée dire au revoir symboliquement et merci à la statue de Dom Inácio qui m’a répondu qu’on ne se quittait pas. J’ai fait de même avec le tableau du Yéshua qui est dans le grand hall et il m’a répondu sensiblement la même chose.

Ensuite, je suis rentrée. Je me sentais un peu vide après le départ de Sylvie alors qu’on se retrouve dans 8 jours pour de superbes aventures. Mais bon, le ressenti était là alors je l’ai accueilli. Je sentais qu’il y avait un lien avec le petit « Et moi alors ! » de mon égo ressenti ce matin. Le besoin que j’ai perçu est celui d’être intensément liée au monde, celui de donner et de recevoir en permanence. Et alors, elle est là la définition qui ne va pas. Certaines de mes amies s’éloignent temporairement et j’en conclu que je ne suis plus liée et que je suis privée de ce qui me nourri. Or, ce n’est pas le cas. Je sais que je peux être seule temporairement et être intensément liée au monde par d’autres biais.

Et, à ce sujet, je discutais sur facebook avec une amie guide de la Casa. Elle me disait ne pas avoir d’avis sur la culpabilité ou non de João et ne pas se sentir concernée par ce qui lui arrive. Pour elle, c’est totalement indépendant de ce qui se passe à la Casa et sur ce point je suis bien d’accord.

Et là, j’ai réalisé alors que je me sentais très concernée par ce qui arrive à João. Alors, j’ai questionné mon être intérieur pour savoir si c’était mon égo ou si j’avais un lien avec lui. Car je me rappelle que début septembre 2018, alors que je mangeais sur ma terrasse à Sisteron, Inácio était venu me voir pour me demander de dénouer le nœud qu’il y avait sur ma connexion avec le médium João. J’étais surprise mais je l’ai fait.

La réponse de mon être intérieur est que oui, j’ai un lien particulier avec lui et que je peux l’aider. Alors voila, j’ai fait une méditation en connexion avec Sainte Rita pour lui envoyer mon soutien dans l’accueil, l’acceptation et la transformation du négatif en positif.

Je joue avec cela et je verrai bien ce que cela fait. Ce qui est sûr, c’est que cela va au moins avoir un effet sur moi. Je vais le faire tous les jours en brûlant de l’encens à la rose pour Sainte Rita.

Ensuite, je suis retournée sur le site de Marianne Sébastien qui transforme les gens en les faisant chanter. Et là j’ai perçu mon besoin de donner, d’aider et que c’est cela qui me nourrira pleinement. La clé pour me permettre de faire cela est de me faire pleinement confiance et d’être simplement moi même. Ceci me permettra d’agir selon mes passions et de prendre le chemin de plus grande fluidité qui me mènera à cela.

Après cela, je pensais encore à Sainte Rita. Il y a deux ans, j’avais fait un stage de découverte du chamanisme et j’étais en binôme avec une dame qui s’appelait Rita. C’était ma première rencontre avec ce prénom. J’ai l’impression qu’elle est avec moi depuis longtemps.

Encore une belle journée de passée. Demain, le vétérinaire va venir enlever les points de Belinha et elle pourra retrouver sa liberté. Mais elle a pris ses aises et est devenue une ‘Madame’. Elle reprendra bien vite goût à sa vie d’avant.

Samedi matin, j’ai eu l’appel d’aller à la Casa sans le hang, juste pour méditer. Je l’ai fait et je me suis installée dans le jardin de la Casa sur un des magnifiques bancs en bois. Après seulement 10 minutes de méditation, une personne, que j’avais déjà croisée quelques semaines auparavant sans vraiment entrer en contact, m’interpelle et on commence à discuter. C’est une personne qui est très branchée sur le bouddhisme.

Je lui parle de mon futur voyage en Bolivie et elle me dit que près du lac Titicaca se trouve le nouveau point shambala de la terre qui était au Tibet avant.

Elle me donne le nom d’un lieu où le magnétisme de la terre serait inversé. Ces informations attisent ma curiosité et mon âme d’exploratrice. Je verrai si je trouve cet endroit. Elle m’a aussi parlé de très bonnes adresses au Pérou. On a discuté toute la matinée et on est même allée chez elle pour prendre un thé. Elle m’a fait goûter au miel vendu à la pharmacie de la Casa qui est en effet très bon et très vibratoire. Elle m’en a offert un pot. L’abondance est là ! En discutant avec elle, j’ai vraiment réalisé que je peux aider les personnes en situation de handicap en leur montrant comment le vivre de manière très positive. Elle n’est pas elle-même dans une telle situation mais elle est en contact avec des gens qui le sont et qui le subissent vraiment.

Vers 12h, je suis rentrée car le vétérinaire doit passer pour enlever les points de la cicatrice de Belinha. Cette fois-ci, il n’est pas arrivé en retard. Pendant qu’il enlevait les points, ma voisine qui tenait les pattes avant de la chatte, n’arrêtait pas de poser des questions au vétérinaire sur des problèmes potentiels. C’est fou le nombre d’inquiétudes et de peurs qui lui remplisse la tête. Le monde semble vraiment dangereux pour elle et le danger commence dans la rue, juste de l’autre côté du portail de notre pousada. Ça, c’est un sacré handicap !

Après le retrait des points, je demande au vétérinaire si maintenant Belinha peut sortir. Il dit oui et ma voisine dit que peut être c’est mieux d’attendre un peu, puis, de manière compulsive, elle me demande si elle fait pipi et caca normalement. Je l’arrête et lui dit plusieurs fois que tout va bien après avoir lâché Belinha.

Les peurs et les inquiétudes sont vraiment le plus gros handicap que je connaisse. Elle a même demandé si, après que Belinha soit revenue de sa promenade dehors, il faudra lui désinfecter les pattes. Je n’en croyais pas mess oreilles. La peur de la bactérie et de la saleté est poussée à son extrême.

Là, j’ai mesuré ma chance de m’être libéré de tout ces schémas limitatifs. Et puis finalement, ce n’est pas une chance, c’est le fruit de ma volonté de me libérer de tout cela.

L’après midi, on est allé faire quelques courses ensemble et on a rediscuté de tout cela. Elle est bien consciente qu’elle est prisonnière dans des schémas limitatifs. Chaque principe que je lui partageais pour essayer de la libérer de tout ça, elle me disait le connaître. Pour moi, savoir c’est agir donc il est évident qu’elle ne le sait pas. Elle a simplement lu et étudié beaucoup mais c’est resté des concepts intellectuels et elle ne les a pas intégré dans le corps.

Je lui ai donné des pistes d’actes à poser pour se libérer de ces peurs mais je n’ai pas de solution miracle. Qu’est ce que je peux faire de plus que de lui montrer mon exemple, lui donner quelques pistes de choses à faire, lui répéter que c’est juste un choix d’être inquiet ou serein, que ce choix est orienté par son conditionnement et que chaque crise de peur est une opportunité pour aller explorer ce qui ne va pas dans son conditionnement pour le changer.

Cela reste des mots.

Le soir même, elle a insisté pour que Belinha dorme à l’intérieur, chez moi. J’ai bien vu que toute tentative de dialogue était impossible. Elle était dans son inquiétude et elle disait que c’était le meilleur pour elle. Sur le moment, je me suis senti impuissante pour l’aider voyant que tout ce qu’on avait dit l’après midi n’avait servi à rien. Je me suis dit qu’il ne me restait plus qu’à prier pour elle. Et puis après, je me suis dit que des graines étaient plantées et qu’elles mettraient peut être un petit moment avant de germer et de pousser. Tout ce que je lui ai dit pour répondre à ses questions n’a pas servi à rien.

Dimanche matin, je suis partie à la Casa pour aller au chant une dernière fois avant mon départ. J’ai encore entendu un discourt furieusement dualiste mais maintenant je ne m’en étonne plus. Je me suis fait plaisir à chanter et j’ai pensé à Marianne Sébastien qui, dans ces stages, met un bouchon de liège entre les dents pour faire ouvrir la bouche de ses stagiaires pour que la voix puisse sortir. J’ai alors décontracté ma mâchoire inférieure et chanté à gorge déployée et en effet, le son sortait mieux.

Ensuite, je suis allée jouer du hang dans le jardin. Là, j’ai recroisé mon amie d’hier qui m’a offert un jus d’orange. Entre temps, j’ai rencontré une femme qui m’avait entendu jouer quelques jours auparavant et qui avait rêver de moi. On a discuté et j’ai découvert qu’elle a fait les mêmes stages que moi dans l’école Ovilôrôi et pourtant, elle se sent dépendante du médium. Pour moi, c’est vraiment curieux car, dans les stages de cette école, on apprend à communiquer avec les entités. Encore une qui n’a pas intégré ce qu’elle a appris ou alors, elle ne se fait pas confiance. J’en croise pleins des gens qui ont fait ces formations et qui ne savent pas utiliser les outils enseignés.

Ensuite, j’ai discuté avec une guide Brésilienne et puis Flavie, nom que je vais donner à mon amie d’hier, m’ a invité à manger au buffet de la pousada Bouddha house qui est tenue par des Brésilien de la communauté chinoise. Ce buffet était très bon. J’ai joué du hang et toute la famille a essayé. C’était des gens d’une gentillesse palpable. Flavie m’a dit qu’ils habitent à Palmero, l’autre site énergétique dont la conductrice nous avait parlé l’autre jour à Anápolis. J’ai donc maintenant un contact sur place, ce qui est beaucoup mieux si je veux aller y faire un tour. Ce jour là, je n’ai pas arrêté de croiser Nora. Je l’ai vue ce matin au chant, mais j’étais en train de dire au revoir à une autre amie. Et là, voilà qu’elle arrive avec une autre personne. Je lui ai dit qu’au Frutti’s, à 16h, il y avait une cession de danse libre à prix libre. On s’y retrouvera.

J’ai raccompagné Flavie chez elle avant de rentrer chez moi pour me changer, me laver et déposer mes affaires avant d’aller à la danse. Mais Flavie m’a proposé de prendre une douche chez elle, de me donner un T-Shirt et de prendre un thé. Alors, je ne sais pas pourquoi elle veut tant me donner, mais j’ai accepté l’abondance qui m’est offerte. Le T-Shirt qu’elle m’a donné et légèrement rose avec pleins de cœur dessus, il est très beau. On a donc encore discuté puis je suis allée au Frutti’s pour danser.

J’y ai retrouvé Nora qui m’a invité à dîner chez elle le soir même. Les choses s’enchaînent !

Durant la danse, je me suis éclatée. J’adore vraiment danser. De temps en temps je dansais en contact avec une des autres danseuses. À la fin, elle m’a dit que j’étais une Danseuse. Et c’est vrai que je sens la fluidité de mes mouvement et leur grâce. Tout mon corps bouge et je ne me demande plus ce que les autres pensent, je danse, c’est tout et du coup, mon corps est libre de s’exprimer comme il le veut et c’est lui le Danseur, moi, je ne fais que m’abandonner à lui et à la musique.

Quel bonheur ! Cela fait un bien fou de laisser cet espace pour le corps.

Avant de danser, j’ai retrouvé une amie qui m’avait laissé percevoir un gros manque de confiance en elle et un profond malaise dans son corps alors qu’elle est magnifique et sa beauté entre dans le modèle de beauté occidentale. Et je lui ai rappelé qu’elle avait de la valeur par le simple fait de son existence, qu’elle est magnifique. Je lui ai dit qu’elle n’a pas besoin d’accomplir des choses extraordinaires pour avoir de la valeur. Juste en étant elle même, c’est suffisant. Elle en avait les larmes aux yeux et on s’est dit qu’on se ferai un dernier repas ensemble avant mon départ. Ce sera demain midi, chez moi.

Après la danse, je suis donc allée chez Nora qui habite pas loin de chez Flavie. On a passé un bon moment ensemble. Nora a fait un grand pas dans l’échange oral, la discussion était beaucoup plus équilibrée entre nous deux cette fois-ci.

Quelle journée bien remplie, que de rencontres, c’est magnifique !

Je suis rentrée chez moi, le cœur rempli de tout ce que j’ai donné et de tout ce que j’ai reçu et j’étais ravie car je sais que ma vie, cela va être tout le temps comme cela maintenant.

Merci infiniment !

Je vais finir la semaine avec le cadeau que Nora m’a offert :

Est-ce qu’une fleur pleine de beauté et d’amour dit: « Je suis utile, je donne, je sers ? »

Elle EST ! Et parce qu’elle n’essaye pas de faire quelque chose, elle recouvre la terre.

De Jiddu Krishnamurti


#voyage #transformationdesoi

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