• Violaine

Ma 2e semaine en Bolivie



Lundi matin, nous sommes parties dans l’optique de trouver un logement à Santa Cruz pour rester 2 semaines de plus avant d’aller explorer le pays. Nous avions aussi une paire de choses à faire en ville. Au fur et à mesure de la journée, les synchronicités nous ont poussées à préparer un départ pour Samaipata. Dans la journée, nous avons trouvé un restaurant végétarien, rencontré encore pleins de gens touchant, une vendeuse de chaussure, un chauffeur de taxi, etc. L’échange est vraiment équilibré avec Sylvie. Nous nous sentons libre d’être nous-mêmes et d’accueillir nos émotions. Ce jour là, la vie a envoyé à Sylvie une opportunité d’affirmer sa vérité et de ne pas s’écraser sous les reproches de l’autre. C’était une expérience très révélatrice du chemin que nous avons à faire l’une et l’autre dans ce sens.

La journée a été intense et bien remplie. Elle a été fatigante mais le soir, nous avions tout ce dont nous avions besoin avant de partir pour la vraie Bolivie. Nous savions où prendre le bus le lendemain, et les détails importants à savoir pour ce voyage. Nous avions rendez-vous sur place, à Samaipata, le lendemain.

J’étais bien contente de quitter le tumulte de cette ville car ce n’est vraiment pas mon univers de prédilection.

Cette journée me montre encore à quel point nous formons une bonne équipe et la richesse des mois à venir. Tout roule entre nous et autant l’une que l’autre, nous nous sentons honorées d’avoir l’opportunité de cheminer ensemble pour quelques mois. Sylvie apprécie ma vision et me permet de voir les points forts de cette singularité. Elle apprécie ma manière de gérer les leçons du quotidien. Moi j’apprécie son aisance à aller vers les autres et à entrer en contact avec eux. C’est une qualité dont j’ai besoin car, durant l’adolescence, je me suis vraiment fermée sur moi pour des raisons de survie. Cela m’a permis de développer ma force intérieure et une grande autonomie, mais cela m’a coupée du monde extérieur. Il est temps que cela change ! Pour offrir mon trésor aux autres, j’ai besoin d’être à l’aise pour inviter le monde extérieur dans mon monde intérieur.

Ensuite, lors du repas du soir, j’ai parlé à Sylvie de mon projet d’organiser des « stages de vie quotidienne » pour aider les personnes à intégrer les principes du fonctionnement de l’existence (comme le fait que la vie est un jeu de miroir) dans des situations pratiques du quotidien. Je ne veux pas faire des cours dans lesquels je parle dans un contexte abstrait. Je souhaite qu’il y ai une mise en pratique directe et concrète dans de vrais situations, pour que ce soit intégré jusque dans le corps.

Sylvie m’a dit que c’était une super bonne idée. J’ai envie de faire les choses comme cela car j’ai vu trop de personnes enchaîner les stages de développement personnel sans que cela change vraiment leur manière de gérer leur quotidien.

Le soir, j’étais bien contente de me glisser dans mon lit pour une dernière nuit accompagnée des bruits des voitures.

Mardi matin, nous avons fait nos valises et nous sommes parties pour prendre le bus de Samaipata. Ça s’est passé d’une manière très fluide et sans pression. Avant de me lever, je me suis encore surprise à faire un rêve éveillé dans lequel j’aidais João à accueillir sa souffrance pour se libérer de ses tourment afin de prendre un nouveau départ dans sa vie. Décidément, je ne sais pas vraiment ce qui me pousse à faire cela, mais je le fais, comme si j’aidais un frère. J’en ai parlé à Sylvie et elle m’a dit qu’il ne devait pas y avoir beaucoup de personnes qui lui apportaient ce soutien là et elle était contente qu’il puisse le recevoir.

Le bus pour Samaipata était en fait un minibus de 8 places. Il s’est vite rempli et nous avons pu partir sur les coup de 8h40. Durant le trajet de 3h environ, nous avons admiré les beaux paysages et discuté de nos points forts et de nos points faibles. On a regardé comment on pouvait jouer avec cela pour grandir l’une et l’autre. Sylvie est très à l’aise de m’aider pour compenser ce que je ne vois pas et finalement moi aussi, je vais l’aider à voir ce qu’elle ne voit pas aussi avec la vision intérieure.

Wouah, quelle bonheur de vivre cela, quel cadeau de la vie. C’est merveilleux.

Arrivée à Samaipata, j’ai senti l’énergie de ce lieu et j’étais émerveillée. C’est un lieu où beaucoup d’étrangers vivent en se mélangeant avec la population locale. Il y a beaucoup de permaculture, de développement personnel, beaucoup d’alternatives qui se développent, etc. C’est un petit paradis perché dans les premiers contreforts des Andes. C’est à 1650 m d’altitude et le climat y est encore très clément, c’est un climat tropical adouci et c’est parfait pour nous. On s’est dit qu’on allait rester là une semaine ou deux avant de poursuivre notre montée progressive vers l’altiplano, à 4000 m d’altitude, là où se trouve les projets de Marianne Sébastien, la ville de La Paz et le lac Titicaca.

Dés notre arrivée, on a trouvé le restaurant dans lequel nous avons rendez vous avec notre contact sur place que Sylvie a rencontré à Abadiânia. Nous avons trouvé notre logement, un paradis comparé à ce que nous avions à Santa Cruz. Puis, nous avons rejoint Fabiola, notre contact sur place. Elle n’a pas arrêté de parler, on ne pouvait pas en placer une. Nous avions fini notre assiette alors qu’elle n’avait quasiment pas commencé. Elle nous a raconté son projet sur place et ce qu’on allait y faire comme si c’était acquis pour elle qu’on allait rester là pendant 2 mois et se mettre au service de son projet. Elle avait pris rendez-vous pour 15h avec l’orphelinat dans lequel elle souhaite qu’on intervienne. On a réussi à se libérer d’elle un peu avant pour faire une petite sieste. Avec Sylvie, on a partagé notre ressenti par rapport à notre contact avec Fabiola et nous étions sur la même longueur d’onde. Ce moment de non échange avec Fabiola nous a fatigué et on s’est redit ce que nous voulions faire de notre séjour ici pour ne pas se laisser emporter dans un projet qui n’est pas le notre.

Vers 15h, nous étions en route vers cet orphelinat qui se trouve un peu en dehors de la ville. Il y a une vingtaine d’enfants qui sont pris en charge par une structure relevant de l’église adventiste. Ni Sylvie, ni moi ne savons de quoi il en retourne.

Dès que j’ai sortie le hang, une troupe d’enfants curieux s’est formée autour de moi et on a joué ensemble pendant 30 minutes. C’était beau, les sourires de ces enfants, leur enthousiasme, leurs curiosité, leur besoin d’attention. Certains s’en sortaient mieux que d’autres et j’ai pu voir leur visages s’illuminer. Il y avait un jeu de regard et de sourire entre eux et moi à mesure que l’on laissait nos cœur s’exprimer avec les sons. Même le chien est venu me lécher les pieds. Quelle expérience ! Fabiola était enchantée par les sons de mon instrument.

Ensuite, Sylvie est venue me voir pour me dire qu’on allait visiter l’autre partie de l’orphelinat donc je suis allée avec elle. On a rencontré d’autres enfants et j’ai encore joué du hang pour une petite de 4 ans qui refuse de grandir et qui en est au développement moteur et linguistique d’un enfant de 1 an. Les sons du hang ont eu un effet laxatif et l’ont fait faire caca dans sa couche !

Après cela, on a planifié quand on allait revenir et on a fait nos aux-revoir. Juste avant que l’on parte, le chien est venu s’asseoir sur mon pied. Je connais bien les chiens et c’est un signe flagrant d’appréciation et de désir de connexion.

Sur le chemin du retour, Fabiola a encore beaucoup parlé puis elle nous a laissé. Nous avons donc pu faire quelques courses et nous installer vraiment. On a discuté d’une stratégie commune pour savoir que faire dans ce genre de circonstance pour ne plus se laisser fatiguer par des échanges non constructifs. C’est chouette de pouvoir faire cela à deux. Lors du repas du soir que nous avons préparé, le petit chat de notre hébergement est venu cherché des câlins. Sur mon invitation, il s’est couché sur mes genoux pendant que je mangeais. J’adore les animaux. Parait-il qu’il y a un refuge dans le village aussi. On ira sûrement y faire un tour.

La journée était vraiment trop remplie, nous n’avons pas respecté notre rythme ce jour là car nous ne savions pas que Fabiola avait prévu des choses pour nous cet après-midi là. On était toutes les deux bien fatiguées mais cela n’a pas altéré notre complicité. Nous avons eu de chouettes discussions très constructives et nous avons partagé notre joie d’être dans ce lieu magnifique.

Merci à la vie, merci infiniment.

Mercredi matin, nous nous sommes levées peu de temps après le levé du jour vers 5h30. Nous avons vaqué à nos occupations du matin avant d’aller prendre notre petit déjeuner. Dans la zone du petit déjeuner, nous avons retrouvé notre ami le chat qui réclamait, à grand cri, des caresses et peut être aussi à manger. Puis nous avons trouvé Allan, un Français qui nous a accompagné à l’orphelinat hier. Il n’était pas resté longtemps et on a discuté de ce qu’il y avait perçu. Lui aussi est bavard mais il sait un peu plus écouter que Fabiola. Il est channel et fait cela n’importe quand sans besoin de préparation particulière. On lui a posé quelques questions et il a canalisé des réponses. Sur le moment, il nous a bien aidées. Pour moi, il m’a aidée à prendre conscience d’une peur de tomber enceinte que je n’avais pas conscientisé et qui viens du moment de mon adolescence dans lequel j’avais décrété que j’étais une telle tare qu’il ne fallait surtout pas que je me reproduise, pour stopper cette hérésie génétique. Je n’avais pas réalisé à quel point ces pensées avaient scellé mon être. Aussitôt accepté et conscientisé, j’ai pu libérer ce schéma pour qu’il aille là où il doit aller. Tous les mécanismes de protection associés vont s’étioler petit à petit. Ensuite il m’a aidée à mieux cerner ma connexion extraterrestre et ce que j’avais à faire avec cela, c’est à dire, observer le microcosme terrestre. En fait, tout cela, je le savais déjà mais je n’avais pas établi tous ces liens et accepté pleinement ces vérités.

L’enthousiasme était bien présent dans notre discussion, on s’est bien amusés. Après cela, je prends toujours un temps pour trier les informations données. Car il y avait du déchet et je vous ai partagé que ce qui avait de la valeur.

Nous avons passé le reste de la matinée tranquillement à discuter de ce qui s’est passé ce matin. Ensuite Sylvie a préparé ses affaires pour l’atelier de l’après midi et nous sommes parties. En route, nous avons croisé Fabiola qui nous a encore demandé de transmettre tel ou tel message aux personnes de l’orphelinat mais je lui ai dit de le faire elle-même car c’est son projet et c’est elle qui a l’information.

À l’orphelinat, nous sommes restées 2 heures environ. Les enfants ont beaucoup aimé. Parmi eux, il y a un petit qui a 6 ans et qui ne parle pas très bien. Il est pourtant tout amour et vient vers nous les bras grand ouvert et il est très intelligent. Je comprends toujours ce qu’il veut me dire et à un moment, il m’a demandé d’enlever mes lunettes pour voir mes yeux. Je l’ai fait et il a fait un bisous et un câlin à mes yeux. J’ai senti son intention d’aider très fortement. J’étais vraiment touchée par ce petit qui se fait bousculer par tous les autres enfants car il ose être lui-même. Je sentais que nous lui offrions une bulle d’air, une expérience dans laquelle il peut sentir qu’il est parfait comme il est.

J’étais très contente de mon expérience de cette après-midi. Sur le retour, Sylvie et moi avons discuté de nos expériences respectives et elle sentait qu’il fallait qu’elle fasse évoluer sa manière de faire car avec ces enfants là, ce n’était pas l’idéal pour eux et pour elle.

Nous avons recroisé Allan en rentrant chez nous et là, il a canalisé et donné des informations sans qu’on lui demande quoi que ce soit. J’ai trouvé que les infos étaient vraiment distordues. Il me rabaissait et mettait Sylvie sur un pieds d’estal. C’était intéressant d’observer cette stratégie. Après coup, on en a discuté avec Sylvie et je lui ai partagé mon ressenti en lui précisant bien que mon égo avait été touché ce qui pourrait déformer mon ressenti. Mais elle m’a dit qu’elle avait perçu la même chose et elle m’a remerciée pour mon partage. C’est vraiment chouette, l’expérience commune que l’on est en train de s’offrir. On va pouvoir s’exercer à ne pas se laisser dévier comme cela, à garder notre pouvoir et à faire confiance dans nos ressentis.

Merci encore à la vie.

Nous avons passé la soirée tranquillement en discutant des expériences de la journée pour s’aider mutuellement à grandir. À un moment, je lui ai dit le nom que je lui avais donné dans mon récit et elle était horrifiée car, d’après elle, je ne pouvais pas avoir choisi pire nom que celui-ci. Je lui ai dit qu’il n’y avait pas de hasard et en l’aidant à trouver ce qui la dérange le plus dans la Sylvie qu’elle connaît, elle a pu identifier un des mécanismes de base qui crée tout ses tourments émotionnels du moment : l’insécurité générée par le fait de ne pas se sentir entendue. Encore une prise de conscience qui va l’aider. Sur ces mots, nous nous sommes dit bonne nuit.

Dans la nuit, j’ai réalisé que la manière dont Allan m’avait transmis les messages de mon âme était très rabaissante et pas sympa du tout. Sur le moment, je n’y ai pas porté attention pour me concentrer sur le message mais là, je réalise que, jamais, mon âme ne me parlerait comme cela et donc que cette énergie de rabaissement venait d’Allan. Mystérieux tout cela. Pourquoi ressent-il le besoin de me rabaisser ? Est ce que je l’effraie ?

C’est intéressant d’observer le comportement des gens, j’adore explorer les méandres de la nature humaine.

Jeudi matin, nous avons rediscuté, avec Sylvie, de l’attitude d’Allan et on a constaté deux stratégies de prise de pouvoir sur l’autre. Le rabaissement et la flatterie excessive. On en a ri. La prochaine fois, on saura. C’est mystérieux tout cela, pourquoi cette attitude. Cela révèle qu’il doit se sentir impuissant comparé à nous pour avoir besoin d’agir ainsi.

Ensuite nous sommes allées prendre notre petit déjeuner en ne se joignant pas à Allan. C’était plus tranquille, nous avons moins parlé et plus savouré nos fruits.

Après cela, nous sommes remontées chez nous avec l’idée d’aller faire quelques courses pour manger. Dans la discussion, elle me disait que son plexus solaire était un peu perturbé suite aux expériences d’hier, alors je lui ai montré mes diapasons des chakras. Elle a utilisé celui du plexus solaire et cela a fait sortir une émotion de tristesse. J’ai créé un espace sécurisé pour qu’elle puisse l’exprimer en pleurant. Pendant qu’elle le faisait, je lui envoyais mon soutien énergétiquement. Après cela, on a passé la matinée tranquillement pour qu’elle se remette de ses émotions. J’étais heureuse de pouvoir l’aider dans ce processus.

Quelques temps plus tard, nous sommes finalement sorties pour acheter quelques légumes et en route, nous avons croisé Allan. On a discuté quelques minutes au sujet du garçon de l’orphelinat qui ne peut pas trop parler. J’ai réalisé que sans le savoir, j’avais fait exactement ce qu’il fallait et que quand je visualise que j’aide une personne, cela peut vraiment avoir un impact si la personne veut recevoir cette aide. Dans le cas de ce petit garçon, c’était le cas.

De retour de notre petite sortie, nous avons mangé et décidé que nous irions au refuge d’animaux cet après midi au lieu d’aller à l’orphelinat. Puis nous avons fait une sieste et finalement, Sylvie avait besoin de se reposer et on s’est simplement autorisée à ne rien faire cette après-midi là. Mais en réalité, nous n’avons pas rien fait, nous avons pris du temps pour nous ce qui est primordial pour pouvoir donner aux autres.

Moi, j’ai fait des étirements, j’ai visualisé que j’aidais les deux enfants de l’orphelinat qui présentent une singularité et j’ai aussi pensé à João et là, j’ai senti qu’il ne voulait pas de l’aide que je lui apporte car il ne veut pas perdre la face. J’ai dit OK et que j’étais disposée à l’aider s’il changeait d’avis.

Ensuite, j’ai fait du tri dans mes affaires car il y a pleins de choses que je ne veux pas garder. C’est un signe de changement intérieur. Je fais de la place pour du nouveau. Depuis hier, j’ai l’impression que mon corps est tout doux. Il y a vraiment une transformation qui s’opère.

Fabiola est passée nous voir. On ne l’a pas forcément accueillie à bras ouvert et quelque chose me disait que cette attitude était correcte pour Sylvie par rapport à son cheminement, mais moi, je n’avais pas à adopter la même attitude. Fabiola m’a sollicitée pour discuter de géobiologie dimanche prochain. On lui a dit qu’on lui confirmerait son invitation. Moi, je vais y aller car je sens que j’ai a apprendre de cette expérience mais Sylvie ne va pas y aller.

L’après-midi s’est déroulée tranquillement, le chat nous a rejoint sur le coup des 17h pour des câlins et des croquettes. Nous avons fait un petit atelier de dessin tout en discutant et les heures ont défilées tranquillement jusqu’à 21h environ, heure à laquelle j’ai mis le chat dehors et nous nous sommes couchées.

Quelle belle journée. Nous n’avons pas fait grand-chose mais ce qu est sûr, c’est que nous n’avons pas perdu notre temps.

Merci à la vie.

Vendredi matin, Sylvie m’a demandé de mettre son vrai nom dans mon récit car sa mère se trompait souvent et l’appelait Sylvie, ce qui est le nom de sa tante. Elle a fait un exercice de bonhomme-allumette (de Jacques Martel) pour couper l’attachement avec cette personne et ne laisser que l’amour. Alors voila, dorénavant je vais utiliser son vrai nom, à savoir Sophie.

Nous avons pris notre petit déjeuner tranquillement en savourant ces instants et la belle équipe que l’on forme. Ensuite, j’ai fait un exercice de bonhomme-allumette pour ma relation avec Fabiola et Allan afin de couper tout attachement et ne laisser que l’amour. Suite à cela, en allant acheter des légumes bio dans une ferme, j’ai réalisé que, quand je perds la clarté visuelle, c’est parce que j’ai une émotion qui me trouble. Cette émotion est refoulée et somatisée dans les yeux. J’ai tellement pris l’habitude de refouler mes émotions que je ne me rends plus compte que je le fais. En discutant avec Sophie, j’ai saisi d’autres mécanismes en jeu dans mes troubles visuels.

La pression que j’avais dans les yeux pourrait aussi venir de la pression générée par notre système capitaliste sur les êtres, c’est la pression que je me suis mise pour satisfaire aux exigences de notre société. Étant vraiment connectée à une autre réalité extraterrestre beaucoup plus douce, mes yeux ont incarné dans le plan physique, la pression que notre réalité terrestre met sur les âmes, sur les êtres pour être conforme à ses exigences. Et finalement, la création de ce qui est perçu comme un handicap dans ce modèle permet d’alléger cette pression puisque qu’on attend moins des personnes dites handicapées que des personnes dites valides. Ces mots de vocabulaire sont très parlant : une personne handicapée n’est plus valide. C’est la dernière fois que j’utilise ce vocabulaire.

C’est vrai que, en France, quand on porte une singularité physique ou sensorielle, on peut ne plus travailler et toucher des sous, ce qui baisse considérablement la pression du système et laisse plus de place à l’expression de l’être. Sophie me disait que cela fait des dizaines d’années qu’elle perçoit cela dans son pays également (le Canada). En tout cas, comme j’ai longtemps refusé de demander de l’aide, je ne me suis pas enlevé cette pression, je continuais de contraindre mon être profond.

C’est quand même intéressant cette façon de voir les choses.

Aujourd’hui, je me mets beaucoup moins de pression car je sais que c’est en étant moi-même le plus que je peux que je vais ouvrir toutes les portes et recevoir toute l’abondance dont j’ai besoin. Donc, chaque jour un peu plus, je lâche prise sur ce que le monde attend de moi et je m’autorise à Être, tout simplement.

Toutefois, quand ma vue se trouble, que se passe-t-il ? Peut être que j’essaye encore de satisfaire les attentes de certaines personnes ou de certaines situations et cela génère de la pression en moi, des émotions et un trouble.

Pour y voir plus clair, j’ai donné la parole à ce trouble en utilisant l’écriture instinctive.

Voici ce que mon trouble a répondu lorsque je l’ai autorisé à s’exprimer :

Je me sens inutile et pas valable pour faire ce que je fais. Je n’ose pas oser. Je me sens mal à l’aise face au regard des autres. J’aimerais qu’ils ne me voient pas mais en même temps, je veux qu’ils me voient car j’ai besoin de leur reconnaissance pour avoir le droit d’exister. Je ne sais plus quelle stratégie adopter pour me nourrir. Je suis perdu.

Wouah, c’est fort ! Je reconnais très bien la Violaine que j’étais avant des ces mots. Aujourd’hui, c’est plus discret mais c’était encore là dans certaines situations et cela avait besoin d’être entendu.

Après avoir lu à voix haute ces mots, je me suis allongée, je les ai posé sur mon cœur en y donnant plein d’amour et je me suis endormie profondément pendant quelques dizaines de minutes. Il n’y avait pas d’émotion qui cherchait à sortir mais je sentais mon cœur vibrer fortement et mon troisième œil aussi. Quel beau moment ! Cette journée-là, j’y ai vu plus clairement que d’habitude.

J’ai fait un exercice de bonhomme-allumette entre moi et mon trouble pour couper l’attachement et ne laisser que l’amour. Je vais maintenant laisser faire les choses.

Vers 15h, nous sommes parties pour l’orphelinat pour proposer, une fois de plus, notre soutien aux enfants à travers des ateliers. Je sentais que nous avions fait ce que nous devions faire ici, à Samaipata. J’y allais sans grande motivation. En arrivant sur place, le petit garçon qui ne parle pas nous a capté et il est venu en courant à notre rencontre bien avant tous les autres. On a profité de ce moment seul avec lui pour lui dire à quel point il est extraordinaire, pour lui dire qu’il est plein d’amour et que c’est correct d’être comme cela. Puis d’autres garçons sont arrivés et on a vu les jeux de pouvoir entre eux et même le harcèlement dont celui qui est différent est l’objet.

Bien que les enfants soient supposés être libres à partir de 15h, après leur tâches respectives, ils étaient tous encore affairés au ménage, au rangement, à la lessive alors qu’il était 16h passée. Leurs vacances scolaires sont bien occupées !

Il n’y a pas vraiment eu d’atelier cet après-midi là. J’ai également eu un temps seule avec la petite fille qui ne grandit pas et je lui ai dit qu’elle avait le droit de grandir. Mais, avec Sophie, on a constaté clairement que sa maman ne veut pas qu’elle grandisse, ou elle a peur car cela voudrait dire qu’elle devra partir de l’orphelinat ou autre raison. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que la petite fille reste petite pour protéger sa mère. Cependant, elle n’est pas malheureuse.

En partant de l’orphelinat, il était clair pour moi que nous avions fini ce que nous avions à faire dans ce lieu. Nous sentions aussi que l’église adventiste ne voit pas d’un très bon œil les personnes d’autre courants spirituels. Sophie était soulagée que j’annonce mon ressenti. Car elle ne se sentait pas à son aise dans ce cadre. On a alors célébré notre première semaine de voyage ensemble et la fin de cette première étape. On a passé une bonne soirée toujours dans le cocon de douceur que l’on s’est créé.

Ce soir là, on a appris que le refuge dont on nous a parlé est en fait un zoo, ce qui est nettement moins intéressant.

Nous allons consacrer encore quelques jours à prendre soin de nous dans notre petit paradis et nous verrons vers quelle direction la vie nous porte.

Merci, merci, merci.

Samedi matin, Sophie et moi avons discuté de la peur du manque car Sophie se sent plus en sécurité quand les placards alimentaires sont pleins.

De mon côté, je me reconnaissais un peu dans cette peur et en me questionnant intérieurement, je suis remontée à l’origine réelle de cette peur qui est la croyance dans l’idée du manque qui est largement répandue dans notre monde. J’ai réalisé à quel point cette croyance n’a pas de sens et la vie me l’a montré plus d’une fois. Donc, j’ai pris un papier et un crayon et j’ai écrit que cette croyance n’avait plus de sens pour moi et que je la remplace par la croyance en l’abondance naturelle partout et pour tous qui fait beaucoup plus sens. J’ai pu le constater au Burkina Faso, dans un pays dit pauvre, qui est surtout appauvri par la désinformation et le conditionnement local qui empêche toute innovation.

Ensuite, j’ai redemandé à Sophie de m’envoyer 2 ou 3 photos pour enrichir mon blog mais son ordinateur ne voulait pas coopérer et les photos étaient introuvables. Je me suis donc questionnée sur pourquoi je veux ces photos. Et j’ai réalisé que je les voulais pour satisfaire la demande de quelques personnes mais qu’en fait, pour moi, aucune photo n’est nécessaire. Je préfère que vous, lecteur, fassiez fonctionner votre imagination et vos perceptions pour créer vous-mêmes vos images. Certains de mes lecteurs y arrivent alors pourquoi pas vous ? Donc voilà, il n’y aura pas de photos, vous êtes entièrement libre d’imaginer les décors par vous-mêmes à travers l’énergie que je vous envoie avec mes mots.

Plus tard dans la matinée, Sophie m’a demandé de regarder comment tournent ses chakras en utilisant les diapasons. J’ai commencé et je me suis rendue compte que ma vue commençait à se flouter un peu. J’ai tout de suite observé ce qui se passait en moi. J’étais en effet en train de me mettre la pression sur les potentiels effets de ce que j’étais en train de faire et de douter sur mes perceptions.

J’ai alors remis les choses à leur place en arrêtant d’avoir des attentes sur l’effet de ce que je suis en train de faire. J’étais contente de surprendre le phénomène sur le vif.

Nous sommes ensuite descendue manger puis Allan est passé et nous a salué gentiment. Le chat était avec nous. Il apprécie vraiment notre compagnie.

L’après-midi, nous sommes allées nous promener sur les hauteurs de Samaipata et c’était vraiment chouette. Ça faisait du bien de se dégourdir les jambes. On a discuté et entre autres, je me suis rappelée que quand j’étais au Burkina Faso, je ne sentais plus le regard désapprobateur sur mes poils au visage et ils avaient diminué de moitié en 6 mois sans que je n’y fasse quoi que ce soit. Simplement, je ne percevais plus la pression de la conscience collective et donc, je n’y pensais plus et alors, ils disparaissaient de ma réalité physique. Je suis donc vraiment sensible à la conscience collective. Durant notre marche, l’échange était équilibré et nous remarquions que nos pas étaient synchronisés. Nous nous sommes redit pour la millième fois à quel point nous étions heureuse de vivre cette expérience ensemble.

De retour chez nous, j’ai médité sur cette histoire de conscience collective. Je me suis demandée pourquoi je lui donnait le pouvoir de m’influencer. Et là, j’ai réalisé que c’est encore mon vieux réflexe de m’aligner sur la conscience collective par survie pour ne pas être rejetée. Donc, j’ai accueilli cela et j’ai dit STOP. Je sais que je ne gagne rien à faire cela donc maintenant, je vais m’aligner sur ma propre conscience pour me donner la liberté d’être moi-même sans me sentir en danger. C’est bien au contraire le chemin le plus sûr d’être moi-même.

Que cela fait du bien d’affirmer cela.

Dans la soirée, lorsque nous mangions en bas, proche de la cuisine collective, Allan nous a rejoint et on a commencé à discuter. Dans la discussion, il a de nouveau commencé à canaliser et à faire des grand gestes comme font les hypnotiseurs. Il a de nouveau encensé Sophie et m’a dit que je n’étais pas alignée, que je ne faisais pas ce qu’il faut. Lorsque je lui ai dit que je n’étais pas d’accord avec ce qu’il disait car cela sonnait faux en moi, il m’a dit que j’étais dans mon égo et je sentais qu’il fallait que je me retire. Sophie a commencé à me demander si ça allait comme pour me signaler que la discussion tournait au vinaigre et peu de temps après, je suis partie faire la vaisselle. Quand je me suis retirée, j’ai senti un froid sur mon chakra coronal et je me suis demandée si Allan n’a pas essayer de faire quelque chose sur moi avec son jeu de manipulation.

Ensuite, je suis revenue et il avait changé de rôle, il jouait le gars sentimental et a dit qu’il aimait Sophie et qu’ils avaient 900 vies antérieures en couple. Là, je rigolait intérieurement car il continuait ses conneries. Je me suis levée pour inviter Sophie à partir aussi.

Quand nous nous sommes retrouvées toutes les deux chez nous, nous avons échangé nos ressentis et c’est clair qu’il a encore essayé de nous manipuler, mais pourquoi ? On a perçu qu’il aimerait bien avoir mes perceptions et la sensibilité de Sophie. C’est bien la première fois que je me retrouve dans cette situation. Mais je sens que je ne l’ai pas laissé faire ce qu’il voulait faire, c’est pour cela qu’il m’accusait de laisser parler mon égo quand je disais non pour refuser l’hypnose qu’il essayait d’induire sur moi. Il est vraiment tordu ce mec, il doit souffrir énormément. Comme ce qui ne tue pas te rends plus fort, j’ai vraiment senti que cette expérience a renforcé la confiance que je porte à mes ressentis et me pousse à arrêter de donner le pouvoir aux autres pour connaître leurs perceptions. Je vais d’avantage me fier à ce que je capte car les infos des autres peuvent vraiment être tordues. En tout cas, je sens quand c’est tordu donc cela me rassure d’autant plus.

Cette expérience est vraiment très enrichissante car on la vit à deux avec Sophie et on a l’opportunité d’observer les deux stratégies de manipulation ce qui nous permettra de les repérer si elles se représentent à nous.

Je suis fière de nous, de moi. Nous avons vraiment de très bonnes perceptions.

Merci à la vie.

Dimanche matin, on s’est levée en pleine forme, contente de notre expérience de la veille. On en a encore discuté un peu et on a décidé de ne plus aller vers Allan car nous ne nous sentons plus aligné avec lui. On a appris ce que l’on devait apprendre et ça suffit. J’ai fait un exercice de bonhomme-allumette pour couper l’attachement avec Allan et ça m’a fait du bien. Dans la matinée, j’ai repensé qu’il avait exprimer lors de notre première rencontre qu’il préférerait avoir ma vue physique et mes supers perceptions plutôt qu’une vision normale. Alors il m’est venu de lui offrir le « pack vision claire » qui inclus une expérience de vue physique faible afin de développer la vision intérieure. J’ai demandé intérieurement si c’était correct de faire cela et mon âme m’a dit que c’était la meilleure façon de l’aider. Alors j’ai visualisé que je lui faisait ce cadeau, comme si je lui passait le relais. J’ai senti des choses énergétiques dans mon corps à mesure que le transfert se faisait. Je ne sais pas ce que cela va donner et cela ne me regarde pas. Je verrai bien ce qui se passe de mon côté. C’est fou le nombre d’expressions Françaises qui utilisent le regard, les yeux ou la vue !

Ensuite, Sophie et moi sommes allées pour la première fois sur la terrasse perchée de notre hébergement. Elle se trouve sur les toits et on a une vue splendide d’ici. On voit toute les collines environnantes. Nous avons apporté les diapasons des chakras pour nous harmoniser là-haut. Nous chantions la chanson de Shimshai qui est issue d’un mantra bouddhiste « Suddhossi buddhossi ». Il le décline en plusieurs langues mais pas en Français, alors nous avons créé une version Française.

Elle dit :

Tu es pour toujours pur,

Tu es pour toujours vrai,

Et le rêve de ce monde ne peut te toucher,

Alors, lâches les attachements,

Lâches la confusion,

et voles au-delà de toutes ces illusions.

Ces quelques lignes me parlent énormément, c’est ce que je suis entrain de faire, et Sophie aussi.

Ensuite, j’ai senti que ma vue se floutait un peu mais je ne savais pas pourquoi. Ou plutôt si, mais je ne voulais pas me l’avouer sur le moment. En fait, à midi, j’avais décidé de dire oui à l’invitation de Fabiola car elle voulait me solliciter pour mes compétences en géobiologie et en bio-énergie. Cela fait longtemps que je n’ai pas pratiqué et puis j’avais un peu l’appréhension de me laisser prendre dans son flot de paroles. Donc, j’avais tout simplement de l’appréhension et cela me troublait.

Mais en fait, cela s’est super bien passé. J’ai décidé d’y aller sans aucun a-priori, sans pression et sans attentes. Et tout s’est bien passé. L’échange était équilibré, j’ai su répondre à ces besoins en terme de géobiologie et j’ai fait ce que j’ai pu en terme de bio-énergie pour lui donner les indices dont elle avait besoin pour continuer son cheminement. J’ai vraiment fait attention à ne pas être intrusive car c’est vraiment important pour moi et c’est ce qui m’a dérangée dans le contact avec Allan.

J’ai constaté qu’elle a, elle aussi, expérimenté l’attitude tordue d’Allan alors j’ai partagé notre expérience, à Sophie et à moi, pour l’aider à se faire confiance et valider son ressenti par rapport aux échanges qu’elle a eu avec lui. Ça fait toujours du bien de savoir qu’on est pas seul.

Je suis rentrée sur le coup des 4h et j’étais contente du moment de partage passé avec Fabiola.

Sophie a passé une bonne après-midi aussi. On a échangé nos expériences. Sophie était touchée par la version de Fabiola que j’ai rencontrée cette après-midi et ça lui a permis de prendre du recul par rapport à notre première expérience d’elle et ça lui a donné envie de faire un pas vers elle, alors qu’elle ne le sentait pas du tout avant, c’est d’ailleurs pour cela qu’elle n’est pas venue avec moi.

Nous sommes allées dîner en bas, avec nos bons légumes bios. On s’est régalée puis on est remontée et on a écouté la transmission de Bashar qui parle des « laisser-passer » (outils, objets, protocoles, livres, thérapeutes que l’on s’offre pour se permettre d’activer nos propres potentiels). Ça fait longtemps que je lui parle de Bashar alors elle avait envie de « goûter ». Cette transmission est un bon avant goût !

Ça lui a plut et moi aussi, même si je l’ai déjà écoutée pleins de fois. Ça fait pas de mal de réentendre pour s’en imprégner un peu plus et l’intégrer encore plus dans les actes du quotidien.

J’étais encore très contente de ma journée. Merci à la vie.

Le temps prend vraiment une dimension particulière. J’ai l’impression que cela fait une éternité que je suis avec Sophie alors que cela fait à peine 9 jours. C’est comme si dans ma réalité d’aujourd’hui, le passé que j’ai expérimenté n’existait plus et c’est exactement ce que dit Bashar à propos du temps. Je commence alors à vraiment rompre la continuité du temps. C’est très amusant.

#voyage #transformationdesoi

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