• Violaine

Ma 5e semaine en Bolivie


La semaine a démarré avec une journée bien agréable. Lundi matin, nous avons vaqué chacune à nos occupations. J’ai réfléchi à comment organiser notre petit « stand » d’activités en rue et Sophie a eu besoin de faire du tri dans ces affaires et d’envoyer quelques mails pour finir les anciennes engagements avant de se lancer dans un nouveau projet. C’était tranquille. L’après midi, nous avons décidé de prospecter sur Airbnb pour chercher un appartement qui nous permettrait de rester 1 mois à Cochabamba pour peu de frais. Nous avons fait des recherches et des préparations pour mettre en place nos activités futures.

Par moment, j’avais envie de foncer dans nos activités, mais je percevais que Sophie avait besoin de s’organiser et que c’était mieux pour nous de faire cela. Parfois, je me sentais moins efficace qu’elle et me jugeais un peu, mais c’était bien léger comparé à ce que cela aurait pu être par le passé. J’ai pris cela avec beaucoup d’humour.

Le soir, nous avons décidé de sortir un peu pour prendre l’air. Nous sommes allées essayer le deuxième restaurant végétarien que nous connaissons. En chemin, nous avons rencontré un chien qui, dés que j’ai commencé à le caresser, s’est collé à moi et ne voulait plus me lâcher. J’adore les chiens, et les chats aussi. De plus, nous sommes passées devant la porte d’un jardin d’enfant qui était ouvert. Comme Sophie est passionnée par les enfants et a tenu une garderie, nous sommes allées voir si on pouvait faire quelque chose avec eux. Ils nous ont laissé entrer et on a parlé à la directrice de ce qu’on aimerait proposer aux enfants et elle nous a dit : « oui, revenez jeudi à 10h ». On est sortie de là bouches-bées, impressionnées par la facilité qu’on a à entrer dans des lieux qui nous seraient certainement fermés en France ou au Canada, à cause des règlements de sécurité. Ici, il y a moins de règles et les gens fonctionnent plus au ressenti. En sortant, il y avait un chat sur le passage qui se cachait car il avait peur de nous. Je me suis accroupie et je l’ai appelé et d’un coup, il est venu vers moi et s’est laisser caressé. Il était un peu méfiant au début puis finalement, il s’est pleinement ouvert à mes caresses. J’adore les animaux et ils le sentent.

Ensuite, nous sommes arrivées au restaurant Menta. C’est un endroit chouette. Là, j’ai appris que Albert Einstein était végétarien ainsi que Paul Mc Cartney. Il y avait une belle carte mais c’était assez cher. Nous avons commandé deux salades car il y avait une promotion dessus. Elles étaient excellentes. Nous discutions et quand nous avons de nouveau abordé le sujet de Michael Jackson, la play-list du restaurant a mis une de ces chansons. Quelle synchronicité ! Sophie, à l’aide de son pendule, m’a confirmé plein de choses que je sens à son sujet. Des choses que j’ai perçues en me connectant à son énergie (sa vrai date de mort, ce qu’il est venu faire dans cette vie là, …) C’était rigolo. Puis, Sophie a partagé deux ou trois ressentis ou gènes qu’elle avait depuis le début et cela m’a permis de mettre le doigt sur des gènes que j’avais aussi mais qui étaient encore non exprimées. C’est rigolo. Chaque fois que l’on exprime ces choses là, cela met plus de fluidité dans notre relation, plus de légèreté aussi. On se libère l’une l’autre de choses qui restaient non dites, mais qui étaient perceptibles. Qu’est ce que c’est bon cette expérience.

Enfin, j’ai ré-abordé cette histoire de vulnérabilité et Sophie m’a dit qu’elle sentait que je ne comprenait pas cette vulnérabilité car je ne m’ouvre peut-être jamais vraiment aux autres. Et j’ai senti que cela pouvait être en partie vrai car, j’ai tellement appris à ne compter que sur moi-même et à me protéger des autres que cela pourrait l’expliquer.

Elle m’a dit qu’il y avait un aspect, qu’elle ne saurait décrire, qu’elle percevait chez tout ses amis mais pas chez moi.

Alors, une fois rentrées dans notre chambre, on a continué à en discuter et j’ai demandé intérieurement si, par exemple, quand j’étais à la Casa, je continuais à fermer mon cœur. Et la réponse était non. J’ai demandé si je continuais à fermé mon énergie et la réponse a été oui.

Ensuite, sur les conseils de Sophie, j’ai demandé si ce verrou que j’ai mis sur mon énergie était présent avant même ma naissance et la réponse a été oui. Ensuite, j’ai pensé que cette part de moi qui n’est accessible à personne, et même pas à moi, est liée à l’opacification de mes cristallins dés ma naissance et la réponse était oui. Puis, j’ai alors demandé si mes cristallins se régénéreraient quand je lèverai ce verrou et la réponse était oui. Puis, la dernière question qui est venue a été : Est-ce que ce verrou va sauter durant le voyage en Bolivie et la réponse a été oui.

Wouah, que de belles perspectives. Je vais méditer sur cette histoire de verrou car cela m’intrigue.

J’ai aussi demandé à Sophie si, avec son pendule, elle pouvait me confirmer le ressenti que, lors de ma deuxième opération de la cataracte, j’ai fait une expérience de mort imminente et la réponse a été oui.

Tout cela m’a aidé à faire encore plus confiance dans mes ressentis et cela m’a aussi donné un nouvel os à ronger : ce verrou. Je rigole en écrivant cela.

Quelle belle journée, une journée où la clarté a été bien présente dans mes yeux. Le progrès est nettement perceptible. J’en suis heureuse. Que de belles perspectives et de nouveaux défis. J’aime cela. Merci.

Mardi matin, la journée semblait commencer comme la précédente. Sophie était sur l’ordi pour gérer son retour en Amérique du Nord après la Bolivie. Moi, j’avais envie de passer à l’action mais je ne savais pas trop comment. Je voulais respecter les besoins de Sophie donc je n’ai rien dit. J’ai joué du hang et j’ai écrit la liste des choses à faire ou en court. Je n’ai pas exprimer ce petit mal aise, c’est sûrement pour cela que ma vue s’est troublée un peu ce jour là.

Nous avons eu des réponses de plusieurs personnes contactées par Airbnb et nous avons pu programmer une visite l’après-midi même. À midi, nous nous sommes régalées et avons communiqué avec fluidité.

Dans la matinée, Sophie a voulu me montrer des photos d’elle et d’une amie rencontrée à Abadiânia. Quand elle me les a montrés, cela m’a laissée indifférente, je voyais bien qu’elles étaient très souriantes mais cela ne me touchait pas. Et elle m’a dit que c’est cela qu’elle ne perçoit pas chez moi. Avec la sensibilité que j’ai, c’est curieux que je ne perçoive pas la joie du moment qui s’exprime à travers les photos et sa propre joie à me les partager. Et j’ai admis que oui, non seulement les photos me laissent indifférentes en général, et sans mot et sans savoir lire l’expression des visages, je ne perçois pas les émotions des humains autour de moi. C’est intéressant de mieux connaître la nature de ce verrou, cela va me permettre de mieux le retirer. J’ai enquêté un peu à son sujet et j’ai découvert que ce n’est pas mon âme qui me l’a mis, c’est une autre personne, dans un but initiatique. Cette personne l’a fait avec bienveillance dans une vie antérieure (dans une perspective linéaire du temps). J’ai alors demandé si j’avais terminé mon initiation et si ce verrou pouvait être enlevé. J’ai eu un oui. L’initiation consistait à me faire expérimenter la croyance matérialiste pendant un temps et de m’en sortir avec seulement une partie des perceptions opérationnelles. Et j’ai réussi en percevant la vrai nature de deux personnages dont les apparences publiques ou médiatiques sont trompeuses : Michael Jackson et João Teixeira de Faria. Wouah.

Ensuite, j’ai posé des questions sur le processus de retrait de ce verrou et j’ai trouvé qui devait le retirer et dans quel lieu le faire. J’étais contente de ce petit jeu, très facile car la personne qui peut le retirer est une entité (celle qui l’a posé) et le lieu est très accessible à Cochabamba, il s’agit de la statue du Christ qu’il y a sur la colline qui surplombe la ville (exactement comme à Rio de Janeiro).

En début d’après-midi, j’ai fait la liste des points sur lesquels j’ai décidé de me transformer grâce à ce voyage :

- J’ose demander des informations aux personnes que je ne connais pas quand j’en ai besoin ;

- J’accueille et j’exprime mes besoins, mes ressentis et mes émotions ;

- Je m’autorise à changer d’avis en toute sérénité si ce changement correspond mieux à mes besoins ;

- Je m’autorise à faire attendre les autres ;

- Je m’autorise à pleurer ou a être émue devant tout le monde ;

- Je déverrouille mes ressentis émotionnels vis à vis des humains.

Je suis heureuse et je m’en sors très bien dans ces transformations.

Ensuite, après une petite sieste, nous sommes parties visiter le premier logement Airbnb qui nous a répondu et il se trouve que c’était celui avec lequel Sophie avait le meilleur feeling. Les personnes étaient super sympas. Il y avait tous les ingrédients qui nous plaisaient : de l’espace, des chats, un enfant en bas-age, des instruments de musique et un musicien, des gens ouverts, une connexion avec la culture indigène locale (quechua). Le seul inconvénient de taille, c’est qu’il y a un immeuble en construction à côté et que les fenêtres de nos chambres donnent sur le chantier avec du bruit de 8h à 20h en moyenne. Au cours de la discussion avec la dame, qui est italienne, elle nous a invitées à la suivre chez une de ses amies qui a un petit orphelinat à Sacaba, la banlieue de Cochabamba. Nous y sommes allées en bus et c(était une magnifique opportunité. Nous avons passé l’après-midi avec les enfants, j’ai joué du hang et Sophie s’est éclatée avec les petits. Il y avait des bébé aussi et j’ai constaté mon mal-aise avec les tout-petits. Peut-être que cela me reflète ma souffrance de bébé avec les opérations et tous les traumatismes que cela peut laisser dans la mémoire inconsciente. La dame qui tient cet orphelinat depuis 15 ans a une histoire surprenante : elle a commencé avec 100 dollar et fonctionne depuis avec l’appui de ses amis étrangers. On sentait que les enfants étaient bien même si le nombre d’adultes était faible par rapport au nombre d’enfant. Cette dame a un fils aveugle et il a été sensible à la musique. Nous sommes invitées à y retourner samedi et dimanche après-midi. Ouah, c’est génial. Sophie était ravie car elle adore le contact avec les tout-petits. Moi, je suis sure que je vais y prendre goût et qu’ils vont m’aider, avec leur amour, à ouvrir mon cœur encore plus.

On est rentrée à 8h du soir et on était fatiguée. On s’est régalée avec des épis de mais cuits à l’eau.

J’ai dit à Sophie que, avec tous les supers bons côtés de l’appartement qu’on a visité cet après-midi, je suis prête à accepter la contrainte du bruit. Elle était contente que j’exprime cela car elle semblait poser cette contrainte de bruit comme un veto sur le choix de cet appartement. Mais ma position l’a encouragée a envisager un compromis et elle a dit qu’elle était prête à essayer une semaine pour voir comment elle vit la situation. J’étais d’accord, je vais voir si j’arrive à ne pas me laisser déranger par le bruit, comme je l’ai pratiqué à Abadiânia.

On s’est couchée heureuse et en paix. J’étais contente que finalement, on ait fait une activité avec les enfants aujourd’hui.

Merci à la vie pour cette heureuse coïncidence.

Mercredi matin, j’ai fait un rêve bizarre juste avant de me réveiller. Je ne me rappelle plus des détails mais je me souviens que j’étais mal à l’aise dans ce rêve. Je me suis levée en étant calme mais avec ce petit mal-aise dans le cœur. Quand Sophie s’est levée, elle m’a proposé de pratiquer le focussing sur ce mal-aise. J’ai dit OK. Elle m’a donc accompagnée dans ce processus et invitée à décrire la sensation corporelle en lien avec ce mal-aise. J’ai décrit une oppression au niveau du cœur puis cela a évolué un peu et j’ai senti un élan d’énergie qui voulait aller vers le haut mais qui était bloqué dans son élan. On a donné de l’amour à cette sensation en lui demandant ce qu’elle a à dire et ce dont elle a besoin. Petit à petit, le blocage montait jusqu’à la gorge. C’était comme une boule de jugement qui empêchait mon cœur de s’exprimer. Cette boule était là pour me protéger car, dans le passé, dire certaines choses me mettait en danger de perdre l’amour de mon entourage. Petit à petit, cette boule montait jusqu’à l’entrée de la bouche et diminuait de taille. On lui envoyait de l’amour et je lui ai offert la possibilité de se transformer en une énergie qui m’aide à m’exprimer, maintenant que ce danger de perdre l’amour n’est plus là. Après cela, j’avais besoin de cracher et j’ai beaucoup roté aussi. J’ai eu l’élan de monter à la statue du Christ à pied pour dégager mes bronche avec le souffle. En plus, il faisait beau donc la vue d’en haut serait magnifique. C’est ce que j’ai fait. Sophie est montée en téléphérique et est allée faire des courses après au grand marché qu’elle avait envie d’explorer sans limite de temps. Moi, je me suis lancée dans l’ascension. Là, c’est vraiment la première fois que je me rends compte qu’on est à 2500 m d’altitude. Les 300 m de marches à grimper, je les ai bien senties passer. Je devais y aller doucement et j’ai calé mes pas sur mon souffle pour faciliter la montée. Je m’arrêtais de temps en temps pour cracher, me moucher et laisser sortir tout ce qui voulait sortir. Cela m’a fait énormément de bien. Une fois en haut, je sentais bien que j’étais sur un site touristique et pas sur un site sacré, bien que ça devait être le cas avant. Je me suis posé dans un coin tranquille à l’ombre pour me remettre de l’ascension puis, j’ai fait une méditation dans laquelle j’ai demandé à ce que mon verrou me soit retiré. Ça a été très rapide. Les perceptions vont revenir à mesure que je les stimulerai. Le fait de côtoyer Sophie, qui est très sensible sur ce plan là va beaucoup aider.

Lorsque je suis descendue, j’ai eu le message que je suis venue explorer des chemins de traverse : je vois différemment, je perçois différemment, je raisonne différemment et je m’accueille différemment. Ces jours-derniers, j’avais interprété, dans les mots de Sophie, que je ne m’étais peut-être jamais vraiment accueillie. Et là, j’ai réalisé que Sophie s’accueille par la voie émotionnelle et que moi, je me suis toujours interdit ce chemin. J’ai donc découvert d’autres voies pour m’accueillir et avancer dans mon être. J’étais heureuse de me libérer de l’interprétation que j’avais faîte de ces propos. Je me sentais mieux. En plus, je me sentais plus en capacité d’aider Sophie puisqu’elle aimerait trouver un autre chemin que les émotions pour s’accueillir.

Quand je suis rentrée dans la chambre, elle n’était pas encore revenue du marché. J’ai pris une bonne douche et j’ai écrit ce qui m’est venu pendant la marche. Je me sentais bien.

Sophie est arrivée 1h après et on a mangé à 3h de l’après-midi. Après cela, on avait plus le goût de sortir. On a regardé la retransmission de Bashar dans laquelle il explique une façon d’accueillir les ressentis corporels liés aux émotions négatives et aux peurs. Puis, on a continué avec les cessions de questions/réponses et enfin avec la méditation de la fin. Sophie a trouvé cela très intéressant. Après cela, j’ai aidé Sophie a trouver la croyance qui sous-tendait son choix inconscient de s’aligner avec les projections des autres sur elle. C’était une chouette expérience pour moi de l’accompagner dans cela et elle a pu avancer vers un mieux être ce soir là.

Dans la journée, j’ai eu quelques moments de flou visuel et j’ai constaté à 2 reprises que, il y a encore certains points sur lesquels ma communication est brouillée par des résistances égotiques. Je suis contente de les avoir repérés pour ne plus me laisser brouiller de la sorte. Ma vue me stimule vraiment pour que j’ai une parole impeccable (1er accord toltèque). Merci, je me suis couchée sereine et super contente de la journée écoulée.

Jeudi matin, on s’est préparée pour aller à notre rendez-vous dans une garderie. Nous avions pas mal d’autres choses à faire après. Une fois arrivée à la garderie, la dame qui nous avait dit oui la dernière fois nous a expliquée que les propriétaires de la garderie avez dit non. Elle était toute désolée. C’est là qu’on voit la différence entre les personnes qui nous disent oui car elles ont un bon feeling avec nous et les institutions qui se ferment par peur qu’il y ait des problèmes, sans avoir même rencontrer les personnes. C’était intéressant de voir cela. Cela ne nous a pas perturbé et nous avons continué nos affaires. Nous sommes allées imprimer quelques photos pour préparer notre « stand » en rue et nous sommes allées au service d’immigration pour faire tamponner nos passeport. C’était simple et rapide, je n’avais pas l’impression d’être dans une institution publique de l’état.

Ensuite, comme nous savions qu’il y a un restaurant végétarien dans le coin, nous avons demandé à des gens rencontrés dans la rue mais quasi personne ne savait où il était. Certains nous ont donné des indications mais ce n’était pas les bonnes et finalement, nous avons décidé de prendre un bus pour aller rue España dans laquelle nous savons qu’il y en a deux, très proches l’un de l’autre.

On les avait essayés la semaine dernière et ma préférence allait pour pour le Gopal alors que Sophie préférait le Menta. Nous avons choisi le Menta. Nous avons pris le menu du jour et je ne me suis pas régalée. En plus, en me questionnant ce jour là, j’ai demandé à mon corps ce dont il avait besoin et il m’a dit qu’il avait besoin de manger un peu de viande alors que les légumineuses (soja, lentilles, pois chiche, ...) et les céréales (riz, pâtes, pain,...) ne lui convenaient pas vraiment. Pour confirmer, Sophie a demandé à son pendule si le fait de ne pas manger de viande faisait que je mangeais trop de féculents. Il a dit oui. Cela me paraissait complètement logique, étant donné ce que j’observe dans mon comportement alimentaire. J’ai demandé la fréquence à laquelle ce serait bien que je mange de la viande et mon corps m’a dit, une fois par semaine.

Je me rappelle que, quand j’étais enfant, on mangeait de la viande tous les jours et je n’aimais pas toujours les préparations de ma mère. Ensuite, en grandissant, j’ai arrêté pour des raisons écologique et éthique puis, ensuite, j’ai tellement entendu que ce n’était pas spirituel de manger de la viande que cela m’a encore plus encouragé à ne pas en manger alors que j’aime cela. Encore des clichés spirituels qui ne sont pas forcement justes pour tous le monde.

En sortant du restaurant, nous avons décidé d’aller au marché pour acheter des fruits. J’avais le hang sur le dos et le marché était assez loin. J’avais très envie d’acheter des fruits mais je commençais à avoir des kilométres de marche dans les jambes. Et, le marché central de Cochabamba est très loin de tout ce que vous pouvez vous imaginer. Il s’agit d’un quartier entier de la ville qui est occupé par des petits stands, partout le long des rues. Il n’y a pas de logique dans les emplacements, tout est mélangé et il y a les voitures et les bus qui passent au milieu de tout cela. Si tu n’es pas d’ici, tu ne sais pas vraiment où tu peux trouver ce que tu cherches. Quand on demande à 3 personnes différentes, on a trois réponses différentes. C’est une vrai fourmilière. Pour moi, c’est extrêmement fatiguant de me retrouver dans ce contexte sans avoir aucun repère. Même Sophie s’y perd. J’étais las mais en même temps, j’avais envie d’acheter des fruits. À un moment, on a vu une boutique qui vendait des tissus et Sophie a voulu s’arrêter. J’ai dit OK et je suis restée dehors, mais cela m’a encore plus lassée. Je savais bien que Sophie voulait acheter des tissus pour se faire faire des pantalons, mais ma lassitude était plus forte. Je me suis demandée jusqu’à quel point il faut faire des compromis dans une relation. Je suis habituée à aller droit au but et à ne pas m’éparpiller donc il faut que je m’adapte mais quand la fatigue est là, c’est plus difficile.

Là, je vois bien que si j’étais plus autonome dans cette ville, ce serait mieux pour nous deux, mais c’est plus facile à dire qu’à faire. En rentrant chez nous, je rêvais d’une petite épicerie où je pourrais trouver tout ce dont j’ai besoin. Mais je ne sais pas si ça existe ici. Cette expérience me pousse à mes limites, je sais que c’est constructif pour moi, même si sur le moment, cela parait un peu dur.

Quand on est rentrée, il était 16h et on s’est couchée, on était au bout du rouleau ! On a réémergé vers 18h. Ouah, quelle journée. J’étais un peu sans volonté, je ne savais pas ce que je pouvais faire pour aider à l’avancée de notre projet. Puis, sur l’invitation de Sophie, j’ai mis en couleur le support sur lequel nous allons coller les photos. Cela m’a apaisé un peu. Je me posais encore des questions sur comment prendre ma vrai place dans notre projet commun et comment équilibrer le partage des tâches. Alors, j’ai fait un peu d’écriture instinctive après le coloriage pour clarifier tout ça. Et en fait, je suis là pour apprendre à être moi-même dans les relations et aussi pour guérir mes souffrances d’enfant. C’est pour cela que je suis amenée, dans cette expérience, à côtoyer des enfants. Cela me permettra d’être encore plus dans l’amour pur pour aider les grands enfants ensuite. Je suis aussi ici pour aider Sophie à avancer sur son chemin. Le fait de clarifier cela m’a fait du bien. Après, j’ai dit à Sophie que j’étais disponible si elle voulait faire du focussing sur le doute qu’elle ressent en elle et qui occasionne tant de mal-être dans sa sensibilité. Elle a bien avancé la-dessus et j’étais contente de lui avoir donné l’attention et l’amour dont elle a besoin pour faire son processus. Ensuite, elle m’a donné la parole et j’ai partagé ce que j’avais vécu intérieurement aujourd’hui mais pas forcement exprimé. La lassitude, le fait de ne pas savoir comment prendre ma place dans notre projet, les compromis que j’ai fait aujourd’hui, tout cela était resté en dedans et, c’est sans étonnement que j’avais constaté que ma vue s’était floutée alors que je résistais à exprimer tout cela. Au moins maintenant, je sais pourquoi cela arrive.

Merci à la vie pour cette journée bien particulière. Mes lunes arrivent, c’est perceptible !

Vendredi matin, on a commencé par un moment d’expression. Sophie a dit, par rapport à ce qui c’était passé la veille, que l’on a toujours le choix et qu’il ne fallait plus qu’on croit qu’il faut faire des compromis. Il y a toujours une solution pour que nous soyons bien, toute les deux. On s’est dit que la prochaine fois que ce genre de situation se présentera, on prendra un temps pour entendre le besoin de chacune et voir comment on peut les satisfaire. Ensuite j’ai partagé les explications qui m’étaient venues dans la nuit en lien avec mes ressentis. J’ai mieux compris la nature du verrou que je portais. En fait, je suis capable de tout sentir mais c’est ma méfiance par rapport aux humains et mon habitude de rester distante par rapport à eux qui me coupe de ressentir les informations subtiles qu’ils m’envoient. Voilà quelque chose qui simplifie tout. Maintenant, je sais que je peux choisir de recevoir ou pas ces informations en me mettant en réception ou pas. Rien ne s’impose à moi et j’en suis ravie.

Puis, j’ai commencé par faire du focussing en demandant à mon corps ce qu’il avait à exprimer. Sophie était là juste pour m’écouter et elle m’a laissé gérer le processus de manière autonome. Dans mon corps, j’ai senti mon estomac qui commençait à chauffer de plus en plus et cette chaleur s’est répandue dans tout mon corps. C’était une surchauffe et mon estomac à exprimé que je lui donnais trop à digérer. Il m’a demandé de lui donner moins de nourriture à la fois et de me demander pourquoi je mange à chaque fois que je mets quelque chose dans ma bouche. Puis la sensation est descendue dans mes intestins. J’avais une sensation de compression du côté droit du ventre. Mon intestin m’a demandé d’arrêter de me comporter comme une poubelle de table. Il m’a demandé de changer mes conditionnements alimentaires. Il m’a dit qu’aucune raison n’était valable pour que je mange quand je n’en ai pas envie, même pas le fait qu’une personne ait cuisiné un plat pendant des heures juste pour moi. Il m’a dit que j’avais emmagasiné trop de règles en lien avec l’alimentation et que c’était trop rigide. Mon corps et mon intuition sont capables de me dire ce dont j’ai besoin, tout le reste est de trop. J’ai donné de l’amour à toutes ces parties de moi qui s’exprimaient puis la sensation est montée dans la tête. J’ai senti tous les conditionnements en lien avec l’alimentation que j’ai mis dans mon mental. C’était lourd, alors j’ai ouvert une porte symbolique pour que ça s’en aille. Puis, le calme est revenu et j’ai senti que c’était suffisant pour aujourd’hui.

Dans la matinée qui a suivi, je me sentais bien, mon estomac faisait plein de bruits mais je sentais que ce n’était pas de la faim, alors j’ai vaqué à mes occupations. J’ai écouté une des dernières retransmissions de Bashar et elles commencent à être techniques ! J’aime cela, car ça stimule mon esprit scientifique. Puis, on a terminé la préparation de notre petit stand de rue. On a disposé et collé les photos sur les supports que l’on a préparés hier puis, on les a légendés. C’était chouette de faire cela à deux et en plus, le résultat était très beau.

J’ai ensuite mangé et j’ai senti que je dépassais mon besoin car je voulais finir ce que j’avais préparé. Encore un conditionnement qui n’a pas de sens. Cette expérience m’a permise de repérer la quantité qui me convient pour remplir mon estomac et ça tombe bien, c’est la quantité qui rentre dans mon assiette en bois. La prochaine fois, je le saurai à l’avance.

Quand la femme de ménage est venue pour laver notre chambre, au fil de la discussion, elle a dit qu’elle pouvait nous louer une chambre chez elle pour 200 bolivian par mois (25€). On était ravie car ce prix est le prix normal pour les Boliviens et cela nous enlèverait une pression financière. On va aller visiter cette chambre.

Ensuite nous sommes parties pour tester notre petit stand dans un parc. On a choisi le parc du 14 septembre qui est le centre historique de la ville. Il y avait tellement de monde dans ce parc qu’on a eu du mal à trouver un banc pour s’asseoir. On a pas vraiment eu la place pour sortir nos petits panneaux explicatifs mais j’ai joué du hang et Sophie a distribuer des petits oiseaux en origami. C’était intéressant quand même de voir comment les gens accueillent cela.

Ensuite, nous sommes parties pour aller chercher de l’huile d’olive et nous avons trouvé un petit marché intérieur, calme et dans lequel il y a tout à des prix comparable au grand marché. J’étais contente, ma demande de trouver une épicerie a été exhaussée ! Sophie était ravie aussi. On en a profité pour acheter des fruits. Après cela, nous sommes rentrées et je me suis régalée avec des fraises, des poires, deux bananes et quelques noix du Brésil. Hum, que c’était bon. Ce soir là, j’étais fatiguée donc je n’ai pas traîné pour aller me coucher.

Merci à la vie pour cette belle journée.

Samedi matin, j’ai peint deux feuilles aux crayons aquarelle. J’y prends goût et cela me donne plein d’idées. Je vois que j’ai un talent d’artiste encore inexploité. Je vais demander à Sophie de m’apprendre à faire 2 ou 3 trucs en origami car j’aime l’idée d’offrir des petits cadeaux comme cela aux gens qui m’aident. Il y a encore une forme d’expression à découvrir à travers cet art. Je vais continuer à pratiquer et à me laisser inspirer par les idées qui me passent par la tête. Pendant que je déposais les couleurs sur du papier, Sophie est sortie pour aller faire ces choses et elle est revenue ravie car elle avait trouvé un logement super pour nous deux. C’est le logement idéal pour nous, dans lequel nous pourrions rester jusqu’à fin mars. Là, j’ai réalisé que je me contente souvent du premier choix que je rencontre et que je ne cherche pas plus loin, même si ce premier choix n’est pas l’idéal. C’est comme si je ne m’autorisais même pas à me donner le choix et à chercher jusqu’à ce que je trouve ce dont j’ai vraiment besoin. En fait, je dois avoir la croyance que je n’ai pas le choix. Cette croyance est sûrement née des années de soins ophtalmologiques durant lesquelles on m’a dit que je n’avais pas le choix. Peu importe d’où vient cette croyance, ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui, elle n’a plus de sens, la preuve en est que Sophie vient de trouver le logement idéal à 500 m de là où nous sommes actuellement. Ce logement est indépendant de l’habitation de la propriétaire qui vit dessous, cette dame a 3 chiens et 3 chats, sa maison donne directement sur le parc… bref, c’est la paradis pour 7€ par jour. Et c’était pas bien compliqué de le trouver ce paradis, il suffisait de demander aux commerçants et aux gens dans la rue. Donc non, il n’est pas nécessaire de faire plein de compromis car j’ai toujours le choix de trouver une solution (une réalité) dans laquelle mes besoins sont satisfaits. Je m’en rappellerai de ça !

Ensuite, nous avons préparé une bonne ratatouille et j’ai de nouveau été mal à l’aise sans le dire vraiment. Sophie a voulu mettre toutes les tomates et les poivrons qu’on avait la-dedans. On a fait de la ratatouille pour 3 jours et moi, j’aurais aimé garder quelques tomates et poivrons pour faire des crudités. Je n’ai pas envie de manger de la ratatouille pendant 3 jours. Je l’ai dit un peu mais pas assez fort pour créer un dialogue sur ce que l’on cuisine. Encore une fois, je me suis avouée vaincue et sans possibilité de faire un autre choix. Je sais que la nourriture est un point sensible pour Sophie donc j’ai choisi d’écraser mon envie qui aurait contrarié son plan. En même temps, j’étais un peu en colère contre moi-même de laisser ce point contrarier mon humeur. J’aurais aimé être capable de laisser faire sans être affectée par cela. Mais ce n’est peut être pas ce que je dois faire dans de telles circonstances car je suis entrain d’apprendre à exprimer mes besoins à voix haute.

Bref, cela ne m’a pas empêché de savourer la ratatouille et de manger juste la quantité recommandée par mon estomac. J’étais contente de cela.

Ensuite, nous sommes allées visiter le fameux logement idéal et en effet, c’est parfaitement ce dont nous avons besoin pour être bien et disposé à donner le maximum aux enfants. Puis, nous sommes allées à notre rendez-vous dans l’orphelinat de petits enfants. C’était vraiment une expérience nouvelle pour moi. Quand on est arrivée, la directrice nous a présenté comme faisant de la musico-thérapie. C’est rigolo, jamais je ne me suis mis une telle étiquette mais eux, c’est ce qu’ils ont senti. Les enfants commençaient à se réveiller de leur sieste. Quand j’ai commencé à jouer, ils se sont tous arrêtés de faire ce qu’ils faisaient et sont venus écouter. Je n’ai jamais eu un public aussi attentif ! Puis, de temps en temps, je laissais le hang pour leur donner une autre forme d’attention et jouer avec eux. C’était calme alors qu’il y avait 9 enfants de 6 mois à 2 ans dans la pièce avec seulement Sophie et moi. J’étais bien avec les enfants, j’ai trouvé ma façon d’être avec eux, sans chercher à reproduire ce que j’ai vu dans ma vie. J’ai trouvé ma façon de leur donner de l’attention et de l’amour. J’étais bien avec eux et j’ai senti qu’ils appréciaient ma présence. C’est complètement nouveau pour moi et je suis sure que cela guéri des choses en moi. Il y avait de nombreux enfants qui avaient des retards moteurs, je ne les sentais pas motivés à bouger leur corps pour se tenir assis ou pour marcher, sans doute par manque d’attention ou de contact. Ils ne souriaient pas tous, on sentait bien que certains portaient des traumatismes lourds dans leur psyché. J’ai donné ce que je pouvais avec la musique, le touché doux, les sourire et les paroles réconfortantes. Je suis contente de faire cette expérience, qui me fait découvrir d’autres aspects de moi. Je n’ai pas vu passer les 4 heures de présence bienveillante auprès de ces petits déjà bien bousculés par la vie. J’aurais plaisir à renouveler cette expérience.

Le soir, nous sommes rentrées ravies. Je me suis régalée avec des fruits, j’ai médité un peu en observant les peintures que j’avais faites le matin même. Cela m’inspire, j’ai envie de faire quelque chose avec ça.

Puis nous nous sommes offertes un moment d’écoute et j’ai pu exprimer ce que j’ai ressenti lors de la préparation de la ratatouille et Sophie a exprimé ces choses. On est vraiment différente toutes les deux et c’est une excellente école de faire équipe avec elle pour explorer toutes les voies permettant d’être soi-même en équipe avec l’autre. C’est parfois dur pour moi car cela bouscule mes habitudes mais je sais que c’est un cadeau et que ce que j’apprends là est précieux pour la suite de ma vie.

Merci à la vie.

Dimanche matin, je me suis levée avec encore beaucoup de questionnements dans la tête. Je perçois que je ne ressens pas ma joie profonde habituelle depuis que je suis en Bolivie. Je n’en suis plus à me demander ce que je fais là, car c’est très clair que je suis entrain d’apprendre à être moi-même dans une relation proche et c’est vraiment nécessaire pour moi. Toutefois, je ne me sens pas beaucoup portée par les élans de mon cœur. Alors qu’est-ce qui manque ? En écrivant mon récit de la veille, cela a apaisé mon questionnement car il y a énormément de points positifs, mais quand même, il manque un ingrédient. Lequel ? Quand Sophie s’est réveillée, on en a discuté. Elle me disait vouloir faire un autre panneau cartonné et mis en couleur pour marquer ce que Josée, sa voyante, avait dit au sujet de notre présence ici. Elle me l’a relu. Josée disait que nous étions comme des fées qui apportent de la lumière pour élever le niveau vibratoire des lieux et des gens que l’on rencontre. Sur ces mots, je n’ai pas pu m’empêcher de dire que je ne me sentais pas lumineuse en ce moment, tant j’étais en train d’explorer mes limitations et mes blessures à travers l’expérience de notre relation. Comment je peux apporter de la lumière alors que je suis dans le fond de mon être entrain de nettoyer la vase qui s’y trouve. Et puis, à travers ce questionnement, j’ai dit que pour moi, il manquait la spiritualité comme ingrédient précieux dans notre expérience et j’ai besoin de cet ingrédient pour être dans la joie. Puis, au fur et à mesure de la discussion, Sophie me disait que c’était magnifique la manière dont j’accueillais toutes mes parts d’ombre et que si je n’étais pas lumineuse, je me contenterais de rejeter sur elle tout ce que je vis et qui ne me plaît pas, au lieu d’oser me regarder en face et me remettre en question. Et c’est vrai que, petit à petit, j’ai admis que oui, mon attitude était plutôt lumineuse, même si j’explore les parts sombres de mon être pour en extraire la lumière.

Ensuite, j’ai écouté une des dernières retransmissions de Bashar portant sur les croyances négatives collectives relevant d’une culture, d’un pays voire même de la planète entière. Ce qui est dit dans cette retransmission m’a énormément aidée car j’ai compris que le langage du monde de la matière, c’est l’action et donc, pour partager ce que je suis et ma façon de voir le monde, afin de donner des opportunités de lâcher certaines de ces croyances négatives collectives (en tout cas, celles que moi j’ai lâché), il est important d’agir pour être un exemple vivant. Et comme c’est exactement ce que nous sommes entrain de faire, j’ai compris un peu plus ce que je fais ici et comment je partage ma lumière, par les actes que je choisi de faire et que je partage avec vous, entre autres. Et finalement, elle est là la spiritualité, elle est dans les actes du quotidien, elle est dans l’acceptation de voir la vie comme un jeu de miroir qui nous reflette ce que nous croyons être et nous permet de le changer si cela ne nous plaît pas. Ceci nous permet de nous rapprocher de notre essence, notre Être véritable. Donc la spiritualité, elle ne manque pas du tout dans mon expérience ici, bien au contraire, j’y suis en plein dedans ! Cette impression de manque était juste liée à une définition de la spiritualité inappropriée. Merci à la vie pour ce jeu de synchronicité.

Ensuite, nous avons mangé et pendant que je faisais la vaisselle, Sophie est allée chercher un chiffon sec pour l’essuyer mais elle n’est pas revenue car elle a trouvé quelqu’un avec qui discuter. En temps normal, ce point m’aurait laissée indifférente mais, j’ai été forcée de constater que je me suis mise à ruminer mentalement en trouvant que ce n’est pas juste et j’ai laissé ce point perturber mon humeur. J’en étais pas fière, c’est tellement ridicule. J’en ai parlé à Sophie après coup, et elle m’a dit que c’était juste un signe qu’il y a quelque chose qui ne va pas en dedans, il y a une demande insatisfaite. Et oui, c’est vrai que tout est là pour une raison positive, alors j’ai cherché intérieurement. J’en suis venue au fait que cela me reflète mon mal-aise par rapport au partage des rôles dans l’équipe que nous formons. Je ressens un stress car j’ai l’impression de contribuer moins qu’elle. J’ai l’impression qu’elle en fait plus que moi et je ne vois pas ce que je peux apporter de plus. Puis, au fur et à mesure de la discussion, il m’est apparu clairement que ces troubles en lien avec le partage des rôles sont une invitation à chercher en moi ce que je peux apporter de plus car il y a, avec certitude, un domaine dans lequel je pourrais apporter beaucoup, mais je n’ose pas encore l’exprimer.

En discutant, nous nous rendions une fois de plus dans l’orphelinat où nous étions hier. Sophie avait exprimé le souhait de prendre un moment, avant d’y aller, pour s’aligner avec les parts les plus grandes de notre Être pour être un canal et donner aux enfants ce dont ils ont besoin. Nous n’avions pas pris le temps de le faire avant de partir et juste après avoir débarqué du bus, j’ai senti que ce serait possible de le faire dans l’allée arborée que l’on traverse avant d’arriver dans la petite ruelle de l’orphelinat. Je l’ai dit à Sophie et j’ai dit ce qu’il fallait faire pour recevoir cet alignement et cette bénédiction. Elle était ravie. Voilà la part de moi que je retenais encore. Sophie est la spécialiste pour la communication avec les humains et moi, je suis la spécialiste pour la communication avec les mondes subtils. C’est cela, l’ingrédient qui manquait aussi en lien avec la spiritualité. Ouah , nous étions contente toutes les deux.

L’après midi avec les enfants s’est très bien passée pour moi. J’ai senti plein de gratitude et d’appréciation dans le regard des enfants et dans les mots des adultes présents. Là, j’ai vraiment senti que ma présence fait une différence. J’aimais masser les enfants avec douceur et j’ai envie de développer ça. Une amie que j’apprécie beaucoup, m’a transmis un massage complet pour bébé avant que je parte au Brésil. C’est peut être l’opportunité pour l’essayer. Ça me plaît de leur apporter de la douceur par le toucher et la musique. C’est vraiment mon truc et c’est facile pour moi.

À un moment, la directrice m’a demandé de venir dans son bureau pour jouer du hang pour une de ses amies qui venait de perdre son bébé. Elle allait enregistrer ma musique et lui envoyer. J’ai accepté avec plaisir. Mais, en jouant dans son bureau, j’ai constaté que mon hang sonnait vraiment bizarrement. Je n’avais jamais entendu cela. La touche du milieu (la base) résonnait très fort alors que toutes les autres touches ne résonnaient quasiment pas. C’était très curieux. J’ai quand même joué puis, je suis retournée avec les petits. Mon hang sonnait de nouveau correctement. Sur le moment, je me suis dit que c’était lié à l’acoustique de la pièce et je n’ai pas chercher d’avantage d’explications.

Alors que les enfants qui ne souriaient pas la veille me faisaient de grands sourires et s’amassaient autour de moi, je sentais que je leur apportais quelque chose qui faisait une différence. Ils m’ont aidée à prendre confiance en moi, à prendre confiance dans la qualité de ma présence. Merci chers petits pour ce cadeau authentique.

Lorsque nous sommes rentrées, Sophie a partagé un mal-aise qu’elle a vécu dans l’après-midi avec la directrice. Je l’ai écoutée et guidée un peu dans l’exploration de ce mal-aise et du mal au cœur et à la tête que cela avait occasionné. Avec son travail de conscientisation, elle a réussi à apaiser le mal-aise en partie. Puis, comme on discutait de la directrice et des sons bizarres que faisait mon hang dans son bureau, on a demandé si le hang était d’accord pour jouer dans ces circonstances là et la réponse a été pour moi, comme pour Sophie, un non clair et net. C’est vrai que j’ai appris en cours de soin énergétique à toujours demander si c’est approprié que je fasse un soin et il en va de même pour l’usage du hang dans un but thérapeutique. Décidément, mon hang est vraiment vivant. En fait, il a décidé de sonner de sorte que l’enregistrement ne donne rien. Quel caractère !

La journée s’est terminée sur cette discussion là et je suis allée me coucher, très contente de la journée écoulée. Je n’ai pas vu passer la semaine pour la première fois depuis le début du voyage en Bolivie. Merci à la vie pour cette expérience de transformation magnifique.

#voyage #transformationdesoi

Posts récents

Voir tout

Retour à Abadiânia, semaine 5

En début de semaine, j’ai poursuivi mon enquête intérieure et j’ai fait un lien entre plusieurs faits récurrents dans ma vie. J’ai souvent l’impression d’être observée et je n’aime pas ces regards. Ce

Retour à Abadiânia, semaine 4

Lundi a été une journée bien tranquille mais pleine d’introspection. Cette journée m’a montrée que j’avais encore pas mal de peurs en lien avec la relation aux humains et que ces peurs s’amplifiaient

Retour à Abadiânia, semaine 3

Lundi matin, mes réflexions intérieures ont continuées. Puisque à travers l’autre, c’est soi qu’on explore, je repensais à tout le cheminement que j’ai fait avec cette histoire d’abus sexuels à la Cas

L'Antre Soi / Créé par Violaine Sabatier avec Wix.com

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now