• Violaine

Ma 6e semaine en Bolivie


Lundi a été un jour particulier. Je me suis levée très sereine et contente de mes avancées et découvertes. Sophie, quant à elle, s’est levée très fatiguée et elle ne se sentait pas comme d’habitude. Elle sentait qu’il y avait la fatigue liée à ses émotions d’hier, mais aussi quelque chose de plus. J’ai validé cela avec mon ressenti puis, j’ai écouté ce qui venait intérieurement pour mieux comprendre ce qui se passe. Il se trouve que hier, une personne de sa famille est décédée et je me suis demandée si cela n’avait pas un lien avec ça. Elle m’a dit que non car elle n’avait aucun attachement avec cette personne. Moi, je sentais qu’il fallait explorer cette piste, alors j’ai continué et j’ai trouvé quelque chose qui résonnait bien plus pour elle. Sans rentrer dans les détails de son histoire, je vais vous faire part de mon expérience de cette journée. Durant la matinée, j’ai commencé à lui offrir mon écoute pour qu’elle accueille les émotions en lien avec cette fatigue et l’histoire familiale concernée. Elle a fait un peu de focussing et d’autres techniques pour laisser aller les croyances erronées. Cela l’a apaisée un peu mais pas complètement. Elle a pu se lever et faire quelques petites choses. On a même envisagé de sortir pour aller à un endroit où il y a des enfants aveugles. Pendant qu’elle vaquait à ses occupations, j’ai écouté une session de retransmission de Bashar. C’était la suite de la retransmission d’hier avec encore des questions/réponses et la méditation d’intégration de tout ce qui a été dit. C’était chouette, ces retransmissions me nourrissent vraiment et durant la méditation de la fin, j’étais vraiment dans une paix profonde.

Ensuite, nous avons préparé le repas de midi pour manger avant de sortir. Durant ce repas, qui était très bon, Sophie ressentait encore des symptômes corporels liés au processus d’accueil émotionnel entamé ce matin. Je lui ai proposé de poursuivre le travail en faisant encore un peu de focussing. Elle a accepté. À travers ce symptôme, cette boule au ventre, elle est revenue à une période très dure de sa vie d’enfant, lorsqu’elle avait 12 ans. Elle a accueilli beaucoup d’émotions liées à cette période là et je lui ai proposé d’imaginer quel support elle aurait aimé recevoir durant cette période là pour améliorer la situation. Elle m’a dit qu’elle aurait aimé recevoir de la reconnaissance lui disant que la décision qu’elle avait prise pour sauver sa vie était bonne. Cette reconnaissance, elle aurait aimé la recevoir sous la forme d’une fête pour célébrer le choix qu’elle a fait de quitter son père pour aller vivre chez sa mère. Alors, je lui ai proposé de la faire aujourd’hui cette fête. Je lui ai dit qu’on pourrait faire un autre jour ce qu’on voulait faire aujourd’hui car cette fête, c’est le plus important, ça fait trop longtemps qu’elle attend la petite Sophie. Je lui ai proposé que, pendant que je vais faire la vaisselle, elle fasse une liste de tout ce qu’elle veut avoir pour sa fête et je l’ai laissée.

Quand je suis revenue, elle était en train de faire des petites guirlandes en papier et m’a donné sa liste. J’ai fait une carte de reconnaissance avec un des dessins que j’avais fait aux crayons aquarelle puis, on est allée acheter des fruits et quelques petits extra (lait de coco et granola) pour faire un bon repas pour sa fête. Dans le marché, on a rencontré que des femmes très sympathiques, elles nous ont offert des bananes car Sophie leur a donné un oiseau en origami. C’était un chouette moment. On est rentrée en taxi, chargées avec nos fruits. Quand on est rentrée dans notre chambre avec plein de guirlandes de toutes les couleurs au plafond, nous avons mis un tissu au sol et posé tous les ingrédients disponibles dessus : fruits, raisins secs, noix, granola, lait de coco, miel de la Casa. On a allumé des bougies et on a célébré en l’honneur de la petite Sophie de 12 ans. On s’est régalée, c’est le moins qu’on puisse dire. Après cela, je lui ai donné la carte de reconnaissance et de félicitation que j’avais préparée pour elle et elle était très émue. Elle m’a dit plein de fois à quel point elle avait besoin de ce geste symbolique et que j’étais la première, parmi toutes les personnes à qui elle a exprimé ce besoin, qui avait eu l’élan de le faire pour de vrai. Elle était pleine de gratitude et d’émotions. Cela lui a fait du bien. Elle a suspendu cette carte sur son lit, parmi ses guirlandes. On a écouté un peu de musique puis on s’est couchée. Sophie était épuisée de toutes les émotions de la journée. Moi, j’étais heureuse de l’accompagnement que je lui avais offert ce jour là, j’étais heureuse d’avoir su écouter et parfois guider son processus intérieur sans être intrusive, j’étais heureuse d’avoir utilisé mes compétences en équilibrage énergétique pour la libérer de certains liens toxiques pour elle, bref, j’étais vraiment fière de ce que nous avions fait aujourd’hui et je me sentais, plus que jamais, à ma place dans notre équipe.

Merci à la vie pour toutes ces opportunités de découvrir ma force et ce que je peux offrir au monde. Merci.

Mardi matin, je me sentais bien. Sophie s’est réveillée avec beaucoup de tristesse dans le cœur. Je lui ai proposé de l’exprimer. Alors qu’elle commençait à s’exprimer, j’entendais, dans ses propos, beaucoup de croyances qui généraient cette tristesse. J’ai hésité avant de l’invité à se demander si certaines de ses affirmations étaient vraiment vraies. J’ai hésité car je sais que parfois, ce genre de suggestion ne passe pas et la bloque. Mais c’était tellement fort en moi que j’ai osé. Et en effet, ça n’est pas passé. Alors, après, je l’ai écouté sans intervenir et j’ai joué du hang. Pendant que je jouais, j’étais encore en train de me questionner sur ma tentative d’aide. Je me demandais si j’avais bien fait ou pas. Et puis, au fur et à mesure, j’étais certaines d’avoir fait ce que j’avais à faire. J’avais semé une graine en étant moi-même. Petit à petit, à travers ma musique, je me suis autorisée à rester dans ma bonne humeur pour la rayonner et aider Sophie dans son processus sans l’usage des mots, puisque qu’ils ne passent pas. J’ai constaté, dans cette situation, une nette progression dans ma réaction par rapport à la dernière occurrence de la même situation. Cela me montre que j’ai changé. Je n’ai pas encore arrêté complètement de me juger et de vouloir être parfaite au yeux de l’autre, pour ne pas être rejeté, mais c’est nettement moins fort. Je suis fière de moi.

Quand j’ai arrêté de jouer du hang, Sophie m’a remerciée.

Dans l’après-midi, j’observais que l’alternance entre la clarté et le flou dans ma vision n’avait plus aucun sens. De nouveau, je ne comprenais plus ce que cela me disait. J’étais un peu découragée de me sentir impuissante avec ça.

Nous avons décidé de sortir pour aller voir l’institut de réhabilitation des personnes aveugles. Sophie n’était pas très en forme mais elle sentait que ça lui ferait du bien. Une fois arrivée à cette institut, nous avons rencontré le directeur, qui est lui même aveugle. La discussion était potentiellement très intéressante, mais le directeur avait un comportement assez curieux, en tout cas, venant d’un aveugle, cela m’a surpris. Il n’arrêtait pas de nous draguer et de nous dire qu’il aimerait bien nous rencontrer le soir quand il fait nuit. Je ne me suis jamais faite draguer comme cela. Une partie de moi était contente mais, d’un autre côté, je le sentais vraiment comme toutes les personnes qui voient, dans le jeu de l’apparence. Cela m’a vraiment surprise, je croyais que les personnes aveugles avaient tous développé, comme je l’ai fait, une sensibilité différente et une autre façon de voir le monde. Mais visiblement, ce n’est pas le cas ! Cette stimulation là, qui m’anime depuis toujours, semble alors venir d’ailleurs.

Nous avons obtenu un rendez-vous pour vendredi à 13h, pour échanger avec les jeunes qui fréquentent l’institut. Ce sera très intéressant de partager les expériences de vie.

Ensuite, nous sommes allées à une école de chant pour se renseigner sur leur cours. Elle nous a proposé un cours de 12 séances réparties sur 1 mois pour apprendre des techniques vocales pour chanter et parler en public sans timidité. C’était très bien pour nous et nous allons essayer le première cours le lendemain. Ensuite, nous sommes rentrées et nous avons dîné des fruits comme la veille.

Ce soir là, Sophie avait rendez-vous avec sa voyante Josée pour éclaircir son vécu de ces derniers jours. Ça l’a beaucoup aidé. Elle m’a laissée quelques minutes, à la fin, pour que je puisse poser quelques questions et Sophie a demandé pour moi ma manière d’être ou de manger avait une incidence sur mes flous visuels. Josée a répondu que non. Elle a dit que tous mes problèmes aux yeux étaient liés à une malédiction posée sur moi dans une vie antérieure. Elle a ajouté que, pour le moment, il y avait encore un travail qui se faisait au niveau de mes yeux suite au dernier rendez-vous et que, dans un mois, cette magie négative pourrait être retirée.

Dans la soirée, j’ai beaucoup réfléchi à ce qui a été dit car cela ne colle pas avec ma compréhension que je suis responsable à 100 % de ce qui m’arrive. Ça ne colle pas avec ce que je comprends du discourt de Bashar, qui dit que toutes nos limitations reposent sur des croyances. Peut-être que je n’ai pas bien saisi ce que cela veut dire. Dans tout ce que j’ai fait avant (équilibrage énergétique) jamais on m’a dit que je n’y étais pour rien, il y avait toujours un sens à mettre dessus. Cette stimulation m’a fait énormément avancer car j’ai considéré ce challenge visuel de manière positive. Et aujourd’hui, paf, on me dit que je n’y suis pour rien. Cela veut peut-être dire que j’ai puisé tout ce qu’il était approprié de puiser dans cette situation et que maintenant, il est juste temps pour moi de demander aux êtres invisibles de l’aide pour une régénération de mes yeux. Et finalement, j’ai en effet trouvé une croyance : je crois qu’il y a un lien de cause à effet entre la manière dont j’y vois et la manière dont je me comporte dans ma vie. Et ce n’est pas vrai car, dans ce cas, la majorité de l’humanité serait aveugle physiquement car ils sont aveugles énergétiquement ! Donc, cela n’a pas de sens, alors, je peux laisser cela de côté et arrêter de me mettre la pression sur ce que je dois changer pour y voir mieux. J’ai aussi associé ce challenge à ma seule stimulation pour grandir en sagesse et comme grandir, c’est ma passion, je crois que j’ai besoin de cela pour nourrir ma passion. Mais, ça aussi, cela n’a pas de sens, je vois bien, par exemple, que ma relation avec Sophie est extrêmement stimulante et que, en me mettant en couple et en faisant des enfants, j’aurai encore plus de stimulations pour faire face à moi-même et pour grandir. Je n’ai donc plus besoin d’une vue physique déficiente pour me stimuler. J’accepte de lâcher cela. Dans ce sens, j’étais bien responsable de ce qui m’arrive en m’accrochant à cette problématique. Tout cela reprend du sens.

Ce soir là, j’ai de nouveau sollicité l’être invisible qui m’avait beaucoup aidé au niveau des yeux il y a deux ans. Il était content que je l’appelle de nouveau et m’a confirmé mes dernières prises de conscience. Il m’a fait un soin et cela m’a fait bailler beaucoup. J’étais contente et comme libérée d’une pression excessive que je me mettais.

Merci à la vie pour tout cela.

Mercredi matin, nous avions beaucoup de choses de prévues. Nous devions déménager puis aller à notre premier cours de chant. Le déménagement s’est bien passé, nous étions dans les temps sans nous stresser. Sophie allait beaucoup mieux aujourd’hui, c’était nettement perceptible. J’ai offert un de mes dessins à la femme de ménage qui était très gentille et cherchait souvent le contact avec moi. Elle était contente du cadeau et nous a dit, à sa manière, son appréciation à notre égard en nous demandant de ne pas partir. C’était touchant de voir comment on touche les gens.

Nous avons déposé nos affaires dans notre nouveau logement. La propriétaire a vraiment l’air sympathique. Puis, nous sommes parties à notre cours de chant à pieds. Comme on était juste au niveau timing et comme ma vue était floue, je me suis calée sur les pas de Sophie et on a marché vite jusqu’à l’école de chant. C’est bien nouveau pour moi de ne pas ressentir de stress dans ce genre de situation. J’étais sereine, je savais que, quoi qu’il arrive, on ne perdait rien. J’étais centrée sur les pas de Sophie et je suivais. C’était comme une méditation… très originale.

Quand on est arrivée à l’école de chant, il n’y avait aucun élève et la dame nous a fait attendre. On voyait bien qu’elle n’était pas très à l’aise avec nous, elle nous fuyait du regard. Au bout d’un quart d’heure d’attente, on est allée vers elle pour demander si le cours allait avoir lieu. Elle nous a répondu que non car il n’y avait pas d’élèves. On lui a dit que nous, nous étions des élèves mais, comme on n’avait pas encore payé et on ne s’était pas inscrite, elle ne nous considérait pas comme des élèves. Sophie insistait pour lui faire comprendre notre point de vue mais, ça ne passait pas. Moi, je voyais bien qu’il y avait une incompatibilité de définition et un fossé culturel qui rendait la discussion bancale. De toute façon, on n’allait pas s’inscrire et payer pour 1 mois sans essayer au moins une fois, quitte à payer le cours après si c’est ce dont nous avons besoin. Donc nous avons décidé de partir et de chercher un autre professeur de chant. Peut-être que cette dame n’était pas à l’aise avec les étrangers, c’est ce que Sophie ressentait, moi je ne sais pas vraiment ce qui se passait dans sa tête et ce n’est pas mon affaire. On est ensuite allée faire quelques courses avant de rentrer dans notre nouveau chez nous.

Quand on est rentrée, Sophie a vu qu’il y avait au moins une journée de ménage à faire, alors, on s’y ai mise. J’ai commencé par un premier ménage énergétique, puis, j’ai aidé Sophie dans le ménage physique. Il y en avait bien besoin. C’était comme si cette maison n’avait pas été habitée depuis plusieurs années. Au fur et à mesure que le ménage avançait, on se sentait de mieux en mieux et de plus en plus chez nous. C’était chouette. On va être vraiment bien ici. On a dit à la propriétaire tout le ménage qu’on avait fait, physique et énergétique. Et elle était très ouverte à cela, elle m’a même demandé si je pouvais faire du ménage énergétique chez elle. J’ai dit que oui, on fera cela dans quelques jours.

C’est vraiment génial de vivre chez quelqu’un d’ouvert et de très sympathique. On s’est chacune appropriée nos chambres. Ouah, on va vraiment être bien là, il y a de la place. Je réalise que quand je fais des compromis en m’adaptant, cela rétracte mon énergie et ne m’autorise pas à prendre toute ma place et être dans ma force. Ici, je n’ai pas à m’adapter, j’ai tout ce dont j’ai besoin.

Quand on a fini la première phase du ménage et après m’être installée dans ma chambre, j’ai fait un deuxième passage de ménage énergétique avec le bol tibétain. Puis, dans la soirée, j’ai joué du hang pour parfaire le travail. Je me suis amusée à jouer sans mes lunettes et dans le noir pour jouer de manière plus intuitive. La propriétaire est passée à ce moment là pour régler le problème de la bouteille de gaz de la douche. Elle a été émerveillée par l’instrument. On a discuté un peu, puis elle est rentrée chez elle. Après coup, Sophie m’a dit que j’étais magique. Moi, je ne me rends pas compte, je vis dedans. C’est Sophie qui me permet de réaliser cela.

Après cette belle journée, nous étions bien fatiguées et je suis allée me coucher de bonne heure.

Merci à la vie pour ces expériences fabuleuses.

Jeudi, nous avons pris le temps de faire les choses qui nous nourrissent. Je sentais l’appel de passer la serpillière, ce qui est relativement exceptionnel. Le plancher en avait en effet bien besoin. Je suis sûre qu’en faisant cela, je faisais aussi un ménage énergétique. Ensuite, j’ai mangé des fruits puis, je me suis occupée des liens négatifs que je porte encore dans mon énergie. J’ai fait cela pour moi et pour une âme avec qui je me sens connectée car elle m‘en a fait la demande. Un de mes guides de magie m’a proposé une méthode originale pour faire face à certains liens négatifs que je ne peux pas encore retirer. Il m’a dit d’utiliser ce lien pour envoyer du positif, ceci me permettant d’utiliser le négatif d’une manière positive. On s’est bien amusé ! Je suis à l’aise comme un poison dans l’eau dans les mondes subtils.

Ensuite, j’ai encore joué du hang sans lunettes et c’était tout doux. Dans la matinée, la propriétaire m’a proposé de venir jouer du hang dans sa petite boutique pour attirer les clients. Elle crée des petits articles avec des plantes, et pour ce jour de Saint Valentin, elle avait préparé des articles spéciaux. Elle m’a demandé si l’énergie de sa boutique était positive. J’ai senti que oui. J’ai joué du hang pour envoyer plus d’harmonie là où il y en a besoin. Pendant que je jouais, je sentais que le hang poussais vers un jeu puissant. De toute évidence, dans ce contexte, il se passait quelque chose énergétiquement. J’ai senti que Roxana (la propriétaire) avait un lien avec les plantes. Je le lui ai dit et je l’ai invitée à entrer en communication avec elles. Elle m’a alors dit qu’elle s’intéressait à la médecine par les plantes et qu’elle se formait à devenir animatrice de constellations familiales. Je l’ai encouragée dans cette voie, dans la communication avec les plantes. Elle était contente.

Nous sommes ensuite sorties pour faire quelques courses car on planifiait de faire des hamburgers ce soir là. Au passage, on s’est arrêtée dans notre ancien hébergement pour aller voir la femme de ménage et lui demander de l’aide pour nettoyer notre cuisine qui, d’après Sophie, est très sale (moi, je ne vois pas la saleté mais j’ai senti, en touchant les carreaux que ce n’était pas lisse). Elle a accepté et elle était contente.

Comme nous devions retirer des sous, nous sommes allées dans une grande surface pour faire nos courses. Nous sommes allées là car nous avions aussi besoin de trouver certains produits qu’on n’aurait peut-être pas trouvé sur le marché. C’est bien pratique ces magasins mais au fond de moi, aussitôt rentrée, j’avais envie de ressortir tant ce type de commerce ne respecte pas mon éthique de respect du vivant.

J’avais envie qu’on ne s’y éternise pas et qu’on achète ce dont on a besoin puis que l’on sorte.

C’est ce qu’on a fait.

Peu de temps après notre retour, la femme de ménage est arrivée. On lui a montré ce que l’on souhaitait laver puis elle s’est mise à l’œuvre. On lui a demandé combien elle souhaitait être payée et elle nous a répondu qu’elle ne pouvait pas nous le dire, c’était à notre conscience de décider.

J’étais partie sur 50 Bolivian et Sophie a proposé que l’on regarde sur internet le montant moyen des salaires pour se faire une idée. Le salaire minimum est de 2000 bolivian par mois (300 €) et de 70 bolivian par jour (8€). Comme elle a travaillé moins de 2 heures, on lui a proposé 30 bolivian, le salaire pour 4 heures de travail. Mais elle n’était pas satisfaite et voulait 10 de plus. J’étais surprise par cette attitude. Ce n’était pas cohérent avec ce que j’avais perçu d’elle. Encore une qui nous voit comme des porte monnaie. On lui a donné 10 de plus.

Ensuite, nous avons repris possession de notre cuisine pour préparer notre dîner. On a fait des hamburgers végétariens avec des galettes achetées sur le marché, des légumes et des chapatis que j’ai fait moi-même. Sophie a préparé une mayonnaise.

Quand on a commencé à mangé, j’avais une sensation bizarre. D’un côté, c’était bon mais de l’autre, j’avais l’impression de ne pas respecter mon corps en mangeant cela. Ma gourmandise me porte souvent à vivre cela. Comme j’aimerais que cela cesse.

Ensuite, on a discuté sur les ressentis de la journée. Sophie m’a aidée à prendre conscience de l’état de stress qui m’habite quand je fais les courses, que ce soit dans une grande surface ou dans un marché. J’ai reconnu que ce n’est pas la chose que je préfère faire et j’ai pu identifier plus précisément ce qui se passe en moi dans de telles circonstances, pourquoi, c’est désagréable pour moi et pourquoi, aussitôt commencé, j’ai envie que ce soit fini.

Elle m’a aussi aidé à me rendre compte que dans ces circonstances, je suis assez directive dans ma manière de m’exprimer, comme si j’étais en état de survie. De son côté, je l’ai invitée a exprimer ces besoins d’explorer les rayons même si elle sent que j’ai très envie de sortir. On peut trouver une solution qui convient à tout le monde. Si elle ne s’exprime pas, je ne vais pas deviner car, quand je n’y vois pas clair, je ne capte pas le langage corporel qui exprime ce qu’elle vit. Moi, je suis davantage connectée au monde minéral, végétal et animal qu’au monde humain. Donc, si elle ne parle pas, je ne capte pas. Elle a aussi réalisé à quel point elle se met dans le ressenti de l’autre et va dans ce sens au lieu d’être dans son ressenti à elle et de l’exprimer. Cette discussion était très constructive et passionnante. À tel point que Sophie a oublié le riz qu’elle avait mis sur le feu pour le lendemain. Du coup, ça a cramé.

Je vais encore méditer sur cette discussion pour voir ce que je peux transformer en moi pour améliorer ces situations.

Merci à la vie.

Vendredi matin, je me suis réveillée en pensant encore à la discussion de la veille. Je trouvais que les relations humaines étaient bien compliquées. Et là, j’ai fait le lien entre plusieurs choses : mes perceptions très fines du monde de la nature, des animaux et des mondes subtils, mes perceptions assez limitées du monde humain, mes rêves d’enfant dans lesquels j’étais entourée de nature et d’animaux et pas forcement d’humains et divers autres indices. Tout cela rassemblé et mis à côté de tout ce que je vis ici, m’a aidé à sentir que je ne suis peut-être pas sur terre pour aider les humains mais plutôt pour aider la terre et pour être un intermédiaire entre les mondes d’en bas et les mondes d’en haut. À mesure que j’explorais cette possibilité, elle prenait du sens et je me sentais plus légère.

J’en ai parlé à Sophie et elle trouvait cela cohérent avec son ressenti.

Dans la journée, je vais donc me mettre d’avantage en connexion avec ces mondes là pour savoir si je peux faire quelque chose pour eux.

On a passé la matinée tranquille à faire nos choses. J’ai commencé un dessin sur un papier cartonné de format A6 . Une fois que j’aurais fini ce dessin, j’écrirai son message au verso. Je vais en faire plusieurs comme cela. J’ai commencé ça après avoir écouté la dernière retransmission de Bashar qui me restait à écouter. À mesure que je dessinais ce qui me passait par la tête, j’avais des phrases qui me venaient : Nous sommes tous reliés, « tout ce qui est » est une projection de notre conscience. Et il se trouve que ce que je dessinais illustrait bien cela.

Comme nous avions rendez-vous à 13h à l’institut de réhabilitation des personnes aveugles, j’ai dû arrêter pour manger et me préparer.

Nous avons exploré le fait d’être en retard et, une fois de plus, cela ne m’a pas stressée. J’étais contente de moi. Finalement, nous sommes arrivées avec 15 minutes de retard mais parfaitement au bon moment. Arriver plus tôt n’aurait servi à rien.

Cette rencontre avec des personnes aveugles, jeunes et moins jeunes, était intéressante. J’ai partagé un peu ce que je vivais avec ma vision et je leur ai laissé la parole. Chacun a raconté son histoire et ce qu’il a vécu à travers la perte de ce sens. Il y en avait qui avaient accepté et avaient gagné en sagesse puis, il y en avait qui étaient encore en difficulté avec ça, vis à vis de leur famille. À mesure que chacun s’exprimait, je réalisais que ce que nous faisions là, c’était de créer un espace de discussion entre eux et que c’était bien plus important que ce que moi, je pouvais partager. Dans chaque histoire, j’ai senti que le défi premier est l’apprentissage de l’autonomie. Et l’institut les aide beaucoup pour cela. Le reste est secondaire et varie selon les personnes. J’ai joué du hang pour eux puis ils ont essayé. C’était beau de voir comment ils exploraient l’instrument avec leurs mains. C’était un défi de leur expliquer le geste pour en extraire un son, sans les mots et sans la vue. Une d’entre eux, qui restait à part, a eu le geste juste du premier coup, comme si elle savait jouer de cet instrument. Je sentais qu’elle était hyper sensible mais que ses ressentis n’avaient pas de place dans leur culture, ils restaient donc non nommés et non accueillis.

Nous sommes ensuite parties et avons discuté un peu de cette expérience. Sophie a ajouté que leur énergie était très différente de celle des personnes qui voient. Ils sont davantage à l’écoute, leur façon d’interagir est très différente. Elle disait se sentir mieux dans leur énergie que dans celle de gens qui voient. C’était intéressant.

Nous sommes ensuite rentrées à pied pour marcher un peu. En chemin, Sophie s’est arrêtée devant une boulangerie pour acheter un pain de riz. On a trouvé un endroit où il y en avait. Je me suis laissée porter par son élan d’acheter et j’ai choisi un pain alors que je n’avais pas faim. Sophie a goûté ce que j’ai acheté puis, comme il y avait du sucre dedans, elle n’en a pas acheté. J’étais désœuvrée intérieurement. Pourquoi j’ai acheté cela ? Moi aussi je n’ai pas envie de manger du sucre et au fond, je n’ai pas envie de manger de pain de riz non plus. En marchant, j’étais agacée par le bruit des voitures, cela me lassait de marcher dans ce contexte mais maintenant, je ne savais pas comment rentrer par moi-même en prenant un bus, donc que faire ? Par frustration, j’ai commencé à manger le pain que j’ai acheté. Il n’avait aucun intérêt gustatif mais je le mangeais comme par automatisme, peut-être pour me punir de l’avoir acheté !

Quand j’ai reconnu notre rue, j’ai laissé Sophie aller au marché et je suis rentrée directement.

Quand je suis rentrée, je me suis posée et je me suis demandée pourquoi j’avais acheté ces pains ? Pourquoi je fais cela alors que je sais très bien que mon corps n’apprécie pas, qu’il y a plein de produits sans éthique dedans ? Puis, j’ai continué mon dessin et je l’ai fini. J’étais contente de moi. Je me suis vraiment laissée guider par mon inspiration. Ce dessin semblait n’avoir aucune allure au début puis, il a révélé sa beauté. Quand je serai plus en paix avec moi-même, j‘écrirai le message du dessin.

Sophie est rentrée, je l’ai aidé à ranger les courses puis, je suis allée dans ma chambre pour réfléchir à la journée. Le point de départ était toujours le même : pourquoi j’ai acheté et mangé ces pains ?

Ce qui est sûr, c’est que cela révèle une faim de quelque chose, mais de quoi. J’observe dans cette expérience, par comparaison avec Sophie, que les relations humaines ne me nourrissent pas vraiment. Je ne trouve toujours pas la joie et la motivation que j’ai habituellement dans les expériences que nous vivons ensemble, aussi extraordinaire qu’elles soient. Ça me questionne, car je me demande pourquoi cela ne me suffit pas . Bashar dit souvent que quand on fait quelque chose, il faut le faire parce que cela nous passionne et pas pour l’effet que cela crée autour de nous. Je sens que c’est juste mais là, je constate que ce que nous faisons ne me passionne pas forcement et que quand il y a un effet positif autour, je suis contente après mais cela ne dure pas longtemps. Cela me procure du plaisir sur le moment mais cela ne me nourrit pas vraiment. Un peu comme ma gourmandise !

L’expérience de Sophie est différente car elle capte les ressentis des autres donc, elle peut se nourrir de la joie qu’elle donne aux autres mais moi, je ne vis pas cela.

Alors comment je peux inviter les choses qui me passionnent dans cette aventure. Moi, je suis passionnée par le contact avec l’âme de la terre qui s’exprime à travers les esprits de la nature, je suis passionnée par la rencontre avec d’autres êtres non humains, comme la civilisation de Bashar. Ces choses là me nourrissent et me donnent envie de me dépasser. Je réalise aussi que j’ai besoin d’indépendance pour me sentir libre dans ce que l’on fait ici. C’est ce sentiment d’être parfois coincée dans une situation qui ne me convient pas du tout qui me fait penser, dire ou faire des choses que jamais je ne ferais si je me sentais libre. Je vais voir comment donner de la place à tout cela pour transformer encore et encore cette expérience ici en Bolivie avec Sophie.

Sur ces belles réflexions et ce moment seule à seule avec moi-même que j’ai bien apprécié, je suis allée me coucher.

Merci à la vie pour cette opportunité de découvrir ce qui me passionne en vivant ce qui ne me passionne pas.

Samedi matin, j’ai laissé mon intuition me dicter le message du dessin que j’ai fait la veille. Puis, j’ai écrit ce message derrière mon dessin comme pour faire une carte oracle. J’étais contente de moi et je vais en faire plein d’autres que je donnerai ça et là, quand je le sens. Voilà une de mes passions découverte durant ce voyage.

Ensuite, j’ai contacté le gardien invisible de la ville de Cochabamba pour lui demander si je pouvais faire quelque chose pour l’aider. Il m’a dit que oui et m’a dit ce que je devais faire. Il m’a expliqué que, ce que je fais pour nettoyer l’énergie des maisons, je peux aussi le faire à l’échelle d’une ville. Il m’a dit qu’il suffisait que je me rende sur un point énergétique spécifique qui pourra transmettre la vibration que j’envoie à toute la ville. En géobiologie, je crois que ça s’appelle le point directeur, si mes souvenirs sont bons. J’étais contente de ces explications. J’ai discuté avec lui de 2 ou 3 autres choses puis, j’ai joué du hang pendant un long moment sans lunettes. Quand Sophie s’est levée, elle m’a dit qu’elle avait des parasites intestinaux et qu’elle allait chercher une clinique pour faire des analyses et obtenir un traitement. Elle est habituée à cela et elle fait super attention. Moi, je ne fais pas du tout attention et je n’ai jamais ce problème. On vit dans des réalités bien différentes.

Ensuite, j’ai pris soin de moi et j’ai commencé à préparer à manger. Quand Sophie est rentrée, elle s’est mise à préparer quelque chose aussi pour le soir et des crudités pour le midi. C’est toujours elle qui fait les crudités car elle prends toutes les précautions nécessaires contre les parasites. Pendant qu’on cuisinait, j’ai commencé à discuter pour lui faire part de mes réflexions de la veille. Mais ça sortait un peu décousu et Sophie s’est sentie mal, elle a alors demandé à ce qu’on en discute plus tard. Du coup, j’ai réfléchi intérieurement à cette situation et j’ai trouvé une manière claire d’exprimer ce que j’avais à dire.

On s’est régalée avec nos crudités et nos galettes de pomme de terre. Ensuite, on a pris un temps dédié pour discuter et j’ai formulé clairement le fruit de mes questionnements de la veille : j’ai besoin d’être plus autonome et j’ai besoin de faire plus de place pour les activités qui me passionnent et me nourrissent. C’était beaucoup mieux comme cela. C’est important de s’écouter en s’écoutant et pas en faisant la cuisine.

Pendant notre discussion, un des chiens de la propriétaire s’est mis à gratter à la porte et à gémir. Je sentais qu’il y avait quelque chose d’anormal. J’ai voulu aller voir et Sophie, qui n’a pas perçu l’émotion du chien, m’a dit de ne pas y aller car ça allait l’encourager à faire ça. Moi, je ne pouvais pas me détacher des gémissements du chien, je sentais que ce n’était pas un caprice ou un comportement habituel. Sophie m’a dit que si je sentais que c’était mieux d’aller voir, il fallait que j’y aille. J’y suis allée et j’ai vu que tous les chiens étaient affolés, qu’ils avaient peur de quelque chose. Puis après, j’ai entendu une fanfare démarrer au loin. C’est ça qui les effrayait. Je leur ai dit que ce n’était rien mais peut-être qu’ils entendaient des bruits que moi je n’entendais pas et que ça leur faisait mal aux oreilles. Après avoir tenté de les rassurer, je suis remontée et le chien était derrière la porte, mais il ne grattait plus et gémissait beaucoup moins. Cette expérience me montre que je ne sens pas trop les émotions des humains mais je sens celles des animaux. Je suis en contact avec eux et je ne peux pas détourner mon attention quand j’entends un appel à l’aide d’un animal.

Ensuite, nous sommes parties à l’orphelinat de bébé, comme la semaine dernière. Quand nous sommes arrivées, j’ai commencé à jouer du hang et l’énergie était très douce. C’était agréable. Je sentais que je captais les demandes pensées des enfants mais pas leurs émotions. Sophie a posé à côté de moi le petit garçon avec lequel j’étais bien entrée en contact la semaine passée. Il est resté à côté de moi toute l’après midi et Sophie me disait qu’il était heureux rien que d’être assis à côté de moi. Parfois, il me regardait dans les yeux pendant une minute et, dans son langage corporel, je voyais son amour mais je ne le ressentais pas dans mon énergie. Sophie me confirmait que oui, il m’aime ce petit. C’est rigolo comme, parfois, des connexions se font. Je n’ai rien fait de spécial pour lui, simplement lui donner de l’attention, l’encourager, lui dire qu’il n’y est pour rien dans l’abandon de ces parents et aussi, par le toucher, je l’ai encouragé à se tenir assis. J’ai fait ça aussi avec les autres mais avec lui, il y a un lien différent qui est au-delà de l’attachement.

Dans l’après midi, les enfants ont reçu deux morceaux de chocolat bien chimique et bien sucré. Cela a complètement changé l’énergie. Ça les a énervés et ils étaient beaucoup moins doux. Ce n’est pas la première fois que je remarque l’effet du sucre chez les enfants en bas-age.

Je n’ai pas vu passer l’après midi, j’ai observé des détails très positifs dans cet orphelinat, comme le fait que l’espace est vraiment adapté à des petits de cet age, ce qui leur donne plus de liberté. J’ai aussi remarqué des détails négatifs comme le manque d’attention, le manque de contact, faute de temps j’imagine. Vers la fin de l’après midi, la dame qui était présente semblait nous demander de ne pas prendre les enfants dans nos bras car après, ils allient s’y habituer et pleurer. Sophie lui a dit que c’était un besoin vital pour les petits d’être touché et la dame a dit que non. Les bébés qui sont là restent dans leur lit toute la journée, il ne sont pas pris dans les bras sauf pour changer la couche. Pour les nourrir, ils ont un système qui fait que le biberon se tient tout seul, ils mangent donc seuls. Je comprends mieux pourquoi la plupart d’entre eux sont apathique et sans motivation à bouger leur corps. En même temps, comment critiquer ce qui est fait, la personne qui s’occupe seule des 10 enfants n’a pas le temps de leur donner cette attention, alors que faire et que dire. Ça nous a laissées un peu bête car, à quoi on sert ici s’il ne faut pas donner de câlins aux enfants. On est partie un peu plus tôt que d’habitude avec ces questionnements en tête. Quel est l’impact de ce manque affectif dans la vie de ces futurs adultes ? Du point de vue de l’âme, ils savent ce qu’ils font et ont choisi cette expérience, mais du point de vue humain, c’est perturbant de constater cela.

Le soir, nous avons dîné puis nous avons joué un peu aux cartes car Sophie a deux jeux miniatures dans ses bagages. Ensuite, elle m’a invité à me questionner sur mon sentiment de dépendance. Elle m’a invité à l’exprimer quand je sens qu’il arrive pour voir si c’est vraiment le cas. Ainsi, en jouant avec, on va démystifier le problème. Puis, je suis allée chercher pourquoi je fais de la dépendance un problème, car nous sommes tous dépendants d’une manière ou d’une autre et ce n’est pas forcement un problème. J’ai cherché au fond de moi et j’ai trouvé que, quand j’étais ados, j’ai tellement souffert du contact avec les autres que j’ai décidé de ne compter que sur moi-même. C’était une décision très forte car j’ai expérimenté que, si je voulais être avec les autres, il fallait que je sois comme ceci et pas comme cela, il fallait que je m’habille comme ceci et pas comme cela, il fallait que je dise ceci et pas cela. J’ai donc préféré me couper des autres car je ne voulais pas me travestir pour avoir le droit d’être avec eux. J’ai donc associé le fait d’être dépendante des autres à la nécessité de ne pas être moi-même et j’ai dit, plus jamais ! Aujourd’hui, je sais que ce n’est pas vrai, que cette association n’a pas de sens car je peux choisir à qui je demande de l’aide et je peux rester moi-même dans une situation ou j’obtiens de l’aide extérieure. Cette discussion a vraiment déconstruit le problème que j’ai avec la dépendance et je pense que le plus gros est fait. Il reste plus qu’à le mettre en pratique et je sais que Sophie va m’aider pour cela.

Merci à elle et merci à la vie pour cette journée très constructive.

Dimanche matin, Sophie allait partir faire des courses et moi, j’avais la matinée pour faire ce qui me nourrit. J’ai tourné un peu en rond pour trouver quoi faire, car je me disais que ça devait être une action concrète et du coup, je me perdais avec cette définition. Puis, finalement, je me suis rappelée que je voulais aller chercher sur internet où se trouvent les chakras de la terre. En faisant cette recherche, j’ai vu que le lac Titicaca, situé à 400 km de là où nous sommes actuellement, est le chakra sacré de la terre, celui qui, dans notre corps se situe 3 doigts sous le nombril et est relié à l’élément eau, l’énergie sexuelle, à notre pouvoir intérieur et à bien d’autres choses. C’est mon chakra le plus bloqué. D’un coup, ma motivation et ma joie ont bondi, comme cela ne m’était plus arrivé depuis que je suis en Bolivie. J’avais envie d’y aller pour y passer au moins une semaine. Ça tombe bien, le 28 février prochain, nous devons laisser notre appartement pendant quelques jours car, avant qu’on rencontre la propriétaire, une réservation Airbnb avait été faite. Je souhaite vraiment aller là. En me documentant, j’ai vu où se trouvent tous les autres chakras et en Angleterre, là où se trouvent glastonbury, avebury et l’Arcadie des écrits anciens, c’est le chakra du cœur. Ces lieux m’avaient déjà attirée mais je n’avais pas franchi le cap pour m’y rendre. Là, je vais y aller, c’est sûr.

En faisant ces recherches, je me suis reconnectée à la thématique des réseaux énergétiques terrestres et à toutes les grilles qui ont été identifiées. Un enthousiasme venant du plus profond de moi est remonté à ce moment là, me reconnectant avec cette passion. Cela m’a nourrit à un point tel, qu’après cela, j’ai fait un peu de ménage avec un enthousiasme que jamais je n’ai eu auparavant pour faire ce genre de tâche. J’étais sur un nuage de joie et d’enthousiasme rien que de me dire que j’allais aller au chakra sacré de la terre. Quel plaisir de retrouver cet enthousiasme ! Cela me montre que la géobiologie et l’exploration d’anciens sites sacrés est vraiment une passion que je dois suivre.

Ensuite, j’ai commencé à préparer à manger en attendant que Sophie revienne. On a discuté de cela lors du repas et elle était contente de voir mon enthousiasme revenu. Elle aussi avait envie d’aller sur un lieu énergétique car c’est une énergie qu’elle ne sent pas trop avec son ressenti et elle aimerait mieux la percevoir. C’est donc décidé, le 28 février, nous partirons pour le lac Titicaca.

Ensuite, nous sommes allées à l’orphelinat pour une après midi de bénévolat. Sophie est allée du côté des grands (2 à 8 ans) et moi, je suis restée du côté des petits (0 à 2 ans). Ça c’est bien passé, comme d’habitude. J’ai expérimenté, plusieurs fois, de parler aux bébés en français et avec des mots d’adultes pour leur expliquer que l’amour est toujours là, même si, pour eux, il semble qu’il n’en reçoivent pas beaucoup des humains et aussi, pour leur dire que, s’ils avaient été abandonnés, ce n’est pas parce qu’il ne vallent rien mais parce que leur parent ne pouvaient pas les accueillir dans leur vie. J’accompagnais mes mots d’un massage doux et réconfortant dans le dos ou sur le ventre pour les tout-petits bébés. Et bien, je sentais que mon message était perçu et que l’enfant se sentait mieux après. J’étais contente de cela.

En rentrant, on a constaté que ces enfants n’avaient pas d’eau pour boire à leur disposition. Encore un point d’amélioration possible.

Cette expérience est vraiment intéressante, elle m’a enlevé tous les mal-aises que j’avais avec les petits humains.

Quand nous sommes arrivées chez nous, j’étais fatiguée. J’ai donné quelques coups de bol tibétain pour revenir dans mon énergie puis, j’ai mangé une belle assiette de fruits. Cela m’a retapée. Ensuite, j’ai poursuivi mes recherches sur les réseaux énergétiques terrestres. J’étais contente de me replonger là dedans car, tous les livres et les centres d’intérêt qui m’ont appelée jusque là, tournent autour de cette thématique. J’ai donc une solide connaissance de base à ce sujet et quelques belles expériences. Je ne sais pas où est-ce que cela va me mener mais je vais me laisser porter par cet élan du cœur.

Merci à la vie.

#voyage #transformationdesoi

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