• Violaine

Ma 7e semaine en Bolivie


Lundi matin, je me suis levée contente. J’ai vaqué à mes occupations avant que Sophie se lève. J’ai écrit, discuté avec mon âme et fait un peu de ménage.

Roxana (la propriétaire de notre logement) est venue toquer à la porte vers 9h pour nous proposer d’aller tout de suite à la « casa de los niños ». Sophie n’avait pas terminé sa routine du matin et moi, j’étais en train de prendre mon petit déjeuner. Je lui ai donc proposé qu’on y aille l’après-midi, je lui confirmerai après validation avec Sophie. Quand Sophie s’est levée, elle était OK pour l’après-midi et a proposé que ce matin, on aille à un autre orphelinat pour se présenter.

Nous sommes donc partie sur le coup des 11h. Cet orphelinat compte 130 enfants de 0 à 7 ans. Nous avons été très bien reçues par la directrice, elle était très intéressée par notre proposition de volontariat. Elle nous a fait visiter et on a vu qu’ils ont un grand jardin dans lequel chaque enfant à sa plante, ils ont de beaux espaces. On lui a demandé si on aurait le droit de prendre les enfants dans nos bras car dans l’autre orphelinat, ils n’aiment pas top cela. Elle nous a répondu que oui, que c’était un besoin vital des enfants. Elle nous a dit qu’elle savait que dans l’autre orphelinat, le personnel ne laissait pas les volontaires prendre les bébés dans leurs bras et elle trouvait cela bien dommage pour les enfants. On est ressortie de là enchantées et avec une grande envie de donner de notre temps pour ce lieu. Les enfants ont également accès à un enseignement Montessori, ce qui est quand même sacrément bien. L’enseignement Montessori est une des écoles alternatives très prisée en Europe. Je suis curieuse de voir comment ils fonctionnent car l’enseignement Montessori nécessite un matériel spécifique qui n’est pas donné et, comme ils n’ont pas beaucoup de moyens, je suis certaine que je vais beaucoup apprendre de cet enseignement Montessori sans toute la panoplie du matériel du même nom.

Ensuite, nous sommes rentrée, avons mangé et quelques minutes après que nous ayons fini notre repas, il était déjà l’heure de repartir avec Roxana pour aller à la Casa de los niños. Moi, j’avais la notion du temps qui défile et je savais que l’enchaînement serait juste, mais Sophie ne semblait pas se rendre compte du temps qui passe. Elle est certainement plus dans la pureté du moment présent que moi, mais j’aime quand même bien avoir une petite notion de la gestion du temps et j’y arrive bien alors que je n’ai pas accès à l’heure (je n’ai pas de montre et pas de téléphone sur moi).

Le projet que nous avons visité cet après-midi est d’une nature différente. Il est financé et géré par des Italiens. Le créateur du projet a acheté un grand terrain en périphérie de Cochabamba est quand un enfant est laissé par ses parents dans la rue ou dans un hôpital, les autorités font appel à lui car il récupère l’enfant, cherche ses parents et leur propose un logement sur son terrain. C’est donc comme une communauté qui se crée là. Il y a évidement une charte de comportement pour les adultes qui viennent dans ce lieu. Le lieu est géré un peu en permaculture. Bref, c’est un super projet. Lorsque nous sommes arrivées là-bas, le gérant n’était pas disponible car il avait dit à Roxana qu’on pouvait venir le matin et pas l’après-midi. Nous sommes donc arrivées dans un contexte un peu particulier sans avoir de responsabilité dans cela. Nous sommes rentrées dans la maison du créateur du projet dans laquelle il y avait beaucoup de volontaires. J’ai commencé à jouer du hang sur invitation de Roxana. Sophie s’est assise pas loin pour donner de l’attention à un enfant qui avait un handicap sérieux et qui pleurait.

Pendant tout le temps où nous étions là, j’avais l’impression que l’ambiance était confuse, personne ne nous a parlé vraiment, j’avais l’impression d’être un meuble. Quand Roxana a voulu partir, on a décidé d’aller avec elle. Quand on a dit au revoir, le créateur du projet a lancé comme ça « vous pouvez venir si vous voulez ». Puis Roxana nous a montré un peu les alentours, les maisons et l’école.

Quand nous sommes rentrées à la maison, j’étais fatiguée. L’énergie de cette maison m’avait vidée. Je me suis occupée de moi pour me remettre, puis j’ai mangé et je n’ai pas traîné pour aller me coucher, bien qu’il n’était pas encore 20 heures.

Ces derniers temps, j’ai poursuivi mon enquête sur la Casa de Dom Inácio de Loyola mais je n’en avait pas trop parlé. En fait, en explorant l’aspect invisible de ce qui s’y passe, j’ai réalisé que toutes les entités qui y œuvrent ne sont pas forcement alignées avec la lumière. En étant sur place, je percevais déjà qu’il y avait parfois atteinte au libre arbitre des gens mais là, j’ai exploré un autre aspect. J’avais fait des recherches sur Sainte Rita, qui est très à la mode à la Casa et certains points m’ont mis le doute en tête. En effet, dans une conférence d’une médium Française sur Sainte Rita, la conférencière expliquait que, quand on promet quelque chose à Sainte Rita et qu’on ne le fait pas, elle retire tout ce qu’elle nous a donné. Ce type de comportement relève plus de l’égo que de l’âme d’un être de lumière. Du coup, j’ai commencé à questionner mon âme au sujet de Rita pour comprendre et les infos que j’ai eu, qui m’ont été confirmées par plusieurs personnes, sont que certaines entités, dont Rita, ne sont pas des entités positives.

En fin de soirée, je me suis levée pour aller aux toilettes et Sophie voulait me parler. Elle m’a dit qu’elle avait enfin réussi à joindre le contact local de l’ONG Voix Libres et de la cité de la Bonté, introuvable jusque là. Elle a réussi, en insistant, à obtenir que nous puissions aller visiter les projets demain et il faudra partir à 8h. Donc, elle me demandait si je pouvais la réveiller demain matin.

Je me demandais bien pourquoi, d’un coup, ce truc là passait devant tout ce que l’on avait prévu pour demain, mais j’en parlerai demain.

Mardi matin, je n’avais pas envie de me lever tôt. Je résistais au lit en me demandant encore pourquoi l’ONG Voix Libres passait avant tout le reste et je n’avais pas envie d’y aller. Vers 7h, je me suis finalement levée pour réveiller Sophie. Quelques minutes plus tard, elle venait m’expliquer en détail le coup de fil de la veille, pour que je comprenne la situation. Puis, elle m’a dit qu’elle allait rappeler car nous n’étions pas pressées et préférons rencontrer la personne avant d’aller visiter les projets locaux de Voix Libres. Cela me paraissait nettement plus sage. Ainsi, nous avons obtenu un rendez-vous avec cette personne jeudi prochain. J’étais contente.

Ce matin là, nous avions averti le centre COELI, un centre de réhabilitation pour personnes handicapées, que nous passerions les rencontrer une deuxième fois. Ce lieu est assez loin donc nous avons pris un taxi pour nous y rendre. Dans le taxi, je sentais mon énergie s‘alourdir comme quand je suis hyper fatiguée. Je me suis dit que c’était curieux car j’avais quand même dormir une bonne dizaine d’heures cette nuit. Ça fait longtemps que je n’avais pas été dans cet état, un état dans lequel le simple fait de parler me demande un effort considérable.

Quand nous sommes arrivées dans le centre et que nous nous sommes assises dans le bureau du fondateur du centre, c’était encore pire. Je n’avais aucune énergie. Sophie me renvoyait souvent la balle car c’était moi qui était motivée pour venir ici mais, j’étais dans un état tellement bizarre que je n’arrivais à rien. Je commençais à me demander si c’était la visite d’hier après-midi qui m’avait mise dans cet état. Avec le fondateur du centre, la discussion n’aboutissait à rien, elle tournait en rond autour de banalités. Si j’avais été en forme et à l’aise en espagnol, j’aurais coupé cours et parlé directement de ce qui nous amenait ici, mais j’étais complètement engluée. Au bout de 15 minutes, le directeur du centre est passé et en 5 minutes, il nous a proposé quelque chose de constructif. Il va nous mettre en contact avec une des intervenantes du centre, qui propose des activités de théâtre, de musique et d’autres choses comme cela, pour que nous puissions venir durant ses plages d’activité.

Au bout de quelques minutes, nous sommes parties. J’ai dit à Sophie que j’étais désolée car j’étais très fatiguée mais je ne comprenais pas pourquoi. Elle m’a dit que le fondateur du centre avait une énergie très lourde aujourd’hui. Et là, j’ai compris que cette lourdeur n’était peut-être pas seulement la mienne. J’ai senti l’énergie du fondateur dès que nous sommes montées dans le taxi pour aller au centre et je suis entrée en résonance avec elle. Ouah, je commence à sentir les énergies des humains là. Évidement, si je suis entrée en résonance avec son énergie, c’est que je porte encore un peu de cette vibration là en moi donc, quand j’aurai le temps, je m’occuperai de cet aspect là de moi qui demande de l’attention. Nous avons ensuite pris le bus pour aller en ville car Sophie voulait poster des cartes postales pour le Canada et moi, je devais faire réparer mes lunettes de soleil. En marchant, je sentais que je revenais dans mon énergie, je me sentais beaucoup mieux mais il y avait quand même encore cette part de moi qui se faisait sentir. Je m’occuperai d’elle demain, lors de notre journée libre.

Comme nous étions dans le centre et que nous avions un autre rendez-vous à 14h30, nous sommes allées manger dans un restaurant végétarien qui se trouve à quelques coins de rue. Je me suis régalée avec des bons légumes crus et cuits. Ce restaurant se situe dans une cour intérieure où l’on n’entend pas le bruit des voitures. Cela m’a bien reposée.

Ensuite, nous sommes parties pour l’orphelinat de 130 enfants dans lequel nous nous sommes senties très bienvenues.

À l’entrée, nous avons rencontré un aveugle qui venait régulièrement jouer de l’accordéon pour les enfants. Nous avons discuté un peu et c’était très intéressant. Encore un qui dit qu’il vit beaucoup mieux depuis qu’il est aveugle. C’est très intéressant. Je lui ai fait goûter au hang et il a bien aimé cela.

Nous sommes allés ensemble dans la salle des petits de 0 à 2 ans. Il y est resté une demi-heure pour jouer de la musique. Les enfants dansaient. C’était mignon. Ils semblaient aveoir moins de retard moteur que les enfants de l’autre orphelinat, dans lequel nous allons les samedis et dimanches après-midi. Puis, il est parti pour voir les autres enfants. Nous, nous sommes restées là toute l’après-midi, jusqu’à l’heure de couché des enfants.

Dans cette salle, il y avait 22 enfants. Le plus grand, qui devait avoir 1 an et demi avait un comportement bizarre. Il semblait prendre du plaisir à faire du mal aux autres et aux adultes qui lui donnaient de l’attention. Cela arrive dans ce genre de contexte, quand un enfant manque d’attention.

Il y avait quelques bébés avec des troubles moteur, mais assez peu. On a passé l’après-midi à les prendre dans nos bras, tour à tour. J’ai joué du hang et ils voulaient jouer aussi. J’ai chanté un peu pour eux et je les ai massé. Vers 16h, on a donné le biberon aux plus petits puis, les plus grands ont reçu leur repas. Sophie a vu qu’ils les gavaient comme dans l’autre orphelinat car elles sont 2 personnes pour les 22 petits donc, ils passent les un après les autres pour le repas. À partir de ce moment là, il y a eu beaucoup d’enfants qui pleuraient. Avec Sophie, on faisait de notre mieux pour les prendre dans nos bras, selon l’urgence, et sans oublier ceux qui ne disaient rien. Le personnel changeait les couches un enfant après l’autre et nous, on avait que deux bras chacune pour

10 enfants qui pleuraient et 22 qui auraient aimé être dans nos bras. On est restées calme et on a fait de notre mieux. Par moment, je jouais de la musique mais je sentais bien que le besoin fondamental était l’attention, le toucher, les bras. Dans l’après-midi, il y a eu d’autres volontaires qui sont passés pour une heure ou deux, mais à l‘heure où les enfants pleuraient presque tous, il n’y avait plus personne. Nous sommes restées jusqu’à l’extinction des lumières, quand les enfants commençaient à se calmer et à dormir. Le personnel nous a remercié chaleureusement et la directrice de l’orphelinat, que nous avions rencontrée hier, nous a offert une pastèque, une papaye et une trentaine d’œufs. Nous étions bouche-bée. Quelle générosité. Eux, on sent qu’ils nous apprécient ! Nous leur avons dit que nous reviendrons jeudi après-midi.

En sortant de là, après 4h de présence auprès des bébés, nous étions émues de tout ce que nous avions vécu. Nous étions touchées par l’accueil du personnel et par l’accueil des bébés eux-même. Quelle belle expérience.

Nous sommes rentrées heureuses, chargées de nos cadeaux et nous nous sommes régalées avec une omelette de pommes de terre. Dans la soirée, nous avons croisé Roxana qui nous a transmis les excuses du directeur de la Casa de los niños car il y a eu un malentendu sur la personne qui devait discuter avec nous. Ils nous demandaient de venir et Roxana insistait pour qu’on y retourne. On lui a dit qu’on allait en discuter.

Ce soir là, j’étais bien fatiguée, je vais bien dormir et demain, lors de notre journée sans rien de prévu (nous avons décidé de faire une journée comme ça par semaine), j’aurai le temps de prendre mon temps.

Merci à la vie pour ces belles expériences.

Mercredi, c’est notre journée libre dans laquelle on fait notre vie, chacune de notre côté. Ça m’a fait du bien. J’ai pris le temps de traîner au lit avant de me lever, vers 8h. J’ai ensuite écrit, comme tous les matins, puis je suis allée voir mes e-mails. Dans l’un d’eux, une de mes amies me parlait du lac Titicaca et de ses mystères. Cela m’a donné envie d’aller me documenter là-dessus. J’ai trouvé un documentaire contant les recherches archéologiques qui ont été menées récemment par un archéologue Français. Dans ce documentaire, j’ai appris que ce lac est considéré comme sacré par les Incas et que la civilisation qui les a précédés, les Tiahuanaco, y faisaient de nombreuses offrandes. Je me suis régalée à me replonger dans l’histoire et les légendes du monde.

Ensuite, je me suis occupée de ce qui s’est passé hier avec le fondateur du centre. J’ai fait un exercice de bonhommes-allumettes avec lui puis, j’ai accueilli ce que j’avais ressenti, je l’ai nommé par de la lourdeur et même de la résistance et enfin, je l’ai laissé me parler. Il était question de faire ce que je n’ai pas envie de faire par peur de manquer quelque chose d’important. Depuis avant hier, je sentais que ma motivation pour aller à ce centre pour personnes handicapées diminuait mais je ne me suis pas écoutée. Peut-être que si je n’y allais pas, j’allais rater une expérience importante. Mais ce que j’oublie, c’est que, en y allant, je rate peut-être aussi une opportunité importante de faire autre chose. C’est donc lourd de ne pas suivre ses intuitions et de se forcer à faire quelque chose que l’on n’a pas vraiment envie de faire. Il est là le message de mon expérience d’hier. Et au final, si je fais suffisamment confiance dans la vie, je saurai avec certitude, qu’en suivant mon cœur, je ne raterai rien d’important pour moi. Alors, il n’y a plus aucune raison de faire quelque chose que mon intuition me dit de ne pas faire.

Ensuite, je suis allée me faire à manger puis, je suis allée à la statue du Christ à pied pour faire ce que le gardien invisible de la ville de Cochabamba m’a invité à faire pour l’aider. L’ascension des 1400 marches m’a paru moins longue cette fois-ci. Une fois en haut, je me suis assise à l’ombre, je me suis reposée un peu puis, j’ai commencé mon nettoyage géobiologique. J’ai l’impression que les choses se font à travers moi et pas par moi. C’est comme si je mettais en relation deux mondes ou deux énergies afin de transmettre une information d’harmonie et de paix. J’ai l’impression que cela agit en souterrain comme une proposition qui, ensuite, remonte vers la surface grâce aux êtres qui l’ont acceptée. Cela ne ressemble à rien de ce que j’ai appris en stage de géobiologie mais c’est comme cela que ça se passe pour moi alors, je laisse faire.

Après cela, j’ai senti que, sur le plan géobiologique, j’avais fait ce que j’avais à faire à Cochabamba. Ensuite, j’ai entendu : maintenant, prépare ton voyage au lac Titicaca. Alors je suis redescendue pour approfondir mes recherches sur le côté sacré de ce lac.

En cherchant, j’ai trouvé que, non loin de l’ancienne capitale Tiahuanaco, il y avait un site mégalithique très curieux. C’est un site bien endommagé, dans lequel il y a de nombreux monolithes taillés en forme de H. Ce site s’appelle Puma Punko et j’en avais déjà entendu parlé dans les recherches de Patrice Pooyard. Cela avait attisé ma curiosité mais je n’avais pas du tout retenu que ce site était en Bolivie, proche du lac Titicaca. J’ai fait quelques recherches sur ce site et j’en suis venue à l’hypothèse qu’il est beaucoup plus vieux qu’il n’y paraît. Les légendes Incas disent qu’il a toujours été là. Par contre, je n’ai trouvé aucune réponse sur le sens de ces blocs de pierre en forme de H.

J’ai décidé d’en rester là pour aujourd’hui et d’aller faire un peu de dessin. Mais, ce site et toutes les questions qu’il suscite me restaient dans la tête. Finalement, je me suis mise à dessiner une porte semblable à la porte du soleil de Tiahuanaco et j’ai été guidée pour faire un dessin qui répondait à ma question. Ouah, j’étais ravie de cette aventure. Ce H et ces portes en mégalithe faites d’un seul bloc (jusqu’à 10 tonnes) représentent la voie du milieu, l’équilibre entre les polarités. Cela représente la conscience des deux opposés (négatif et positif), la reconnaissance de leur égale validité et le choix de ce que l’on préfère sans invalider le côté opposé. Le H, qui est la 8e lettre de notre alphabet, et le 8 représentent la relation équilibré entre les deux polarités qui fait de notre monde une trinité et non une dualité. La voie du milieu ou de la trinité est la voie sacré qui aboutie à la stabilité. Cette stabilité nous ouvre des portes vers d’autres sphères.

Voilà les messages que j’ai eu à travers ce dessin. Je suis certaines qu’il y a d’autres aspects mais celui-ci me convient bien.

Ensuite, je suis allée dans ma chambre pour discuter avec moi-même de tout cela. C’était un chouette moment de recueillement. Cette journée était super. Sophie avait raison de penser que c’est important qu’on s’accorde un temps pour être avec nous-mêmes. Je me suis couchée remplie de la magie du jour. Merci.

Jeudi matin, je me suis réveillée en me rappelant de deux rêves. Habituellement, je ne me rappelle pas de mes rêves donc là, c’est exceptionnel. Dans les deux rêves, le médium João était présent.

Dans le premier rêve, je l’aidais à préparer des petits objets, dont je ne me rappelle plus la nature exacte. Ensuite, j’ai apporté ces objets sur un plateau pour les amener je ne sais plus où et le plateau a glissé dans l’herbe. Alors j’ai ramassé les objets et João est venu m’aider. Il n’y avait rien de cassé et il n’y avait pas de tension suite à la chute du plateau.

Dans le deuxième rêve, j’étais encore en train de lui rendre service en entretenant un WC mobile. C’est une situation très curieuse mais je vous la livre telle qu’elle s’est produite.

Dans les deux rêves, j’étais contente de lui rendre service et en échange, j’apprenais de lui et il était content de moi. La relation était équilibrée, sans domination ou jeu de pouvoir.

D’après ce que j’ai compris de ces deux rêves, ils décrivent la relation d’âme à âme que j’ai avec le médium. Je lui rends service en m’occupant de ces objets ou de ses « déchet » et en contre partie, j’apprends de cette expérience. Peut-être que j’aurai d’autres éléments de réponse plus tard.

Ensuite, on s’est préparées pour aller pour la première fois, depuis presque 3 semaines de recherches, rencontrer une personne de l’ONG Voix Libres. Sophie était un peu tendue dans ce contexte et je l’ai aidée à relativiser et à se détendre. Nous sommes arrivées un peu en avance à l’adresse que l’on nous a indiquée. Il s’agit d’un beau bâtiment avec plein de beaux messages écrit dessus. En face de ce bâtiment, en observant le contexte environnant, je n’avais pas l’impression d’être en Bolivie. À 10h, nous sommes rentrées dans ce bâtiment. On nous a indiqué que la personne que l’on cherche se trouve au 1er étage. Nous nous y sommes rendues et là, on nous a indiqué qu’elle est en réunion et qu’il faut attendre. Durant l’attente, j’ai joué du hang, ce qui a enchanté les personnes qui se trouvaient là. On a vu qu’il y a beaucoup d’activités dans ce bâtiment. Ça grouille de tous les côtés. En face de nous, il y avait une affiche expliquant tout le processus judiciaire pour dénoncer les violences faites aux femmes. Ça a l’air bien compliqué. Ensuite, deux volontaires Français sont arrivés et on a discuté avec eux pour savoir ce qu’ils avaient vu de l’ONG. C’était des étudiants qui avaient récolté des fonds en France et qui venaient les donner dans plusieurs pays d’Amérique Latine. Ils connaissaient bien l’ONG Voix Libres et allaient passer 5 jours ici. On leur a posé plein de questions sur les activités de l’ONG et ils nous ont répondu. L’ONG agit dans de nombreux domaines et il semblerait que tout ce qui est décrit sur le site web est effectivement fait sur place.

Puis, après presque 1h30 d’attente, nous avons rencontré la personne avec qui nous avions rendez-vous. Elle avait complètement oublié et personne ne nous avait annoncées. Elle s’est excusée et nous a dit qu’elle était débordée. Elle nous a expliqué qu’ils ne faisaient plus appel aux volontaires sur place car ils ont perdu trop de temps avec des occidentaux qui disaient vouloir aider et qui finalement, après avoir vu la dure réalité du terrain, ne donnaient plus signe de vie. On a insisté un peu en lui expliquant qu’on n’était pas ici en touriste et qu’on aidait déjà. Alors une petite porte s’est ouverte et elle nous a proposé de revenir lundi après-midi car il y aura une présentation des activités de l’ONG. Elle semblait vraiment débordée de travail. Tout les gens que l’on a vu sont des Boliviens qui font tourner l’ONG, mais l’atmosphère est belle et bien occidentale.

Nous étions ravies de ce que nous avions vu et vécu. Et pour moi, il y avait autre chose qui suscitait ma curiosité : pourquoi personne ne les connaît à Cochabamba et pourquoi la voyante de Sophie n’a même pas perçu leur existence réelle en Bolivie. Je suis plongée en plein dans le mystère des réalités parallèles et ça me passionne. J’ai deux principales hypothèses pour expliquer ce fait. Premièrement, le mode de fonctionnement et d’action de Voix Libres est tellement différent des autres ONG qu’ils n’interagissent pas avec eux. Ils sont littéralement dans 2 mondes, 2 réalités différentes. En effet, je perçois cette ONG comme une structure du nouveau paradigme, ils ne rendent pas les Boliviens dépendant de l’aide apportée, ils les aides a devenir autonomes en reprenant leur propre pouvoir. Chaque femme battue qui a reçu de l’aide psychologique pour se guérir et une formation pour faire un métier qui lui plaît va, elle-même, chercher d’autres femmes pour les aider et leur dire qu’il y a une voie pour s’en sortir. Cela fait ainsi boule de neige. Et donc, peut-être que dans l’état où nous étions, Sophie et moi, il y a 3 semaines, nous étions dans une réalité dans laquelle cette ONG n’existe pas vraiment ou n’est pas accessible. Alors que maintenant, nous avons fait un bond au niveau personnel et cette ONG devient accessible dans notre réalité. Cela peut vous paraître curieux mais, c’est mon hypothèse la plus sérieuse.

Ma deuxième hypothèse, qui peut être vrai avec la première. Ce n’est pas l’une ou l’autre, cela peut être l’une et l’autre. Cette hypothèse est que cette ONG ne souhaite plus recevoir de volontaires Européens sur place, de plus, leur site internet n’existe pas en version espagnole, et c’est peut-être tellement fort qu’énergétiquement, ils sont introuvable. C’est une ONG faite pour les Bolivien par les Boliviens. Le lien avec l’Europe est juste un lien logistique pour recevoir des financements.

Je trouve ce mode de fonctionnement très intéressant car après tout, c’est bien mieux quand ce sont les gens du pays qui se prennent en charge et qui utilisent la solidarité et l’appui mutuel pour s’en sortir sans attendre l’aide de leur dirigeants. Moi, ça me plaît et je comprends aisément pourquoi l’ONG ne veut plus recevoir de volontaires sur place. Ceci ne m’empêche pas d’avoir envie d’insister un peu pour avoir l’opportunité d’apprendre de leur fonctionnement très avant-gardiste.

Ensuite nous sommes rentrées et nous nous sommes préparées pour aller à l’orphelinat, comme mardi dernier.

Cette après-midi s’est déroulée comme la dernière fois. J’ai vu de mes propres yeux comment ils les nourrissent et cela m’a quand même un peu choquée. Ils ne les nourrissent pas, ils les gavent. Les cuillers s’enchaînent et si ils ne veulent pas finir, ils les mettent à l’horizontale sur leur genoux, leur pincent le nez et ils remplissent la bouche même si l’enfant pleure ou tousse. Ouah, ça m’a vraiment fait bizarre de voir cela. Je comprends qu’il faut aller vite car tous les enfants ont faim et certains pleurent en attendant leur tour, mais quand même, c’est violent comme situation.

J’ai passé l’après-midi a prendre les enfants dans mes bras, tour à tour, pour qu’ils reçoivent cette attention dont ils ont tant besoin. Les tout-petits me faisaient des grands sourires à chaque fois que je passais devant eux, comme pour me dire « à moi, à moi ». Parfois, je sentais que l’enfant que je portais avait vraiment besoin de rester là pour un certain temps, mais il y a aussi tous les autres. Je suis restée en paix pendant toute l’après-midi et centrée sur la qualité de présence que je voulais offrir aux enfants. Je n’ai pas vu passée l’après-midi. Le soir, quand ils étaient tous dans leur lit, j’ai joué du hang pour adoucir ce moment, le moment de l’endormissement. Ensuite, nous sommes parties.

J’étais bien fatiguée après 4h de présence intense. Je serais allée me coucher dans la foulée.

J’ai quand même pris le temps de me régaler avec une belle assiette de fruits et puis j’ai regardé un reportage sur des fouilles archéologiques qui ont été faites au Brésil, dans la Serra Capivara (nordeste). Quand j’ai entendu parler le portugais du Brésil, j’étais contente. Je ne sais pas pourquoi cette langue me touche. Elle me paraît tellement belle, douce, j’aime ses sonorités. Et bientôt, je la parlerai couramment. Je ne suis vraiment pas motivée pour apprendre l’espagnol. Ici, je ne fais aucun effort pour cela. Je comprends presque 75 % de ce qui est dit, mais je ne le parle pas vraiment. Alors que le portugais du Brésil, j’ai vraiment envie de l’apprendre, tellement j’aime la musicalité de cette langue. Cet aspect linguistique m’a fait presque plus plaisir que le contenu archéologique du documentaire. Ce documentaire m’a fait penser que les archéologues gagneraient beaucoup a intégrer des médiums dans leurs équipes pour faire parler les pierres et les peintures. Certes, ce n’est pas une science exacte, mais les hypothèses des archéologues ne sont pas une science exacte non plus. En effet, chaque nouvelle découverte fait toujours voler en éclat une ou deux théories, qui avaient été comprises comme des lois alors que ce ne sont que des hypothèses. Ça me donne envie d’aller sur ces sites et de faire parler les pierres pour voir ce que cela donne. C’est un peu ce que j’ai fait avec mon dessin hier.

Après cela, je me suis couchée et j’ai pas traîné pour m’endormir.

Vendredi matin, je me suis levée tôt et en pleine forme. Après ma séance d’écriture, j’ai écrit par écriture intuitive le message du dessin, que j’ai fait il y a deux jours, sur les sites archéologiques de Tiahuanaco et Puma Punko. Je vous livre ce qui est venu :

Chers monolithes H de Puma Punko, qu’avez vous a me dire ?


« Nous sommes le témoignage d’un passé illustre auquel vous pouvez vous reconnecter pour franchir le cap délicat que vous vivez actuellement.

Nous sommes la voie et la voix du ventre sacré de la terre. C’est par elle que nous sommes nées, en tant que pierre, et c’est par le ventre de vos lointains ancêtres que nous avons été taillés. C’est la voix aspirée et inspirée du H qui nous a donné le souffle de vie et c’est de cette voie dont nous sommes le témoin.

Cette voix apparaît quand l’instinct s’aligne avec l’intuition, quand le haut et le bas ne font qu’un et choisissent naturellement le même chemin. C’est la voie de la réunification du corps et de l’essence de l’être qui, solidement ancrée et sublimement aligné, peuvent explorer le vaste univers de la conscience en toute quiétude.

Voilà notre message gravé pour des millénaires dans le corps de Gaïa et dans les archives de l’âme du monde. »

Ouah, que j’aime ces messages un peu mystérieux avec des jeux de mots. Ça m’amuse vraiment, je le referai.

Ensuite, j’ai poursuivi mes recherches sur les secrets du lac Titicaca et je suis tombée sur des informations très croustillantes. C’est devenu nettement plus intéressant quand j’ai commencé à faire des recherches en Espagnol. Certes, je ne comprenais pas tout, mais il y avait des petites pépites dans ces contenus que je n’avais pas dans le contenu Francophone. Ça parlait de contacts extraterrestres et de civilisation antédiluvienne. Là, je sens que je me rapproche du cœur du sujet ! Même si tout n’est peut-être pas vrai dans ce qui est dit, ce ne sont que des hypothèses, comme en archéologie, mais étant donné le site de Puma Punko et de Tiahuanaco, ces thématiques doivent être abordées. En tout cas, je m’ouvre à tous les possibles et je verrai sur place ce que je sens dans l’énergie des sites en question. Je vais me régaler et vous allez en profiter aussi.

L’après-midi, nous sommes allées au petit orphelinat, là où il ne faut pas prendre les enfants dans les bras. L’énergie y est bien différente par rapport au grand orphelinat. Ici, c’est beaucoup plus calme. Les bébés de 0 à 2 ans ont plus d’espace et plus de jouets. Paradoxalement, ils sont moins motivés à bouger leur corps. J’ai joué du hang quasiment toute l’après-midi. Les enfants aiment cela ici, ils sont plus attentifs et en profitent plus. Il y avait une petite fille qui s’était faite opérée d’une malformation à la hanche et qui était plâtrée et couchée sur le sol. La musique l’a endormie. J’ai l’impression que cette malformation à la hanche n’est pas congénitale mais elle est la conséquence de l’apathie des enfants et du mauvais positionnement dans lesquels ils sont mis, notamment quand ils les mettent dans ces déambulateurs pour bébé alors qu’ils ne se tiennent même pas encore assis. Ils poussent sur leur jambes pour soulever le poids de leur corps alors que leur bassin n’est pas encore assez solide pour faire ça. Toutefois, ce n’est qu’une hypothèse, mais elle mérite d’être entendue.

En fin d’après-midi, nous sommes rentrées chez nous. J’étais bien fatiguée. Ces après-midis avec les enfants me fatiguent incroyablement. Sophie dit que c’est normal car cela sollicite une présence intense.

Dans l’après-midi, quand nous étions avec la petite fille opérée, Sophie a dit qu’elle était tellement intensément dans le présent qu’elle ne pensait pas du tout à son opération. Et là, j’ai eu une information qui est venue. Une information m’invitant à faire le lien entre la mémoire et la présence. On observe, chez la majorité des gens, que les souvenirs de la petite enfance sont inaccessibles, sauf en accédant à des niveaux altérés de conscience, par hypnose par exemple. Et si cette absence de mémoire était plutôt le signe de la qualité de présence. En effet, même dans ma vie d’adulte, j’observe que, quand je vis intensément dans le présent, je ne me rappelle plus ce que j’ai fait d’un jour à l’autre. Hum, c’est intéressant, je vais poursuivre mon exploration de ce phénomène. Bashar dit que, dans leur civilisation, ils fonctionnent sans mémoire mais avec une confiance absolue dans leur connexion à « tout ce qui est », car ils savent qu’ils auront toujours les informations dont ils ont besoin quand ils en auront besoin. Ce fonctionnement est facilité quand on sait que le passé et le futur sont des illusions et que chaque souvenir et en fait une connexion faite dans le présent entre deux « maintenant » parallèles.

J’adore les mystères de l’existence !

Après un bon repas de fruits et un moment d’échange avec Sophie, je suis allée me coucher. Merci pour cette belle journée.

Samedi matin, le petit rhume qui s’annonçait ces derniers jours semblait bien prendre sa place et vouloir se faire entendre. Le dernier remonte à 1 an, lorsque j’arrivais à Abadiânia pour la première fois. Je n’avais pas le goût de faire quelque chose en particulier, donc je me suis allongée dans le salon. Puis, j’ai décidé de faire le ménage. Ça a fait du bien. Quand Sophie s’est levée, elle est partie pour faire des courses car nos réserves de fruits et légumes commençaient à venir à bout.

Après manger, au moment de préparer mon sac pour une autre après-midi de volontariat, j’ai senti qu’il serait peut-être temps que je me repose pour entendre ce que mon corps veut me dire à travers ce rhume. J’ai alors hésité quelques secondes puis j’ai décidé de rester ici cet après-midi. Je suis bien contente d’avoir fait ce choix car, en d’autres temps, je ne me serais pas écoutée.

Sophie est donc partie seule au petit orphelinat.

Moi, je me suis allongée sur mon lit et j’ai laissé mon esprit divaguer. Au bout d’un certain temps de questionnement. Je cherchais encore quelles étaient mes forces. Et l’une d’entre elle, que je n’avais pas vraiment pris au sérieux, m’a sauté aux yeux. Chaque jour, je consacre une heure à une heure et demi a mes écrits. Ça c’est une force, c’est quelque chose que je vais pouvoir utiliser tout au long de ma vie pour partager ce que je vis, pour partager mon exploration de certains lieux ou certains personnages en offrant un autre regard. Ce témoignage écrit qui se manifestera bientôt sous forme de livre peut me permettre de vivre car, en suivant mes passions et en les partageant par écrit, c’est sûr que cela va donner des livres passionnants et cela va me permettre de financer mes voyages. C’est tellement simple et naturel pour moi d’écrire et c’est pour cela que c’est une de mes forces. Je vais la valoriser au maximum.

J’étais contente de réaliser cela. Cela s’ajoute à mes autres forces. En plus, j’ai l’impression que la vie me pousse à mener des « enquêtes intuitives ». La première, ça a été en novembre 2017 quand mon être intérieur m’a poussé, par jeu de synchronicités, à aller explorer qui était Michael Jackson. Avant cette date, je ne connaissai pas sa tête, ni sa voix, ni ses chansons. Je ne savais rien de lui, à part quelques clichés qui me sont parvenus indirectement. Je n’ai rien écrit sur cette exploration et je n’en ai parlé quasiment à personne. Toujours est-il que par la connexion à l’âme, les paroles de ses chansons et les recherches internet, j’ai réussi à me faire une idée assez juste de qui il était, au-delà de toutes les conneries qui ont pu être écrite sur lui. J’en ai une confirmation grâce à Sophie qui capte énormément d’infos sur les gens dans ses ressentis, même si elle voit une vidéo. Elle m’a confirmé tout ce que j’ai senti par d’autre biais, d’autres canaux de perception. La deuxième grosse « enquête » que j’ai faite est celle de la Casa de Dom Inácio de Loyola. En fait, peut-être que le terme « enquête » n’est pas le bon. C’est plutôt une immersion dans un contexte et une exploration de celui-ci. Et dans mes écrits, je partage mon regard et mon expérience de ce contexte. Je pourrais très bien le faire à d’autres endroits et écrire un livre pour chaque lieu. Il y a plein de pistes pour vivre mes passions et les partager. Quelle belle conscientisation. Pour l’instant, je suis en apprentissage, mais ce voyage en Bolivie me permet de découvrir tout ce que je peux offrir au monde et j’en suis ravie. Mon hang est également une de mes forces. C’est une clé qui me permet d’ouvrir de nombreuses portes et qui me met en relation avec des gens touchés par ma musique. C’est vraiment un outil merveilleux.

Quand Sophie est rentrée, elle était très contente de son après-midi. Elle a passé du temps pour poser des questions à la psychologue et à la directrice de l’orphelinat. Elle était très heureuse des réponses qu’elle a obtenues et de l’ouverture de ces gens. Cette médiation va nous ouvrir d’autres portes. Les enfants, c’est la force et la passion de Sophie. Elle aussi est en plein dans l’exploration de sa force et nous allons peut-être faire des démarches officielles pour pouvoir masser les bébés. J’ai reçu un cours de massage pour bébé avant de partir au Brésil et je serais ravie de le mettre en pratique. On va voir si ça se fait.

J’ai également partagé avec Sophie le fruit de mes réflexions de l’après-midi et nous étions ravies toute les deux. La journée s’est terminée sur ces notes d’enthousiasme et je suis allée me coucher.

Merci à la vie.

Dimanche matin, j’étais encore en plein dans mon rhume. Mon énergie était plutôt basse. J’ai écrit puis, je me suis allongée dans mon lit pour rêvasser. Les films qui défilaient dans ma tête portaient de nouveau sur le médium João De Deus. J’ai vu défiler divers scénarios et notamment un dans lequel je constatais qu’en dehors de ses incorporations à la Casa, il était parfois incorporé malgré lui et perdait la conscience. Pendant ces incorporations imprévues, il avait des comportements bizarres, parfois violents ou pervers. Après ce rêve éveillé, je me suis demandée si c’était possible qu’il n’ait pas été conscient durant les abus sexuels. C’est une hypothèse intéressante qui expliquerait comment il fait pour nier les abus sans se prendre les pieds dans le plat. Il est peut-être honnête quand il nie. Dans le cas où cette hypothèse serait vraie, alors il y a deux possibilités : soit il souffre du syndrome de la personnalité multiple et de temps en temps, un changement se fait dont il n’est pas conscient, soit, il est incorporé malgré lui par une entité négative. Peut-être que ces deux possibilités n’en font qu’une et que c’est la même chose expliquée avec des mots différents.

Comme je continuais à rêvasser à son sujet et que je me demandais pourquoi ça revient comme ça maintenant, je me suis demandée s’il se passait quelque chose de particulier en ce moment. Je suis donc allée voir sur internet l’avancée du procès. Là, j’ai appris que son fils est également en prison pour complicité et corruption de témoignage, que la femme qui a aidé les femmes abusées à se faire entendre est bizarrement morte, elle se serait suicidée, et que les dépôts de dénonciation continuent malgré la peur des représailles.

Là, je me suis dit que c’est quand même une sacrée affaire. Et je me suis demandée comment notre monde fabrique des gens comme cela. J’avais mis de côté mon hypothèse de perte de conscience et mon interrogation portait sur comment notre société fait pour créer de tels personnages.

Quand il est né, il était pur, comme tous les enfants. Y a t’il des prédispositions, un contexte, un destin, comment ça marche la fabrication d’une telle perversité ?

Tout de suite, j’ai pensé aux orphelinats, dans lesquels faute d’attention, il y a des enfants qui se complaisent dans le fait de faire du mal, car c’est le moyen qu’ils ont trouvé pour avoir l’attention. Et le manque d’attention, on ne le trouve pas que dans les orphelinats, il y a pleins de famille dans lesquelles les enfants ne reçoivent pas l’attention dont ils ont besoin, où qui sont témoin du comportement pervers de leur parent. C’est une première piste de réponse.

Ensuite, ce qui m’est venu sont les projections. Quand on est enfant, on est une véritable éponge, et on absorbe toutes les projections des proches. Les phénomènes médiumniques et d’incorporation sont arrivés tôt dans la vie de João. Et dans les milieux judéo-chrétiens, ces phénomènes là sont perçu comme une possession par le diable. Surtout quand cela se manifeste puissamment comme dans ses incorporations. Est-ce que cette image de démon n’aurait pas été projetée sur lui au sein même de sa famille, si bien qu’il se serait identifié à cela. C’est une piste plus que probable. À quel point il a su rester lui-même au lieu de se laisser définir par les projections des autres dans son adolescence et sa jeunesse ? Pour ma part, je commence tout juste à arrêter de me définir sur la base de ce que les autres pensent ou attendent de moi. C’est un sacré cheminement.

Ce contexte l’aurait certainement encouragé à faire ces premières conneries, puis à manipuler pour échapper à la justice puis à faire une autre connerie et cela devient un cercle vicieux. Au bout d’un moment, il devient difficile de faire machine arrière. À cela s’ajoute le fait que dans les courants spirituels, de nombreuses femmes font un transfert et tombent amoureuse de leur maître spirituel. Cette attitude est perceptible pour qui sent les projections des autres.

Bref, ça fait plein d’éléments qui, mis bout à bout, contribuent a créer un médium qui fait des abus sexuels et qui corrompt la justice pour échapper à la condamnation et pour ne pas perdre la face. Si éventuellement, on ajoute le fait qu’il se fait manipuler par certaines entités négatives et qu’il n’est pas conscient de tout ce qu’il fait, on a la recette parfaitement pour créer la situation controversée qui se déroule actuellement à Abadiânia.

Encore une fois, la vie me donne l’opportunité d’explorer les mystères de l’existence. Même si tout ce que j’avance là ne sont que des hypothèses, je trouve le questionnement est très intéressant.

Cette histoire de projection me reflète toutes les fois où je me suis laissée définir par les autres. Par exemple, quand je suis rentrée au collège, il y avait plein de jeunes de mon age qui me disaient que j’étais moche. Comme d’un autre côté, je n’ai pas souvent entendu dire que j’étais belle, j’ai pris ces projections comme vraies et j’ai incarné le fait d’être moche car je me sentais vraiment moche, c’est devenu totalement vrai pour moi. Aujourd’hui, ayant compris le phénomène de projection que je peux recevoir et que j’envoie aussi, je peux prendre du recul et dire non, ce n’est pas moi. Mais il y a encore de nombreuses situations dans lesquelles, c’est plus fort que moi, je choisis de m’aligner avec les projections qui me sont faites ou avec les attentes des autres vis à vis de moi. C’est tout un travail de déprogrammer cela et d’avoir le véritable sens du SOI. Ça devrait être un élément essentiel de l’éducation des enfants car, en tant que parent, nous sommes nombreux a projeter inconsciemment nos schémas, nos peurs et nos attentes sur nos enfants. Parfois, cela peut avoir des conséquences lourde qui peuvent marquer la vie entière de l’enfant.

Merci à la vie pour ces opportunités de méditer sur ces sujets pour me transformer et me retrouver dans un monde de paix.

#voyage #transformationdesoi

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