• Violaine

Ma 8e semaine en Bolivie


Dans la nuit de dimanche à lundi, j’ai l’impression d’avoir passé tout mon temps à me moucher. Je ne sais pas ce qui sort, mais ça sort. Ces dernières années, toutes les fois où j’ai attrapé un rhume, c’est qu’il y avait des transformations qui se produisaient en moi et qu’un nettoyage interne devait se faire. Je suis certaine que ce rhume là ne fait pas exception.

J’ai passé un temps fou à écrire et à publier ce matin-là, car mon esprit divaguait souvent. Ensuite, bien que dans ces circonstances là, la communication est encore plus difficile pour moi, je suis allée voir Sophie pour discuter un peu. C’était constructif. Elle m’a demandé si je savais quel était le sens de ce rhume. Je lui ai d’abord répondu que je ne savais pas trop. Ma seule hypothèse jusque là était que c’était pour me faire faire moins de volontariat et plus d’activités qui correspondent à ma force. Mais cette explication ne me convenait pas totalement.

Sophie n’était pas convaincue par cela. Elle m’a mis sur une autre piste que voici :

C’est la première fois que je fais une activité si proche des enfants et cela vient toucher mon enfant intérieur blessé suite à toutes les interventions chirurgicales que j’ai vécu très jeune (11 mois et 15 mois) et peut-être bien d’autres choses. Ces blessures et souffrances sont passées depuis longtemps dans l’inconscient si bien que moi, je n’ai pas le souvenir d’avoir souffert. En étant face à des enfants qui portent des souffrances similaires, cela entre en résonance avec mes propres souffrances. Mais comme elles sont inconscientes, elles ne s’expriment pas émotionnellement. L’autre moyen de sortie est le rhume.

Ouah, ça a du sens tout cela et s’est super positif. Je suis vraiment entrain de faire des transformations profondes et je remonte petit à petit vers l’apparition de la cataracte pour mieux pouvoir régénérer mes cristallins. Je suis bien contente ! Cela m’a redonné un élan d’énergie et, bien que je ne pensais pas aller à la présentation de Voix Livres cet après-midi, je me sentais la force d’y aller. Sophie était contente. Elle m’a avoué qu’elle avait ressenti de la tristesse quand, samedi dernier, j’avais décidé de ne pas l’accompagner à l’orphelinat pour me reposer. Ça m’a paru curieux mais, cette tristesse, c’est la sienne, je n’en suis pas responsable.

Nous sommes allées à pied à la présentation de Voix Libres car ce n’était pas loin de chez nous. Il y avait une femme Suisse dont les parents avaient créé une fondation qui avait donné beaucoup d’argent à l’ONG. Ils lui faisait donc une présentation globales des activités autour de Cochabamba. C’était très intéressant. On a vu toutes leurs activités et on a découvert tout plein de problématiques que l’on avait pas remarquées jusque là : la non scolarisation des enfants dans les campagnes, la violence faite aux femmes, la violence faite aux enfants… L’ONG a mis en place un orphelinat autosuffisant en nourriture, des programmes d’accès aux soins médicaux, des programmes d’accompagnement des femmes battues et des hommes violents, des programmes d’aide à la scolarisation dans les campagnes. Ils sont vraiment efficaces et touchent de nombreuses personnes. Leur but est clairement de rendre les gens autosuffisants. Elle leur apprend à pêcher au lieu de leur donner du poisson. C’est vraiment curieux que tous les gens que l’on a rencontré jusque là ne les connaissent pas.

On a aussi appris qu’ils n’aiment pas trop le volontariat touristique. Marianne Sébastien, la fondatrice de l’ONG, demande à ce que le volontariat commence en Europe, elle demande un fort investissement personnel et une collecte de fonds pour pouvoir, ensuite aller sur place durant au moins 3 mois. Dans le fond, c’est tout à fait honorable comme mode de fonctionnement.

Bien que le contenu de la présentation soit très intéressant, mon rhume pesait quand même sur mon énergie et j’avais besoin de me moucher assez souvent. Au bout d’un moment, je n’essayais plus de comprendre ce qui était dit car ma fatigue réduisait ma compréhension de l’espagnol à pas grand chose. Mais je sentais l’énergie des intervenants et je captais l’essentiel. Après cela, je suis rentrée directement pour me reposer.

Je me suis couchée tôt, ce soir là, contente de ma journée.

Mardi matin, j’étais toujours autant enrhumée. Mon énergie n’était pas revenue. J’ai quand-même pris le temps d’écrire, puis je suis retournée m’allonger. Mon esprit a divagué toute la matinée mais je ne me rappelle plus dans quelles directions. Vers midi, je suis allée me préparer à manger. Sophie était partie à l’extérieur et venait juste de revenir. Au moment de préparer une omelette, je lui ai demandé si elle en voulait aussi. Elle m’a dit qu’elle avait vomi tout son repas d’hier alors elle ne savait pas. Ne sachant pas comment l’aider dans cette situation, je l’ai laissée tranquille. Après manger, je lui ai dit que je n’irai pas à l’orphelinat cet après-midi car j’avais encore besoin de repos. Et comme elle n’était pas très en forme elle non plus, je lui ai proposé que l’on se fasse un temps d’écoute cet après-midi car ça faisait longtemps qu’on ne l’avait pas fait de manière formelle.

Alors elle a commencé par m’expliquer ce qu’elle ressentait en ce moment.

Elle a soulevé très justement mon manque flagrant de communication ces temps-ci en me donnant plusieurs exemples concrets de situations où elle s’était retrouvée bouche-bée devant mon attitude. J’ai reconnu les fait et je me sentais impuissante car je n’avais rien remarqué sur le moment. J’avais l’impression qu’il fallait que je réapprenne à communiquer car visiblement, j’étais encore bien coupée du monde. J’ai fait tout de suite le lien avec ma vision. Dans mon adolescence, quand les contacts humains sont devenus trop durs et incompréhensibles pour moi, je me suis coupée et ma vue a commencé à baisser à ce moment là. Visiblement, je suis encore coupée. Dans cet échange, je n’ai pas senti de mal-aise ou de culpabilité monter. J’ai simplement reconnu mon reflet dans le miroir que me proposait Sophie et j’ai commencé à chercher d’où vient ce comportement un peu égoïste. Sophie m’a aidée à remonter à la racine du problème. J’ai identifié pas mal de croyances comme :

- si je suis là ou pas, cela ne fait pas de différence

- ma présence dérange

- je ne fait pas confiance dans la valeur que j’apporte autour de moi

Je ne saurais plus vous dire dans quel sens tout cela est venu. Toujours est-il qu’au bout d’un moment, j’ai réalisé que je n’avais pas besoin d’apprendre à communiquer car les élans de dire et de faire pour l’autre sont là, mais je les réprime par manque de confiance ou par peur de déranger en faisant ou disant quelque chose qu’il ne faut pas. Je trouvais cela rassurant. Après, nous avons exploré pourquoi je doute de moi comme cela. On a appris, en questionnant la psychologue de l’orphelinat, que le manque d’estime de soi était généralement lié à un manque d’attention dans la petite enfance. Mais moi, j’en ai eu plein de l’attention avec mes soucis aux yeux, j’en recevais plein. Mais je me suis rappelée de ce que ma mère m’avait dit quelques mois avant mon départ au Brésil. Elle m’avait dit qu’elle se sentait très coupable de m’avoir faite comme j’étais avec mes soucis aux yeux et mon corps très poilu. J’étais déjà comme cela bébé. J’ai donc reçu très tôt l’information implicite que ce n’était pas bien comme j’étais et ensuite, j’ai reçu l’information que dans la vie, il allait falloir que je fasse plus d’efforts que les autres pour compenser les défauts de mon corps et de mes sens. Étant enfant, j’ai absorbé cela et je l’ai accepté comme vrai. Du coup c’est en partie pour cela qu’aujourd’hui je doute de ce que j’apporte en étant juste moi-même dans la présence. J’ai l’impression que pour faire une différence, il faut que je fasse des choses vraiment extraordinaires. Alors, même si ce que nous faisons actuellement dans les orphelinats, où toutes les portes s’ouvrent pour nous, même celles qui ne seraient pas supposées s’ouvrir, est vraiment extraordinaire, je n’arrive pas à me connecter à cela et à m’en nourrir.

Conscientiser tout cela et écouter Sophie accueillir ces émotions en lien avec son incompréhension de mon attitude m’a fait le plus grand bien. Biensûr, sur le moment, ça fait bizarre mais, je sais que c’est un cap de plus que je peux franchir pour laisser toutes ces croyances erronées derrière moi.

Après cet échange, qui a duré environ 2 heures, j’ai fait quelques bonhommes-allumettes pour laisser mes vielles croyances derrière moi et en adopter de nouvelles, plus positives. J’ai demandé l’aide de tout mes amis invisibles pour la transformation intérieure que cela implique et j’ai senti, dans mon attitude, des changements positifs des la fin de l’après-midi. Je me suis autorisée à prendre une longue douche chaude car je le mérite, n’est-ce pas ? Et ça m’a fait du bien. J’avais vraiment l’impression que le plus gros était fait. Maintenant, ça va être plus facile d’apprécier le fait d’être, tout simplement, sans besoin d’artifices.

Merci à Sophie pour le beau miroir qu’elle est. J’aimerais qu’elle parviennent à le vivre mieux, sans souffrir, mais ça, c’est son chemin. De mon côté, je vais faire les transformations qui sont à ma portée. Je vois qu’il y a de nombreux cadeaux à la clé.

Encore une fois, je suis allée me coucher tôt et la nuit a été agréable.

Mercredi matin, je me suis encore levée fatiguée. Le rhume s’effaçait mais il y avait encore un grand besoin de repos. L’écriture a été plus dure que les autres jours. Je ne savais pas par quel bout expliquer le grand processus interieur de la veille. Mais, j’y suis arrivée.

Quand j’ai vu Sophie, on a discuté un long moment. Comme la veille au soir, elle avait eu un rendez-vous avec Josée, sa voyante, pour l’aider à passer les mal-aises de ces derniers jours, elle m’a fait part des choses qui me concernaient. Dans le récit de la veille, je n’ai pas insisté sur le fait qu’elle m’a vraiment dit que, pour elle, mon attitude de ces derniers jours avait été insupportable. Je n’ai pas insisté la dessus car là, je savais qu’il ne fallait pas que je le prenne personnellement car ce sont ses blessures d’enfance qui parlent. Ce matin là, ce qu’elle m’a dit de sa conversation avec Josée était exactement la même chose. Elle m’a dit, avec son vocabulaire québécois que finalement « je n’étais pas si pire ». J’étais quand-même bien contente de l’entendre.

On a discuté pendant un long moment pour partager nos ressentis. Sophie m’a dit qu’elle devait se reposer et qu’elle ne pourrait pas partir pour le lac Titicaca le lendemain, comme nous avions initialement prévu. D’abord, c’est un voyage d’une bonne dizaine d’heures puis, il y a l’altitude à franchir. C’est donc plus raisonnable qu’elle se repose et moi aussi, avant de faire ce bond en hauteur. Comme on doit laisser notre appartement le lendemain, car il est loué 5 jours sur Airbnb, nous avons discuté de ce que nous faisions en attendant samedi, nouveau jour de départ.

Cette journée était agréable, la discussion était fluide sans que j’ai besoin de faire d’efforts. Je me suis encore beaucoup reposée et j’étais heureuse de voir comment j’avais accueilli les petits défis de la journée. J’avais l’impression que tout le travail d’hier était déjà intégré et que j’agissais sans efforts pour communiquer. Je suis sure que je suis bien aidée, comme je l’ai demandé. Si c’est facile comme cela alors que je suis encore bien fatiguée par mon rhume, comment ça va être naturel quand j’irai mieux.

Parallèlement, dans mes périodes de repos, je continuais à faire des rêves éveillés mettant en scène le médium João dans son contexte actuel. Son attitude vis à vis de l’expérience qu’il vit actuellement avait radicalement changé, me reflétant le changement que j’ai fait en moi. Je suis maintenant dans une réalité différente, clairement différente. Je vais voir comment le monde extérieur me le reflète.

Merci à la vie pour tout cela. Toutes les portes s’ouvrent et je reconnais aujourd’hui la valeur de ce que j’apporte. Ce sera complètement différent pour moi la prochaine fois que j’irai dans un orphelinat. Mon expérience sera transformée.

Merci.

J’ai très bien dormi dans la nuit de mercredi à jeudi. Le rhume s’éloigne et mon énergie revient. J’ai vu clairement la différence quand j’ai fait mon travail d’écriture, c’était nettement plus facile et rapide.

Ensuite, j’ai commencé à faire ma valise et à faire le ménage. On s’est chacune préparée à notre rythme et sans surprise, j’étais prête la première. Je me suis donc reposée un peu en attendant que Sophie soit prête aussi. J’étais contente de voir mon énergie revenue. Lors de notre transfert entre notre appartement et la résidence Samay, située à 200 m de là, j’ai aidé Sophie a porter ses affaires pour ne pas peser sur ses tendinites. Tout s’est bien passé. La résidence Samay est celle où l’on a passé les deux semaines avant de trouver un appartement. On arrivait donc en terrain connu, même si on était pas dans la même chambre. C’est agréable pour moi, ça m’évite d’avoir a reprendre tout mes repères. On se retrouve dans une petite chambre avec 2 lits superposés, après avoir eu tant d’espace, ça fait un changement abrupte. Mais comme la communication est nettement meilleure et que l’on y reste 2 nuits, cela va le faire.

L’après-midi, je me suis reposée pour me remettre de tout le sport de ce matin (ménage et déménagement). J’ai pris le lit d’en haut. Sophie s’est reposée aussi. C’était en effet bien raisonnable de reporter notre départ de 2 jours, car il y a plus de 8h de bus pour aller à La Paz puis, il y a encore le trajet La Paz - Copacabana, sur les berges du lac Titicaca. Mais Sophie a une très bonne amie qui est en ce moment à La Paz et nous allons passer une soirée avec elle avant d’aller au lac. Cela nous fera une transition. Cette amie, qui est Française, a très envie de parler énergétique. Je vais donc bien m’amuser. Je vais lui faire rencontrer du monde invisible.

J’ai encore bien pris soin de moi en me donnant du repos et des bons fruits à manger. C’est bien qu’il y ai des moments de calme comme cela. Je pense que j’en avais bien besoin. On se met pas la pression, c’est vraiment relax. Dans cette atmosphère, on serait en droit de se demander si on fait bien ce que l’on a à faire ici. Sophie a posé la question à sa voyante qui lui a répondu que oui. Je pense même que le fait d’être relax nous rend encore plus efficace que si on se mettait la pression.

J’aime ça.

Merci à la vie pour cette expérience qui me permet de découvrir mes forces et de continuer mon avancée dans la déprogrammation de toutes mes croyances erronées. Avec Sophie, je suis à la bonne école car elle capte bien des choses de l’humain et elle est d’une grande aide quand on accepte d’entendre ses ressentis, sans toutefois faire une affaire personnelle de tous les affects qu’elle vit avec ces ressentis.

Merci à elle et merci à la vie pour cette opportunité.

Vendredi, nous avons continué de se reposer. Je me sentais encore un peu mieux et Sophie sentait son énergie revenir, bien que son plexus solaire était encore en travail intense.

On a pris notre temps puis on est sorties pour aller faire tamponner nos passeports pour les 30 derniers jours de notre voyage commun.

On s’est organisées pour préparer le voyage du lendemain. L’après-midi, nous étions de nouveau libre pour nous reposer. J’ai écouté plusieurs liens que Sophie m’a envoyés, un sur la géobiologie et une canalisation du maître ascensionné Hilarion. C’était très intéressant. Cela m’a nourrie et m’a projetée plus en profondeur dans mon être. Je réécouterai ces vidéos car il y a plein d’informations précieuses dedans.

Le soir, après que tout soit prêt pour le lendemain, les sacs prêt, le taxi réservé à 5h20 pour prendre le premier bus pour La Paz, les casse-croûtes prêts, etc. J’ai proposé à Sophie un massage de pied et nous avons apprécié ce moment. Ensuite, nous nous sommes couchées tôt et avons fait un petit jeu autour de la gratitude. Nous devions trouver 5 raisons de remercier dans tout ce qui s’est déroulé dans la journée. Nous en avons trouvés bien plus que 5 chacune, et au bout d’un moment, on s’est arrêtées. J’ai bien dormi et quand je ne dormais pas, j’ai bien rêvasé.

Merci à la vie.

Samedi matin, c’était le jour du départ. Sophie s’est réveillée à 1h du matin et n’arrivait plus à se rendormir, donc, elle a commencé sa routine du matin. Elle est venue me réveiller à 4h15. Nous nous sommes préparées avant de monter dans notre taxi. Une fois arrivées au terminal de bus, nous nous sommes encore retrouvées dans un fouillis de gens qui crient les noms des villes pour vendre des tickets de bus. Tous les prix étaient les mêmes et ils étaient un peu plus élevé que la normale à cause du Carnaval. Le premier ticket que nous avons acheté nous a mené dans un bus qui finalement, n’a pas pu partir car quelqu’un a mis un sabot de blocage de roue, immobilisant le car. On nous a remboursé nos places. Ce ne devait pas être très légal tout cela. Ensuite, nous sommes allées à un vrai guichet pour acheter un vrai billet auprès d’une compagnie de bus sérieuse (Bolivar)

Là, on sentait que c’était plus normal car on nous a demandé nos passeports, on a enregistré nos bagages, etc. Le bus était hyper confortable et nous sommes parties. Après le long moment de trajet dans la zone urbaine de Cochabamba, nous sommes enfin arrivées dans la montagne. Et là on a commencé l’ascension vers l’altiplano. Les paysages étaient magnifiques. Les arbres se raréfiaient peu à peu et on voyait des montagnes de couleur grise à jaune pâle peuplées d’une végétation basse d’un vert pâle. La roche était souvent à l’affleurement et les zones habitées étaient assez rare. Quelque fois, nous traversions un village avec une activité plus ou moins intense. Au bout de 3h30 d’ascension lente, nous sommes arrivées sur une grande plaine toute plate, sans arbres et sans cultures. Voilà l’altiplano, une grande zone plate à presque 4000 m d’altitude. Je ne sentais pas les effets de l’altitude, il faisait chaud dans le bus et rien ne laissait penser qu’on était à une telle hauteur.

Au bout de 7h de trajet, dont la moitié en ligne droite sur l’altiplano, nous sommes arrivées à El Alto, la ville qui surplombe La Paz. Nous avons ensuite plongé sur La Paz, une immense étendue densément urbanisée. Il y a ici 2 millions d’habitants, à 3800 m d’altitude. C’est la capitale la plus haute du monde.

Une fois débarquées, nous avons dû négocier pour trouver un taxi à un prix raisonnable pour aller chez l’amie de Sophie. Le premier nous a proposé 50 bolivian (le prix du trajet de 8h entre Cochabamba et La Paz). Aussitôt, nous sommes sorites du taxi et nous avons trouvé un autre qui nous a demandé 25 bolivian. C’est quand même plus raisonnable.

La maison dans laquelle l’amie de Sophie est hébergée, avec son copain, se situe un peu sur les hauteurs de La Paz, nous avons dû monter une petite côte et 3 étages d’escaliers pour arriver dans notre chambre. On y est allées doucement et on a eu de l’aide pour monter nos bagages. Nous avons été très bien accueillies dans cette famille de Boliviens et par les amis de Sophie. Comme ce sont des Français, j’ai pu parler librement avec quelqu’un d’autre que Sophie depuis 2 mois maintenant. Ça fait du bien. On a parlé énergétique, on a parlé bébé, j’ai joué du hang et au final, j’ai passé une superbe soirée. Les amis de Sophie sont vraiment des gens avec lesquels j’ai beaucoup a partager et avec lesquels je me sens bien. On a donc décidé de rester en leur compagnie un jour de plus et de partir pour le lac Titicaca le sur-lendemain. Dans la famille, il y a une petite fille de 16 mois et je leur ai parlé du massage pour bébé. Demain, je vais le leur montrer et pratiquer sur un vrai bébé pour la première fois. Je suis contente car je vois que, quand je vais chez l’habitant, je peux offrir plein de choses en échange de l’hospitalité : ma présence d’abord, puis ma musique, le nettoyage énergétique des lieux et aussi le massage pour bébé. Et il y a sûrement plein d’autres choses aussi. Ça me rend encore plus confiante dans mon abondance, cela me rassure et me rend plus sereine. Bien que je n’ai pas beaucoup dormi dans le bus, cette ambiance conviviale très agréable m’a permis de ne pas sentir la fatigue et de profiter de cette énergie durant la soirée. Je pense que nous nous sommes tous couchés sur le coup des 9h.

Quelle belle journée ! Merci à la vie.

Dimanche matin, nos amis nous ont préparé un super petit-déjeuner avec pancakes et granola fait maison. J’ai aidé à préparer la table et à faire la vaisselle de la veille puis, je me suis régalée avec les différents aliments disponibles pour le repas. Sophie avait du sommeil à rattraper et s’est donc levée tard. En attendant, j’ai joué de la musique et j’ai discuté avec les amis de Sophie et avec nos hôtes. Nous avons planifié d’aller d’abord faire un petit tour dans La Paz, puis d’aller manger dans un restaurant végétarien et enfin de rentrer pour pratiquer le message pour bébé et faire du nettoyage énergétique pour nos hôtes.

Dans la ville de La Paz, qui est la capitale administrative du pays, le président Evo Morales a financé de superbes téléphériques flambant-neufs et ultra modernes. Ils sont conçus comme pour servir de transports en commun basiques et ne coûtent pas vraiment plus cher que les bus de ville. Pour le moment, il y en a 7 et ils permettent d’éviter la circulation et toutes les pentes raides de cette ville très densément habitée. Depuis les téléphériques, la vue est splendide. On voit la ville de haut et cela donne une perspective unique. Ce trajet en transport en commun aérien était bien agréable. Ensuite, on s’est rejoint avec nos hôtes pour aller manger ensemble dans un restaurant. Mais comme on est dimanche et que c’est en plein carnaval, le restaurant dans lequel nous voulions aller était fermé. On a trouvé, en marchant un peu, un autre endroit pour manger. C’était bien cher mais c’était de la qualité. Je suis ressortie de là bien fatiguée, alors que je n’ai pas mangé si lourd que cela. Est-ce le lieu ou la nourriture? Je ne sais pas. Au moment de payer, on a appris que nos hôtes avaient déjà réglé l’addition. C’était touchant de voir leur hospitalité et leur joie de nous recevoir. Une des filles du Papa a déjà vécu en France et va y retourner bientôt avec sa fille. Elle est tellement reconnaissante de l’aide qu’elle a reçu en France, quand cela n’allait pas pour elle, qu’elle est toute désireuse de rendre la pareille. C’est beau. On a continué notre tour en évitant soigneusement les zones de fête, car pour le carnaval, les gens ont tous des bombes aérosol et s’aspergent de mousse à raser, même si tu n’as rien demandé. Nous n’étions pas très motivés pour se faire asperger.

Ensuite nous sommes rentrés, finalement assez tard et fatigués car l’altitude, je l’ai bien sentie aujourd’hui. Chaque effort semble nécessiter beaucoup plus d’énergie. On s’est organisés pour que je montre le massage pour bébé que j’ai appris, et Ivana, notre hôte, a voulu inviter une de ses sœurs qui a deux enfants en bas-age. Du coup, quand ils sont arrivés, tous les enfants avaient envie de jouer ensemble. Seul le petit était vraiment disposé à recevoir un massage. Cela a donné un bon exemple de quand le bébé dit oui pour le massage et quand il dit non. Moi, c’était la première fois que je donnais ce massage sur un vrai enfant et c’était un peu inconfortable car l’ambiance autour était très dispersée. J’avais l’impression de ne pas avoir l’attention et de montrer les gestes dans le vent. Du coup, c’était lent et le petit qui recevait mon massage s’est impatienté et j’ai senti qu’il avait faim. Sa mère a dit que non, il avait mangé récemment. J’ai donc fini de montrer le massage des jambes puis, avant de passer au ventre, j’ai demandé au bébé s’il voulait recevoir un massage au ventre et il a dit non (à sa manière car il n’en était pas encore à l’usage de la parole). J’ai donc arrêté la démonstration ici. J’ai rhabillé le bébé et je l’ai rendu à sa mère. Et finalement, il avait bien faim. C’est alors bien normal que le massage ne l’intéressait plus.

Après coup, je n’étais pas super contente de moi, j’avais vu mes doutes et mon mal-aise. Mais l’amie de Sophie m’a dit qu’elle m’avait trouvé très confiante et sûre de ce que je faisais. Alors, j’ai regardé la situation sous un angle nouveau et en effet, j’ai vu que je pouvais être contente de moi.

Ensuite, nous avons mangé et enfin, je suis allée faire le nettoyage énergétique d’un autre appartement de nos hôtes. Il se situait 2 étages en dessous donc ce n’était pas loin. J’y suis allée avec mon ressenti, ma confiance et mon bol tibétain. Je suis contente de ce que j’ai transmis et du nettoyage que j’ai fait, de manière très naturelle.

La confiance est très importante, car il y a beaucoup d’informations qui me viennent par forme pensée donc, si je ne suis pas en confiance, je ne les prends pas au sérieux et les garde pour moi.

Quand je me suis couchée ce soir là, j’étais bien contente de ma journée bien remplie. J’étais heureuse de tout ce que j’ai donné et de tout ce que j’ai reçu. Merci à la vie pour ces expériences.

A côté de cela, j’ai aussi quelques petites blessures d’enfance qui ont été touchées aujourd’hui. C’est rien de très important mais je l’ai remarqué toutefois. La peur du rejet a pointé son bout du nez quand Sophie m’a dit qu’elle voulait passer un moment seule avec son amie dans la journée. C’est bien normal qu’elle formule cette demande, mais j’ai constaté que c’est venu toucher cette peur du rejet. Comme si je me jugeais d’avoir fait quelque chose qui faisait qu’elle m’écartait un moment, ou que j’étais moins bien que son amie. En explorant cela, j’en riais un peu intérieurement car ces raisonnements n’ont vraiment pas de sens et ils me mettent face à mon propre jugement, tout simplement.

Merci à la vie pour cette journée riche d’enseignements. Lorsque je suis allée me coucher, mon repos était bien mérité.

#voyage #transformationdesoi

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