• Violaine

Ma 9e semaine en Bolivie


Lundi matin, on s’est de nouveau levées aux aurores pour partir tôt pour Copacabana, sur les rives du lac Titicaca. On a fait tout le trajet vers le terminal de bus d’El Alto en téléphérique. Les amis de Sophie nous ont accompagnées sur une partie du trajet car ils allaient chercher un proche à l’aéroport. On les a laissés, heureuses de notre cours séjour en leur compagnie.

Dès notre arrivée au terminal, un mini van à destination de Copacabana n’attendait que nous. On est parties à 7h30 d’El Alto. Sur le trajet, j’ai vu les belles montagnes enneigées qui surplombent cette région. Ces sommets sont à 6500 m d’altitude. J’ai vu également qu’il y avait beaucoup d’arbres le long de la route. Ils peuvent donc pousser à cette altitude. Je me suis donc demandée si, à une certaine époque, ces régions n’étaient pas couvertes de forêts qui ont été coupées il y a bien longtemps par les incas ou la civilisation Tiahuanaco. Car, pour ces derniers, ils se sont expansés jusqu’au 11e siècle puis d’un coup, plus rien. Le même contexte s’observe sur l’île de Pâques. Ce ne sont que des hypothèses appuyées par un ressenti.

Lorsque nous sommes arrivées sur les rives du lac Titicaca, le bus nous a demandé de débarquer sans explications. Les autres semblaient savoir ce qui se passe. En posant des questions, on a appris que les véhicules et les personnes ne traversent pas le détroit dans le même bateau, on retrouvera donc le bus de l’autre côté du détroit, sur la péninsule de Copacabana.

Sophie semblait inquiète car elle ne savait pas où on allait. Moi, j’avais la carte en tête et je comprenait plus ou moins ce qu’il se passait. Mais, je constate que quand Sophie est en stress ou dans une émotion, aucun mot ne passe, je n’essaye même plus de dire quelque chose car ce n’est pas entendu. Une fois sur l’autre rive, elle a demandé à un garde des informations. Il a expliqué très clairement où on devait attendre notre bus et que c’était normal que ce dernier arrive après nous. Mais je sentais toujours l’inquiétude de Sophie. Alors, j’ai laissé faire.

Au bout de vingt minutes, nous avons retrouvé des gens du groupe puis notre mini van. Puis, nous nous sommes remis en route vers Copacabana.

Au bout de 20 minutes de route, nous sommes arrivées au dessus de la baie de Copacabana et c’était très beau. Le mini van nous a déposé sur la place centrale. Bien que nous soyons à 3850 m d’altitude, le soleil chauffait intensément l’atmosphère. Nous avons constaté que nous étions, pour la première fois, dans une place vraiment touristique. C’est nouveau pour nous.

Nous nous sommes mises en route pour trouver un hébergement. Nous avons assez rapidement trouvé quelque chose de convenable. Nous avions le choix entre des places vraiment pas chères mais pas super bien entretenues et des places très chères et luxueuses. Il y en avait pour tous les goût. À un moment, on a trouvé une place intermédiaire dont l’énergie nous a séduit par sa tranquillité et le soin avec lequel elle est entretenue. Le prix dépassait un peu notre budget mais on a décidé de faire confiance dans notre abondance et d’aller dans un endroit où on se sent bien.

Ensuite, pendant que Sophie continuait de se reposer, je suis allée faire un tour sur le marché pour voir ce qu’il s’y vend. Et là, j’ai vu plein de trucs pour touriste, des sodas, des sucreries mais très peu de stands de fruits et légumes. En plus, il n’y a pas de cuisine là où on est, donc il va falloir aller explorer d’autres places pour trouver ce que l’on cherche.

Je suis rentrée pour me reposer un peu puis, en fin de soirée, on est sorties pour explorer les environs et les rives du lac Titicaca. L’énergie est vraiment douce ici, les gens sont agréables. On est dans l’énergie du lac et du chakra sacré de la terre même si, de tout ce que j’ai vu pour l’instant, la dimension sacrée du lac est bien loin des préoccupations des gens. La culture Inca a mauvaise presse, ils veulent, en majorité, s’en défaire pour plonger dans le modernisme occidental. Je les comprends mais je ne suis pas sûre que c’est un choix profitable pour eux.

Dans la baie de Copacabana, sur les rives du lac, il y a plein de loisirs touristiques qui ne m’attirent pas plus que cela. Moi, j’ai envie de trouver un endroit tranquille dans lequel je puisse vraiment me connecter aux énergies telluriques du lac. Je vais me mettre en quête demain. Ce soir, je suis fatiguée et j’ai besoin de dormir.

Il y a un mal-aise en moi qui grandi par rapport à la relation avec Sophie et avec moi-même aussi. Je ne sais plus quoi dire ou quoi faire pour qu’elle se sente bien. Je me sens un peu prise en étau entre mes limites et sa sensibilité. Je ne sais pas trop quoi faire avec cela. Il va falloir que je lui en parle. Peut-être qu’elle va pouvoir m’aider à voir ce que cela me reflète, pour que je puisse le dépasser.

Dans ces circonstances, j’ai l’impression que je me mets en vigilance permanente et que je ne m’autorise plus à être moi-même, car sa sensibilité est tellement grande que je ne veux pas faire quelque chose qui la heurte et je me perds un peu dans ce jeu là. Parfois, j’ai encore envie de retourner au Brésil car c’est l’action qui suscite encore le plus d’enthousiasme dans mon cœur. Que faire avec tout cela ? Je sais que si je pars demain, je vais heurter Sophie et je n’ai pas envie. Je n’ai plus vraiment l’impression que si je pars, je rate quelque chose. Je suis un peu perdue dans tout cela, mais je sais que l’expérience d’être perdue ainsi est intéressante pour moi. En effet, elle me fait explorer le fait de faire certaines choses par peur de la réaction de l’autre et à quel point on peut résister à ses élans naturels pour ne pas s’exposer à la réaction de l’autre et par peur de rater quelque chose d’important en changeant de direction. Je suis en plein là dedans mais j’ai peut-être besoin de le vivre jusqu’au bout en conscience pour explorer ce que cela fait, afin de ne plus le faire. Comme dit Bashar, on a parfois besoin d’explorer ce qui n’est pas à notre préférence pour mieux savoir ce que l’on préfère. Cela fait partie du processus de déconditionnement.

Merci à la vie pour cela.

J’ai passé une très bonne nuit et mardi matin, je me suis levée encore un peu brassée. J’étais au lac Titicaca, un endroit dans lequel je m’enthousiasme d’aller depuis quelques semaines, et finalement, je ne suis pas si enthousiaste que cela. Que se passe t’il ? Ça fait plusieurs jours que j’essaye de d’accéder à mon éditeur de blog pour publier mon récit de la semaine passée, mais la connexion ne le permet pas. Donc, cela va attendre notre retour à Cochabamba. Après avoir écrit, c’était de nouveau le fouillis dans ma tête. Je ne savais plus quoi faire et je sentais que ce fouillis s’intercalait entre Sophie et moi, ce qui brouillait ma relation avec elle. Je lui ai demandé un temps de co-écoute et elle m’a dit qu’elle avait besoin de prendre sa douche avant. En attendant, je suis allée m’asseoir au soleil car il fait froid à l’intérieur le matin. Au soleil, j’ai commencé à méditer sur mon mal-être. Les premières choses qui me venaient en tête étaient ce qui m’agaçait chez Sophie et aussi j’ai réfléchi à ce qui m’attire tant dans le fait de retourner à Abadiânia. En observant ces deux points : les limites de Sophie, liées à sa sensibilité, me dérangent de plus en plus et l’autonomie que je retrouverais si je retournais à Abadiânia. Sur cette base, j’ai utilisé le jeu du miroir et j’ai réalisé que ce sont mes propres limites liées à ma vue physique qui m’agacent. Là, les larmes commençaient à me monter aux yeux. J’avais l’impression d’avoir mis le doigt sur la vrai raison de mon mal-aise depuis le jour où, à Samaïpata, j’ai voulu aller chercher de l’eau et je n’ai pas trouvé. Depuis ce jour, je refoule en moi une tristesse et une frustration liées au fait de ne pas bien y voir.

Quand Sophie a été disponible, j’ai commencé à lui dire ce que je venais de comprendre et là, j’ai accueilli, pour la première fois depuis bien longtemps, ma tristesse, ma frustration et mon ras le bol de ne pas bien y voir. J’ai retenu tout cela car, depuis toute petite, je fais la forte et j’endure tout cela avec le sourire. J’ai fait cela car je croyais protéger mes parents et peut-être surtout ma mère, de leur culpabilité. Mais, force est de constater que cela n’a pas fonctionné. Je me suis juste fait du mal à moi-même en enfermant cette tristesse au plus profond de moi. Aujourd’hui, j’ai pleuré à chaudes larmes, sous les encouragements de Sophie, pour laisser être cette tristesse et peut-être même cette colère, tout simplement, sans la juger. Ça m’a fait du bien de l’exprimer et que ce soit entendu. Je disais que j’en avais mare, que cette vue me coupait de tant de choses et que plus je faisais des choses énergétiques pour que cela change, plus j’y voyais mal. Sophie m’a dit que d’exprimer cela, c’était le début de la fin du challenge visuel.

L’émotion m’a traversée à deux reprises pendant 2 minutes et ensuite, cela semblait se calmer. Sophie m’encourageait à continuer d’accueillir mais plus rien ne venait. C’était peut-être suffisant pour aujourd’hui.

Ensuite, je lui ai dit que je voulais aller sur l’île de la lune, trouver un coin de nature tranquille et y rester toute la journée. Nous sommes donc sorties pour nous renseigner. Sophie me félicitait encore et je la remerciais. J’avais compris ce que représentait mon envie de retourner à Abadiânia, c’était en fait une fuite de cette blessure intérieure à laquelle je ne voulais pas toucher et que je ne voulais pas voir.

En arrivant à la plage, on s’est renseignées pour les bateaux et cela paraissait compliqué de faire ce que je voulais sur l’île de la Lune. En plus, les gens étaient quasiment tous saoul à cause de la fête. On s’est dit qu’on allait attendre la fin des festivités avant d’aller naviguer sur le lac, ce sera plus sûr !

Nous sommes ensuite allées pique-niquer dans un endroit calme de la plage et on avait l’impression d’être à la mer, à 3800 m d’altitude. De ce côté du lac, on ne voit pas la terre, il y a de l’eau à perte de vue.

L’après-midi, nous sommes allées faire un tour de cheval de 2h30. Le guide nous a emmenées sur les chemins Incas et nous a fait visiter une mine abandonnée. Nous sommes rentrés dedans et nous sommes sortis par un autre trou. C’était fou, jamais je ne m’imaginais faire de la spéléologie cet après-midi là. Ensuite, nous avons repris les chevaux et sommes partis sur un autre site Inca où il y avait des vestiges divers. Le paysage était magnifique et on avait une vue imprenable sur le lac. Comme la route ne passe pas loin de ces vestiges Incas et que l’endroit et très calme, nous avons décidé de retourner là le lendemain et d’y rester plusieurs heures pour savourer l’énergie du lieu et la nature tranquille de cet endroit. Ensuite, nous sommes remontés à cheval et sommes retournés à Copacabana. Le guide nous a proposé un autre tour avec d’autres vestiges Incas. Nous avons planifié cela pour jeudi. Nous étions enchantées de notre périple à cheval. En rentrant chez nous, nous avons trouvé, enfin, le marché où se vendent des fruits et légumes. J’ai acheté de quoi manger ce soir là et Sophie aussi. Cela va être plus agréable car les quelques plats végétariens que nous avons achetés dans la rue ont tous été durs à digérer. Déjà que l’altitude est un challenge pour mon corps, si en plus je mange des choses lourdes à digérer, cela n’arrange rien.

Dans cette journée, ma relation avec Sophie était très fluide et naturelle, rien à voir avec ce que j’avais vécu les jours précédents. J’étais contente de cela pour moi et aussi pour elle.

Le soir, je suis allée me coucher à 8h car je n’avais plus d’énergie. J’ai très bien dormi.

Merci à la vie.

Mercredi matin, je me suis levée en forme et contente de ce que l’on va faire. Il faisait froid et le soleil semblait ne pas vouloir se montrer. Nous avons pris notre temps pour être douce avec nous-mêmes. J’ai enfin réussi à publier mon récit de la semaine passée sur mon blog. Sur les coups de 11h, l’heure à laquelle on avait prévu de partir, il s’est mis à pleuvoir. On avait donc encore le temps en attendant que le temps s’améliore. Sophie m’a envoyé un documentaire sur les super-pouvoirs de l’urine, alors je l’ai regardé et en effet, ce documentaire va plus loin que les infos que j’avais lues. On va mettre cela en pratique !

Vers 13h, nous sommes sorties pour acheter de quoi pique-niquer et prendre un taxi pour aller sur le site de vestiges Incas.

Quand nous sommes arrivées, il a commencé à pleuvoir de nouveau. Nous avons pu nous abriter sous le grand faucon de pierre, là où il y a des peintures Incas. Nous avons pique-niqué là en attendant que le temps s’améliore. À un moment, il y a même eu de la grêle. C’était un moment bien spécial et cela ne nous a pas empêché de savourer notre sortie. Quand la pluie a cessée, je suis allée crapahuter dans les ruines pour m’immerger dans leur énergie. Finalement, j’ai été appelée par les hauteurs et j’ai grimpé jusqu’à la crête. J’aurais aimé aller au sommet, mais c’était dangereux alors, je suis restée sur la crête. J’étais environ 100 m au dessus du faucon et j’avais une très belle vue sur le lac et les environs. Là, j’ai fait une méditation pour remercier le lac de m’accueillir dans ce lieu sacré et pour demander la purification de mon chakra sacré. J’étais bien, sur mon promontoire rocheux. Je suis restée 20 minutes puis je suis redescendue pour continuer d’explorer le site. À un moment, je suis tombée par hasard sur ce qu’ils appellent les 7 miroirs. On y était passés hier. Lorsque le guide nous avait dit que les Incas avaient fait 7 trous dans la roche pour s’en servir de miroir avec l’eau qu’ils contenaient, j’ai tout de suite reçu une information corrective intérieurement. J’ai eu l’info que ce n’était pas des miroirs pour se regarder mais c’était des miroirs pour observer l’énergie des 7 aspects de l’être. En Inde ce sont les 7 chakras et dans la culture Inca, il doit y avoir un symbole équivalent. Aujourd’hui, quand je suis revenue ici en prenant bien le temps d’observer ces 7 trous, cela paraissait évident que ce ne sont pas des miroirs comme nous l’entendons aujourd’hui. Ils sont petits et on ne se voit pas vraiment à travers. Il y a 4 petits trous de 10 cm de diamètre et 3 plus gros. Ils sont de forme ronde. Ce sont des miroirs symboliques pour observer les 7 aspects de l’être humain.

Après cela, je suis redescendue pour rejoindre Sophie, qui lisait un livre en Espagnol sur les enfants. Elle aussi s’était régalée dans cette lecture.

En redescendant vers la route, nous avons croisé le gardien de ce site. C’était un homme de 64 ans, plein de connaissances sur les traditions et la sagesse Inca. Il disait vouloir écrire un livre car les gens étaient entrain d’oublier tout ça. Il a parlé de comment faire tomber la pluie, comment savoir, en observant les étoiles, planter, semer et récolter au bon moment, etc. C’est cette sagesse là qui est entrain de basculer dans l’oubli. Nous étions ravies d’avoir discuté avec lui.

Quand nous sommes retournées à Copacabana, Sophie avait envie de manger chaud et nous nous sommes donc mises en quête d’un restaurant qui serve des plats végétariens. Après presque 1h de recherche, nous avons taper à la porte de tous les restaurants pour voir leurs menus et nous avons trouvé quelque chose qui nous convient. Les critères de Sophie et les miens additionnés ont rendu notre recherche un peu fastidieuse, mais j’ai été impressionnée par ma patience alors qu’à la base, je n’avais pas vraiment envie de manger au restaurant.

Le repas était bon mais sans plus. J’étais quand même contente de ce moment. Cette expérience m’a vraiment permis de voir et de vivre qu’en accueillant mes émotions, je décuple ma capacité à rester en paix et en gratitude à chaque instant.

En fait, j’ai compris que ce que je ne voulais pas voir, c’est ce que je qualifiais de faiblesse. Je voulais les éviter pour rester en paix en toute circonstance. Mais là, j’ai compris que c’est en accueillant mes faiblesses, qui n’en sont pas vraiment d’ailleurs, c’est en acceptant d’exprimer que j’en ai mare de ma situation, qu’après tout s’apaise et les situations insupportables jusque là deviennent supportables. C’est une belle leçon que je me suis offerte là. Je suis contente de moi et contente de l’aide de Sophie.

Vers 20h, je me suis couchée, remplie de cette belle journée que j’ai vraiment appréciée. La pleine nature me manquait, cela m’a fait du bien de crapahuter librement, telle une gazelle, dans les rochers sacrés du lac.

On a fait un cercle de gratitude et on avait des milliers de raison d’être reconnaissante.

Je me suis endormie en paix. Merci à la vie.

Jeudi matin, je me suis réveillée en me rappelant de 2 rêves, ce qui n’est pas courant. Dans le premier, je retrouvais la vue de mon œil droit, qui est aveugle depuis 2007. J’y votait beaucoup mieux de cet œil que de l’autre, comme avant. Dans le deuxième rêve, plus symbolique, j’étais en fauteuil roulant à cause de ma vue. Le fauteuil représentait le handicap. Je me voyais avancer avec lui et je sentais de plus en plus que ce fauteuil était superflu et que je n’en avais plus vraiment besoin. À la fin du rêve, on m’a dit que je n’en avait plus besoin et que je pouvais le laisser. Cela me paraissait être un gros cap à franchir, mais j’ai tenté de le faire et j’ai réussi.

Ces rêves sont pour moi de très bons signes et ils me montrent que le travail intérieur que je fais en ce moment va me mener à cela. Dans l’expérience que je vis dans ce voyage, toutes les intentions que j’ai posées à Abadiânia sont en train de se manifester. C’est génial.

Ce matin là, le soleil était bien là et j’ai pu prendre mon petit-déjeuné au soleil. Quand Sophie m’a rejoint, on a discuté et on était bien, sur le pas de notre porte, au soleil.

À un moment, notre discussion m’a amenée à réaliser que je ne savais pas vraiment ce que c’est que de l’attention bienveillante et que je n’ai aucune référence pour cela. Sophie me dit qu’à chaque fois qu’elle veut me donner ce genre d’attention, je me ferme. Avec le dernier exemple concret que l’on a abordé, j’ai pu explorer ce qui se passe en moi dans ces moments là. En fait, quand je vois que quelqu’un veut me donner de l’attention, je me demande bien pourquoi et tout s’inverse dans ma tête. J’en conclus que l’autre a besoin de mon attention et quand je suis fatiguée ou pas disposée à donner cette attention, je me ferme. J’ai donc des mécanismes de réaction complètements distordus en lien avec l’attention qui m’empêchent de recevoir vraiment l’attention de qualité. J’ai grandi en recevant une attention avec des attentes et de la culpabilité implicites, du coup, c’est cela que je projette et que je reconnais comme une nourriture pour moi. Et bien-sûr, cela ne me nourri pas et à cause de ce mécanisme, je m’empêche de recevoir la vrai attention, qui pourrait me nourrir et je ne sais pas vraiment donner cette qualité d’attention. C’est pour cela que tout se brouille dans ma vision quand je suis amenée à donner ou à recevoir de l’attention, car cela crée une tension en moi et dans ma relation à l’autre via le regard.

Bien-sûr, je ne condamne pas mes parents, je sais qu’ils ont donné ce qu’ils avaient de meilleur pour moi. En ce moment, je vois très bien que tous ces mécanismes sont inconscients et qu’ils agissent malgré nous. J’ai vu, à plusieurs reprises, en constellation familiale, qu’il y a une grande souffrance chez ma grand-mère maternelle et chez ma propre mère, bien que pour cette dernière, cela ne paraisse pas. De même, des clairvoyants ont vu la tristesse que j’avais en moi, alors que cela ne me parlait pas du tout. Tout cela donne du sens à cette découverte que j’ai été nourrie d’une attention teintée de culpabilité et d’attentes venant de personnes réellement bienveillante, mais en souffrance. Je vois bien aujourd’hui que j’ai beaucoup souffert pendant mon enfance, en partie à cause de cela, mais je me suis coupée de mes ressentis pour ne pas le sentir et pour pouvoir être forte et traverser tout cela en me protégeant. Le déni est tellement fort que quand je regarde en arrière, je ne me rappelle pas d’avoir tant souffert que cela. Pour m’être coupée à ce point là des autres, au point de m’en foutre complètement quand quelqu’un veut me donner de l’attention, au point de ne rien sentir des humains autour de moi, au point de ne plus vouloir les voir, c’est que j’ai souffert de leur présence autour de moi. J’ai dû sentir beaucoup de choses qui m’ont poussée à vouloir anesthésier mon ressenti pour me protéger.

Après cette belle prise de conscience, nous nous sommes préparées pour aller faire notre tour à cheval prévu à 15h cet après midi là. Une fois au rendez-vous, nos amis n’étaient pas là. Il y avait une autre famille avec des chevaux qui nous proposait le même service 2 fois plus cher. Nous avons attendu un peu pour voir si nos amis arrivaient puis, nous avons décidé de proposer notre prix à la famille actuelle. Ils n’ont pas accepté notre prix mais ils nous ont proposé le service pour 200 bolivian au lieu de 320. Nous nous sommes donc mises en selle et on a vite vu que l’énergie n’était pas la même que mardi dernier. Les chevaux étaient plus nerveux, le garçon de 14 ans qui nous guidait ne savait pas où il allait et passait son temps sur son téléphone. Son père venait de temps en temps en moto pour lui parler en Aymara. Ils nous ont demandé de payer au départ. On a accepté de payer la moitié et l’autre moitié à la fin. Ils nous ont emmené dans un musée et ce n’est pas du tout cela que l’on voulait voir. L’organisation n’était pas top. Malgré tout cela, les paysages étaient beaux et on en a profité. Il fallait qu’on insiste pour aller au pas pour pouvoir profiter du paysage. À l’allée, o, a pris le même chemin que les voitures, donc pour revenir, on a demandé à passer par des chemins plus jolis et on a fait cela. À la fin, il nous a laissé à 3 rues en côte de l’église donc, compte tenu de ce service qui laissait à désirer, nous lui avons finalement donné le prix qu’on voulait, 160 bolivian, et pas le prix négocié.

Ensuite, nous sommes allées manger en ville et nous avons encore bien discuté puis nous sommes rentrées. Demain, nous allons faire le tour en bateau proposé par toute les agences de voyage incluant l’île de la lune et l’île du soleil. On ne peut pas faire autrement pour visiter ces îles, à moins de se payer une barque privée, ce qui nous coûterait 10 fois le prix du tour. On ne fait pas toujours ce que l’on veut.

Cette journée était quand même très riche d’expérience. Elle me montre que je peux rester dans mon pouvoir et ne pas me laisser tirer l’argent du portefeuille si cela ne les vaut pas. C’est tr_s formateur comme expérience car non seulemen,t, le me respecte en faisant cela, mais en plus, ‘offre un beau miroir à l’autre en lui donnant l’opportunité de voir vraiment par réflection, l’énergie qu’il met dans ce qu’il fait.

Merci à la vie pour tout cela.

Vendredi, nous nous sommes levées tôt pour aller visiter les îles les plus célèbres du lac. Nous sommes parties à 8h de chez nous pour embarquer sur la Patchamama. Il faisait grand beau et le bateau allait doucement. On avait bien le temps d’observer les paysages. Sur le bateau, il y avait un Bolivien qui avait vraiment une grande gueule et qui n’arrêtait pas d‘attirer l’attention à lui. On avait déjà cerné le personnage car il nous avait menti pour passer devant nous dans la queue. À un moment, je lui ai demandé s’il n’était pas fatigué de parler comme cela. Je lui ai dit que c’ de

était que du blabla. Ensuite, je lui ai demandé s’il manquait de confiance en lui pour parler fort comme cela. Je lui ai dit qu’il nous avait menti 3 fois en 2 minutes et Sophie m’a appuyée sur ce point. Les gens en face ne disaient rien mais ils étaient autant agacés que nous. Du coup, il a baissé d’un ton et on n’a plus eu à se plaindre de lui.

Cela a pris plus de 2h pour aller à l’île de la lune. Pendant ce trajet, un guide nous a fait quelques présentations sur le lac et il a parlé des 36 cités sous-marines et de l’intense activité ufologique qui se passait sur le lac. C’était très intéressant. Après, il a fait le tour de tous les passagers pour savoir qui prenait le service de guide à 25 bolivian pour visiter les vestiges Incas et pré-Incas des deux îles. Nous avons décidé de ne pas le prendre, ainsi qu’une famille Péruvienne assise en face de nous. Nous avons rencontré ces gens hier, au marché, et avons eu un très bon contact avec eux. C’était une belle coïncidence qu’on les retrouve aujourd’hui. Sophie a occupé leur enfant de 5 ans avec l’origami. Ils connaissent très bien les îles et savent que le parcourt guidé fait passer dans des endroits pour encourager la consommation de produits et services complémentaires sur place. Dès qu’on a dit au guide que l’on ne prenait pas ses services, on a été clairement discriminées dans tout le reste du voyage mais on ne s’est pas laissées faire et on a quand-même passé une superbe journée. Sur l’île de la lune, je suis allée sur les hauteurs et j’ai médité un bon moment pour remercier et m’ouvrir aux énergies féminines du lieu. Ensuite, je suis redescendue pour rejoindre Sophie et nous sommes allées mettre les pieds dans l’eau du lac. J’ai aussi mis l’eau de ce lac sur mon chakra sacré en demandant le nettoyage et l’alignement parfait de ce chakra. Ensuite, nous sommes remontées sur le bateau au bout de l’heure laissée pour la visite.

Nous avons navigué pendant 1 heure pour revenir à l’île du Soleil. Pendant ce temps, plein de relations se sont tissées, il y avait 2 Françaises et un Chinois qui n’avaient pas pris la visite guidée. On leur a proposé de se joindre à nous avec la famille pour faire le tour de l’île ensemble. C’était génial. La femme Péruvienne nous a raconté toute l’histoire Inca et Sophie et moi faisions la traduction en Français et en Anglais pour notre amis Chinois. On a passé un très bon moment. En route, j’ai commencé à discuter avec les 2 Françaises et une d’entre elle était déjà allée à Abadiânia et l’autre voulait y aller. Je les ai informé de ce qui s’y était passé en décembre car elles avaient des infos pas forcement juste sur la continuité des activité de la Casa. Elles étaient contentes et celle qui projetait d’y aller m’a dit qu’elle n’était pas passée à l’action car elle ne sentait pas João. Elle m’a dit qu’elle voulait y aller pendant que j’y serai car elle apprécie ma manière d’utiliser le lieu. On a noué de bons contacts, il y a eu plein de synchronicités. C’était vraiment super. Sur le trajet du retour, j’étais vraiment remplie de toute la bonne attention que j’ai reçue. On a pris un coup de soleil sur les lèvres car le soleil tapait fort et nos chapeaux ne protégeaient pas le bas du visage. Plein de contacts se sont noués pendant cette belle journée.

Les paysages étaient magnifiques. Toutes les pentes des îles et des côtes que nous avons vues étaient remplies de murets et de terrasses qui, dans un temps reculé, devaient être cultivées. Aujourd’hui, ils misent tout sur le tourisme. C’est même excessif.

Le soir, après avoir échangé les contacts e-mail et s’être fait de chaleureux au-revoir, nous nous sommes séparés. Sophie et moi, nous sommes allées au même restaurant qu’hier soir et nous nous sommes régalées avec une truite du lac et des nachos végétariens. C’était excellent et nous sommes rentrées remplies de cette belle journée. Il était 19h mais nous étions crevées et prêtes à dormir.

Nous avons fait un cercle de gratitude pour remercier pour tous les beaux cadeaux de la journée.

Ensuite, je me suis endormie, vers 20h30.

Merci à la vie. Je suis radicalement différente depuis que j‘ai accueilli mes émotions pour de vrai. Je ne me reconnais plus et Sophie non plus. Je me suis libérée de quelque chose de lourd et j’en suis très heureuse.

Samedi, c’était une journée sans rien de prévu. Quand je me suis levée, je ne trouvais pas mes lunettes. Je les ai cherché pendant 20 minutes. Puis, je me suis dit que j’allais attendre que Sophie se lève pour lui demander de l’aide. Je n’ai donc pas commencé ma journée par ma séance d’écriture, je suis allée déjeuner au soleil. Sophie m’a assez vite rejoint en m’expliquant qu’elle avait un sentiment d’étouffement intérieur et qu’elle avait besoin de faire du focussing.

Je lui ai dit que je terminais mon petit-déjeuner puis que je serai disponible pour l’écouter.

J’ai donc écouté Sophie pendant plus d’une heure alors qu’elle accueillait son ressenti corporel et émotionnel en lien avec ce sentiment d’étouffement. J’étais contente que cela n’ai rien à voir avec moi et je suis restée à l’écoute de ce qu’elle accueillait en intervenant quand je sentais que c’était nécessaire. Ma propre expérience d’accueil émotionnel de mardi dernier m’a vraiment fait comprendre ce qu’il se passe en dedans, quand on vis ce processus. Ainsi, j’étais beaucoup mieux préparée pour être le témoin d’une personne qui s’accueille.

Ensuite, Sophie se sentait mieux et elle m’a aidée à chercher mes lunettes. Nous les avons trouvées sous mon lit, entre le matelas et le sommier. Je me demande bien comment elles ont atterri là ! Du coup , j’ai pu écrire le récit de la veille.

Après cela, j’avais envie d’y aller tout doux aujourd’hui, pour cette dernière journée dans la douce énergie du lac. Après tout, j’avais assez couru et sentais le besoin de m’occuper de moi.

Vers midi, nous sommes sorties pour aller, une dernière fois, manger au restaurant. Nous avons fait cela souvent cette semaine car il n’y avait pas de cuisine dans notre hébergement.

Une fois de plus, nous nous sommes régalées. J’ai acheté un pantalon vert, un pull en alpaga fait main tout doux et un porte monnaie, tout cela fabriqué localement et vraiment pas cher par rapport à ce que cela coûterait en France. Cela me fera des souvenirs. Ensuite, nous sommes allées faire des courses au marché pour ce soir et pour le pique-nique de demain. Après cela, nous sommes rentrées en sachant que nous n’aurions pas à ressortir.

Dans l’après-midi, il m’est venu, comme une évidence, que je devais écrire à mon frère et à ma sœur pour leur ouvrir une porte, leur permettant d’accueillir la souffrance de leur enfance en lien avec la place importante que j’ai prise avec mes soucis aux yeux et ma demande énorme d’attention. C’est sûr qu’ils en ont souffert et que, certainement, ils ne s’autorisent pas à le reconnaître car ils ne veulent pas que je me sente coupable. Mais ces souffrances peuvent être accueillies telles qu’elles sont, sans jugement et sans culpabilité. Alors, j’ai pris un temps pour leur écrire un e-mail expliquant mes prises de conscience et la reconnaissance de leur souffrances d’enfant.

J’étais contente de mon écrit. Décidément, c’est vraiment facile d’écrire pour moi et d’exprimer avec poésie les messages que je souhaite transmettre.

Ensuite, je me suis reposée. Sophie était bien fatiguée de l’accueil émotionnel qu’elle a vécu ce matin-là. Mais la communication était toujours fluide entre nous. Depuis que j’ai accueilli mes émotions, mardi matin, tout est redevenu comme avant, quand j’étais à Abadiânia. Je suis redevenue douce, patiente, compréhensive, bienveillante. C’est si simple d’accueillir une émotion et pourtant, j’ai résisté plus d’un mois avant de le faire. Sophie me dit que c’était dans notre dynamique de relation, car c’est arrivé 24h après qu’elle ai enfin réussi à rester dans sa force avec moi. On a toute les deux réussi à traverser un mur, ensemble, comme le dit la chanson de Jean-Jacques Goldman.

Merci à la vie pour le privilège que j’ai de vivre cette expérience libératrice.

Dimanche, c’était le jour du retour à Cochabamba. Nous étions toutes les deux contentes de retrouver notre appartement dans lequel nous avons chacune notre espace et une cuisine. Nous nous sommes levées à 4h du matin pour prendre les premiers bus vers La Paz. Pour arriver à l’arrêt du bus, nous avons une belle côte à franchir dont la pente est à 45° sur 50 m. À 3850 m d’altitude et avec plus de 20 kg de bagages, c’est un gros effort, mais nous avons fait équipe et c’est passé. Ensuite nous nous sommes dirigées vers le mini van prêt à partir. Sophie a demandé au chauffeur comment il conduisait car à l’allée, nous avions été secouées de droite à gauche de la route et le chauffeur avait maintes fois doublé sans voir si quelqu’un arrivait en face. Moi, je rêvassais et je ne me suis rendue compte de rien. Mais Sophie ne voulait pas revivre cela et c’était compréhensible. Quand elle a dit cela au chauffeur, il n’a pas répondu et il est parti rejoindre ses confrères en riant. Alors, nous ne sommes pas montées dans le mini van. C’était assez clair qu’ils devaient tous conduire comme cela. On a attendu un peu pour observer ce qui se passe et un autre chauffeur est venu nous voir pour nous dire que le mini van allait bientôt partir, à 5h30 et qu’il n’y aurait pas d’autres départs avant 7h. Sophie a répondu que sa vie valait plus qu’une heure et demi d’attente. Moi, j’observais ce qui se passait et je trouvais intéressant de voir comment, dans ce contexte, Sophie prenait soin d’elle-même. C’était très formateur et, bien que moi, je serais montée dans ce van, j’ai accepté de jouer le jeu de Sophie et de le vivre jusqu’au bout.

Je l’ai dit à Sophie pour qu’elle ne se sente pas mal de me faire subir les conséquences de ces exigences. Ça lui a fait du bien de l’entendre.

Alors, nous sommes allées sur l’autre place, où le trafic démarre à partir de 7 heures du matin. Nous avons acheté une place dans un grand car, c’est moins cher et cela semble plus sûr. En attendant le départ, Sophie a fait un peu de focussing pour accueillir le stress qu’elle avait vécu ce matin avec les mini vans. Elle réalisait que cette situation avait appuyé sur une blessure et qu’elle aurez pu être plus douce pour dire les choses sans ce stresser. Ça lui a fait du bien. À 7h, nous sommes partis et nous avons pris de la hauteur au dessus de la baie de Copacabana. C’était magnifique. En observant le paysage, nous pouvions voir que toute la surface de la péninsule est aplanie en terrasses qui, dans un temps reculé, devaient être cultivées. Ces terrasses sont partout sauf dans les pentes trop raides où, du coup, il y a des arbres. Lorsque la terre a été creusée pour faire passer la route, on pouvait voir que la couche de terre arable est très mince, moins de 5 cm. Il est donc compréhensible que ces terres ne soient plus vraiment cultivables aujourd’hui. Par ailleurs, il y a un autre élément qui va dans ce sens. Sur l’île du soleil, il y avait une source qui sortait non loin de la plage. Aujourd’hui, ils pompent l’eau du lac pour que l’eau jaillisse de cette source. Mais avant, il devait y avoir de l’eau qui coulait naturellement et pour cela, il devait y avoir des arbres sur l’île pour que le sol soit assez frais, conditions nécessaire pour qu’un filon d’eau puisse sortir à la surface. Donc, cela fait trop d’indices qui montrent qu’avant, il y avait des forêts autour du lac et que la terre était de meilleure qualité, malgré l’altitude.

Puisque ce sont les pré-Incas qui ont fait ces terrasses, ils ont dû couper les arbres qu’il y avait avant et peu à peu, avec l’érosion et la perturbation de l’équilibre fragile de cet écosystème, compte tenu de l’altitude, les terres ont dû s’appauvrir jusqu’à devenir incultivable. D’où l’extinction rapide de la civilisation Tiahuanaco qui a précédé les Incas. Chez les Tiahuanaco, la pêche dans le lac était autorisée et pratiquée et après eux, chez les Incas, la pêche était interdite. N’y a t’il pas eu sur-pêche en plus de la déforestation ? On est en droit de se poser la question. En tout cas, ces paysages de terrasses non entretenues et de forêt clairsemée se trouvent sur tout le pourtour du lac. La civilisation Tiahuanaco était à son apogée en 1100 après J-C. Et en 1200, il n’y avait plus grand-chose. Cela nous donne une idée de ce qui nous attend si on continue comme on le fait actuellement !

Nous avons changé de bus à La Paz et, dans le bus pour Cochabamba, après avoir mangé nos légumes et un peu de fromage avec du pain, j’ai été apathique sur tout le tronçon parcourant l’alti-plano. La digestion, l’altitude et l’énergie du bus me pompait toute mon énergie. Quand nous avons entamé la descente vers Cochabamba, il me semblait que je me sentais mieux. Puis, une fois arrivée à Cochabamba, avec ses 2500 m d’altitude et sa douce température, j’avais l’impression de revivre. J’avais l’impression de retrouver une énergie depuis longtemps perdue. Nous sommes rentrées chez nous en taxi et nous avons repris possession de notre espace. Comme la dernière fois, notre propriétaire, Roxana, n’avait rien préparé et, moi qui rêvait d’une douche, je me suis retrouvée là avec le chauffe-eau non fonctionnel. Roxana n’a pas réussi à l’allumer et donc j’ai pris une douche très rapide mais qui m’a quand même fait du bien.

J’ai rangé toutes mes affaires et je n’ai pas traîné pour aller me coucher. Nous étions très contentes de revenir là pour 3 semaines.

Merci à la vie.

#voyage #transformationdesoi

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