• Violaine

Ma 10e semaine en Bolivie


Lundi matin, j’avais bien récupéré du voyage et je me sentais bien. Sauf que, vers la fin de ma séance d’écriture, ma vue a commencé à se troubler alors que j’étais en train de solliciter mes yeux. Que se passe-t-il ? Quand je suis allée dans la cuisine, Sophie est venue me dire qu’elle avait des parasites intestinaux. Elle m’en avait déjà parlé hier soir mais ce matin, c’était sûr.

Au moment où elle me l’a dit, je ne savais pas trop pourquoi mais je me suis sentie mal à l’aise. J’aurais aimé l’aider mais je ne savais pas trop comment. Du coup, je suis allée prendre mon petit-déjeuner, comme je l’avais prévu avant qu’elle vienne me dire cela. Dans ma tête, des pensées se bousculaient et me disaient ce que je pourrais faire pour l’aider et d’autres me disaient que ça ne sert à rien, que cela ne changerait rien.

Sophie est partie à la clinique pour faire des examens et moi, je suis restée là. En poursuivant mon travail de publication, je me demandais pourquoi cette situation avait créé tant de doutes en moi. En pensant à notre propriétaire qui attend le règlement du loyer, aux orphelinats qui attendent des papiers officiels pour qu’on leur montre le massage pour bébé, à Sophie qui attendait peut-être plus de soutien de ma part, j’ai repensé à toutes les attentes de la société, des parents et j’ai eu envie de vomir. Là, il y a une émotion à accueillir, quand Sophie rentrera, je lui en parlerai si elle se sent bien. Mon estomac était noué, c’est comme si il y avait un gros ras-le-bol des attentes extérieures qui voulait être exprimé. Là, j’ai identifié tout de suite le nœud et je vais m’en occuper.

Quand Sophie est rentrée, elle avait fait des analyses mais n’avait pas encore de résultats. Elle était aussi allée à la compagnie d’autobus car elle a oublié son appareil photo dans le car hier. Évidement, elle ne l’a pas retrouvé. J’ai osé lui dire que j’avais quelque chose à accueillir bien qu’elle soit fatiguée. Je lui ai demandé si son état lui permettait d’être mon témoin de focussing. Elle m’a dit qu’elle avait 2 ou 3 petites choses à faire et que après, elle serait disponible. Pendant qu’elle faisait ses choses, on a discuté et je réalisais que je me sentais responsable inconsciemment du fait qu’elle ait des parasites et en général, je me sens responsable de beaucoup de choses qui se passent autour de moi. C’est pour cela que je projette sur les autres des attentes et que je ne me sens pas à la hauteur face à cela.

Quand elle a été disponible, j’ai commencé à faire le focussing. La sensation physique se trouvait d’abord au niveau de l’estomac, comme une compression. Je me sentais écrasée sous le poids d’attentes que je projette sur les autres. Comme si je me sentais obligée de devoir faire une différence pour l’autre, mais en me sentant impuissante à le faire. En envoyant de la bienveillance à ce ressenti, il est monté au cœur. C’était maintenant lui qui était sous pression. Mon cœur disait être percé et déversait son énergie en permanence dans un puits sans fond. Il n’arrivait plus à se remplir lui-même, tout l’amour et l’énergie partait vers l’extérieur comme une fuite perpétuelle. Il disait que quand j’étais enfant, je m’étais sentie responsable de la culpabilité de ma maman, en lien avec mes soucis aux yeux et ma pilosité excessive. Et, j’avais essayé, par tous les moyens de guérir cette culpabilité pour ne plus la sentir. J’avais utilisé toutes les stratégies pour aider ma maman à ne plus se sentir coupable. Mais, c’était des efforts vains, car ce que j’ai fait, c’est limiter l’effet miroir qui lui mettait cette culpabilité en pleine face. J’avais une attente énorme vis à vis de moi, en voulant résoudre la culpabilité de ma maman, et bien-sûr, cela n’a pas fonctionné alors je me sentais impuissante face à ma propre attente de ne plus vouloir sentir cette culpabilité qui n’était pas la mienne. Mais quand on est un jeune enfant, on est une vraie éponge et on ne fait pas la différence. J’ai appliqué jusque là ce même mécanisme dans toutes mes relations, en me sentant responsable de tout ce qui arrive aux autres autour de moi. Mon cœur disait que c’est épuisant et, au bout d’un moment, pour se protéger, il s’est fermé. Ainsi, en m’en foutant des autres, ce mécanisme ne se mettait pas en route.

J’ai envoyé tout plein d’amour à mon cœur en reconnaissant qu’il était souvent fermé, contrairement à tout ce que les autres autour de moi peuvent percevoir. C’est Sophie qui, la première, me le dit directement. Maintenant, je le reconnais aussi et je comprends que c’est un mécanisme de protection. Le fait que je reconnaisse cela et que je le comprenne a énormément apaisé la tension sur mon cœur. J’ai reconnu aussi que, quand il tape fort (tachycardie), c’est qu’il veut que je le libère de cette prison dans laquelle il s’est mis pour se protéger.

Cela m’a fait du bien. Il voulait que, symboliquement, j’écrive à ma mère, avec bienveillance, pour lui rendre sa culpabilité afin qu’elle s’en occupe, car c’est à elle de se libérer de cela et pas à moi de le faire pour elle. Là, je sentais que j’étais arrivée à un cap de focussing et que je pouvais soit arrêter là, soit continuer. J’ai décidé de continuer car, il y avait une peur qui me retenait d’écrire cette lettre. Alors, Sophie m’a proposé de prendre deux objets qui représentent la part de moi qui veut écrire cette lettre et la part de moi qui ne veut pas. J’ai pris mes lunettes pour représenter la peur et le diapason du chakra du cœur pour mon cœur. J’ai donné la parole à mon cœur d’abord. Il disait qu’il avait envie que j’arrête d’être bien gentille et de m’effacer quand il y a un problème car, en essayant de ne pas déranger les autres en retenant mes mots, c’est mon cœur que je dérange. Il disait qu’il fallait que j’ose dire ma vérité avec douceur et bienveillance, car cela offre aux autres l’opportunité de se voir dans le miroir que je suis et de grandir, même si parfois, ils ne veulent pas voir leur reflet en face.

Après, j’ai donné la parole à mes lunettes. Elles ont dit que si je faisais ce que mon cœur disait, elle avaient peur d’être rejetées et de ne plus exister. Les gens n’aiment pas voir leur vérité en face et cette part de moi trouvait que c’était plus sécurisant de prendre sur elle et d’être bien gentille.

Le cœur a répondu que ce n’était pas vraie, que c’était plus dommageable de prendre sur moi. J’ai reconnu la validité des deux argumentations et Sophie m’a rappelée que, vendredi dernier, dans le bateau, quand j’ai dit au monsieur qui parlait fort que c’était un peu fatigant et que, avec douceur, je lui ai permis de voir ce qu’il faisait, il s’est calmé et rien de négatif ne s’est produit.

Là, mes lunettes ont admis que c’était vrai. Alors, avec un peu d’hésitation, elles ont dit qu’elles voulaient bien se prêter au jeu. Mon cœur était content de l’entente trouvée. J’ai terminé l’exploration intérieure là-dessus. Sophie m’a félicitée et m’a dit qu’elle n’avait presque rien fait pendant cette heure d’expression de moi et que j’étais autonome dans le processus. Moi, j’étais contente car, cette fois-ci, j’ai accueilli et exprimé mon trouble le même jour que son apparition alors que la dernière fois, il y a eu un mois d’espace avant l’activation du trouble et son expression. Quel progrès ! J’étais fière de moi.

Après cela, Sophie a aussi accueilli sa tristesse d’avoir encore des parasites intestinaux et d’avoir perdu son appareil photo. Dans notre trajet de retour d’hier, on a rencontré beaucoup de gens qui mentent et Sophie le sent vraiment fort en elle quand les gens mentent. Elle a également exprimé sa tristesse d’être face à des gens comme cela. Je l’ai écouté avec bienveillance et quand elle a laissé sortir sa tristesse avec des larmes, je suis allée près d’elle pour qu’elle pleure dans mes bras. C’était la première fois que j’osais faire cela avec Sophie. Cela veut dire que mon mécanisme d’attentes/impuissances est déjà nettement moins actif. Ouah, c’est très efficace le focussing.

Cela a fait du bien à Sophie d’accueillir cette tristesse. On s’est dit qu’on était très riche d’avoir la chance de pouvoir se soutenir et s’entraider comme cela.

Ensuite, nous nous sommes organisées pour faire les démarches que nous devons faire pour pouvoir masser les bébés à l’orphelinat, faire nos courses et fêter le grand pas que j’ai fait aujourd’hui.

Nous avons réussi à faire tout cela en faisant équipe et en étant dans une atmosphère de douceur. C’est merveilleux. On a passées une superbe soirée aux chandelles, en mangeant des fruits, du granola et du lait d’amande et aussi du yaourt. C’était une belle célébration. Merci à la vie.

Après cela, je suis allée voir une émission sur NuréaTV, un super média alternatif. C’était une émission sur les écrits de Dolores Canon, une hypnothérapeute qui a exploré les contacts conscients et inconscients avec nos frères de l’espace. C’était très intéressant. Il y avait beaucoup de similitudes avec ce que dit Bashar, alors que ce sont deux sources d’informations bien distinctes.

Je me suis couchée repue, sur tous les plans.

Merci, merci, merci.

Mardi, je me suis levée, j’ai écrit, j’ai pris mon petit-déjeuner et j’ai lavé le plancher en mettant des musiques chamaniques. J’avais vraiment la pêche et je faisais cela avec plaisir. Sophie n’était pas très en forme et elle essayait de préparer son CV, car cela fait parti des documents à fournir pour pouvoir donner des massages aux enfants des orphelinats. Cette étape la bloquait. Ensuite, alors que Sophie s’était endormie, je suis allée faire mon CV. Le dernier que j’ai trouvé datait de 2009, il y a 10 ans. Quand je l’ai ouvert, le formalisme du document m’a choqué. Je me suis permise de changer la police et la forme pour que mon CV me ressemble. J’ai pris plaisir à le faire en mettant en valeur tout ce que je sais faire. Au lieu de mettre des alinéas et des verbes à l’infinitif, j’ai fait des phrases succinctes avec ‘Je’ pour appuyer mes actes. J’ai décrit succinctement mon expérience professionnelle et j’ai mis en valeur toutes mes expériences personnelles, car je n’ai plus eu d’emploi officiel depu,is 2012 alors que je n’ai pas chaumé. J’ai remplacé la partie de la fin qui était intitulée ‘Loisirs’ par ‘Éthique personnelle’ car mes loisirs sont mes expériences personnelles et il me paraît important d’expliquer brièvement comment j’avance dans ma vie. J’étais fière de mon CV. Il fait 3 pages et parle de tout ce que je peux offrir au monde. Il ne me reste plus qu’à le traduire en espagnol.

Ensuite, je suis allée manger. Sophie n’était toujours pas réveillée. Peu de temps après le repas, elle s’est réveillée, encore fatiguée et en se sentant mal. Je lui ai partagé mon enthousiasme d’avoir fini mon CV et je lui ai proposé mon aide pour rédiger le sien. D’abord, je lui ai lu mon CV et ensuite, elle m’a partagé la structure des deux CV qu’elle avait avec elle. Puis, peu à peu, elle a commencé à faire du focussing pour accueillir ce qui la bloquait dans cette situation. J’ai été son témoin et elle a pu accueillir de vielles tristesses et frustrations. Pendant 3 heures, je l’ai accompagnée dans son travail émotionnel intense. Parfois, je restais silencieuse et présente, parfois, je parlais plus pour l’aider à trouver une issue. Elle a fait un super travail et, en unissant nos forces, on a fini par trouver plusieurs pistes de sortie d’un mécanisme de protection tenace auquel elle s’accroche depuis des années, reproduisant les mêmes expériences. Au bout de 3h d’exploration, elle se sentait un peu mieux. On a mangé ensemble, mais pas la même chose, et ensuite, on a regardé un film comique pour se détendre. On a bien ri avec ‘Bienvenus chez les Chtis’, ça lui a fait découvrir le contraste entre le sud et le nord de la France.

Après cela, je suis allée me coucher. Je n’étais pas spécialement fatiguée, mais la journée avait été très remplie et c’était suffisant.

Merci à la vie pour ces superbes expériences. Lors de notre dernière semaine ensemble, du 1 au 7 avril, nous avons décidé que nous irions dans un lieu de la région de Santa Cruz où il y a des sources chaudes. Quel beau programme en perspective ! Nous sentons toutes les deux que, d’ici là, nous pouvons nous libérer de tout ce qui nous empêche de rayonner depuis trop longtemps maintenant, oui, c’est possible !

Mercredi, je me suis réveillée bien plus tard que d’habitude et j’ai dormi d’une traite. Je me suis levée en pleine forme et enthousiaste à l’idée de commencer cette journée libre.

J’ai commencé par prendre mon petit-déjeuner avant d’aller écrire le récit de la vaille. Sophie n’était pas très en forme et souffrait encore de son plexus solaire. Elle a fait des exercices de visualisation toute la matinée. Moi, je suis allée sur skype pour voir comment je peux l’utiliser pour appeler sur des téléphones et à quel prix. J’ai cherché cela car un couple d’amis Français, pas très branché sur internet, m’ont envoyé un mail en me demandant de les appeler. Ensuite, j’ai écrit la lettre symbolique que je voulais adresser à ma maman pour lui rendre sa culpabilité. Encore une fois, l’écriture a été facile pour moi. J’ai réussi à exprimer ce que je voulais avec bienveillance.

Après cela, je ne l’ai pas envoyé tout de suite car je voulais la lire à Sophie pour… validation, mais est-ce que j’ai vraiment besoin de cela. Sophie était encore dans ces exercices de visualisation alors, je suis allée manger et puis, je l’ai envoyée. Après cet acte tout à fait juste et symbolique, j’ai commencé à sentir une peur dans mon ventre. J’ai entendu que Sophie avait fini ses exercices et je suis allée la voir. Elle n’allait pas mieux. Je lui ai proposé mon aide mais il lui semblait que ce n’était pas constructif de refaire la même chose qu’hier. Alors, je lui ai partagé mes ressentis du moment, assez rapidement, puis je l’ai laissée.

Je suis alors allée traduire mon CV en espagnol et j’ai entendu que Sophie appelait quelqu’un. J’ai imaginé qu’elle avait réussi à contacter Josée car elle voulait le faire. Je me suis demandée qu’est-ce que je pouvais faire pour l’aider. J’étais dans un état bizarre, comme si je me sentais encore responsable de ce qui lui arrive et impuissante à l’aider. Il m’est tout simplement venu à l’esprit de prier pour elle pendant qu’elle recevait de l’aide extérieure. Après cela, j’ai continué ma traduction mais, je me sentais toujours bizarre. À un moment, j’ai entendu que Sophie citait mon nom. Elle parlait de moi et, je ne sais pas trop pourquoi, une angoisse est montée en moi. J’ai imaginé qu’elle racontait ce que je lui avais dit hier et que son interlocuteur lui disait que c’était n’importe quoi et qu’elle me jugeait. J’imaginais que Sophie était encore en souffrance à cause de ce que je lui avais dit hier. Plein de peurs me sont montées à la tête. C’est comme si j’avais peur d’être condamnée, jugée et… brûlée, comme au temps de l’inquisition. Je me disais que j’aurais peut-être mieux fait de me taire. Il va falloir que j’accueille cela car cela me prend au ventre.

J’ai malgré tout poursuivi ma traduction et je l’ai fini. J’étais contente. Sophie a terminé son appel et elle est venue me voir pour partager. Là, j’ai vraiment réalisé que j’étais partie dans des délires avec mes peurs. En fait, Sophie était avec une amie du Québec et elles ont travaillé ensemble pour lâcher la croyance qu’on a identifié hier. Elle a parlé de moi en positif. J’ai raconté à Sophie ce qui c’était passé en moi pendant son appel et je lui ai dit que je sentais que là, je touchais de près à la peur ou le blocage qui fait que je détruits mes yeux pour ne pas voir. D’ailleurs, au moment où j’ai fait ce lien, j’ai eu une synchronicité horaire (14h33). J’ai exprimé ce que j’avais vécu et je me suis dit que je ferai une méditation pour apporter du soutien aux êtres avec lesquels j’ai une connexion (vies antérieures) et qui vivent, pour de vrai, le fait d’avoir été dénoncé pour avoir vu et exprimé une vérité qui dérange certains et d’avoir été pendu, écartelé ou brûlé pour cela. Je vais leurs apporter mon soutien consciemment.

Ensuite, j’ai eu ma sœur sur skype et on a bien discuté suite au message que je lui ai envoyé la semaine dernière. C’était bien agréable. Elle m’a dit quelque chose d’intéressant à propos de mes écrits. Quand j’étais au Brésil, elle avait l’impression que c’était redondant et que je tournais en rond et depuis que je suis en Bolivie avec Sophie, elle trouve que c’est beaucoup plus prenant et profond. C’est intéressant comme point de vue. Cela me montre que je suis vraiment entrain de faire un travail personnel en profondeur. Je suis ravie.

Je suis aussi très contente de cette habilité à écrire car cela va pouvoir me soutenir dans mes aventures et je vais pouvoir laisser libre cours à mon imagination débordante et devenir ‘écrivaine’. Cette étiquette me fait bien rire, moi qui a toujours été nulle en Français et qui a eu 0/20 à toutes les dictées jusqu’à la 4e du collège (14 ans).

Ensuite, je suis allée aider Sophie dans son travail intérieur et dans la rédaction de son CV. Puis, après avoir mangé, je suis allée regarder une conférence sur le média NuréaTV et je me suis encore régalée. D’abord, mes amis, c’est officiel, dans les ruines de Nazca au Pérou, 4 momies d’hominidés non humains, ressemblant à des ‘gris’ ont été trouvées en 2016 et, après d’innombrables analyses ADN, scanners et autres expertises scientifiques, elles ont été authentifiés. Ce ne sont donc pas des faux. Ensuite, j’ai regardé une conférence d’un chercheur autonome qui est allé explorer les monuments pré-Incas du Pérou et de la Bolivie. Il a pris des mesures dans ces monuments et il retrouve le mètre dans l’épaisseur des murs, le nombre d’or, le yard mégalithique, la coudée royale Égyptienne et la coudée Sumérienne dans une chambre de dimension rectangulaire avec des niches dans les murs. Ce sont des géométries très simples dans lesquelles la probabilité de trouver ces grandeurs ‘par hasard’ est assez faible. Encore une fois, étant donné que l’on retrouve les mêmes archétypes mythologiques, les mêmes techniques de construction et les mêmes mesures sur toute la planète, cela laisse penser qu’à une époque certainement très reculé, il y a eu une civilisation qui pouvait se rendre partout sur la planète. J’adore explorer tout cela, ça me passionne vraiment.

Le soir, quand je suis allée me coucher, j’ai fait la méditation pour soutenir les êtres avec lesquels je suis en connexion et qui subissent des représailles suite au fait d’avoir vu et exprimé une vérité qui dérange certains. Je me suis retrouvée, de nouveau, en forte connexion avec un être, nommé Nuréa, que j’ai rencontré dans un livre d’Anton Parks (le tome 0 des chroniques du Girku) et c’était très fort. Quoi qu’il en soit, je ne me prends pas au sérieux et je joue avec toutes les portes que mes yeux m’ouvrent. On verra bien ce que cela donne. Il est fort probable que je me mette à écrire des livres de science-fiction, un jour…

Merci à la vie pour cette belle journée.

Jeudi matin, j’étais très en forme et Sophie allait un peu mieux mais elle restait fatiguée. J’ai fait mon train train du matin puis, j’ai essayé d’appeler mes amis du Poitou en France avec skype. J’ai pu les avoir et j’en étais très heureuse. On a discuté et on a passé un bon petit moment ensemble. Je sentais qu’ils étaient très heureux que je les appelle. Nous avons la passion pour les Templiers en commun et ils m’ont parlé de ce qui se passe en France actuellement avec les gilets jaunes, les manifs, etc. Quand j’ai raccroché, j’étais heureuse. Sophie m’a demandé de l’accompagner pour faire des papiers car elle se sentait fatiguée et pas en sécurité d’y aller seule. J’ai accepté avec plaisir et pendant le trajet, alors que je n’y voyais pas clair et que je me laissais guider comme jamais auparavant, j’accueillais ma joie et Sophie en profitait bien. Elle était contente que je sois contente.

Ensuite, en rentrant, j’ai décidé de me mettre à la traduction et la mise en page du CV de Sophie. Comme il fait 7 pages, ça m’a pris du temps mais je ne l’ai pas vu passer. J’y suis restée 3 heures dessus. Une fois fini, je l’ai envoyé à Sophie pour qu’elle corrige les erreurs du traducteur automatique. Elle a ensuite corrigé les erreurs du traducteur sur mon CV. Ces histoires commençaient à me saouler. J’en avais marre de travailler là-dessus, j’avais l’impression que cela ne servait à rien.

Une fois qu’on en avait fini avec ces CV, Sophie a exprimé qu’elle avait mal au ventre et on a discuté du projet de masser les bébés. Elle me disait qu’elle s’était beaucoup investi pour que l’on puisse masser les bébés parce que j’avais exprimé ce besoin clairement avant qu’on parte au lac Titicaca. Elle me disait que toutes les portes étaient grandes ouvertes et que la directrice de l’orphelinat voulait même que je forme son personnel au massage. Sophie voyait que je ne m’investissais pas et elle ne comprenait pas pourquoi. Moi, je ne m’étais pas rendue compte que toutes ces démarches, c’était pour que je puisse masser les enfants et en plus, aujourd’hui, je savais que de nombreux besoins, que j’avais exprimés dans la période où je n’étais pas bien, étaient des faux besoins venant maladroitement exprimer le fait que j’avais surtout besoin d’accueillir mon mal-être.

On a donc clarifié tout cela avec Sophie. J’ai clarifié que j’avais exprimé un faux besoin et que, en plus, je n’ai pas été claire sur cette histoire de massage. J’aimerais en effet le pratiquer car je n’ai quasiment aucune expérience réelle et pratique de ce massage donc, je ne suis pas au point de le transmettre à du personnel d’orphelinat. Cela a donc réduit la pression que nous vivions avec ces histoires de CV, d’extrait de casier judiciaire et de test psychologique a faire pour pouvoir masser les enfants. Ça a fait du bien a Sophie et elle m’a demandé de clarifier cela avec la directrice de l’orphelinat, la prochaine fois qu’on ira là-bas.

De mon côté, cette conversation m’a fait revivre une blessure et après cela, mon cœur s’est de nouveau fermé et mon mental partait dans tous les sens.

Alors, je suis allée dans ma chambre pour accueillir ce qui se passait et démêler tout cela. Ça m’a pris toute la soirée et une partie de la nuit pour comprendre ce qui se passait en moi et pour pouvoir l’exprimer correctement. C’était assez curieux car en plein dans ce processus, que je vais vous expliquer après, j’ai eu de magnifiques informations concernant la géobiologie. J’ai réalisé que tous les dolmens, les pyramides et autres monuments très anciens que l’on retrouve partout sur la terre, pourraient être l’œuvre d’une civilisation qui a fait un travail de géobiologue à l’échelle planétaire et qui a posé ces blocs de pierre chargés d’une information spécifique selon les lieux, pour maintenir l’harmonie à l’échelle mondiale. J’ai fait le lien avec les géobiologues qui laissent souvent des objets ou des pierres programmées dans les maisons qu’ils harmonisent pour que l’harmonisation perdure et qu’il y ai toujours une information d’harmonie qui soit émise après leur départ. J’ai eu bien plus de détails et d’inspirations mais je vous ai donné les grandes lignes.

Quant à mon processus intérieur, j’ai réalisé que la discussion avec Sophie m’a mise en face d’une ancienne situation difficile que j’ai vécu avec ma mère.

Quand j’étais adolescente, je vivais un profond mal-être en lien avec mon apparence physique. Comme je n’arrivais pas a exprimer le vrai besoin derrière cela, j’ai exprimé plein de faux besoins. Ma maman, qui avait envie de m’aider et aussi qui ressentait de la culpabilité, a entendu ces besoins et a fait plein de choses pour apaiser ce mal-être. Comme ce n’était pas le vrai besoin que j’exprimais, ces actes apaisaient un peu le mal-être mais jamais complètement. Un jour, après avoir pris de la distance, j’ai entendu le vrai besoin : m’aimer telle que je suis. Et j’ai commencé, vers l’age de 27 ans, à faire un vrai pas vers ce besoin là en arrêtant de me torturer en faisant un travail qui pesait trop sur mes yeux, en arrêtant de m’épiler les poils des jambes et en arrêtant un traitement hormonal anti poils qui pouvait avoir des effets secondaires délétères. Seulement voilà, à chaque fois que je retournais voir ma mère, elle réagissait fortement car cela la mettait face à sa culpabilité et elle me disait : Comment tu peux faire cela, après tout ce que j’ai fait pour toi pour enlever ces poils et guérir tes yeux ? Là, c’était dur pour moi car le vrai besoin était confronté aux conséquences de tous les faux besoins que j’avais exprimé avant et, à l’époque, ma stratégie était soit la réaction, soit la fuite et en tout cas, la fermeture du cœur. Et bien, dans ma discussion avec Sophie, j’ai revécu cela. Mon cœur s’est fermé de nouveau comme pour me protéger et mon mental réagissait en disant que ce n’est pas juste. En même temps, j’étais en contact aussi avec mon âme qui disait que c’est parfait que je mette fin à ce manque de clarté et à ces faux besoins en expliquant clairement la situation à la directrice de l’orphelinat. Mais, j’avais besoin d’accueillir la douleur refoulée en moi lorsque ma mère voulait me faire revenir à mes anciens faux besoins qui répondaient à sa culpabilité et pas à mon mal-être.

Demain, je vais en parler à Sophie pour accueillir cela et rouvrir mon cœur.

Merci à la vie pour ces guérisons émotionnelles intenses.

Vendredi matin, j’étais encore dans le même état que la veille. J’avais vraiment besoin de parler avec Sophie. Alors, quand elle s’est levée, je suis allée la voir pour lui demander un moment de co-écoute, quand elle sera disponible. Ça a pris presque 2 heures, ce matin là avant qu’elle soit disponible. J’ai exprimé ce que j’avais vécu hier en faisant le parallèle avec la situation dont je vous ai parlé hier. J’ai accueilli mon mal-être de me sentir prise entre les attentes de l’autre et les besoins de mon être. Le fait d’être en contact avec mes vrais besoins et l’outil de la communication non violente pour les exprimer m’a détendu. Ça allait mieux mais je sentais que ce n’était pas fini. Toutefois, comme rien d’autre ne venait, j’ai laissé Sophie s’exprimer. Dans l’accueil de ce qui se passait en elle, elle a évoqué le fait qu’elle se sentait comme utilisée dans notre relation. Elle disait qu’elle ne sentait pas la bienveillance et que c’était très dur pour elle. Je l’écoutais sans intervenir mais je tombais des nues. Alors qu’elle continuais de s’exprimer, je l’écoutais et à la fin, je lui ai dit que je me sentais mal avec le fait qu’elle croit que je l’utilise. Elle a dit que les termes étaient un peu excessifs et que c’était sûrement sa blessure qui s’exprimait. Elle disait que quand quelqu’un appuis sur ces blessures, ça fait très mal et que Josée lui avait dit que ce n’était pas la faute de l’autre mais Sophie avait du mal à y croire. Pour moi, c’est évident que ce n’est pas la faute de l’autre et qu’on a tout pouvoir, si on accepte notre responsabilité par rapport à ce que l’on vit, de travailler sur nos blessures pour ne plus en souffrir.

Après ce moment d’écoute, j’avais beau me dire de ne pas faire une affaire personnelle de cette histoire d’utilisation, je n’arrivais pas à me le sortir de la tête. Au bout d’un moment, je me suis mis à écrire pour m’exprimer librement. Je disais que je ne comprends pas et que j’en avais marre. Je me sentais prise dans des attentes sans fond avec Sophie, je me sentais aimée conditionnellement. Je sentais qu’elle me considérait coupable à chaque fois que je faisais quelque chose qui touchait une de ces blessures. J’en peux plus, comment je peux savoir où elles sont ces blessures ? J’ai l’impression d’être dans un champs miné dans lequel chaque pas peut faire sauter une bombe.

Cela m’a fait du bien d’accueillir tout cela. Peu à peu, je suis revenue vers elle. On a passé la soirée ensemble et on a encore discuté. C’était agréable. Le soir, j’ai médité en demandant de l’aide pour désactiver toutes mes croyances qui ne sont pas alignées avec mon être profond. J’ai demandé de l’aide pour Sophie aussi. Cela m’a fait du bien.

Dans la nuit, j’ai trouvé la croyance qui faisait que je n’arrivais pas à me détacher de ce que Sophie avait dit. J’ai réalisé que, encore une fois, j’ai cru profondément dans la perspicacité des ressentis de Sophie et donc, je prenais ces paroles comme des faits. Mais en fait, cela ne marche pas. Sophie est pleine de blessures et elles déforment son ressentis. J’ai donc décidé d’arrêter de prendre tout ce qu’elle ressent comme des vérités. J’ai décidé d’arrêter de rentrer dans son jeu. Je pense que je vais d’avantage l’aider en faisant cela, car je ne vais plus alimenter les croyances qui l’empêchent de guérir ces blessures.

J’ai demandé de l’aide pour ne plus entrer dans son jeu, tout en restant bienveillante. Ouah, ça me fait du bien de décider ça.

Merci à la vie.

Samedi matin, nous nous sommes préparées pour aller au petit orphelinat. Sophie allait bien mieux et nous nous sommes rendues là-bas vers 9h30. La directrice n’était pas là donc, nous sommes allées avec les enfants pour leur apporter de l’amour et de l’attention. Vers midi, la directrice est arrivée et nous sommes allées dans son bureau. Sophie lui a donné une copie du très bon document sur les enfants que la psychologue du même orphelinat lui a remis. Nous lui avons également remis nos CV et nos extraits de casier judiciaire. À partir de ce moment là, j’ai senti de la tristesse chez la directrice. Nous avons continué de discuter à propos des massages et j’ai clarifié ce qu’il en était. Au bout d’un moment, la directrice s’est rapprochée de nous et a dit que, puisqu’elle nous fait confiance, elle allait nous faire part de quelque chose de confidentiel. Elle a commencé à nous raconter des histoires sur les auteurs du livre que nous lui avons remis. Ce sont en fait des membres de sa famille. C’était assez lourd et j’ai mieux compris sa tristesse. Ces auteurs, qui avaient co-écrit des choses formidables sur les enfants, d’après Sophie, étaient pris dans des histoires de famille pleine de rivalités, de mensonges, d’argents, d’abus sexuels, de menaces et d’injustices. Quel paradoxe ! La directrice étant elle-même menacée par ces histoires parce qu’elle a choisi de soutenir la vérité plutôt que sa propre famille. Après cela, malgré qu’elle croit vraiment dans le massage pour bébé pour améliorer la situation de s enfants de l’orphelinat, nous comprenions mieux pourquoi elle est si à cheval sur les papiers. Toutefois, bien que nous n’ayons pas encore fourni le test de psychologie, elle nous a donné le feu vert pour commencer à masser les enfants le lendemain après-midi.

Ouah, c’était quelque chose !

Nous sommes ensuite rentrée et, après avoir mangé, nous avons pris un temps pour nous reposer avant de ressortir pour aller faire des courses.

Comme la propriétaire de notre appartement appuie beaucoup sur les blessures de Sophie, sans le savoir bien entendu, Sophie veut chercher un autre lieu pour habiter jusqu’à la fin mars. Moi, j’en ai marre de déménager et je ne veux pas la suivre dans ce que je vois comme une fuite. En chemin vers le marché, je lui ai dit et j’ai osé poser mes limites pour me respecter. Sur le moment, il est certain que je n’ai pas posé les mots suffisant pour expliquer ma démarche, car le contexte ne s’y prêtait pas et je n’étais pas encore très au clair sur l’acte que j’étais en train de faire. J’ai bien senti que Sophie le vivait mal. Mais je ne l’ai pas pris personnellement et j’étais prête à assumer les conséquences de cette décision.

Les courses se sont bien passées. Nous avons trouvé tout ce que nous voulions au prix satisfaisant. Lorsque nous sommes rentrées, nous avons passé la soirée chacune de notre côté.

J’ai vraiment médité pour être sûre que ma décision soit la meilleure pour Sophie et moi. La réponse était toujours oui. Ça me disait que je ne lui rendais pas service en l’accompagnant dans ce déménagement. J’ai demandé de l’aide pour tenir cette décision car, peut-être pour la première fois dans une relation où il y a tant de respect, je décide d’écouter mon bien-être quand je sais que cela ne va pas plaire à l’autre, quitte à passer pour égoïste.

Dans la nuit, des explications très claires me sont venues pour m’expliquer ce que j’étais en train de faire. D’abord, j’ai compris dans quelle mesure, ma relation avec Sophie était utilitaire, pour reprendre ces termes. En effet, jusque là, je faisais mon possible pour ne pas appuyer sur ces blessures dans notre relation. Pour cela, je m’écrasais parfois et prenais assez souvent sur moi. Je faisais cela car je porte la peur du rejet et du jugement que je projette sur les gens avec qui je suis en relation. En faisant cela, non seulement je créais exactement l’effet inverse, et en plus, je ne lui rendais vraiment pas service. Pendant ce temps, elle me mettait face à moi même et m’aidait à franchir mes murs intérieurs. Il est temps que je fasse la même chose pour l’aider comme elle l’a fait avec moi. Ce qui était mal sain, c’est que j’adoptais cette attitude car je me sentais dépendante d’elle et j’avais peur de sa réaction si je décidais de me respecter comme elle le fait. Aujourd’hui, ce mécanisme se déconstruit peu à peu et, par ma décision de rester dans cet appartement quoi qu’il arrive, je vais lui expliquer que je lui propose une opportunité de franchir son mur intérieur dans des conditions favorables. Je lui proposant de ne pas fuir cette situation qui appuie sur ces blessures et de faire face à cela avec mon aide et l’aide de tous les amis et supports qu’elle peut contacter via skype. Je suis dans ma force en agissanr ainsi et je la laisse libre de choisir. C’est l’acte d’amour le plus grand que je puisse faire pour elle car de toute façon, on ne peut pas se fuir soi-même. Tôt ou tard, elle rencontrera d’autres personnes qui appuieront sur ses blessures car elle pose tous les jours l’intention d’aller mieux et d’être dans sa force. Il va donc falloir franchir ce mur.

Je me sentais mieux après avoir réalisé tout cela. C’est finalement un acte fort que je pose en prenant cette décision. Ce n’est pas le chemin le plus facile pour moi, bien au contraire. Il aurait été bien plus facile pour moi de m’écraser une fois de plus et de la suivre dans ce nouveau déménagement. Mais, je ne veux plus agir ainsi car c’est mon cœur que j’écrase en faisant cela et en plus, je n’aide pas la personne que j’accompagne. Il est temps que j’arrête de dire ou de faire ce que je crois que l’autre attend de moi. Bien-sûr, je vais devoir dépasser des peurs en faisant cela jusqu’au bout, mais c’est la voie de ma délivrance. Moi aussi je franchi un mur en faisant cela.

Ouf, je suis prête à expliquer cela le plus clairement possible à Sophie et la laisser libre de choisir ce qu’elle veut.

Merci à la vie pour ces challenges !

Dimanche matin, je me suis levée tôt, comme d’habitude. Je n’avais rien d’autre en tête que la relation avec Sophie et mon envie que nous trouvions chacune la voie vers le bien-être. Me sentant un peu petite dans tout les tenants et aboutissants de cette situation, j’ai prié pour que nous trouvions chacune, individuellement et collectivement, l’issue à nos blocages. J’ai tenté une médiation orale mais j’ai senti que ce n’était pas le moment. J’ai alors écrit ce que je percevais de la situation et je lui ai envoyé mon texte par e-mail.

J’ai médité et prié toute la matinée. J’étais presque certaine de prendre la bonne décision en restant là, même si je ne savais pas comment la vie allait utiliser cela pour nous faire grandir toutes les deux. De mon côté, je faisais face aux peurs que je projette sur mes relations, en lien avec ce genre de situation. Même si ce n’était pas très agréable, je savais que c’était positif que je les vivent pour de vrai, afin de me rendre compte de l’illusion.

Vers midi, elle est sortie de sa chambre et je suis allée vers elle. En effet, comme je l’avais senti, elle ne voulait pas parler car elle avait peur de dire des mots qu’elle regretterait après. Elle prenait sur elle, elle aussi. J’ai alors décidé de jouer du hang dans le salon pour nous faire du bien avec cette musique douce. En faisant cela, j’ai réussi à changer mon mécanisme d’action car, en d’autres temps, je serais allée me terrer dans ma chambre en agissant comme si j’étais coupable de ce qu’elle vit. Mais ce n’est pas le cas, j’ai le droit d’être avec ma décision.

Nous sommes allées à l’orphelinat ensemble et avons décidé de mettre cela de côté pendant que nous sommes avec les enfants. J’étais contente de ce choix.

J’ai pu faire des massages et montrer les gestes à Sophie et à la personnes qui était présente auprès des petits, ce jour-là. Je me sentais plus à l’aise dans ma relation aux enfants et eux aussi. Bien-sûr, ce n’est rien à côté de l’aisance de Sophie. Elle a vraiment ça dans le sang et elle a beaucoup d’expériences.

Lorsque nous sommes parties, j’étais contente de cette expérience et j’ai remercié Sophie. Avant de rentrer chez nous, on s’est arrêtées près d’un arbre pour discuter et Sophie m’a dit que, dans ce contexte, elle préférait aller chercher un autre logement demain pour pouvoir prendre une semaine ou plus de recul. Elle disait être perdue et ne plus savait quoi penser de tout cela.

Après coup, j’ai réalisé que c’était une excellente idée et que ça allait nous faire du bien. Je me sentais vraiment mieux à l’idée de passer une semaine chacune de notre côté, tout en continuant les activités dans les orphelinats. En réalisant cela, il m’est venu à l’idée de valoriser cette expérience au maximum en faisant une liste de tout ce que je vais faire et que je ne faisais pas avant, en identifiant pourquoi je ne m‘autorisais pas à le faire. Puis une liste de tout ce que je ne ferai plus et que je faisais avant, en identifiant pourquoi et si cela me manque ou pas. Cela va me montrer à quel point je me désaligne en présence des autres et pourquoi. Pour être honnête, l’idée qu’on se sépare une semaine retire comme un poids qui me coupais le souffle. Il y a donc une part de moi que j’inhibe en présence des autres, par mécanisme de protection sans doute. Il faut que je trouve qu’elle est cette part et pourquoi je l’inhibe.

Ce soir là, j’ai entendu que Sophie a pu s’accueillir au téléphone avec une amie. J’étais heureuse de cela. L’idée qu’elle ne parle pas et qu’elle garde tout en elle ne me paraissait vraiment pas favorable pour elle. Cela me soulage.

Cette nuit, j’ai beaucoup pensé à tout cela et je suis certaine que le dénouement sera favorable pour chacune, même si cette nuit est peut-être la dernière que l’on passe sous le même toit. De toute façon, la vie est un jeu de miroir et nous vivons toujours ce que nous sommes, donc quoi qu’il arrive, nous vivrons ce que nous avons besoin de vivre. Finalement, nous sommes toujours face à nous-mêmes, même dans nos fuites, en tout cas, c’est comme cela que je vois la vie et j’en suis reconnaissante.

#voyage #transformationdesoi

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