• Violaine

Ma 13e semaine en Bolivie


Lundi, c’était le jour du départ vers Samaipata. Je me suis levée à 5h du matin pour avoir le temps d’écrire un peu et de me préparer pour le bus de 7h. Tout c’est parfaitement déroulé. Dans le bus, je devais être la seule étrangère. Il me semblait, au début, qu’on ne prenait pas le même chemin qu’à l’allée. Mais au b.out de quelques heures, j’ai vu que c’était bien le même chemin. Durant la première partie du trajet, j’ai écouté le documentaire sur Samadhi. Ça faisait longtemps que je ne l’avais pas écouté, et avec mes expériences récentes, je ne l’entendais pas du tout de la même oreille. C’est comme s’il était nouveau pour moi. Ça, cela me montre que j’ai vraiment changé. En l’écoutant, cela me faisait du bien car cela m’aidait à prendre plus de recul par rapport au monde physique et à la forme que mon âme a choisie de prendre pour vivre cette expérience là.. Quel régal !

Ensuite, en début d’après-midi, on est arrivés dans une ville de taille moyenne et j’ai demandé si on était près de Samaipata. Quelqu’un m’a répondu qu’on l’avait déjà passé. Un autre m’a fait un signe pour me dire c’est par là, mais je n’ai pas bien vu s’il montrait l’avant ou l’arrière. Un autre m’a dit de faire attention sinon j’allais me retrouver à Santa Cruz. Du coup, en regardant les paysages, je ne le reconnaissais plus et je me suis mise à penser que j’avais vraiment raté l’arrêt. Cela ne me perturbait pas. J’étais en train de planifier ce que j’allais faire à Santa Cruz pendant 6 jours et j’étais contente de cette surprise. Au bout d’un moment, à un autre arrêt, j’ai demandé à la dame qui gérait les sorties des passagers et elle m’a dit que Samaipata était le prochain arrêt. J’étais contente aussi. La vie est rigolote avec ces petits jeux.

À Samaipata, j’ai retrouvé facilement l’auberge de jeunesse dans laquelle j’avais fait ma réservation et j’étais contente de l’accueil. J’avais réservé un lit dans un dortoir pour tester cette énergie et je me suis retrouvée dans une chambre remplie de lits. Il y avait des Français et l’ambiance était sympathique.

Après m’être rapidement installée et avoir pris une douche, je suis allée saluer ce petit monde et puis je suis allée publier mon récit de la semaine passée. J’étais contente. Je n’avais aucune intimité mais les gens étaient très sympathiques. Ils m’ont proposé de passer la soirée avec eux, mais j’étais fatiguée et j’ai préféré me reposer.

Je suis bien contente. Merci à la vie.

Mardi matin, j’avais très bien dormi. Je me suis levée parmi les premières et je suis allée faire mon travail d’écriture. Après avoir pris mon petit-déjeuner, je voulais sortir mais il pleuvait un peu alors, je suis retournée vers le dortoir et j’ai commencé à discuter avec un Bolivien qui travaille ici. J’ai joué du hang et il était content. Je sentais beaucoup de bienveillance dans cette auberge et de la part de ce jeune homme.

Pendant que je jouais, le soleil s’est remontré alors, je suis allée me promener.

Samaipata et petit et on en sort vite. Une fois dans la nature, j’avais l’impression de baigner dans un océan de douceur. C’était tellement agréable. Je sentais que c’était ma douceur que je sentais en lien avec ce contexte. Je me promenais sur un chemin inconnu, sans savoir où aller et c’était génial. J’ai rencontré des chiens qui m’ont accompagnée dans mon exploration. Au bout d’un moment, j’ai fait demi-tour et au détour d’un virage, il y avait un petit filet d’eau qui coulait, accompagné par un calme profond. J’ai décidé de m’asseoir ici. Au bout de 5 minutes, j’entendais quelqu’un arriver à pied et devinez qui c’était ? C’était Fabiola, que j’ai rencontré lors de mon premier séjour à Samaipata. Elle était là pour quelques jours. Quelle surprise !

Depuis que j’ai demandé à la vie de me montrer des miracles, il en arrive plein. C’est génial.

En discutant avec Fabiola, j’ai ouvert la porte vers un autre aspect des leçons que je peux tirer de mon expérience avec Sophie. Je peux explorer, par différence, toutes les qualités que j’ai développées dans mon parcourt de ces dernières années. En effet, jusque là, j’ai utilisé cette expérience pour voir les points sur lesquels je peux progresser mais j’avais occulteé l’autre part de la leçon.

Après avoir discuté une bonne heure, je suis rentrée, j’ai fait quelques courses et je suis allée manger dans mon auberge. Dans la cuisine commune, j’ai rencontré une famille qui voyage avec ses 2 enfants pendant 6 mois. C’était une chouette rencontre. Ils m’ont entendue jouer du hang ce matin et ont apprécié.

Après le repas, je suis retournée me promener sur un autre chemin qu’on avait en partie exploré avec Sophie. J’ai retrouvé les souvenirs de cette promenade sur les hauteurs de Samaipata. En chemin, j’ai vu une pierre qui m’invitait à m’asseoir sur elle. Je suis restée là pendant 1 heure environ à méditer. J’ai donc exploré les aspects positifs de mon être que cette expérience m’a montrés. D’abord, ma musique est unique et universellement appréciée. Je vais pouvoir aller dans des centres de méditation, de yoga ou de massage pour proposer mes services et maintenir mon abondance avec cela. Ensuite, mon expérience avec Sophie me montre que je suis quelqu’un qui aime vivre simplement, qui est tolérante, qui ne s’arrête pas aux travers d’une personne et qui va chercher le bon que nous avons tous en nous. J’ai développé une façon exceptionnelle de m’observer et de ne pas mettre sur l’autre la responsabilité de ce que je vis. Il y en avait plein qui venaient. Par ailleurs, Fabiola m’a dit ce matin que le médium João était entré à l’hôpital car il est très malade. Même en ayant en tête les « bêtises » qu’il a faites, je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir de la compassion pour lui. Puis, cela a changé quand, en moi, j’ai entendu ; « il est responsable à 100 % de ce qu’il vit dans ces circonstances. » Et là, mon senti a changé, j’avais toujours de la compassion mais c’était une compassion joyeuse. Il vit ce qu’il doit vivre et rien ne lui échappe. Il est maître de l’expérience qu’il vit dans ce contexte. Ouah, j’étais contente car jusque là, j’appliquais ce raisonnement pour moi mais je n’arrivais pas à le faire pour les autres. C’est donc un changement positif, encore. J’ai pensé au médium et je lui ai envoyé du soutien pour qu’il sache se regarder en face dans l’expérience qu’il vit et pour qu’il accueille ce qui est malade en lui. Je lui ai envoyé du soutien pour qu’il sache être bien avec ce qu’il découvre en lui, pour qu’il ne se juge pas et n’ait pas peur du jugement des autres. Certes, ce soutien là est en connexion avec ce que je vis et il est peut-être complètement à côté de la plaque par rapport à ce que lui vit, mais c’est toujours comme cela de toute façon. Quand on prie pour les autres, on prie aussi pour nous.

Ensuite, j’ai continué de marcher un peu et j’ai rencontré de magnifiques chiens de race Akita-inu. Deux d’entre eux étaient complètement blancs. C’était beau. Puis je suis redescendue. J’ai passé un peu de temps dans le dortoir à me reposer puis, j’ai mangé et j’ai rencontré de nouveau la famille. Comme j’avais mangé, j’ai accompagné leur repas en jouant du hang. Ils étaient super réceptifs et très contents, même leurs enfants. On a discuté et la maman m’a confirmé que je pourrais proposer d’accompagner des cours de yoga ou de méditation avec ma musique. Elle a elle-même vécu un cours de méditation accompagné par cet instrument et elle avait trouvé cela extrêmement appropriable et aidant. Ce soir là, même le chat, tout blanc, est venu écouter.

J’étais contente de cette journée bien remplie et très douce. Je suis allée me coucher ravie. Merci, merci,merci.

Mercredi matin, j’avais encore super bien dormi. J’ai salué la famille car ils partaient et je suis sorite pour aller me promener et tenter d’aller au sommet de la montagne qui surplombe Samaipata, le Cerro Patria. En chemin, j’ai croisé un monsieur assez âgé qui descendait. Il m’a demandé où j’allais et si j’étais mariée. C’est une question classique pour la Bolivie. Il a proposé de faire un bout de chemin avec moi et je ne sentais pas de malhonnêteté de sa part, donc j’ai accepté. En chemin, il m’a dit qu’il était passionné par l’exploration de la nature pour chercher des plantes médicinales. Il m’a dit plein d’autres trucs mais comme il n’articulait pas, j’en ai compris moins de 10 %. Il m’a raconté qu’il avait aidé des gens à guérir des maladies graves avec ses plantes. Pour aller au Cerro, les chemins sont très pentus parfois et il avait aucun mal à monter. Je voyais qu’il randonnait souvent. Il ramassait des petites pierres et me les donnait. Il était quand même un peu coquin ce monsieur ! À un moment, il m’a donné une tape sur la fesse. Ça m’a fait rire intérieurement mais je ne l’ai pas laissé espérer plus que cela. Il m’a fait découvrir un autre chemin à la descente et j’étais contente. Je lui ai fait part de ma gratitude. Durant la descente, il y avait des chiens qui aboyaient et il a dû croire que j’avais peur alors il leur a lancé des pierres et a été hostile à leur égard et donc, les chiens ont été plus agressifs et il a couru pour les chasser. Le propriétaire a dit quelque chose et il a répondu sur un ton agressif aussi. Après, il était tout fier de lui en me disant que les chiens voulaient mordre. Moi, d’un air innocent, j’ai répondu que non, ils voulaient juste défendre leur maison. En observant cela, j’en apprends sur le caractère du personnage.

Une fois arrivée à la place du village, je suis allée acheter du fromage et il m’a laissé. C’est un curieux personnage, mais il m’a montré le chemin vers le sommet du Cerro. Cet après-midi, je vais y retourner avec mon hang.

Je suis rentrée pour manger. J’avais mes choses et le reste de pattes aux légumes que la famille m’a laissé hier. Grace à cette abondance, j’ai bien mangé sans avoir besoin d’acheter beaucoup. Je me sentais abondante et heureuse. Après le repas, je me suis reposée un peu et je suis repartie, avec mon hang. J’ai repris le même chemin que le matin et j’ai savouré la montée bien raide. Avec le poids du hang, c’était un peu plus difficile que le matin. Une fois arrivée en haut, j’ai savouré la vue de la nature sauvage à perte de vue, le calme et la sérénité qui régnaient à cet endroit. J’ai trouvé des pierres où m’asseoir et j’ai sorti le hang dans le but d’offrir la musique à la montagne. C’est la première fois que je joue en pleine nature et le hang était content, ils sonnait fort ! Jamais il n’a sonné comme cela, c’est très puisant. J’ai joué pendant plus d’une demi heure et ensuite, j’ai médité.

J’ai posé la demande de trouver l’attitude juste vis à vis de mes yeux. Dois-je m’abandonner à ce qui est en ne cherchant pas à changer quoi que ce soit ou dois-je travailler sur l’intention de réparation et de régénération. Il doit u avoir un jute milieu, ou alors les deux attitudes sont justes mais il y a une subtilité, que je n’ai pas encire saisie, et qui permet de les combiner. Après cela, j’ai eu un début de réponse qui disait de commencer par leur donner de l’amour. Et c’est vrai que, par le passé, je n’aimais pas cette partie de mon corps et je ne les ai pas alimenté avec l’amour et le respect qu’ils méritent.

Ensuite, j’ai eu des pensées d’appréciation profonde. Je me sentais fière de ce que je suis, des murs que j’ai traversé et des qualités que j’ai développées. J’étais bien et certaine d’être parfaite telle que je suis, une perfection en constante évolution, mais toujours adéquate à chaque instant. J’ai rejoué un peu pour remercier la vie aprés ces instants délicieux.

Puis, je suis redescendue. En chemin, j’ai encore rencontré un homme, plus jeune cette fois-ci, qui a, comme le monsieur de ce matin, fait demi-tour pour m’accompagner sur mon chemin. Celui-là était guide touristique et il voulait m’accompagner au fort, l’attraction touristique de Samaipata. Moi, je ne tenais pas particulièrement à y aller mais, j’ai discuté un peu avec lui. Arrivée en bas, il voulait me faire prendre un chemin qui, je le savais, était plus long pour aller au village. Je l’ai donc laissé là et il m’a demandé ce que j’avais sur les joues et si je pouvais l’enlever. Je lui ai dit que ce sont des poils qui dérangent souvent les égos mais pas les âmes et que je n‘avais pas l’intention de m’opposer à cela. Il est resté un peu bête et il m’a demandé ce que je ferai le soir. Je commençais à sentir sa réelle intention, qui n’était pas méchante du tout mais, je n’avais pas envie d’aller dans ce sens. Je lui ai dit que le soir je dors. Il voulait savoir ce que je ferai le lendemain et je ne lui ai pas répondu. Je lui ai dit au revoir et je suis partie. Décidément, il s’en passe des choses aujourd’hui.

Après une bonne douche, je suis allée me faire une bonne salade de fruit et je me suis régalée. Il y avait d’autre gens dans la cuisine et j’ai discuté un peu. J’avais une petite connexion surtout avec une Suisse mais pas forcément avec les autres. Parmi eux, il y avait une Israélienne qui travaillait dans l’armée. En l’écoutant parler et en la voyant agir, j’ai observé que son énergie était en permanence dans l’hostilité, même en vacance. Ensuite, ils m’ont offert de les accompagner au restaurant. J’étais tentée et j’ai accepté. On était 5 et j’avais une connexion seulement avec une. Je me suis retrouvée dans un environnement et une énergie que j’ai laissée depuis longtemps. La musique forte, les discussions qu’on entend à peine, les sujets de discussion dans lesquels je n’ai rien à dire, les drogues (alcool, cigarette, canabis). C’était bien que je revive cela un peu pour être vraiment sure que ce n’est pas ce que je préfère et pour rester dans mon énergie. J’ai continué à observer la même énergie chez la personne d’Israël mais cela ne m’agaçait pas. C’était juste un constat. Je ne me suis pas sentie handicapée du tout. Pour lire la carte, j’ai demandé aux autres et quand j’ai vu leurs réponses, je suis allée voir la serveuse pour qu’elle m’aide à choisir. J’étais contente de mon aisance et du fait que je me débrouille comme une cheffe depuis que je suis livrée à moi-même. J’avais au moins cette victoire à savourer pendant la soirée. Ensuite, je les ai laissés et je suis rentrée me coucher.

Encore une belle journée bien remplie de passée. Merci à la vie.

Jeudi matin, je suis restée tranquille. J’ai joué un peu de hang sur la place, je suis allée marcher un peu et je suis rentrée à l’auberge. J’étais bien tranquille ce matin. La paix m’habitait.

Après le repas, je suis allée sur la place pour attendre Fabiola. Nous avions rendez-vous pour retourner à l’orphelinat pour proposer des activités. En l’attendant, une autre Française, que j’ai rencontré à Abadiânia et à Samaipata il y a 3 mois, est passée par là et on a discuté un peu. On a parlé de ce qui se passe à la Casa et elle m’a fait part de son ressenti en me disant qu’elle est médium et qu’elle ressent beaucoup de choses. Elle m’a dit avoir souvent été proche du médium et n’avoir jamais senti l’énergie d’un pervers sexuel. Cependant, il n’en reste pas moins que certaines femmes ont eut des problèmes avec lui. Tout est relatif et la leçon que cela me donne c’est que nous devons prendre du recul par rapport à tout ce que nous sentons car nous percevons seulement une facette d’une personne en relation avec ce que nous sommes. Donc son témoignage n’invalide pas le témoignage des femmes abusées. Je commence à toucher du doigt le jeu de miroir qu’est la vie et cela m’enchante. En ce moment, les deux reportages sur le samadhi m’appellent. Cela me fait du bien de les écouter, cela m’aide à prendre du recul et à faire grandir ma conscience.

Ensuite, Fabiola est venue et nous sommes parties à l’orphelinat avec deux autres personnes. Cela s’est bien passé et j’étais contente. Les deux petits qui avaient des soucis de développement ont énormément progressé. Je n’en croyais pas mes yeux, une telle progression en si peu de temps ! J’étais ravie et les petits du côté des garçons étaient hyper-contents de me revoir et de pouvoir rejouer du hang.

Au bout de 2 heures, nous sommes rentrées et, dans les rues de Samaipata, nous avons rencontré un Bolivien qui parle un peu Français et qui était passionné des hangs. Il a essayé le mien et il était heureux comme un enfant. Le temps est passé assez vite et, avec Fabiola, nous avons décidé d’aller manger une pizza ensemble dans un restaurant végétarien. Les pizzas ont été longues à venir mais elles ont fini par arriver. En attendant, on a bien discuté et elle m’a parlé d’un lieu, en Inde, dans lequel ils sont spécialistes de l’ophtalmologie avec l’approche ayurvédique. C’est intéressant, peut-être mon prochain voyage…

Ensuite je suis rentrée me coucher. L’ambiance du dortoir commence à me lasser mais, il ne reste plus que quelques jours. D’un côté, j’explore l’extrême de la non-intimité et d’un autre, cela me pousse à aller vers les gens. J’observe que je suis beaucoup plus à l’aise de ce côté là et cela me ravie. Après, j’apprécierai beaucoup plus le fait d’avoir mon espace à moi, tout en ne m’y enfermant pas dedans. Cette expérience me fait avancer. Par ailleurs, avec Fabiola, j’explore Samaipata comme un lieu de guérison et d’avancée spirituelle alors qu’à l’auberge, je suis entourée de gens qui sont là pour les places touristiques et qui restent en moyenne 3 jours. Ce n’est vraiment pas le même monde. Si je reviens en Amérique Latine, je reviendrai ici et j’y resterai au moins un mois pour explorer cet aspect spirituel plus en profondeur. Cette exploration est vraiment ce qui m’anime et me passionne.

Merci pour cette belle journée.

Vendredi, il a plu toute la journée. Je ne suis pas sortie. Le matin, je suis restée longtemps au lit puis je suis allée un peu sur internet. J’y voyais très mal et ce, dés le matin.

L’après-midi, je suis allée dans le dortoir dans le but de méditer. Il y avait d’autres personnes qui se reposaient aussi. J’ai joué un peu de hang et cela a créé une discussion. On était 5 Français et je leur ai fait essayer le hang. Ensuite, j’ai joué pour eux et ils se sont bien détendus. On a passé un beau moment ensemble à discuter. Ensuite, j’ai senti que mon bol tibétain voulait entrer en scène. Je l’ai sorti, ainssi que mes diapasons, et j’ai fait 4 heureux. On a dû passer 3 heures dans ce cocon et à jouer avec les sons harmoniques. C’était un moment magique. Ensuite ils sont partis manger en plein milieu de l’après-midi et moi, je suis restée pour méditer.

Au bout d’un moment, j’ai écouté ma musique et j’ai mis des mantras que je n’avais pas écouté depuis longtemps. Quel régal et quelle paix. J’ai écouté le mantra du Bouddha de la médecine et le mantra ‘Om Shanti’. Je me suis régalée et, à un moment, je me suis mise à masser mes yeux. Je me disais que c’était cela qui manquait. Je veux guérir mes yeux mais je ne fais absolument rien pour eux. Du coup ; j’ai eu plein d’idées de choses physiques à faire pour leur bien-être : massage, collyres de plantes médicinales, introduction d’aliments spéciaux pour la santé des yeux… Je vais leur consacrer du temps et de l’énergie pour leur montrer que je les aime. J’ai continué à me relaxer et à me masser avec la musique jusqu’à ce que je me couche.

J’étais heureuse et en paix. J’ai l’impression de ne pas avoir trouvé le sommeil car avec la pluie, il faisait froid et je n’avais qu’une seule couverture. Ce froid m’a empêché de dormir mais il ne m’a pas empêché de me reposer.

Merci, merci, merci.

Samedi, le soleil était revenu et cela faisait du bien. J’ai traîné au lit puis je me suis levée. J’ai peu dormi mais je me sentais comme d’habitude.

J’ai eu la surprise de constater que j’y voyais bien mieux que la veille et les jours précédents. C’est l’effet du massage sans doute.

Vers 11h, je suis partie, avec mon hang, en direction de ma montagne préférée. Le chemin était un peu boueux par endroit, mais dans l’ensemble, il y avait toujours une partie sèche. Une fois là-haut, j’ai fait le tour de tous les cercles de pierres qui s’y trouvent et j’en ai choisi un qui m’attirait. J’ai joué du hang à l’extérieur du cercle pour remercier puis, je suis rentrée dans le cercle. J’ai rapidement ressenti le besoin de m’allonger. C’est d’ailleurs la seule chose que j’ai senti ce jour là. Je me suis alors allongée et j’étais bien. Je repensais au fait de prendre soin de mes yeux et je me suis rappelée que la voyante de Sophie avait dit qu’il y avait une malédiction sur mes yeux remontant à des vies antérieures. Le fait de savoir cela avait fait un peu de sens pour moi mais cela n’a rien débloqué du tout. En fait, en y réfléchissant bien, avec toutes les mauvaises pensées et les mauvaises paroles que j’ai envoyé à mes yeux durant mon adolescence, c’est largement suffisant pour que je me sois envoyée moi-même une malédiction dans cette vie là. Aussitôt après avoir réalisé cela, c’était clair qu’aujourd’hui, cette attitude n’avait plus de sens et aussitôt, le déclic est venu et ce schéma de malédiction a été désactivé. J’étais contente. Je suis restée allongée un petit moment puis, j’ai entendu la voix d’une personne. Je me suis levée et l’effet de la détente m’avait complètement brouillé la vue. J’ai entendu une voix qui me parlait mais sur le moment, je n’ai pas compris car ce n’était pas articulé du tout. Il a répété deux fois la même chose sur un ton un peu hostile puis, il est parti. Quelques minutes après, le temps que je reprenne mes esprits, j’ai compris qu’il me demandait ce que je faisais là. J’ai ri et je suis passée à autre chose. La clarté a mis quelques minutes avant de revenir. Je suis redescendue tranquillement, en profitant de la chaleur du soleil.

Je suis passée au marché pour acheter quelques petits trucs pour mon repas et j’ai déjeuné à mon auberge. Je suis quasiment la seule à me préparer à manger. Les autres, ils vont tous au restaurant manger des pattes, des pizzas ou des sandwichs. Je suis contente de prendre soin de moi en me préparant des salades et des fruits. En plus, cela revient bien moins cher que le resto et c’est meilleur.

Certains ont peur de manger des crudités ici, ils croient que les bactéries vont les rendre malade. Moi, je suis bien contente de ne pas avoir ce problème. Merci mon corps pour ta robustesse et ta bonne immunité. Ce qui fait la différence aussi, c’est que je considère les bactéries comme mes amies donc, je n’ai pas de problème avec elles. Je n’ai jamais vraiment pris des mesures anti-bactérienne dans ma vie, donc mon corps sait gérer sans problème ces circonstances.

Dans l’après-midi, je suis d’abord partie en quête d’un flacon de fleur de Bach ou d’huile essentielle pour pouvoir me fabriquer des collyres. Je n’ai pas trouvé. Alors, je suis allée jouer du hang sur la place et j’ai trouvé un grand fan qui s’est assis à côté de moi. Il était enchanté et il sentait fort l’alcool, même s’il ne paraissait pas saoul. D’autres personnes sont venues poser des questions. J’ai croisé une fille qui finançait ses voyages en vendant des pâtisseries qu’elle fait elle-même. C’est inspirant, moi aussi, avec le hang, je pourrais faire cela. On avait d’ailleurs essayé un fois avec Sophie, mais on n’était pas du tout dans le contexte approprié.

Ensuite, je suis retournée sur le marché et j’ai croisé Fabiola. Il se trouve qu’elle avait, dans son sac, les flacons que je cherchais en début d’après-midi. Elle m’en a gentiment donné un. Je le ferai bouillir pour enlever toute trace d’huile essentielle. On a discuté un peu puis, après avoir acheté quelques goyaves, je suis rentrée à l’auberge. Comme on s’est donné rendez-vous le lendemain matin pour aller ensemble au Cerro Patria, j’ai rangé un peu mes affaires car demain, c’est le jour du départ. Ensuite, je me suis préparée une bonne salade de fruit pour mon dîner. J’ai discuté un peu avec les Français de mon dortoir puis, j’ai commencé à me détendre avec des mantras pour me masser les yeux. C’était bien. J’ai trouvé une deuxième couverture à mettre sur mon lit. Je vais mieux dormir je pense.

La nuit a bien commencé mais il y a eu plein d’allées et venues dans le dortoir tout le long de la nuit et cela m’a réveillée. Toutefois, j’ai bien dormi.

Merci à la vie de me donner tout ce dont j’ai besoin à chaque instant (choses et idées).

Dimanche matin, je me suis levée tôt pour pouvoir écrire, déjeuner et être au rendez- vous avec Fabiola devant le portail du Pueblito. Ce dernier jour, que j’ai tant attendu, est arrivé et je suis contente de retourner à Abadiânia, même si j’aime beaucoup Samaipata.

Pendant que j’attendais Fabiola, un petit chat est venu me saluer. J’adore les chats et ils me le rendent bien. Ensuite, nous sommes montées au Cerro Patria ensemble et quand on est en haut, quel silence ! C’est un silence que je n’ai pas entendu depuis bien longtemps. Dans ce silence, les sons du hang sont magnifiés pour le plus grand bonheur des gens qui l’écoutent.

Nous sommes restées plusieurs heures, en silence, cheminant de cercle de pierre en cercle de pierre, suivant notre inspiration et les élans du corps et du cœur. Fabiola m’a conseillée un peu car elle connaît mieux ces cercles et leurs effets.

Ensuite, nous sommes redescendues tranquillement et nous nous sommes dit à bientôt. Nous allons probablement prendre le même « truffi » (mini-van) pour aller à Santa Cruz cette après-midi.

Je suis alors rentrée dans mon auberge pour manger. La propriétaire avait cru que j’étais partie sans dire au revoir alors que je lui avais dit, au petit-déjeuner, que je partais après le repas de midi. Elle est rigolote et sympa. Son volontaire s’occupe bien de moi, il m’a dit que quand je serai prête, je devais l’appeler pour qu’il descende ma valise. Dans ces conditions extrêmes de non-intimité et de confort limité, j’ai quand-même senti beaucoup de bienveillance et d’attention. C’est cela qui rend les extrêmes acceptables. Je me suis préparée mon dernier repas ici et je me suis régalée. C’était une journée calme pour la propriétaire donc elle a discuté avec nous pendant le repas.

Après avoir fait mes bagages, Marcelo s’est occupé de ma valise et ils m’ont dit qu’il y avait un truffi spécial qui, à Santa Cruz, croise le trajet d’un autre truffi qui va à l’aéroport. Ceci pourrait m’éviter de prendre un taxi à grands frais. Bien que l’on soit dimanche, ils ont réussi à appeler l’organisation de ce truffi pour qu’il vienne me chercher devant l’auberge. J’ai trouvé cela extrêmement sympathique. Ils ont été aux petits soins avec moi. Comme je n’attendais rien de cela, j’ai savouré cette attention comme le met le plus raffiné qui soit. C’est curieux comme le contraste est fort. Quand j’étais avec Sophie, elle me disait souvent ne pas sentir la bienveillance et l’attention de ma part, alors qu’elle en avait tant besoin. Elle en souffrait souvent. Et depuis que nous avons séparé nos routes, je suis en permanence entourée de gens qui sont très bienveillants et attentifs à mon égard. Je l’interprète comme un message de la vie qui me montre que je suis bienveillante envers moi-même et que je prends soin de moi, alors que pour Sophie, ce n’est pas forcement le cas. La vie nous fait tout ce que nous nous faisons à nous même, c’est un miroir.

Pour revenir à mon voyage, je n’ai donc pas revu Fabiola et dans ce truffi, après une demi-heure de trajet, ma vue est redevenue très claire, comme cela ne m’était plus arrivé depuis une semaine. J’étais étonnée de cet effet. Quand on est arrivé à Santa Cruz, le chauffeur du truffi ne m’a pas du tout laissée sur le trajet du truffi qui va à l’aéroport. Il m’a indiqué comment y aller et il y avait un changement. J’ai donc choisi de prendre un taxi. J’en ai trouvé un sympa. Je suis arrivée à l’aéroport à 18h alors que mon vol est à 3h du matin. J’avais donc du temps devant moi. Si je m’étais écoutée, j’aurais moins pris de marge de temps mais j’ai écouté les peurs des gens autour de moi, cela me servira de leçon.

J’ai écouté de la musique, j’ai observé ce qui se passait autour de moi et finalement minuit est arrivé et ma vue était toujours limpide. J’étais toujours enchanté de cela.

Merci à la vie.

#voyage #transformationdesoi

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