• Violaine

Retour à Abadiânia, semaine 4


Lundi a été une journée bien tranquille mais pleine d’introspection. Cette journée m’a montrée que j’avais encore pas mal de peurs en lien avec la relation aux humains et que ces peurs s’amplifiaient quand je décide de ne pas porter mes lunettes, car je suis encore moins en contact visuel avec eux, l’interaction est alors plus délicate pour moi et me met d’avantage face à moi-même. Plusieurs choses me l’ont montré ces derniers jours et c’est un gros challenge pour moi. Dans la fin d’après-midi, je suis allée à la Casa pour jouer du hang face au couché du soleil. Une personne s’est assise à côté de moi et a bien apprécié. J’ai l’impression que je pourrais jouer en me connectant d’avantage aux plans subtils pour être un meilleur canal. C’est en tout cas dans cette direction que je sens que je dois aller. Puis, quand tout le monde est allé au rosaire, je suis restée à regarder le ciel rougeoyant. Puis, je me suis mise à discuter avec les entités et les arbres. L’échange était vraiment comme une discussion, j’entendais des timbres de voix différents selon les interlocuteurs. Ma capacité de connexion avec ce qui n’est pas visible semble s’être améliorée alors que je ne l’utilise quasiment pas ces temps-ci. Un des interlocuteurs m’a dit que je suis née avec ces peurs car mon âme est d’avantage connectée à d’autres plans très différents et il y a comme une sorte d’appréhension enregistrée en moi. C’est comme si elle ne voulait pas voir le cirque qui se passe sur terre. Et d’un autre côté, je suis là avec mes conditionnements appris dans l’enfance et moi, j’ai vraiment besoin de ne plus m’arrêter aux illusion des apparences pour exprimer pleinement la nature de mon âme dans le plan physique. Certes, sur certains aspects, je le fais très bien, mais il y a encore des aspects où je dois m’améliorer.

Mes interlocuteurs m’ont rappelé que quand je joue, ce n’est pas seulement pour les humains mais c’est aussi pour les plans subtils car ma musique touche de nombreux plans et dimensions. Ils m’ont dit d’utiliser cette opportunité de ne pas bien voir les humains pour discuter d’avantage avec les plans subtils. Je sais que je suis parfaitement capable de le faire donc, je vais m’y remettre plus consciemment.

Voilà le cheminement de la journée. Merci à la vie pour ces expériences.

La journée de mardi m’a permis d’explorer ma douceur à travers la musique. En effet, j’ai joué du hang avec une grande douceur et c’était bien agréable. Jouer les yeux fermés me permet d’être vraiment avec les sons et de jongler avec les vibrations et les silences. J’ai reçu en retour gratitude et appréciation. Dans cette journée, j’ai aussi pu voir, à travers une discussion avec une personne brièvement rencontrée il y a quelque jour, que mon senti vis à vis d’elle était assez juste.À travers cette personne et le miroir de cette situation j’ai rencontré la part de moi qui se croit mieux que les autres et qui pète plus haut que son cul. Ceci dit, j’ai peu réagi à cela, ce qui me montre que cet aspect de moi est en diminution et je le sens clairement que je vais vers d’avantage d’humilité et de respect du chemin de chacun, sans prétendre que le mien est meilleurs que celui des autres. Cette personne propose des séances d’astrologie et au début de la conversation, j’étais tentée de me faire faire mon thème astral. Toutefois, au fil de la discussion, j’ai reconsidéré les choses et je ne veux pas vraiment nourrir cet aspect de moi à travers cette personne, d’autant plus qu’il est gourmand financièrement. Je préfère utiliser cette abondance pour nourrir une éthique et une attitude avec laquelle je me sens plus alignée.

J’étais contente de cette discussion car j’ai rencontré une autre personne plus humble et j’ai vu que je commence à bien user du miroir de la vie pour moi et pour les autres et que cela me permet de prendre plus de recul et de choisir quels aspects de moi je fais grandir. Puis finalement, cela fait reculer ma peur des humains (et de mon humanité) car je vois que c’est moi que je rencontre à travers chaque humain et après avoir reconnu l’aspect de moi auquel je fais face, je peux dire oui ou non et utiliser ce jeu pour me transformer.

Je suis bien contente et je remercie la vie pour ces expériences.

Mercredi et jeudi, j’ai continué mon introspection et j’ai continué d’utiliser l’histoire autour du médium João au service de ma croissance personnelle. J’ai réalisé plus concrètement que l’on vit tous dans une version de la terre qui nous reflète ce que nous sommes et donc que, à chaque changement que je fais en moi, je me retrouve dans une version de la terre différente avec des versions des gens que je connais différentes. Donc, à propos du médium ou de tout autre conflit, si je prends position sur telle ou telle version des faits, c’est comme si je figeais ma réalité et que je me bloquais dans mon cheminement personnel. J’ai réalisé que depuis le début de mon premier séjour à Abadiânia, j’ai projeté toute sorte de choses sur le médium. Au début, c’était la sagesse, l’humilité, le dévouement et, peu à peu, avec cette histoire d’abus sexuel, j’ai projeté les choses les plus obscures sur lui. Mais en fait, il ne s’agit que de moi car la vie est un jeu de miroir, donc tout ce que j’ai reconnu en lui, ce sont des aspects de moi. En effet, il faut avoir une part de sagesse en soi pour pouvoir la percevoir à l’extérieur et il faut avoir une part d’ombre pour pouvoir la reconnaître à l’extérieur. Toutes les étapes par lesquelles je suis passées m’ont permis d’explorer de nombreux aspects de ma propre personnalité, les aspects positifs comme les aspects négatifs. Et ce qui m’a fait avancer, c’est que je l’ai fait un tant soit peu consciemment.

Après cela, en méditant à la Casa, j’ai senti que le cas du médium était moins négatif qu’avant dans ma réalité d’aujourd’hui et que, pour autant, je ne devais pas m’attacher à ce fait car cela change en permanence et c’est différent pour chaque personne.

J’étais bien impressionnée par la perfection de ce jeu de miroir au calepinage parfait qu’est la vie et pour que cela fonctionne, il faut que chaque être soit le Tout vu sous un angle particulier. Chaque être est donc la source de ‘Tout ce qui Est’ dans sa réalité. C’est comme si Dieu, le Tout, était placé au centre d’une sphère composée de multiples facettes de miroirs qui se reflètent à l’infini et que chaque facette est un être voyant son reflet dans de nombreuses autres facettes. C’est merveilleusement bien conçu. Cela m’a donc amené aux perceptions et à quelque chose que je n’arrivais pas à comprendre jusque là.

Bashar dit que l’on ne peut pas percevoir ce que l’on n’est pas et que par conséquent, tout ce que l’on perçoit, c’est nous-même. Cette information sonnait juste dans mon cœur mais concrètement, je n’arrivais pas à accepter cela, surtout après l’expérience avec Sophie qui me disait percevoir tant de choses que ce n’était pas possible que ce soit elle. Maintenant que je comprends que nous sommes tous individuellement ‘Tout ce qui Est’, c’est pour cela que nous percevons tant de choses. Toutes ces perceptions pourraient être considérées comme des observations. Si l’observateur reste neutre, cela ne le concerne pas, et si l’observateur entre en résonance dans ces pensées, son énergie ou ces émotions, c’est qu’il rencontre un aspect du tout qu’il porte fortement en lui. Soit la réaction est positive, alors c’est comme une indication d’un chemin à prendre, soit la réaction est négative et cela montre un conditionnement qui n’est pas compatible avec notre être profond.

En repensant à la situation avec l’astrologue, je vois bien la différence entre l’observation neutre et la réaction car, non seulement j’ai observé son attitude en l’écoutant, mais j’ai aussi réagi, même si je n’ai rien dit à ce sujet, j’ai quand-même réagi en essayant un peu d’être quelqu’un d’autre pour rentrer dans ces critères de personne évoluée. Cela me montre que je suis concernée de près par ce miroir.

Hum, cela me plaît de décortiquer tout cela. Et après cette réflexion, il y a eu comme un changement de sujet radical dans ma tête et ce qui est venu, c’est que ces dernières années, j’ai exploré ma profonde féminité à travers les ressentis, la réceptivité, la douceur et j’ai complètement mis de côté mon côté masculin sacré, les actions concrètes et mon potentiel créateur. Cela m’est reflété par le fait que ces dernières années, je ne fréquente quasiment que des femmes alors qu’avant, il y avait beaucoup plus de masculin et peu de féminin. C’était intéressant de voir cela. J’ai réalisé que pendant mes 5 années de travail d’ingénieur, j’ai exploré ma capacité intellectuelle de design et de création d’outils de travail efficaces et pratiques, dans mes années de permaculture, j’ai exploré ma capacité de travail manuel et de coopération puis, dans mes années spirituelles, j’ai exploré ma capacité de perception, d’expression, de sagesse et de connexion avec les mondes subtils. Maintenant, comment rassembler tout cela pour créer quelque chose qui mette tout cela en valeur comme un tout ? Le seul mon qui me venait en tête était permaculture, car cela englobe tout. C’est bien intéressant tout cela car je pourrais, en me mettant au service d’un lieu, utiliser de manière équilibrée, toutes ces forces que j’ai en moi, le côté masculin comme le féminin.

Merci mille fois à la vie pour toutes ces expériences et ces sources d’inspiration.

Lors des trois jours suivants, j’ai poursuivi mon introspection. Je repensais à ma peur des humains en lien avec pleins de projections que je fais dans ce genre de contexte. Ces projections, je ne les fait pas dans la nature. Je ne projette pas de jugement sur un arbre ou sur une vache. C’est pour cela que je me sens bien dans la nature ! Vendredi, en revenant de ma méditation dans la nature, une amie m’a dit que je devais être un gnome (esprit de la nature) réincarné en humain. Cela me confirme que j’ai une forte connexion avec la conscience de Gaïa, notre planète vivante, manifestée dans tous les esprits de la nature (lutins, fées, orbes, …).

Peu de temps après, j’ai croisé une amie qui, avec l’outil du focussing, m’a fait explorer ce qu’est cette peur. Elle se manifestait dans mon corps comme un parachute situé dans le fond de ma gorge qui bloque les élans d’expression de mon cœur. Ce parachute, je l’ai crée pour protéger ma sensibilité et ma différence vis-à-vis du rejet et du jugement. Sans perdre de vue qu’il s’agit de mon rejet et de mes jugements, j’ai envoyé de l’amour à cette protection devenue blocage pour que mon cœur se sente d’avantage libre de s’exprimer. Après cela, j’ai osé plus facilement entrer en communication avec d’autres et, en jouant du hang à la Casa et après au Frutti’s, j’ai fait de belles rencontres.

Samedi, je réalisais à quel point j’étais très souvent ailleurs quand je marche ou quand je suis seule. Quand je suis en discussion avec une personne, je me sens présente mais, aussitôt que je suis seule, je pars dans d’autres mondes. Je crée des petits films dans ma tête et parfois, je me demande bien où je vais chercher les scénarios et à quoi cela sert. Mais voilà, pour le miment, c’est comme cela, c’est peut-être encore une force en dormance.

Plus tard, je repensais aux perceptions et aux émotions associées. Je réalisais qu’on avait vite fait de mélanger la perception brute et l’interprétation que l’on en fait, créant l’émotion. Cela m’est venu en repensant à Sophie qui, lorsque l’on était arrivées à l’appartement de Cochabamba et que le chauffe-eau ne fonctionnait pas, avait perçu que la propriétaire s’excusait de cela sans vraiment être désolée, elle avait perçu au contraire qu’elle était contente. Et par dessus cela est venue se poser l’interprétation du fait qu’elle ne prend pas soin de nous, qu’elle s’en fout et je ne sais plus quoi encore, ce qui a créé une émotion. Lors de la fin du séjour, j’ai beaucoup discuté avec la propriétaire et en effet, j’ai compris qu’elle n’était pas désolée parce qu’elle était surprise que cela arrive maintenant et qu’il n’y a pas de hasard. Elle était donc plus curieuse de cet évènement synchronistique que désolée.

Voilà donc une illustration que nos perceptions brutes (ce que l’on observe) est neutre et que l’interprétation que l’on en fait nous reflète parfaitement qui nous sommes car c’est une projection. Quel jeu passionnant !

Samedi soir, au Frutti’s, j’ai joué en duo avec le flûtiste d’Abadiânia et nous avons improvisé. Nous avons eut énormément de succès, les gens se sont spontanément arrêté de manger et se sont rapprochés pour nous donner leur attention. J’étais contente, même si je n’entendais encore pas vraiment ce que je jouais avec les micros.

Ce soir là, j’ai entendu l’astrologue discuter avec une autre personne à propos de ses services et là, la version de lui (et de moi) que j’ai rencontré était différente et très intéressante. Cela m’a donné envie de le solliciter. C’est fou comme les personnes peuvent montrer des facettes différentes selon avec qui elles discutent. Je vais y réfléchir et faire le point sur mes questionnements puisqu’il fait lui envoyer une liste de questions.

Sur quels points j’aimerais avoir des éclaircissements ? En premier lieu, ma vue et les forces qui font que je détruis peu à peu mes yeux. Ensuite, les relations humaines et quelles sont les forces en moi qui me freinent dans l’expression de ce que je suis. Ensuite, j’aimerais savoir ce que l’astrologie dit en lien avec ma connexion avec les sagesses extraterrestre et peut être, le lien avec ma présence ici. Et enfin, dans les passions que je m’autorise à explorer, est-ce que je passe à côté de quelque chose. En pensant à cette question, je pensais au chant. J’explorerai cela.

Dans la journée de dimanche, c’est comme si des premières réponses étaient venues durant la danse libre. Il m’est venu que le gros défi de ma vie a été de faire face au regard des autres sur moi. J’ai bien-sûr projeté des tas de choses sur ces regards, jugement, rejet, etc. Et c’est cela que je ne veux plus voir, car j’en ai trop souffert. Mais le point à ne pas manquer n’est pas en lien avec les autres, car il s’agit bien du regard que je porte sur ma dimension physique que je ne veux plus voir et qui me met sous pression. Il est vrai que le fait de ne pas voir me permet de danser sans me préoccuper de ce que pensent les autres et me permet de m’habiller sans me préoccuper de petites taches, çà et là, etc. Je touche donc là le cœur de l’enjeu : j’ai besoin de transformer le regard que je porte sur ma dimension physique pour ne plus projeter de jugement et de rejet dans ce que je perçois des autres. Car, en vérité, je crois que j’attire l’attention pour des tas d’autres raisons. Les gens se rappellent tout le temps de moi, j’ai donc l’impression qu’il y a quelque chose au delà de la forme en moi qui attire l’attention et c’est quelque chose de positif. Je vois bien ce qu’il me reste à faire en terme de travail intérieur. Aujourd’hui, je me sens à l’aise car je ne vois plus ce qui se passe autour, mais si je le revoyais parfaitement d’un seul coup, je ne suis pas certaine que je garderais cette aisance. J’ai encore des changements à faire en moi pour me préparer à retrouver la vue !

Merci infiniment à la vie pour ces réponses.

#voyage #transformationdesoi

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