• Violaine

Abadiânia - 22 au 28 juillet 2019

J’ai commencé la semaine par un jeûne silencieux. Mon intention était de faire cela pendant 3 jours afin de trouver la plénitude intérieure de mon être. Comme je l’ai mentionné dans mon récit de la semaine passée, une phrase revenait souvent dans ma tête : « Il n’y a pas d’extérieur. » Je répondais intérieurement que je savais cela mais la phrase revenait toujours. Au bout d’un moment, j’ai porté plus d’attention à cette phrase en demandant ce que cela veut dire. J’ai reçu la pensée suivante : Si tu sais qu’il n’y a pas d’extérieur et que tout est miroir, pourquoi fais-tu un jeûne pour trouver la plénitude à l’intérieur ? Là, j’étais forcée de constater que mon attitude trahissait en effet le fait que je ne sais pas.

Puis, j’ai reçu d’autres clarifications. Premièrement, on m’expliquait que les toxines du corps et la pollution de la terre sont simplement le reflet des croyances non alignées logées dans notre mental et même jusque dans notre âme. Si je jeûne sans aller voir ces croyances, je vais me détoxifier puis me retoxifier ensuite. Si je fait un travail de déconditionnement de ma conscience, mon corps va se détoxifier tout seul. Dans mon cas, comme je fais un nettoyage intense des croyances qui n’appartiennent pas à mon être, véritables toxines, le jeûne n’est plus un procédé approprié pour moi.

D’autre part, on m’a expliqué (toujours intérieurement) que, comme je suis devenue très habile dans l’art de me reconnaître à travers le reflet que m’offre « les autres », l’usage de ce miroir de la vie est plus efficace que le silence pour faire face à moi-même.

Alors, au bout d’un jour et demi, bien que je me sentais très bien, j’ai rompu le jeune et le silence. C’était une expérience intéressante aussi de me permettre d’arrêter et de ne pas aller jusqu’au bout de ce que j’avais dit que j’allais faire.


Curieusement aussi, avant le jeûne, j’étais passionnée par l’écoute du livre « La vie des Maîtres » et après, cela ne m’appelait plus. C’est comme si le jeûne m’avait permis de connecter de manière plus concrète avec l’essence de l’être qui est pur amour et pure sagesse. J’en sios ravie.


Mercredi, jeudi et vendredi matin, je suis allée méditer dans le courant de la Casa pour travailler sur mes chakras racine, sacré et solaire, en lien avec les vortex de ma carte géobiologique. Cela m’a apporté le rappel que ma première maison est ma conscience. Si cette conscience n’est pas agréable à vivre, je peux aller partout dans le monde sans jamais trouver l’agréable. J’ai alors réalisé à quel point j’ai œuvré, ces dernières années, à la transformation de ma conscience pour en faire un endroit agréable, doux, paisible, accueillant, aimant et transparent. Et ce qui m’a permis cela, c’est ma quête de sagesse afin de comprendre les règles du jeu de la vie, afin de toucher du doigt le vrai, c’est-à-dire ce qui ne change pas, ce qui est immuable. Ce faisant, chaque endroit physique que j’habite, quelle que soit la forme qu’il prend, me reflète cela.


Dans la nuit de jeudi à vendredi, j’ai eu l’opportunité d’explorer la thématique de la sécurité dans ma conscience. En effet, mon amie Thaís, qui me prête sa maison, m’avait mise en garde sur le fait qu’il y a énormément de cambriolages en ce moment à Abadiânia. Et moi, je n’ai jamais vu trace de cela dans ma réalité. Je me disais que ce n’étais pas pour moi et que je n’alliais pas modifier mon attitude pour ancrer une peur qui n’est pas la mienne. Cette nuit là, j’ai entendu des bruits bizarres et j’ai entendu quelque chose marcher sur le toit. En ayant conscience que cela pouvait être n’importe quoi, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à un voleur. J’ai ressenti une légère peur que j’ai exploré en me demandant de quoi ai-je le plus peur ? La réponse qui est venue en premier est de perdre mes objets, mes papiers et mon argent. Puis, je me suis dit que ma véritable richesse est en moi et personne ne peut me la voler. Si effectivement quelqu’un me prend ces choses là, cela se manifestera de nouveau pour moi d’une manière ou d’une autre puisque c’est le reflet de ma conscience. Puis, j’ai aussi pensé à la peur d’être agressée et je me suis dit qu’il arrivera ce qu’il doit arriver et c’est tout. Sur ces mots, je me suis endormie jusqu’au lendemain matin et rien ne s’est passé, mais j’ai eu l’opportunité d’explorer certaines de mes peurs. J’étais pleine de gratitude pour cela. Cela me renforce dans la démarche de plus focaliser mon attention sur ma conscience plutôt que sur le plan physique.


Vendredi matin, dans la méditation, je me suis vue en tant qu’être global représenté comme une grande cellule vivante avec un petit corps physique qui danse au milieu. Cette cellule représente ma conscience. C’était très intéressant puisque j’ai focalisé mon attention pendant deux heures au moins sur cette représentation de l’entièreté de mon être.


Les deux derniers jours de la semaine ont été dans la suite logique de cette lancée, c’est à dire que j’ai fait quelques pas de plus vers la dés-identification à ma personnalité physique en me rapprochant de l’Être qui ne juge pas, qui ne colle pas d’étiquette et qui n‘a pas peur de souffrir. Je me suis autorisée davantage à être sans tension vers un futur ou en lien avec un passé. C’était agréable et cela a fait émerger une anxiété en moi en lien avec la croyance que la vie cela ne marche pas comme cela, il faut faire ou devenir quelque chose… J’ai accueilli cela et je me suis laissée aller davantage en agissant selon mes élans du cœur par pure passion et pas pour atteindre quelque chose. C’est un pas de plus vers l’accomplissement de l’Être et j’en suis ravie. D’ailleurs, dans ce processus d’abandon du moi conditionné au Soi immanent, les premiers signes positifs se sont vite montrés : l’abondance et l’appréciation des autres et de moi-même ont été au rendez-vous.

Voilà, c’est en arrêtant de vouloir ou d’attendre que je me détends et offre le meilleur de moi-même. La conséquence est que je reçois le meilleurs immédiatement en retour. C’est aussi simple que cela même si, de premier abord, cela semble complètement illogique pour notre mental conditionné.


Merci à la vie.

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