• Violaine

Abadiânia - Semaine 13

La semaine a commencé avec une excursion à Brasília pour faire un CD avec notre musique à Cláudio et à moi (hang et flûte amérindienne). C’était chez l’ami et employeur de Cláudio. Le personnage était sympathique mais j’ai vite senti le jeu de pouvoir entre les deux personnages. Un jeu du type dominant-dominé. Son ami m’incitait à jouer d’une manière qui n’est pas ma manière naturelle de jouer et, bien malgré moi, je me suis alignée là-dessus. L’enregistrement n’a donc pas la même énergie que lorsque l’on joue en duo naturellement. Leur préoccupation principale était le rendu sonore et moi, je pensais à l’énergie de l’enregistrement, il y avait donc un décalage. Ceci dit, bien que ce que l’on a enregistré ne correspond pas tout à fait à ce que j’ai envie de créer, le rendu sonore est très bon et ce sera apprécié. Par ailleurs, j’ai vécu une expérience très intéressante qui me montre plus clairement ce que j’ai envie de faire avec ma musique. De plus, j’ai observé un excellent reflet de deux facettes de ma personnalité. L’une qui se dévalorise et donne son pouvoir à l’autre, niant ma propre valeur et n’exprimant pas ce que je porte en moi ; et l’autre qui se surestime et écrase l’autre en croyant mieux savoir. C’est très intéressant et cela me donne envie de réunir les deux extrêmes pour trouver un équilibre sain dans lequel j’exprime au mieux mon talent en laissant la place pour celui des autres.


Cette journée d’enregistrement passée, j’ai pu m’occuper de mes émotions. Une chanson que me chantait ma mère me revenait en tête. Le simple fait de penser à cette chanson m’a toujours fait pleurer. Alors, au lieu de repousser ce souvenir, je suis allée chercher cette chanson sur internet pour faire face à cette émotion. En écoutant cette chanson qui raconte l’histoire d‘un petit âne gris, j’ai évidement fondu en larme et j’ai rencontré de la tristesse, que j’avais soigneusement refoulée durant des années. Après avoir pleuré sans réfléchir, j’ai prêté plus attention aux paroles de la chanson et je me suis rendue compte que la chanson raconte avec tristesse une histoire qui n’est pas triste. C’est l’histoire des projections humaines en fait et je suis bien concernée car je projette toute ma tristesse sur cet âne qui a, en fait, eu une belle vie. Puisqu’il s’agit d’une projection personnelle qui n’a rien à voir avec cet âne, je me suis demandée d’où vient cette tristesse. J’ai trouvé deux pistes dans le passé et une bien présente dans le présent. Dans mon passé, la première piste est la tristesse de la séparation que je projette souvent en vision ces temps-ci et ce serait plutôt une impression de séparation dans le processus d’incarnation. La deuxième piste est la tristesse que j’ai vécu étant enfant et adolescente en ne comprenant pas pourquoi « les autres » me rejetaient, pourquoi j’avais tout ces problèmes aux yeux, tout ces poils, etc. Aujourd’hui, je comprends le sens de tout cela et je sais qu’il n’y a aucune injustice là-dedans, mais enfant, je n’avais pas cette conscience et j’ai vraiment eu l’impression de subir tout cela, ce qui me rendait triste. La raison dans le présent est que, comme je nie ma propre valeur, je me prive de donner et de recevoir de belles choses, ce faisant, j’étouffe mon être, ce qui génère une tristesse que je n’ai pas voulu voir jusque là. Je me suis donc autorisée à accueillir ces émotions, ces larmes en y mettant le plus d’amour possible. Le jugement de moi-même était encore présent mais il était beaucoup moins fort qu’avant. En parlant de cela à mes amies, j’ai reçu un soutien très appréciable qui m’a beaucoup aidé. Notamment, la réapparition de ces émotions a ré-amplifié ma problématique d’odeur corporelle et mes amies m’ont aidée à trouver une solution qui respecte mon éthique pour ne pas sentir aussi fort.

Cela a changé bien des choses et à partir de ce jour, écouter la chanson du petit âne gris ne me faisait plus pleurer.


Dans la semaine, j’ai commencé à montrer mon plan géobiologique d’Abadiânia et j’ai eu de très bons retours. J’ai pu également constater que mes amies sont également dans un processus de nettoyage émotionnel. Ça a l’air d’être l’énergie du moment et du lieu. C’est comme si mon égo était en train de se dissoudre pour laisser la place à mon âme. Les deux cessions que j’ai faites dans le courant de méditation de la Casa ont été agréables et m’ont aidée encore à moins penser et plus sentir. En écoutant les discours d’introduction et de clôture des cessions, j’ai entendu beaucoup de croyances qui ne sont plus miennes aujourd’hui et aussi beaucoup de dualité bien/mal. J’ai vu, en écoutant cela, que je prenais un autre chemin.


Les relations humaines se sont amplifiées pour moi en fin de semaine, j’ai offert ma présence à droite et à gauche en goûtant à plusieurs énergies. J’ai bien apprécié le parfum de simplicité, de permaculture, de géobiologie et bio-énergie qui règne dans la pousada d’Hervé. C’est une ambiance qui me convient bien. Je sens que c’est une réponse tout à fait adaptée à ce qui se passe ici. En effet, Abadiânia est déserte et beaucoup de Brésiliens perdent leur emploi, les commerces ferment car il n’y a plus de business. Et, de même que ce qui s’est passé à Cuba lors de la fermeture économique du pays, c’est une opportunité pour laissé germer plus d’entraide, d’autosuffisance avec la permaculture et une autre forme d’économie. On va voir ce qui ce passe… en tout cas, je vais semer l’idée.

De plus, dans la semaine, nous avons visionné le film « Date limite » de Xico Xavier. Ce film parle des changements qui s’annoncent après le 20 juillet 2019 si aucune nouvelle guerre mondiale n’a été déclenchée avant ce terme. Nous y sommes donc en plein dedans et je trouve très pertinent d’être à Abadiânia dans cette période-là En plus, mon travail géobiologique semble être en pleine cohérence avec la transformation qui s’annoncera après cette date. Par ailleurs, ce changement là est également annoncé par deux autres sources d’informations complètement différentes et qui ne se connaissent pas. C’est donc un point commun qui appuie la pertinence de cette prémonition.


En fin de semaine, j’ai commencé à jouer avec ma carte géobiologique en méditant ici ou là sur les vortex. Le travail que cela fait sur moi est subtil mais je sens une différence dans mon état d’être. Cela promet ! Cela ressemble fort à une gigantesque machine éthérique de déconditionnement. Je vous en dirai plus au fur et à mesure de mes expérimentations.


Je suis pleine de gratitude pour cette semaine écoulée. Merci, merci, merci.

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L'Antre Soi / Créé par Violaine Sabatier avec Wix.com

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