• Violaine

Abadiânia - Semaine 8

Cette semaine a été très intéressante.

Tout d’abord, j’ai vraiment intégré à quel point le monde entier est une scène dans laquelle on rencontre des aspects de nous, à travers chaque situation et aussi, j’ai réalisé à quel point c’est vrai qu’à chaque fois que l’on parle des autres, on parle en fait de l’expérience que l’on fait de l’autre et en fait, on parle de soi. Le fait de comprendre cela facilite énormément le travail d’introspection car cela donne une clé très facile à utiliser pour voir ce que l’on ne veut pas voir de soi.

Ce qui m’a confirmé cela, c’est qu’avec une amie que j’ai rencontré ici, nous avons organisé un cercle de partage de cœur à cœur et j’ai pu observer que son attitude était exactement similaire à une expérience qu’elle a vécu avec sa voisine de pousada, qui ne respectait pas son espace et venait dans sa cuisine en voulant plein de ses choses et de ses compétences. Et bien, elle a exactement la même attitude dans sa vie de tous les jours. Toutefois, ce qui est évident à voir pour les autres et souvent moins évident à voir pour soi. Ainsi, à force de voir que c’est un principe qui fonctionne toujours, je vais l’appliquer à moi dès que j’en aurais l’opportunité, puisque maintenant, je sais que c’est implacable, même si, de premier abord, je ne me reconnais pas dans le miroir que m’offre la vie.

Toujours avec cette même amie, je vois qu’elle représente l’attitude de mon égo qui veut toujours plus et n’est jamais comblé par ce qu’il obtient des autres. Cet égo a toujours d’excellents prétextes pour justifier qu’il a besoin de recevoir ce qu’il veut. C’est un puits sans fond qui ne pourra pas être rempli par des choses extérieures. Cette rencontre me met donc face à cet aspect de moi qui veut manger, qui veut l’attention des autres… pour combler une impression de manque d’amour ou une impression de déconnection d’avec l’essence de mon être. J’ai donc accepté ce miroir et j’ai envoyé de l’amour à cette part de moi pour combler ce vide depuis l’intérieur. Je reste convaincue que la conscientisation et l’acceptation sont les seules pommades à appliquer sur ce genre de blessure. J’ai donc laisser cet aspect de moi ainsi et je vais voir ce qu’il se passe. Il n’y a rien à FAIRE de plus car j’ai vu chez cette amie que les croyances et définitions qui créent ce genre de conduite n’ont pas de sens.

J’ai poursuivi la semaine ainsi, en continuant à ne manger que des fruits et en cherchant à atteindre l’essence de mon être dans la méditation afin d’expérimenter l’état de samadhi. Mais la fatigue se faisait sentir et j’ai donc recommencé à manger de la nourriture plus consistante. Puis, j’ai expérimenté quelques jours sans volonté, sans élan du cœur. C’était curieux. Au début, je me disais que c’était pour me centrer sur le moment présent. Ce moment présent m’a fait expérimenter beaucoup de gratitude car j’ai tous les choix possibles à portée de main et je suis libre de choisir ce que je préfère. Je me sentais bénie dans cette situation, bénie par mon parcourt et la liberté qu’il m’offre, bénie par ma situation et tout cela me comblait de gratitude envers la vie et envers moi-même. Je me rappelais que, depuis toujours, je suis en quête de conscience et que rien ne pourra m’arrêter dans cette quête. Alors que je méditais sur les bancs en pierre près de la cascade, ce sentiment de gratitude me comblait de douceur et de liberté. Je me sentais bien dans cette nature, en totale sécurité.

Le lendemain matin, en arrosant les plantes, mon cœur s’est réveillé et je lui ai demandé de quoi il rêvait. Alors, il m’a dit qu’il rêvait d’amour et de sagesse mais pas exactement de la manière dont j’imagine que cela peut être. En effet, cet amour et cette sagesse ne requièrent pas que je vive comme une religieuse et que je m’enferme dans l’ascèse. Mon cœur m’a dit que cela pouvait être léger, joyeux, vivant, amusant, fantastique et qu’il rêvait de lieux sacrés, de géobiologie, de templiers, de pyramide, de dragons, de fées, etc. Tous ces mots ont réveillés un profond enthousiasme en moi. C’est vrai que j’ai expérimenté toutes ces choses et qu’elles me passionnent, ceci dit, je les avais mises de côté pour aller chercher d’autres ressources en moi. Mon cœur m’a dit que je n’avais pas besoin d’aller chercher l’expérience de samadhi puisque j’ai compris et intégré que la vie est un jeu de miroir et que l’on expérimente un aspect de soi à travers chaque expérience que l’on fait de « l’extérieur ». Maintenant, je peux vivre pleinement et explorer mon monde en agissant selon mes passions. Alors voilà, je me suis vue géobiologue permacultrice, super connectée à la terre et aux esprits de la nature, faisant des designs de lieux en harmonie avec les souhaits de Gaïa, avec les réseaux énergétiques terrestres et en interaction avec notre famille galactique. Je me suis vue comme un pont communiquant entre tous ces mondes et cela soulevait un profond enthousiasme en moi. Je suis donc sortie pour aller au chant du dimanche matin. En chemin, j’ai croisé mon ami l’astrologue et je lui ai fait part de mes dernières aventures intérieures. Il m’a dit qu’il rêvait de construire une ville avec l’accès à la conscience, un centre de guérison et une éthique forte. Cela m’a rappelé mon rêve similaire de créer un lieu qui rassemble permaculture et spiritualité. Tout cela a besoin de se manifester concrètement et c’est une belle perspective. Cette discussion m’a encore plus remplie d’enthousiasme. Je vais me laisser porter par mon cœur pour suivre le chemin qui me conduira à réaliser cela avec les personnes appropriées.

Dimanche après-midi, j’ai dansé mon enthousiasme et je me suis vue chevaucher mon dragon et j’ai mieux compris ce que me disait Jean (l’astrologue) quand il me parlait de choisir ce que je veux être. J’ai senti, dans la danse, que je pouvais choisir quel type de beauté je voulais incarner plutôt que de laisser mon conditionnement le faire à ma place. Je me suis vue façonner le masque que ma conscience porte pour qu’il fasse paraître une beauté sage et sauvage, combinant force et douceur. C’était rigolo comme expérience.

Après cela, j’étais comblée et comme déjà dans un nouveau monde.

Merci à la vie pour ces expériences profondes.

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L'Antre Soi / Créé par Violaine Sabatier avec Wix.com

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